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Georges Forestier (Éditeur scientifique)
ISBN : 207031863X
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 374 notes)
Résumé :
Corneille, on le sait maintenant, était un profond analyste de la vie et du pouvoir politiques. Il raconte ici l'échec d'une conjuration - seule forme d'opposition sous la dictature - et le pardon qui la suit. Sous l'intrigue apparente, et historique, il a voulu montrer le drame du pouvoir vieillissant, de l'opposition impuissante, des individus dépassés par des forces qui les écrasent. Cette tragédie n'a donc rien perdu de sa puissance, ni de son actualité.
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  25 septembre 2015
Corneille écrit là sa deuxième tragédie romaine (la première étant Horace). Il connaît bien son Histoire de Rome. Il va chercher son matériau historique chez Sénèque qui décrivit les évènements dans « De Clementia », les reprend trait pour trait, les magnifie de grandeur et de vertu et les raconte dans son inimitable style alexandrin.
Auguste, le premier empereur, baigne l’humanité de sa lumière solaire depuis quelques temps déjà quand une énième conjuration s’échafaude contre lui.
A sa tête Cinna, conseiller d’Auguste, petit-fils de Pompée, ce Pompée adversaire vaincu de César, le père adoptif d’Auguste (c’est compliqué hein ?). Bref Cinna veut venger son aïeul, et rétablir le seul régime politique acceptable à sons sens : la République.
A sa tête aussi Émilie, fille du tuteur d’Auguste que ce dernier proscrivit jadis, adoptée par ce même Auguste dans un mouvement de… clémence ? Ruse politique ? Bref elle veut venger son père.
Et bien sûr Émilie et Cinna s’aime d’un amour tendre, ou plutôt très tendu ; car elle ne se donnera à Cinna que lorsqu’il aura porté le coup fatal. Lui a donc double intérêt à supprimer le divin prince.
Et j’en oublierai presque la troisième tête du complot, Maxime, conseiller d’Auguste aussi, ami de Cinna, amoureux de la République, amoureux en secret d’Émilie mais ignorant le lien de la jeune fille avec Cinna.
La conjuration est bien avancée quand, coup de théâtre (normal, au théâtre), Auguste avoue à ses conseillers qu’il envisage de rendre son tablier de lui-même et de rétablir la République. Mais il veut l’avis de ses conseillers car il a peur de faire une boulette.
Vous pensez que les conjurés vont crier hourrah ? Pensez-donc ! Si Auguste renonce au trône, plus aucune chance pour Cinna de pécho Émilie. Donc il va conseiller le maintien au pouvoir, et s’opposer à Maxime qui ne comprend rien au revirement de son ami. Mais d’un autre côté, Cinna est déboussolé par l’attitude d’Auguste. Se pourrait-il qu’il y ait de la grandeur en cet homme ? Déchirement insupportable !
Mais Auguste finit par apprendre le complot (et Maxime y est pour quelque chose). Étonnement, coup de fatigue (« tout le monde veut me tuer alors que je me tue à la tâche, ras-le-bol, ils n’ont qu’à le faire »), reprise d’esprit, volonté d’écorcher les conjurés, discussion avec l’impératrice Livie qui suggère la clémence comme plus profitable à long terme (on est loin de la Livie implacable et calculatrice de la série britannique Moi, Claude, Empereur), hésitation.
Au final Auguste convoque tout le monde et annonce qu’il sait. Et eux savent qu’il sait. Et chaque conjuré de faire acte d’honneur romantique : « tuez-moi, je le mérite, je resterai droit dans mes bottes ».
Mais non, Auguste absout tout le monde… et tout le monde tombe la gueule la terre. Mais qu’est-ce qu’il est sympa cet Auguste finalement. FIN !
Bon, c’était long mais je n’ai pas résisté à vous raconter la pièce. Dans le tas je trouve qu’il y a du très bon et du moins bon. L’entremêlement de la politique et de l’amour et les (in)actions et (in)décisions qu’il implique sont délicieux. Le choix final de la clémence, imposé par l’Histoire, permet aussi de magnifier le régime de monarchie absolue vers lequel la France s’engage et Corneille ne l’ignore pas. Il fait un acte courtisan avec cette pièce, et j’apprécie beaucoup cette intelligence. Et puis il y a la beauté des vers, musique céleste véritable.
Cependant la pièce contient trop de monologues d’une longueur infinie, justifiée je suppose par la description précise des atermoiements des personnages. Ça n’en finit pas. Ça endort. Je préfère largement les échanges dialogués de type ping-pong. Question de rythme. D’autre part le revirement des conjurés suite à l’annonce de la clémence d’Auguste est peu crédible. Des haines qui ont grandi des décennies se transforment en admiration en même pas une seconde. Il aurait été plus sage d’ajouter, incrédulité, rejet, incompréhension, peut-être avec de nouveaux monologues (gulp !).
Enfin l’édition du Livre de Poche que j’ai lue recouvre la pièce de notes de bas de pages explicatives, qui deviennent des notes de demi-pages, privilégiant l’explication instantanée à la mélodie des vers, la raison à l’émotion. Et, pour une fois, je le regrette.
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MllePeregrine
  05 juin 2014
2ème tragédie romaine après "Horace", Cinna est à la fois grandiose et déroutante. Grandiose parce qu'elle est parfaite: le "grand Corneille" frappe fort. Après la longue querelle du Cid, il veut cette fois plaire aux spectateurs et aux doctes. Ainsi, cette tragédie régulière l'est par tous les aspects: les 3 unités sont respectées, la vraisemblance, le principe de catharsis...tout y est. 5 actes, 5 à 6 scènes chacun...Corneille pousse même jusqu'à accorder à chacun des actes un nombre quasi identique de vers.
Déroutante, car dans cette tragédie, il n'y a pas de sang, pas de mort... Rappelons avant tout l'intrigue: Emilie, fille adoptive de l'empereur Auguste, souhaite faire assassiner ce dernier car il est responsable de la mort de son père. Elle demande à Cinna, son amant mais aussi favori de l'empereur, d'accomplir cette tâche mais Auguste va être mis au courant de la trahison.
Le titre initial de la pièce était "Cinna ou la clémence d'Auguste". Ainsi, les 2 personnages éponymes étaient d'emblée mis en valeur: Cinna, celui qui voulait tuer et Auguste, celui qui va pardonner.
Durant toute la pièce, le lecteur ou le spectateur est tendu: la question n'est jamais de savoir si la tentative d'assassinat fonctionnera mais bien de connaître la réaction d'Auguste face à une telle nouvelle: fera-t-il exécuter Cinna et ses complices?Corneille joue avec nos nerfs en attendant le dernier acte, la dernière scène et presque les derniers vers pour présenter son coup de théâtre: l'empereur, sur les conseils de sa femme Livie, ne punira pas son favori, au contraire il l'unira à Emilie, la femme qu'il aime, instigatrice de toute l'affaire.
Le meurtre, selon Corneille, n'est pas forcément nécessaire, et la nécessité est ce qui doit guider le dramaturge. Ce qui importe, c'est que l'action soit complète, que le spectateur ne se pose plus aucune question en quittant le théâtre.
Dans cette pièce, finalement, le héros est davantage Auguste. Son geste le hisse au rang d'empereur légitime, il n'est plus le tyran qui régnait par la violence.
La beauté d'un geste qui rétablit l'ordre politique et calme les sentiments personnels, le voilà le dénouement éclatant de cette pièce.
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cmpf
  17 avril 2016
C'est la onzième pièce de théâtre de Pierre Corneille. Elle est inspirée d'un fait réel, lui-même cité dans de clementia de Sénèque, la conjuration de Cinna.
Les personnages sont ambigus. Auguste a pris le pouvoir par la force, l'a exercé de nombreuses années, puis pense à y renoncer. Cinna mène une conjuration pour des raisons politiques aux yeux de ses complices, mais agit aussi pour complaire à Émilie, dont le père a été tué, et qui doit en être la récompense. Et lorsqu'il estime que celle-ci fait preuve de cruauté en ne reconnaissant pas l'évolution d'Auguste, il continue son projet d'assassinat, avec l'intention de se tuer après puisqu'il considère désormais son geste inique. Son complice Maxime manifeste aussi plusieurs attitudes, parfois assez veules, mais finit par faire preuve de grandeur d'âme.
Je n'y ai certes pas pris le même plaisir qu'avec le Cid, mais on y retrouve le devoir envers son père (Émilie), l'obligation pour l'amant de se montrer digne de l'amour de sa maitresse, dû-t-il y renoncer ensuite. L'existence d'un rival souhaitant en vain être aimé de l'héroïne (Maxime)...
Les valeurs que l'on retrouve dans ces pièces me paraissent quelque peu exotiques, à notre époque où il me semble que sans être totalement cynique, on conçoit plus facilement des accommodements avec l'honneur, la parole donnée, le devoir. A tel point qu'il m'est nécessaire d'entrer en quelque sorte dans un autre monde pour comprendre les actes des protagonistes.
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Darkcook
  07 septembre 2014
Après Molière, me revoilà face à Corneille, autre avatar du XVIIème siècle que j'exècre tant... Et pourtant, je pensais, à la lecture de la pièce, que les quelques qualités de certains vers sauraient améliorer son image en ce qui me concerne. Mais non : idéologiquement, politiquement, la pièce se trouve être une hérésie pour l'hugolien que je suis, et je ne comprends que trop bien pourquoi le XIXème (et, j'en suis sûr, tout particulièrement Hugo) ont dû la conchier, vous m'excuserez de ce vocabulaire rabelaisien.
Alors je sais, j'égratigne une institution, mais que voulez-vous... Un tyran, Auguste, justement dépeint auguste, magnanime, pardonnant ses conspirateurs assassins, à l'opposé de l'Auguste qui a chassé Ovide, allez, passe encore, je veux bien. Mais ses conspirateurs, en une fraction de seconde, auréolés de béatitude suite à cette décision, et prosternés face à l'éternel ennemi et oppresseur?? Hugo a dû s'arracher les cheveux face à ce texte, et je l'aurais presque fait si je n'étais métrosexuel capillaire.
Vous me direz, oui mais c'est peace and love, chacun pardonne à l'un et à l'autre, et tout redémarre mieux, pour un soleil nouveau sur l'humanité... Que nenni!! le pardon d'Auguste envers Cinna, Emilie et Maxime est un geste purement politique, calculé, conseillé par sa dame Livie (laquelle rentre en transe de manière assez risible à la fin de la pièce, telle la Pythie), pour redorer son image envers le peuple et l'histoire qui oublieront soudain les bains de sang perpétrés, au profit d'un empereur... auguste, lumineux, tout bon, tout généreux.
Le message est donc, au fond, pour le moins nauséeux. Par ailleurs, l'écriture m'a souvent agacé, une fois de plus, par l'entortillement des propositions pour la rime. Et je le redis, ces tragédies classiques qui se finissent comme des comédies, où tout s'arrange, aux antipodes du bain de sang shakespearien puis romantique, ou ne serait-ce que du fracas des châtiments antiques que subissaient Antigone ou Oedipe... Vraiment pas ma tasse de thé. Mais bon, va falloir faire avec à la fac cette année! Y a pire, me direz-vous...
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KahlanAmnell
  26 septembre 2014
Cinna est, à l'instar d'Horace, une pièce à sujet historique, et romaine. Contrairement au Cid toutefois, elle respecte les trois unités propres à la tragédie classique, et mérite bien son second titre, à savoir "la clémence d'Auguste".
Emilie, filleule d'Auguste, charge Cinna, son amant et favoris de l'Empereur, d'assassiner ce dernier pour venger la mort de son père, ancien précepteur dudit Empereur. Cinna, prêt à tout pour sa bien-aimée (qui se refuse à lui tant qu'Auguste vit), doute pourtant de ce qu'il s'apprête à faire. Maxime, second favoris, ami de Cinna et fou amoureux d'Emilie, décide de trahir son ami dans le but de gagner la main de la belle...
La tragédie se noue sur différents conflits intérieurs : celui de Cinna, celui de Maxime et celui d'Auguste. Emilie est un personnage complètement inventé, mais dont la présence sert de prétexte au noeud tragique, car si Cinna était résolument nuisible, l'issue de la pièce - à savoir le pardon accordé - ne concorderait pas avec le but de la tragédie.
Toutefois Emilie, dont la rancoeur est le véritable motif de cette conjuration, n'est pas punie pour sa conduite comme on pourrait s'y attendre, ni Maxime pour sa traîtrise. Leur dualité, qui les fait douter et rend leur situation compréhensive au spectateur, rendrait leur mort plus atroce que juste.
J'ai beaucoup aimé lire cette pièce, mais la fin un peu bêta m'a fait sourire - surtout le soudain revirement de cette chère Emilie, qui en une journée à abandonné le fruit de trois ans de haine et de complot....
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   24 septembre 2015
Sylla(*) m'a précédé dans ce pouvoir suprême ;
Le grand César, mon père, en a joui de même ;
D'un œil si différent tous deux l'ont regardé,
Que l'un s'en est démis et l'autre l'a gardé ;
Mais l'un, cruel, barbare, est mort aimé, tranquille,
Comme un bon citoyen dans le sein de sa ville ;
L'autre, tout débonnaire, au milieu du Sénat
A vu trancher ses jours par un assassinat.
Ces exemples récents suffiraient pour m'instruire,
Si par l'exemple seul on se devait conduire :
L'un m'invite à le suivre, et l'autre me fait peur ;
Mais l'exemple souvent n'est qu'un miroir trompeur,
Et l'ordre du destin qui gêne nos pensées
N'est pas toujours écrit dans les choses passées :
Quelquefois l'un se brise où l'autre s'est sauvé,
Et pas où l'un périt un autre est conservé.

(Auguste, acte II)

(*) Sylla conquit le pouvoir par la force de ses légions, contre Marius, exerça un pouvoir tyrannique de 82 à 79 av. J.-C. puis abdiqua.
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BazaRBazaR   26 septembre 2015
C'en est trop, Émilie: arrête, et considère
Qu'il t'a trop bien payé les bienfaits de ton père:
Sa mort, dont la mémoire allume ta fureur,
Fut un crime d'Octave, et non de l'Empereur.
Tous ces crimes d’État qu'on fait pour la couronne,
Le Ciel nous en absout alors qu'il nous la donne ;
Et dans le sacré rang où sa fureur l'a mis,
Le passé devient juste et l'avenir permis.
Qui peut y parvenir ne peut être coupable ;
Quoi qu'il ait fait ou fasse, il est inviolable ;
Nous lui devons nos biens, nos jours sont en sa main,
Et jamais on n'a droit sur ceux du souverain.

(Livie, acte V)
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camilleDcamilleD   26 février 2013
Impatients désirs d'une illustre vengeance
Dont la mort de mon père a formé la naissance,
Enfants impétueux de mon ressentiment,
Que ma douleur séduite embrasse aveuglément,
Vous prenez sur mon âme un trop puissant empire ;
Durant quelques moments souffrez que je respire,
Et que je considère, en l'état où je suis,
Et ce que je hasarde, et ce que je poursuis.
Quand je regarde Auguste au milieu de sa gloire,
Et que vous reprochez à ma triste mémoire
Que par sa propre main mon père massacré
Du trône où je le vois fait le premier degré ;
Quand vous me présentez cette sanglante image,
La cause de ma haine, et l'effet de sa rage,
Je m'abandonne toute à vos ardents transports,
Et crois, pour une mort, lui devoir mille morts.
Au milieu toutefois d'une fureur si juste,
J'aime encor plus Cinna que je ne hais Auguste,
Et je sens refroidir ce bouillant mouvement
Quand il faut, pour le suivre, exposer mon amant
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BazaRBazaR   25 septembre 2015
Considérez d'ailleurs que vous régnez dans Rome,
Où; de quelque façon que votre cour vous nomme,
On hait la monarchie ; et le nom d'empereur,
Cachant celui de roi, ne fait pas moins d'horreur.
Ils passent pour tyran quiconque s'y fait maître ;
Qui le sert, pour esclave, et qui l'aime, pour traître ;
Qui le souffre a le cœur lâche, mol, abattu,
Et pour s'en affranchir tout s'appelle vertu.

(Maxime, acte II)
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BazaRBazaR   23 septembre 2015
Les bienfaits ne font pas toujours ce que tu penses ;
D'une main odieuse ils tiennent lieu d'offenses :
Plus nous en prodiguons à qui peut nous haïr,
Plus d'armes nous donnons à qui veut nous trahir.

(Émilie, Acte I)
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