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Pascal Loubet (Traducteur)
EAN : 9782749911588
365 pages
Michel Lafon (25/03/2010)
3.21/5   51 notes
Résumé :
Nicholas Hook n'y croyait pas, pourtant il a survécu au terrible siège de Soissons.
Il y a même sauvé la vie de la jolie Mélisande, menacée de viol par des soldats avinés. Ensemble, l'archer anglais et la jeune Française tentent de fuir les atrocités de la guerre. C'est oublier le roi Henri V, prêt à tout pour conquérir le trône de France, et le père de Mélisande, aristocrate arrogant et cruel qui préfère enfermer sa fille au couvent plutôt que de la partager... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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fnitter
  24 février 2016
Epique.
Un petit one-shot du spécialiste de l'histoire romancée de la guerre de cent ans.
Nick Hook est un archer, et un bon. Après le massacre de Soissons pour cause de trahison, il participe sous la bannière d'Henri V au siège de Harfleur pour finir à la Saint Crépin le 25.10.1415 à Azincourt la fameuse.
5000 archers et 900 hommes d'armes épuisés et malades contre des forces françaises bien supérieures en nombre (12.000 à 30.000 selon les sources). le manque de chef, la mauvaise organisation côté français, un terrain terriblement boueux et la supériorité de l'arc d'if sur la cavalerie auront raison du nombre. Une victoire particulièrement célèbre (côté anglais), reprise notamment dans le Henri V de Shakespeare.
Un petit roman sans concession sur les pratiques guerrières à l'époque, viol, trahison, droit de vie et de mort, dérive de l'Église (pédophile et torturant à tout va).
Tout ce que j'aime dans la fantasy « réaliste, militaire et un peu bourrin », on le retrouve ici. Pourquoi aller chercher dans le passé, le futur ou les mondes imaginaires ? Allez au moyen âge, c'est du concentré.
Après un début un peu mollasson qui faisait craindre un roman du même acabit, le siège de Soissons nous remet dans le droit chemin.
Pour autant tout n'est pas parfait. Nick est fou. (Il entend la voix de Dieu et de Saints qui le conseillent). Dommage. Absolument pas maître de sa destinée, assez peu attachant au final malgré son grand coeur (enfin pas dans tous les domaines puisqu'il est capable d'assassiner (hors combat) de sang froid, il paraît un peu fragile, ballotté par les événements, bien loin d'un Druss de Gemmell).
Le siège de Harfleur est un peu long et la bataille D Azincourt aurait mérité une part plus importante du roman.
Néanmoins, le style de l'auteur, direct et restituant parfaitement la dimension épique de l'histoire, nous emporte dans un récit guerrier de qualité.
Au registre des reproches j'ajouterais également un copier coller un peu trop voyant avec le roman « la lance de St Georges » que l'auteur a écrit huit ans plus tôt. L'histoire se répète, certes, mais l'auteur aussi.
Je suis venu chercher, et j'ai trouvé, des combats à l'arc et à l'épée. Une belle épopée guerrière.
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Gwen21
  09 janvier 2015
Si on m'avait dit qu'un jour je m'ennuierais ou lèverais les yeux au ciel à la lecture d'un roman historique de Bernard Cornwell, je pense que je ne l'aurais pas cru et pourtant... malgré mon impatience et ma foi, la lecture d'"Azincourt" m'a paru bien fastidieuse.
Il s'agit pourtant ici d'une de mes périodes historiques de prédilection et c'est sans doute pour cette raison que ma déception est si forte. La sévérité de ma note s'explique donc en partie par elle. Cette notation n'a d'ailleurs pour but que de rendre hommage au travail de documentation et à l'érudition de l'auteur. Un auteur qui a su si bien m'enchanter en d'autres oeuvres...
Fait singulier, la valeur du roman fut pour moi croissante ; c'est seulement sa dernière partie - la narration de la bataille D Azincourt - qui m'a intéressée, j'y ai retrouvé la patte du maître incontesté du roman du genre. Chose encore plus curieuse, c'est l'épilogue qui m'aura le plus charmée, une fois que l'auteur eût abandonné ses protagonistes pour se recentrer sur son travail de recherches.
Il y a une chose qu'on ne pourra cependant jamais retirer à Bernard Cornwell, c'est sa maîtrise du récit de bataille. Je ne sais pas trop comment il fait mais rien n'est compliqué, on comprend tout, les positions, la stratégie, les enjeux politiques et individuels, les faiblesses et les avantages des forces en présence, la violence, etc. Dans "Azincourt", l'auteur relate la campagne du roi Henri V, prétendant à la couronne de France, qui place ses pas dans ceux de ses prédécesseurs et continue de mener cette interminable Guerre de Cent Ans, cette boucherie humaine sans précédent. Les sièges de Soissons et d'Harfleur - qui précédèrent la bataille d'Azincourt du 25 octobre 1415 - sont décrits avec certes beaucoup de réalisme (bien que l'auteur confesse des libertés parfois énormes avec la réalité historique) mais ne suffisent pas à dynamiser une narration plombée par des personnages peu crédibles et peu attachants. Sans demander du romanesque et du sentimentalisme à chaque ligne, j'aurais apprécié un peu moins de raccourcis et quelques approfondissements psychologiques supplémentaires.
Enfin, ce n'est pas ce petit échec qui m'empêchera de lire d'autres romans de Bernard Cornwell et c'est encore là l'essentiel.

Challenge de lecture 2015
Un livre que vous n'avez pas encore lu écrit par un auteur que vous adorez
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boudicca
  16 août 2012
Encore un autre roman signé Bernard Cornwell, maitre du roman historique anglais, également auteur de cycles tels que « La saga du roi Arthur » ou encore la célèbre série des « Sharpe ». Ici, ce n'est rien de moins que la bataille D Azincourt qu'il entend nous faire revivre avec le style et le sérieux qui lui est propre. Nous sommes en 1415, au coeur de la Guerre de Cent Ans, et la fine fleur des chevaliers français tentent de couper la route de Calais aux Anglais menés par Henri V. Ces derniers, en nette infériorité numérique, finiront grâce à leurs archers par asséner à leur ennemi une défaite écrasante dont certains estiment qu'elle marqua la fin de l'ère de la chevalerie au profit de celle des armes à longue portée. L'initiative de l'auteur est évidemment louable, pourtant ce tome ci se révèle un peu en dessous de ce à quoi on pouvait s'attendre.
B. Cornwell semble en effet nettement plus à l'aise dans les sagas historiques plus longues où il peut bien prendre le temps de poser le cadre et de donner à ses personnages une psychologie fouillée. Ici le récit se révèle au final peut-être un peu trop court pour que l'on puisse vraiment apprécier pleinement le travail de l'auteur. Attention, « Azincourt » demeure toutefois un roman de qualité écrit avec sérieux et s'appuyant sur des sources fiables et abondantes (comme toujours chez B. Cornwell, les scènes de batailles sont particulièrement bien documentées et surtout très prenantes). le roman se lit de plus assez rapidement tant grâce à la fluidité du style de l'auteur qu'à l'intérêt que l'on porte au protagoniste. Aussi ne boudons pas notre plaisir, il s'agit de B. Cornwell après tout...
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Mondaye
  23 septembre 2016
Tout d'abord merci à Gwen21 pour m'avoir permit de lire ce livre en récompense de mon appétit excessif pour les gros livres. A cheval volé ou donné on ne regarde pas les dents... mais peut on en dire autant des livres?
En tout cas la façon dont je le voit c'est que je dois une critique honnête de ma lecture.
Tout d'abord, soyons honnête: tout ce que je savais de la bataille D Azincourt remontait à mes parties d'Age of Empire cinq pu six ans auparavant. En bref que c'était une victoire anglaise contre les français.
Pas grand chose donc.
Le roman se lit vite et bien, la plume est fluide et l'intrigue s'enchaine sans accros.
Au point de vue rendu des batailles et des conditions de vie d'époque, je dois dire que j'étais plutôt satisfaite. Là ou ça a un peu bloqué ce sontles personnages que j'aurais voulu un peu plus profond.
Nicholas Hook commence à entendre des voix à la Jeanne, fait acte de contrition et hop voilà pour la rédemption d'un personnage qui si on en croit l'auteur était peu recommandable. Et pour ma part les intervention divines dans les oeuvre de fantasy passent... mais pas celles dans les romans historiques. Bref j'aurais aimé une plus grande progression de carractère.
Pour Melissande aussi qui apprend l'anglais à une vitesse absolument stupéfiante mais qui a part son refus d'être none et son amour aveugle pour Hook, manque un peu de relief.
Bref de la façon dont je le voit l'auteur a accordé une très grande importance au contexte en négligeant un peu les personnages.
Mais sinon l'oeuvre comme je le dis se lit bien, et offre un bon moment... mais ne m'a pas fait frémir pour ses personnages qui sont resté pour moi de vague prétexte pour la reconstitution des faits.
Bref un peu déçue mais pas trop non plus. :)
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mikaelunvoas
  15 septembre 2022
Dans l'ensemble, j'ai bien aimé cette reconstitution historique. le sac de Soisson nous jette vite dans l'ambiance moyen-ageuse. le point de vue d'un archer anglais me plait, après avoir lu la saga des Naudin coté français, j'apprécie de me mettre dans la peau de cet homme. Les détails de bataille fournissent un bon rendu de l'ambiance belliqueuse d'époque, du rapport à dieu, l'hérésie n'est jamais loin et des règles de chevalerie qui conduisent souvent les nobles à leur perte. J'ai moins aimé la romance et les coïncidence, trop grosses pour être crédibles.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
mikaelunvoasmikaelunvoas   13 septembre 2022
D'après Thomas Evelgold, compter les bannières en attribuant un seigneur et une vingtaine d'hommes à chacune permettrait d'estimer le nombre de français, mais même Hook, malgré son regard acéré, ne parvenait pas à les distinguer les unes des autres. Il y en avait tout simplement trop.
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fnitterfnitter   26 février 2016
Redoutez la propreté. Saint Jérôme a dit qu'un corps propre était le signe d'une âme souillée, et la bienheureuse sainte Agnès était fière de ne s'être jamais lavée de sa vie !
Tous les médecins s'accordent à dire que laver affaiblit la peau et laisse pénétrer la maladie !
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MondayeMondaye   22 septembre 2016
Le soleil brillait d'un or rougeâtre à travers la fumée, lorsqu'une troupe de cavalier ennemis apparut le longs des remparts, armées et revêtus de leurs armures. L'un d'eux monté sur un grand destrier noir, portait une étrange bannière qui flottait derrière lui. C'était un long morceau de soie rouge unie, translucide devant le soleil, mais à sa vue les hommes sur les remparts firent le signe de croix.
- L'oriflamme, dit Dancy à mi-voix.
- L'oriflamme?
- La bannière de guerre française, expliqua Dancy en se signant de nouveau. Cela veut dire qu'il n'y aura nulle merci. Et qu'ils veulent tous nous tuer.
C'est alors qu'il tomba à la renverse. L'espace d'un instant, Hook resta interdit, puis il crut que Dancy avait trébuché et tendit instinctivement la main pour le relever. Il vit alors le carreau empenné fiché dans le front de son compagnon. Il y avait très peu de sang. Quelques gouttes seulement avaient giclé sur son visage qui semblait autrement paisible, et Hook s'agenouilla pour regarder le carreau. Il ne saillait que de cinq doigts; le reste était enfoncé dans la cervelle de Dancy qui était mort sans un mot.
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fnitterfnitter   25 février 2016
L’Église n'est qu'argent, mon garçon, argent. Les prêtres sont censés être des bergers, non ? S'occuper du troupeau. Mais puisqu'ils sont tous au château à se goinfrer de pâtés, les brebis doivent veiller elles-mêmes sur leur sort.
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Gwen21Gwen21   06 janvier 2015
- Cette fois, déclara sir John, nous entrerons dans la ville. Cette maudite engeance refuse de se rendre ! Vous savez donc ce que vous pourrez faire ! Tout ce qui a vit, vous occirez, et tout ce qui a giron, vous trousserez ! Tout ce qui se trouve dans cette cité est vôtre, jusqu’aux derniers écus, chopes d’ale et femmes ! Vôtre ! À présent, allez et prenez tout !
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