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Pierre-Emmanuel Dauzat (Traducteur)
ISBN : 2253151033
Éditeur : Le Livre de Poche (05/09/2001)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 111 notes)
Résumé :
Au Ve siècle de notre ère, les ténèbres se sont abattues sur les îles Britanniques, désertées par les Romains, assaillies par les féroces Saxons, et où le christianisme est en lutte perpétuelle avec les vieux dieux païens. Face à tous les périls nouveaux, les vieux royaumes bretons ne tiennent encore que grâce à l'unité fragile imposée par leur Roi des Rois, Uther Pendragon.
Mais les forces de celui-ci déclinent, sa vie touche à sa fin, et son héritier n'est ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  08 mai 2017
Premier tome d'une trilogie sur la légende d'Arthur.
Nous sommes au cinquième siècle. Les bretons sont divisés. Les saxons attaquent. Arthur, fils bâtard d'Uther, n'est pas roi, juste chef de guerre. Il faut unir les royaumes, créer des alliances par le mariage. En finir avec les divisions pour s'attaquer aux saxons. Mais le coeur a ses raisons que la raison ignore.
Vous vouliez du fantastique, du merveilleux de la magie ? Oubliez.
Du propre, du château en pierre, des belles toilettes ? Oubliez. Les châteaux sont en bois et en terre. L'héritage des romains a surtout laissé des ruines.
Nous sommes au 5ième siècle, c'est violent, sanglant, glauque, sale. L'hygiène est déplorable. On viole, on tue, on répudie pour prendre d'autres femmes plus jeunes (Oui oui, Arthur).
Cornwell s'est fait une réputation dans le roman historique. On est en plein dedans. D'accord, Arthur n'est probablement qu'une légende. Ou s'il a existé, son entourage (Merlin, Lancelot…) lui a très peu de chance d'être réel. le graal ? Il n'a probablement jamais su ce que c'était.
Nous avons donc un chef de guerre du cinquième siècle dans un environnement réaliste de cette époque. Des combats à foison, des intrigues parmi les puissants, des complots.
Le début est désespérément long, morne plaine, mais on finit totalement immergé dans l'histoire et on combattra aux côtés de Derfel et d'Arthur, dans la boue le sang et l'héroïsme.
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Tatooa
  27 février 2017
Wouch !
ça c'est de la légende arthurienne qui décoiffe ! En fait de légende, c'est raconté sur le mode "réaliste", du coup, euh, bah il faut bien s'accommoder des personnages que nous brosse l'auteur (même si ça dérange, oulala, mais comme je veux pas spoiler, bah j'en dirai pas plus ! mdr !).
Je n'aurais donc que deux petits reproches à faire à ce bouquins, autant commencer par eux :
D'une, c'est long à démarrer. Je sais bien qu'il faut tout mettre en place, et c'est vraiment très compliqué, avec des personnages par dizaines, mais pf, c'est vraiment vraiment laborieux. Disons que j'ai mis autant de temps pour lire les 200 premières pages que j'en ai mis pour lire les 400 dernières, mdr !
De deux, le traitement d'un des personnages de la légende m'a complètement hérissé le poil. Heureusement on ne l'a pas vu beaucoup dans ce premier tome, mais vu que j'ai donné son nom en troisième prénom à mon fils, vous comprendrez que ça m'a un brin mis en pétard.
C'est pour ces deux raisons que je mets pas 5 étoiles entières, lol. Ouai je suis rancunière, il y a des légendes auxquelles il ne faut pas toucher, surtout pour en faire "ça". snif.
A part ça : passé les 200 premières pages de "mise en place", purée, ça déchire sa mémé (c'est moi, la mémé...). Remarquez il faut bien ça pour assimiler qui est qui, qui fait quoi, qui veut quoi.
C'est bien traduit (hormis quelques coquilles et répétitions, mais j'ai une version ebook, alors je ne sais pas si il y a les mêmes dans la version papier).
Et à partir du moment où la Bretagne explose, merci Guenièvre, c'est un vrai feu d'artifice.
Comme dans la légende, Arthur est un bâtard d'Uther, que ce dernier n'a pas reconnu et qu'il méprise, tout en lui demandant à côté de ça de protéger le futur roi, Mordred fils de son fils « légitime » Mordred. Bon ouai la légende en prend un peu dans les dents, mais quand c'est aussi bien fait, ma foi, ça passe sans problème.
Or donc entre trahisons, violence (gratuite ou pas), viols, rites druidiques totalement sauvages qui n'ont pas grand-chose à envier aux mayas, invasions diverses et massacre des populations (que ce soit pour la terre par les saxons ou les irlandais) ou pour le pillage et l'esclavage (côté écossais et autres nordiques pas très sympas), on a là un bouquin qui ne donne pas du tout, mais alors pas du tout envie d'aller vivre au VIème siècle en « Dumnonie », le fief du « Pendragon Uther » au début du bouquin.
Parce que monsieur Cornwell situe son Arthur dans ces eaux-là, ce qui paraît historiquement cohérent, au vu de sa note en fin de bouquin.
La bataille de la fin à Lugg Vale est juste un sommet "d'epicness", à part Gemmell et Kearney je ne connais pas beaucoup d'autres auteurs capables de me tenir comme ça sur des pages et des pages de bataille !
A un moment (se référer plus haut quand j'ai été un peu dégoutée par un des personnages), je me suis dit que je n'allais pas continuer, mais là, bah je ne peux pas faire autrement. D'autant que la fameuse quête du « Graal » est ici interprétée d'une façon assez géniale qui me plait beaucoup ! Il me faudra juste faire abstraction de mon aversion pour sa version de … Argh, bah non, je vous le dirai pas !
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Arakasi
  14 février 2018
A chaque peuple son souverain mythique : les français ont Charlemagne, les britanniques le roi Arthur. le problème du second, c'est qu'on en sait fort peu de choses, à commencer par son époque et son ascendance, ce qui rend sa vraisemblance historique pour le moins… problématique. Avec le temps, tout un courant littéraire anglo-saxon s'est développé tendant à replacer le monarque légendaire dans un contexte historique réaliste – avec plus ou moins de succès et de talent, bien sûr. Bernard Cornwell n'est donc pas le premier à revisiter ainsi la geste arthurienne, mais, à défaut d'être le premier, on peut toujours être le plus trash !
Âmes sensibles s'abstenir… Nous sommes au Ve siècle dans une Bretagne archaïque menacée à la fois par des déchirements internes et les hordes de Saxons venues des mers. Les Romains ont déserté les terres, les abandonnant à une multiplicité de petits rois claniques, plus occupés à se foutre mutuellement sur la gueule qu'à chasser les envahisseurs. le plus puissant d'entre eux, Uther Pendragon, est sur le point de mourir, laissant pour seul héritier un nourrisson, l'enfant-roi Mordred. Mais un petit bambin sera-t-il capable d'unir la Bretagne pour la préserver de ses ennemis ? Pour cela, il faudrait un homme fort, charismatique, brillant, ambitieux… Et pourquoi pas Arthur de Dumnonie, bâtard de Pendragon, dont les exploits militaires ensanglantent l'Armorique où il combat auprès des alliés de son père ?
Oubliées l'épée dans la pierre, les apparitions féériques, les merveilleuses prophéties ! A la fin de l'Antiquité, en Bretagne, c'est par la force et la ruse qu'on s'empare d'un trône. On se bat dans la boue, on patauge dans le sang, on viole, on torture et on sacrifie aux dieux. Tout cela pour atteindre une royauté malcommode, susceptible d'être renversée et piétinée par le moindre petit seigneur en mal de puissance. Sacrée ambiance, c'est moi qui vous le dit. On apprécie ou pas cette vision très sombre du monde arthurien, mais force est d'admettre que Cornwell la met en scène avec beaucoup d'efficacité. Une fois passées les cent premières pages un peu longuettes, on s'immerge avec plaisir dans son univers joyeusement sanguinaire, peuplé de féroces guerriers, de druides mystérieux, et d'implacables femmes de pouvoir.
Idée excellente : expliquer les divergences entre la légende et la réalité en faisant conter l'épopée d'Arthur par un vieux moine chrétien, ancien soldat du monarque, à une jeune reine bretonne. La belle dame, rebutée par la triste réalité, n'hésitera pas à la tordre pour lui donner un aspect plus avantageux. Lancelot, un pleutre vaniteux et beau parleur ? Il deviendra un parangon de vertus chevaleresques. Merlin, un druide cruel, insensible et moqueur ? Remplaçons-le par un vieillard sage et paternel. Quant à Arthur, homme d'exception sans cesse tiraillé entre son ambition et sa compassion, on gommera soigneusement ses faiblesses pour en faire le modèle sur lequel pourront se calquer tous les rois à venir. C'est de loin le personnage le plus intéressant de ce premier volume et je le suivrai avec plaisir dans son ascension et sa chute qui devraient faire l'objet des deux tomes suivants. A bientôt pour la suite !
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CasusBelli
  20 janvier 2019
Bernard Cornwell nous livre une histoire pleine de bruit et de fureur ainsi qu'un récit épique et passionnant.
Cette (grande) Bretagne est assez loin de la représentation que je m'en faisais jusqu'à présent, je m'attendais à rencontrer des personnages de contes, un Merlin sage et bienveillant, un Lancelot chevaleresque, un Arthur... un peu différent !
Et là je me prends une grosse claque, car le monde des légendes Arthuriennes revisité par B.Cornwell est brutal, barbare et sans pitié.
Bien sûr le 6ème siècle n'était pas de tout repos et la guerre et le pillage étaient monnaie courante, cela-dit rien ne me préparait à ce que j'ai lu, je me rends compte que j'étais dans l'imagerie édulcorée des quelques films que j'avais vus jusqu'à présent, le réveil est brutal, mais je dois dire que j'ai été subjugué.
Et pourtant il a fallu se faire à l'idée que tous ces personnages que je croyais connaître étaient en fait des imposteurs, et qu'enfin on me disait la vérité, une fois les choses clarifiées tout devient limpide et pour tout dire addictif.
L'auteur à eu la très bonne idée de nous éclairer (en fin de livre) sur l'état des lieux concernant ce que l'on sait en réalité sur Arthur, et de fait il n'est même pas sûr qu'il ait existé. Alors autant cette version plutôt qu'une autre, d'autant que le style est résolument épique et nous tient sans peine en haleine, Cornwell est un narrateur de haut niveau.
Les cent premières pages pourraient paraître longues à certains, mais elles constituent une introduction essentielle, par la suite le rythme s'accélère et la pression ne retombera qu'à la toute dernière page. En passant, le récit de la bataille finale mérite à elle seule la lecture de ce livre.
Je vais de ce pas ouvrir le tome deux, j'ai hâte.
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bran_601
  11 novembre 2014
Avec le Roi de l'hiver, Bernard Cornwell revisite la mythologie arthurienne pour la replacer dans un contexte historique crédible.
Sans pour autant dénaturer son sujet, l'auteur réinscrit le mythe dans une réalité probable du Dark-âge des Royaumes de Bretagne (Britannia).
Derfel, le narrateur de cette histoire s'avère être un moine chrétien chargé de retranscrire par écrit les hauts faits du personnage d'Arthur Pendragon.
Toutefois c'est au travers de sa propre histoire que Derfel nous fera vivre le mythe arthurien dans une Bretagne en proie au chaos.
Depuis la mort d'Uther Pendragon, la Bretagne est divisée, elle n'a plus de Haut Roi et son héritier n'est pas en âge de régner.
Arthur fils illégitime d'Uther est amené à supporter contre son gré le rôle de régent sans pour autant en avoir la légitimité aux yeux des autres rois de l'île.
Tiraillée par des guerres intestines, la Bretagne doit également faire face à l'opposition sanglante que se livrent les partisans de l'ancienne religion à ceux de l'Église catholique qui a de plus en plus d'influences dans les hautes sphères dirigeantes.
Entre ceux qui se tournent vers les fantômes du passé et ceux qui souhaitent perpétuer l'héritage de l'aigle de Rome, une faille s'est ouverte que seul le sang et la chair semblent pouvoir combler.
Après s'être installé durablement sur l'est du territoire, les angles et autres Saxons, qui arrivent chaque jour toujours plus nombreux, profitent et jouent de ces divisions pour procéder à des campagnes militaires de plus en plus importantes avec pour seul objectif la conquête de tous les royaumes bretons.
Derfel, saxon de sang, breton d'adoption, liera son existence à celui qu'il considère comme son Roi, un rôle et un titre qu'Arthur se refusera à endosser.
Bernard Cornwell nous livre très certainement la plus belle relecture du mythe Arthurien jamais écrite à ce jour.
Il nous sert une adaptation soignée alliant un style incomparable pour nous servir une partition envoûtante, passionnante et brutale.
L'intrigue se veut réaliste, elle est encrée dans un contexte post romanisation où resurgissent les velléités entre les différents royaumes celtes.
S'appuyant sur toutes les connaissances historiques de cette période moyenâgeuse, le contexte est admirablement bien retranscrit pour nous permettre une immersion totale.
Dans cette idée, le roi de l'hiver nous donne véritablement le sentiment de parcourir la véritable histoire d'Arthur et ce bien qu'il s'agisse d'une belle fiction.
Tout en conservant l'essence du mythe, et contrairement à d'autres productions traitant du même sujet, Bernard Cornwell réinvente la légende et redéfinit brillamment les enjeux tout en attribuant à certains personnages emblématiques des rôles pour le moins surprenants.À ce titre nul doute que vous serez surpris par le travail de relecture effectuer sur certains personnages clefs tels que Lancelot, Merlin et Galaad.
Le roi de l'hiver peut s'appréhender comme une formidable romance fiction historique mais également comme une magnifique fresque épique à la manière de son cycle sur Alfred le grand.
Au-delà de la précision narrative dont il fait preuve pour nous illustrer son récit, le rythme est soutenue, haletant et jamais ennuyeux.
Bernard Cornwell est sans aucun doute avec Valério Manfredi, l'un des plus grands écrivains de ce genre littéraire.
Doté de solides connaissances historiques, mythologique, religieuse et sociologique, Bernard Cornwell est un incroyable conteur avec un style d'écriture rare alliant beauté, poésie et efficacité.
À l'instar des grands auteurs d'Héroic-Fantasy, Bernard Cornwell sait également manier la hache aussi bien que la plume quand il s'agit de nous relater en lettres de sang, les violentes et sanglantes scènes de bataille dont regorge ce récit.
De la bataille de Lugg Vale qui clôt le roman, dépendra l'unité des royaumes bretons autour d'Arthur contre le fléau saxon.
Lien : http://david-gemmell.frbb.ne..
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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   10 mai 2017
Je courus avec lui et, soudain, je fus libéré de la peur, et j’éprouvai pour la première fois cette folle joie de la bataille qui est un don de Dieu. Plus tard, beaucoup plus tard, j’appris que la joie et la peur sont exactement la même chose, à ceci près que l’action transforme l’une en l’autre.
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fnitterfnitter   11 mai 2017
Un homme en sécurité, un homme qui sait que ses enfants grandiront sans être pris comme esclave et sans que le viol par un soldat ne ruine le prix de sa fille a plus de chance d’être heureux qu’un homme qui vit sous la menace de la guerre.
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TatooaTatooa   22 février 2017
Il était une fois un pays qu'on appelait la Bretagne. Mgr Sansum, que Dieu doit bénir plus que tous les saints vivants et morts, dit que ces souvenirs doivent être rejetés dans la fosse sans fond avec tous les autres immondices de l'humanité déchue, car ce sont des contes des derniers jours avant que la grande ténèbre ne descendit sur la lumière de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ce sont les histoires du pays que nous appelons Lloegyr, ce qui veut dire Terres Perdues, un pays qui fût jadis nôtre, mais que nos ennemis appellent désormais l'Angleterre. Ce sont les contes d'Arthur, le Seigneur de la Guerre, le Roi qui n'a Jamais été, l'Ennemi de Dieu, que le Christ vivant et Mgr Sansum me pardonnent, le meilleur homme que j'aie jamais connu. Que de larmes ai-je versé sur Arthur !
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fnitterfnitter   14 mai 2017
Un enfant, c’est comme un veau ; si la chose naît estropiée, on s’empresse de lui briser le crâne pour saillir de nouveau la vache. Il n’y a pas grand plaisir pour les femmes dans tout cela, c’est entendu, mais il faut bien que quelqu’un souffre. Remercions les Dieux que ce soit elles, plutôt que nous.
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fnitterfnitter   17 mai 2017
Tous les objets précieux étaient cachés, probablement enterrés, afin que les envahisseurs de Gorfyddyd ne puissent dépouiller la population.
« Les taupes s’enrichissent de nouveau », dit Arthur avec amertume.
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