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ISBN : 2915243069
Éditeur : Nimrod (01/06/2007)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Guerre d'Espagne, Talavera de la Reina, Juillet 1809. Placé sous les ordres du colonel Simmerson, un officier britannique aussi incompétent qu'ambitieux, le lieutenant Richard Sharpe doit recourir à l'insubordination pour sauver son régiment d'une attaque meurtrière des Français. Son intervention décisive n'empêche pourtant pas la victoire de leurs chasseurs à cheval, qui parviennent à capturer l'un des deux drapeaux du régiment britannique. Accusé par le colonel Si... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
fnitter
  12 janvier 2016
Époustouflant
Avant toute chose, merci à Alfaric et Gwen21 pour m'avoir fait découvrir cette série.
L'aigle de Sharpe, premier tome d'une série de 24 en VO dont seulement 6 sont traduits à l'heure actuelle, est aussi le premier roman de l'auteur.
S'agissant d'un roman d'action et de guerre sur fond historique, petite note : La bataille de Talavera de la reina s'est déroulée le 27 et le 28 juillet 1809 dans la province de Tolède, durant les guerres napoléoniennes d'Espagne. La quasi totalité des faits relatés dans ce roman, comportement des forces espagnoles, déroulement des combats sont exacts. Même si Sharpe et son bataillon sont évidemment des éléments de fiction, ils auraient pu exister.
Le lieutenant Sharpe a 32 ans, dont 16 passés sur les champs de bataille. Il est issus du rang, chose assez rare dans les armées de sa majesté. Confronté à un colonel aussi incompétent qu'ambitieux, il va devoir montrer toute sa valeur sur le champ de bataille pour échapper à la vindicte d'un supérieur revanchard.
Les servitudes de la guerre font qu'avant d'être français, les ennemis de Sharpe sont britanniques et pour qu'ils soient dangereux ils faut qu'ils soient ses supérieurs. On retrouve cette tendance dans la série des Bolitho de Kent, son pendant maritime.
Mais Sharpe est un pro, dangereux, efficace et charismatique. de l'admiration de ses hommes et de sa compétence il saura faire face et s'élever.
Je n'avais pas retrouvé cette engouement pour un roman d'action militaire depuis mon premier Bolitho et dans un autre registre mon premier Honor Harrington de Weber, si en plus on ajoute une pincée de Fantômes de Gaunt d'Abnett, et des héritiers de l'empire de Weber, on a Sharpe.
(Historiquement parlant : Bolitho (1968) (inspiré de H.Hornblower), Sharpe (1981), Weber (1993 et 1996), Abnett (1999))
Oui, on ne parle que de ce que l'on connaît bien et faire ces comparaisons peuvent paraître incongrues mais mon ordre de lecture m'y incite.
Le style est simple et terriblement efficace. L'action est omniprésente. Les détails de la vie quotidienne des soldats ajoutent du réalisme. Les descriptions des combats sont précises, tranchantes, sanglantes. Sharpe n'est pas lisse, même si ses forces l'emportent sur ses faiblesses.
Une lecture totalement addictive.
En un mot : Engagez-vous.
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Gwen21
  16 août 2013
Mon Dieu, par où commencer !
Que dire, en vérité, d'un livre qui vous tient éveillée toute la nuit et d'un héros, Richard Sharpe, qui, tel un amant infatigable, va faire l'amour à votre imagination sans relâche, pendant des heures, et vous laisser totalement épuisée, heureuse et reconnaissante pour les moments intenses qu'il vient de vous faire vivre ?
Vous pensez peut-être que j'exagère, que j'en fais beaucoup ? A peine.
Car je suis tombée littéralement amoureuse du capitaine Sharpe et ce en quelques instants seulement. D'ailleurs, j'avoue n'être absolument pas pressée de m'en désamouracher.
Mais qui est donc le capitaine Sharpe ? Et bien, imaginez un excellent compromis entre William Wallace et Indiana Jones, ça y est, vous le visualisez ? Imaginez ensuite que ce soldat endurci de 32 ans a déjà seize ans de service derrière lui dans les armées de Sa Majesté le roi d'Angleterre et que présentement, à savoir en 1809, il est très occupé à repousser les forces impériales que Napoléon a envoyées en Espagne pour conforter son frère Joseph sur le trône hispanique qu'il lui a tout récemment octroyé. Imaginez un homme aussi compétent qu'ambitieux, un homme qui malgré la violence de son existence et une naissance obscure très éloignée des cercles de gentlemen, s'est construit son propre code de l'honneur au gré des affrontements et a su s'attacher l'estime et la confiance de sa compagnie jusqu'à l'abnégation, un homme qui ne recule devant aucune audace au combat (ni auprès des femmes) et nourrit la légitime espérance de voir son dévouement au duc de Wellington, le célèbre général en chef de l'armée britannique, récompensé par une glorieuse ascension sociale. Voilà, vous commencez à découvrir qui est Richard Sharpe.
Scènes de bataille flamboyantes, développement des stratégies politiques et militaires des belligérants, récits de la vie quotidienne des soldats, exaltation sans cliché (si, si, c'est possible, Richard Sharpe n'est pas un parangon de vertu, il fait aussi des choses pas très jolies) de l'esprit de cohésion d'un régiment, descriptions saisissantes des horreurs des champs de bataille, plongée en profondeur dans les méandres structurels complexes d'une des plus puissantes armées d'Europe où les intérêts personnels le disputent souvent au sentiment national... Il y a tout cela et bien plus entre les pages de ce magnifique roman d'aventures !
Après ma nuit blanche de lecture passionnée, happée par l'écriture efficace et très accessible de Bernard Cornwell, je me suis jetée sur Youtube pour visionner l'adaptation TV en VO, une série de seize épisodes ovationnée par le public britannique et qui a assuré une bonne part de sa notoriété à Sean Bean, parfait en tête d'affiche. Ma conquête était achevée...
En synthèse, vous comprendrez qu'après une nuit en compagnie de Richard Sharpe et un 15 août en compagnie de Sean Bean, je suis devenue une totale addicted ! Les autres tomes de ses aventures sont gentiment en train de rejoindre ma PAL, en VO ou en VF car, malheureusement, l'éditeur Nimrod n'a pour l'instant fait traduire que 6 opus sur les 24 existants.
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boudicca
  12 juillet 2012
La saga des « Sharpe » de Bernard Cornwell est la série phare de cet auteur considéré aujourd'hui comme l'un des plus grands écrivains anglais de romans historiques (il est entre autre l'auteur de « La saga du roi Arthur » et d'une autre série consacrée à l'Angleterre sous la domination saxonne au Moyen-Age). On découvre ici une Europe ravagée par la guerre et mettant à contribution toutes les forces disponibles pour contrer Napoléon et ses armées. Si d'autres grands romans historiques comme "Les aventures de Jack Aubrey" ou "Capitaine Hornblower" nous avaient déjà donné une vision de ce conflit par le biais de la marine anglaise de l'époque, B. Cornwell choisit ici le point de vue de l'infanterie. On suit ainsi le début des aventures du lieutenant Richard Sharpe et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elles ne manquent pas de piment!
Comme toujours dans les romans de B. Cornwell l'action est au rendez-vous et le rythme très soutenu. de même on retrouve sa rigueur et le sérieux de ses recherches tant « L'aigle de Sharpe » fourmille de détails sur cette fameuse campagne de Talavera (Espagne, 1809). L'utilisation d'un certain nombre de termes techniques liés à l'armement, aux manoeuvres des troupes ou aux stratégies martiales peut cependant ralentir quelque peu la lecture et noyer ceux qui seraient peu familiers de ce genre de considérations. Cela mis à part on suit avec intérêt le parcours de ce Richard Sharpe, personnage attachant, compétant mais un peu rebelle. A noter que ces romans ont fait l'objet d'une adaptation télévisée il y a quelques années déjà avec Sean Bean dans le rôle principal.
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Apophis
  07 juin 2017
Les guerres Napoléoniennes vues côté anglais, comme si vous y étiez
Ce roman propose une passionnante immersion dans les combats terrestres lors des Guerres Napoléoniennes (ici au Portugal et en Espagne, en 1809), vues côté anglais. La reconstitution historique est solide, le côté militaire et aventureux prenant, les personnages attachants, les antagonistes délicieusement haïssables, l'écriture fluide, agréable et rythmée. Si vous aimez les grandes fresques historiques (le cycle compte… 24 tomes !) et que le tonnerre des canons, l'odeur de la poudre, le claquement des sabots de la cavalerie et l'aboiement des mousquets font battre plus vite votre coeur, voilà une lecture éminemment recommandable. Et elle l'est également si vous êtes un adepte de Flintlock Fantasy ayant la volonté de remonter aux sources littéraires du genre.
Retrouvez l'argumentaire complet sur mon blog (secondaire).
Lien : https://legrandbazardapophis..
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Folfaerie
  15 septembre 2013
Merci à Gwen21 de m'avoir prêté ce premier tome d'une longue saga, dont le héros, Sharpe, a apparemment fait des ravages dans son coeur de lectrice. Hélas, il n'a pas chamboulé le mien, mais ce n'est point sa faute. Je resterai fidèle à un autre...
J'aime bien les romans historiques et les héros solitaires, ce livre me paraissait donc tout indiqué. L'histoire se situe durant les guerres napoléoniennes, plus précisément en 1809 à Talavera, Espagne.
Richard Sharpe est un ténébreux lieutenant dans l'Infanterie anglaise qui a la confiance des ses hommes et du duc de Wellington, rien que ça. C'est qu'il lui faudra du soutien pour résister à la perfidie et l'incompétence ,du colonel Simmerson, des troupes espagnoles et à la jalousie d'un autre officier, neveu du colonel.
Mis à part ces quelques péripéties, qui sentent le "déjà vu", le ton général est dominé par la guerre, D'horribles affrontements se transformant en boucheries. Et moi la guerre, je n'aime pas. Ou à petites doses.
C'est à dire que je souffre toujours du syndrome O'Brian. J'avoue.
Si on me dit : Angleterre, Napoléon, guerre, je pense, illico presto, à Aubrey et Mathurin. Sans eux, aucun autre roman n'a d'intérêt. Et Sharpe ne peut soutenir la comparaison avec mes deux héros favoris.
Il succombe un peu trop facilement à la gent féminine, manque de finesse et d'humour. Certes, ce jeune vétéran est un meneur d'hommes accompli, efficace et intelligent, redoutable combattant mais il n'a pas réussi à me séduire.
J'en suis bien désolée d'autant que l'on sent que Cornwell est un connaisseur de cette période. Mais le champ d'action restreint de ce roman m'a rebutée.
Ceci dit, je n'exclue pas de visionner la série tv avec Sean Bean, un acteur que j'apprécie particulièrement.
Et puis j'ai réalisé que mon tandem de marins me manquait. Je vais peut-être bien retourner à bord de la Surprise, tiens...
Allez Richard, sans rancune, je te rends à ta plus grande admiratrice, sans regrets...
PS : je n'avais jamais rien lu de Cornwell, même pas la saga du roi Arthur. Je devrai m'y coller. Peut-être.
second PS : Traduit par Franck Mirmont et adapté par Véronique Duthille. Qu'entend la maison d'édition par "adapté" ?

Lien : http://lectures-au-coin-du-f..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   16 janvier 2016
Il disposa deux hommes en sentinelle. Les Français étaient à des kilomètres de là, la route devant eux était patrouillée par des cavaliers britanniques, mais les soldats ne restaient en vie qu'en prenant certaines précautions et, dans ce pays étrange, Sharpe tenait à ce que ses hommes avancent avec leurs armes chargées et se reposent sous l’œil vigilant de sentinelles.
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fnitterfnitter   15 janvier 2016
Le bilan s'annonçait élevé, et les blessés bien plus nombreux que les morts ; des hommes aux visages tailladés par les cavaliers, des hommes aveugles qui allaient être escortés jusqu'à Lisbonne, transférés en Angleterre puis abandonnés à la froide charité d'une société depuis longtemps immunisée contre les mendiants estropiés.
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fnitterfnitter   14 janvier 2016
Il but une gorgée de vin.
- "Mais c'est infect".
- Il y a une rumeur, répondit très sérieusement Leroy. J'ai entendu dire que les paysans espagnols ne prenaient jamais le temps de sortir de la presse à vin pour se soulager quand ils piétinaient le raisin.
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fnitterfnitter   17 janvier 2016
Il revivait la mort de Berry et éprouvait à nouveau le plaisir teinté de soulagement d'avoir en partie exaucé le vœu de Josefina. Qui avait osé prétendre que la vengeance ne profitait à personne et n'apportait rien ? C'était un mensonge.
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fnitterfnitter   18 janvier 2016
Naître dans une écurie ne fait pas de vous un cheval.
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