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EAN : 9782266245494
576 pages
Éditeur : Pocket (05/03/2015)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Orphelin élevé par le comte d'Empuries, Jacques de Castelnou est sans doute le seul à ignorer pourquoi il a été choisi par les Templiers. Pourtant, lorsqu'il débarque à Saint-Jean-d'Acre où les chevaliers du Christ vivent leurs dernières heures en Terre sainte, Castelnou commence à assumer son statut d'élu. Guerrier intrépide, fin bretteur, d'une pureté sans faille, le jeune héros sera dès lors de tous les combats, de la tentative conjointe des chrétiens, des Mongol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
ClaireG
  25 mars 2017
Envoûtée !
Par la maîtrise de l'histoire, par la qualité de la traduction et par le sujet. Tant et tant de livres ont été écrits sur l'Ordre des Templiers et leur fin épouvantable ! Et pourtant celui-ci me paraît bien différent de ceux que j'ai lus. D‘abord parce qu'il est écrit par un historien espagnol, que le héros de ce roman historique est espagnol, et parce qu'il donne à connaître des faits survenus à des Espagnols.
Le roman démarre aux jeunes années de Jacques de Castelnou, catalan élevé par le très catholique comte d'Empuries qui le destine à l'Ordre du Temple. Une faute du grand-père, cathare, à réparer ! A 20 ans, Jacques, rompu aux combats par son maître d'armes et aux règles de l'Ordre par son père adoptif, rejoint Saint-Jean-d'Acre, l'une des dernières forteresses chrétiennes de Jérusalem. Les Mamelouks ont vaincu les Arabes qui dominaient la ville sainte et toléraient les pèlerinages et la présence des Croisés. Les Egyptiens les interdisent et c'est à nouveau la guerre.
En mai 1291, Acre tombe et cette défaite est aussi le chant du cygne de la présence franque en Terre sainte. Jacques de Castelnou est chargé de mettre les richesses de l'Ordre, notamment le Graal, en lieux sûrs. Parmi les Templiers, se trouve Roger de Flor, excellent navigateur, qui embarque des civils à prix d'or sur l'un des navires de l'Ordre. Il s'approprie le bateau, est accusé de trahison et de vol d'une partie du trésor de l'Ordre. Il en est banni et devient mercenaire en Occident, à la tête des almogavres, au service de la couronne d'Aragon.
En 1294, Jacques de Molay, nouveau grand maître de l'Ordre, envoie Jacques de Castelnou proposer une alliance aux Mongols et aux Arméniens contre l'Islam pour reprendre la Syrie et la Palestine. La bataille de Homs (1299) est un succès pour les alliés mais, délaissés par les royaumes d'Occident, les Templiers ne peuvent conserver ce qu'ils viennent de reconquérir.
Jacques de Castelnou, décidé à se venger de la trahison de Roger de Flor, se fait engager dans la troupe des Almogavres qui sert à présent l'empire byzantin en lutte contre les Turcs. Fantastiques pages des sièges divers menés par les Aragonais qui repoussent les Turcs. Roger de Flor est fait mégaduc (grand amiral de la flotte impériale). Trop ambitieux et trop coûteux pour les Byzantins, il est assassiné, ce qui rend caduque la promesse de Jacques de Castelnou.
En 1306, en France, alors que les dépenses exorbitantes de Philippe le Bel et de ses prédécesseurs ont vidé les caisses de l'Etat, le roi, ingrat et fourbe, expulse tous les Juifs du pays et confisque leurs biens, préambule à l'expropriation des avoirs des Templiers l'année suivante. Juifs et Templiers sont les créanciers du royaume et les rentes de la couronne sont incapables de rembourser ses dettes. de sinistre mémoire et par traîtrise, tous les Templiers sont arrêtés en 1307. L'âme damnée du roi, Guillaume de Nogaret, lance contre eux, tous azimuts et à répétition, des rumeurs d'hérésie, de comportements obscènes et d'idolâtrie.
Jacques de Molay et bon nombre de ses compagnons sont torturés et, pour éviter des souffrances et des morts inutiles, le dernier grand maître de l'Ordre passe aux aveux, puis se rétracte et en appelle au pape, Clément V, seul habilité à juger les Templiers. Hélas ! le pape doit son trône pontifical à Philippe le Bel et préfère se ranger à ses côtés. de procès iniques en emprisonnement et en tortures répétées, Jacques de Molay se déclare innocent, ainsi que son ordre, de tous les délits dont ils sont accusés.
En mars 1314.alors qu'il est sur le bûcher, il aurait prononcé cette terrible malédiction contre ses accusateurs : « Pape Clément !… Chevalier Guillaume !… Roi Philippe !… Avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste jugement ! Maudits ! Maudits ! Maudits ! Tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races ! ». Qui se réalisa…
L'ordre du Temple a définitivement cessé d'être.
Jacques de Castelnou a échappé à la rafle de 1307 et retourne en Espagne avec le Graal, cette coupe en onyx censée avoir recueilli le sang du Christ après sa crucifixion. Il se retire au monastère aragonais Saint-Jean-du-Rocher près de Jaca et y dépose le Graal qui, deux siècles plus tard, est expédié à la cathédrale de Valence.
L'héritier du Temple raconte donc les dernières années de l'Ordre. Si Jacques de Castelnou paraît trop obéissant, trop intègre, trop parfait en quelque sorte, c'est que l'auteur a voulu qu'il symbolise cet idéal religieux du Moyen Age sans émettre de jugement a posteriori. Historien, José Luis Corral s'en tient strictement aux faits. Néanmoins, son héros est animé de doute sur sa foi, d'incertitude quant à la réalité du Graal dont il est dépositaire et de perplexité quant au rôle de l'Eglise.
Les Templiers ont fait et font encore l'objet d'un engouement certain en raison des mystères qui planent sur eux et sur leur prétendu trésor qui suscite tant d'élucubrations et de fantasmes depuis des lustres. La pondération de l'auteur n'exclut absolument pas une histoire palpitante et efficace qui fait de ce roman une prouesse littéraire érudite sans prétention ni emphase.
Un tout grand merci à Pecosa car ce livre est encore une pioche réussie dans la liste consacrée à « Romans historiques à travers l'Espagne, du Moyen Age au XVIIe siècle » dont je ne me lasse pas.
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miyaki2384
  30 avril 2014
J'ai enfin lu "l'héritier du temple" ! Je présente toutes mes excuses à Babelio et à HCC édition pour ce retard, car j'aurai dû rendre mon avis il y a déjà de nombreuses semaines.
Ce laps de temps n'est pas dû à la qualité du livre qui une fois commencé se lit facilement malgré sa taille, mais bien à ma PAL déjà trop longue.
José Luis Corral est mon premier auteur espagnol et c'est une bonne découverte. Tout n'est pas parfait dans ce roman, mais cela reste une belle représentation d'une époque lointaine qui nous parait souvent obscure. (12e-13e siècle avant l'arrivée des Rois Maudits)
Les descriptions nous plongent dans l'univers des Templiers, de leur apogée jusqu'à leur chute, orchestrée par Philippe le Bel et le pape Boniface VIII. Nous suivons un jeune homme, Jacques de Castelnou, pieux chevalier, qui rentre dans l'ordre pour payer une dette familiale, et sommes témoin son évolution au sein de l'organisation.
Personnellement, Jacques est pour moi un personnage insipide, bien trop "parfait" et maître de lui. Je l'ai donc pris comme le fil conducteur qui me guiderait à l'intérieur de la trame - certes, le rôle d'un personnage principal - mais de manière plus technique que réellement fictionnel.
De même, alors que les longues descriptions, pouvant parfois se délier sur plusieurs pages, sont un plaisir à lire, les dialogues frôlent parfois le ridicule, se rapprochant plus des intonations du théâtre que du roman. le vieux français qui est parfois si chantant, ici, casse le rythme si élevé de la narration, et fait retomber le soufflet. Il y a paradoxalement peu de dialogue dans ce pavé, ce qui me fait dire que l'auteur est conscient de cette faiblesse.
J'ai donc pris du plaisir à cette lecture, mais en tant qu'apprenti historienne, j'ai été chagrinée par la vision manichéenne du duel entre les Templier et le roi de France. Certes, nous apprenons tous que la dissolution de l'ordre est dû en priorité à la puissance effrayante des moines chevaliers et leur prétendue fortune dont avait bien besoin le pouvoir en place, mais ici, les Templiers sont quasiment vus comme des saints tandis que les agents du roi sont décrits comme pire que des démons, et ce, jusqu'à la fin de l'histoire. Bien sûr, vous allez me dire que l'on voit l'histoire du point de vue de Jacques, mais pas seulement. Cette histoire aurait pu permettre une meilleure répartition des réputations. A mon sens, tous les templiers n'étaient pas des bienheureux, mais en dehors de ça, le travail historique et le rendu doivent être mis en valeur pour dépasser ce genre de défaut.
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dupuisjluc
  14 mars 2014
L'héritier du temple est un roman magnifique qui retrace la fin du célèbre ordre des Templiers. Nous suivons pas à pas le héros, figure imaginaire du roman, de ses premiers pas comme novice jusqu'à devenir un guerrier aguerri. Il traverse les dernières décennie que vit l'Ordre: de la chute de Saint-Jean-d'Acre, où les chevaliers vivent leurs dernières heures en Terre sainte, au bûcher qui consumera Jacques de Molay, le dernier maître du Temple, après un dernier stratagème de Philippe le Bel, roi de France, vouant une haine tenace aux Templiers...
José-Luis Corral Lafuente nous livre, dans un langage clair et précis, un récit dépaysant et captivant. Une trame très bien documentée, évitant les pièges de la simplicité et ne tombant que rarement dans le mythe, fait de ce roman un livre à lire absolument.Un héros attachant, que nous suivons de bout en bout du roman, permet de sortir de l'aspect purement historique et amène une touche romanesque bienvenue.
Le connaisseur chevronnée du temple y trouvera un récit agréable, le béotien y apprendra, en outre, une foule de choses sur la vie et la fin des Templiers... Personnellement, je me suis délecté de ce roman que j'ai eu de la peine à lâcher une fois commencé !
Un grand merci à Babelio et aux éditions HC pour ce beau cadeau reçu lors d'une opération Masse Critique
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liratouva2
  15 décembre 2012
Pourquoi ai-je mis autant de temps pour terminer une histoire qui m'a de plus en plus intéressée au fil des pages alors qu'au bout de quelques chapitres je pensais l'abandonner?
C'est que je m'attendais à une histoire romancée, sur fond historique, certes, mais avec des personnages principaux suivis de près auxquels je pourrais m'attacher. Ce n'est pas le cas. L'auteur a largement privilégié l'aspect historique et l'important ici c'est l'histoire de la fin de l'ordre des Templiers dans son ensemble. C'est certainement très bien fait et passionnant mais évidemment, l'érudition aidant, la lecture se fait plus lentement, ce qui ne me déplairait pas, n'était le sentiment de retard ressenti pour les raisons déjà précisées.
Le livre refermé, il me faut maintenant me documenter davantage sur cette grande aventure de l'ordre des Templiers, de Jérusalem au milieu du XIIe siècle, de la Terre Sainte à la fin du XIIIe siècle, de Saint-Jean d'Acre en 1291 et surtout des véritables rôles joués dans la tragédie finale par le roi Philippe le Bel, si détestable ici, le pape Clément V et l'inquisition, enfin Jacques de Molay, le dernier Maître de l'ordre, mort sur le bûcher.
Si on aime l'histoire et cette époque en particulier, comme c'est mon cas, nul doute que ce roman se révèle passionnant mais on risque d'être déçu si on ne cherche qu'une lecture divertissante.

Lien : http://liratouva2.blogspot.f..
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Yannick49
  15 septembre 2020
On révise son histoire au temps de Philippe le Bel qui convoite le trésor des templiers.
On plonge dans ce roman et on en sort à regret.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
LiliGalipetteLiliGalipette   05 janvier 2016
Une pluie fine arrosait les montagnes bleues du Nord et l'air chaud et humide était imprégné d'une odeur de foin frais et de terre mouillée. Le cavalier gravit la colline, exigeant de son cheval un dernier effort. Lorsqu'il arriva devant la grande porte du château, il cria à pleins poumons ; peu après, les deux lourds battants de bois plaqués de fer s'ouvrirent et il entra dans la cour d'armes. Le gouverneur attendait anxieusement la nouvelle.
- La flotte a essuyé une terrible tempête, annonça le chevalier dès qu'il fut descendu de sa monture. Le roi est à l'abri à Perpignan ; sa galère a pu éviter l'oeil de la tourmente et naviguer vers le nord en quête d'un refuge. Des navires ont échoué sur les côtes de la Provence et d'autres à Majorque, mais certains ont été perdus. Nul ne sait ce qu'il est advenu de votre seigneur ; la galère à bord de laquelle il voyageait a disparu. Pour l'heure, le comte d'Empuries se chargera de l'épouse de sire Raymond, que j'accompagnerai aujourd'hui même à Perelada.
Il tendit un pli scellé à la cire aux armes du comte. Le gouverneur se lissa la barbe, prit le document et entra sans un mot dans le donjon. Près de la cheminée, une jeune femme d'à peine 15 ans mangeait une soupe ; elle était enceinte.
- Dame Marie, préparez-vous à partir sur-le-champ, dit le gouverneur. Le comte vous réclame.
La jeune dame se tourna vers lui. Lorsqu'elle vit son visage sévère, elle sut qu'il était arrivé quelque chose de grave.
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ClaireGClaireG   25 mars 2017

Molay, Castelnou et vingt autres Templiers, quittèrent le port de Limassol pour l’Occident. Vêtus de leur habit blanc, la croix rouge sur l’épaule gauche, ils avaient l’air de fantômes perdus dans une époque qui n’était plus la leur.

p. 343
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dupuisjlucdupuisjluc   28 février 2014
Etre Templier est un immense privilège qui n'est accordé qu'à une poignée d'élus; c'est le Christ en personne qui désigne ses futurs soldats. Tu es là pour devenir un des soldats les plus fervents de Dieu et, dès cet instant, tu es Son obligé. Tu dois agir, vouloir, penser exclusivement au profit et au nom de notre Sauveur. A partir d'aujourd'hui, tu n'es plus Jacques de Castelnou, mais un apprenti chevalier du Christ. Tu n'es rien ni personne; tout ce qui compte, c'est Dieu et le Temple. Tu es la propriété du Temple, un instrument de l'Ordre. Oublie ta fierté et tes sentiments; ne pense qu'à l'intérêt de l'Ordre, à son honneur et à sa grandeur. Tu as compris?
(p. 39)
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dupuisjlucdupuisjluc   24 février 2014
(...) les Templiers avaient fait leur devise: " Non pas à nous, Eternel, non pas à nous, mais à ton nom donne gloire."
- Non nobis, Domine, non nobis, sed tuo nomine da gloriam, (...)
(0.107)
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dupuisjlucdupuisjluc   28 février 2014
Pendant cet instant unique, les prières arabes des musulmans et celles en latin des chrétiens se fondirent en une seule prière, comme un refrain mystique, universel, capable d'unir les coeurs de tous les hommes.
(p.209)
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