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ISBN : 9791090685161
Éditeur : Le muscadier (12/10/2017)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Emma est le nom que porte le bourreau de l'espèce humaine. En décimant la population mondiale, ce virus a profondément modifié la définition même d'humanité. Dans un monde où la confiance en l'autre a disparu, Emma a changé tous les repères des survivants. Ici, pas de monde à sauver, mais une humanité à tenter de garder vivante, et un sens à trouver dans cet univers d'injustices. Un monde allégorique que le lecteur découvrira à travers le regard d'une jeune fille ma... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Annabelle19
  01 décembre 2017
Emma n'est pas le nom de l'héroïne de ce roman, bien qu'elle soit au coeur de l'histoire. Emma est en fait un virus destructeur qui a décimé l'humanité et qui continue de représenter un énorme danger pour eux. Après la chute de la civilisation telle qu'on la connaît, les gens se sont réorganisés en guildes. Certains ont pour but de soigner et de détecter au plus tôt les infectés, d'autres ont pour rôle d'explorer les restes de la société et d'éliminer les dangers... Nous suivons le personnage d'Azur, une jeune fille qui devra apprendre les codes de cette société et y trouver sa place.
Premièrement, j'ai été vraiment emportée par le style d'écriture de l'auteure, j'ai trouvé le tout très fluide et élégamment décrit, d'autant plus que le roman nous place dans un futur totalement réécrit et que beaucoup de choses sont à expliquer sur l'univers dans lequel nous évoluons. Mais rien n'est flou ou difficile à comprendre, on n'est jamais perdu.
Le roman se construit autour d'Azur, narratrice à la première personne dont on va suivre le passage à l'âge adulte dans ce monde ravagé par l'épidémie dévastatrice que fut Emma. D'abord complètement inconsciente de la réalité du monde, Azur va peu à peu ouvrir les yeux, perdre son innocence et se confronter à la dureté du monde.
Le roman se construit autour d'Azur, narratrice à la première personne dont on va suivre le passage à l'âge adulte dans ce monde ravagé par l'épidémie dévastatrice que fut Emma. D'abord complètement inconsciente de la réalité du monde, Azur va peu à peu ouvrir les yeux, perdre son innocence et se confronter à la dureté du monde.
L'univers est vraiment bien décrit, l'auteure nous parle de la situation en profondeur, sans rien omettre, et cela apporte une certaine crédibilité à la situation qu'elle dépeint. le virus Emma, sorte de combinaison de plusieurs virus existants, est bien pensé. On s'imagine bien la manière dont la société telle qu'on la connaît a chuté, et la façon dont l'humanité s'est réorganisée en prenant en compte le danger lié à Emma. C'est pour moi le gros plus de ce roman : le postulat de départ est fouillé, réfléchi, et l'on y croit très vite.
C'est aussi un monde très dur qui est décrit, voir cruel. On va s'interroger sur la définition d'humanité. En effet, les groupes de personnes saines en sont venus à considérer que toute personne atteinte d'Emma ne devait plus être considérée comme humaine. Les "Gueules bleues", comme on les appelle, sont abattues à vue sans le moindre remords. C'est ce que j'ai trouvé le plus dur à lire, la manière dont sont traités ces malades, hommes femme ou enfants. Bien sûr, ils sont condamnés, et ils sont dangereux puisqu'ils peuvent transmettre la maladie, mais on aimerait qu'ils soient traités avec un minimum de décence et d'humanité, justement. Au contraire, dans le roman, on se garde bien d'éprouver la moindre pitié pour ces personnes. La dureté de certaines réflexions, faites par Sarah, la tante d'Azur, notamment, m'a un peu ébranlée.
Heureusement, un pendant est fait à cette vision des choses impitoyable, grâce au personnage de Basil. le jeune homme a de la compassion pour les malades et est conscient de tout le mal engendré par cette manière de fonctionner, qui dresse les malades et les personnes saines les uns contre les autres.
On en vient à ma petite déception concernant ce roman : que certains points n'aient pas été plus développé. Avec en tête le personnage de Basil, sa vision des choses et ses aspirations. le personnage apporte un autre point de vue que celui, assez insensible, de la plupart des autres personnages, et il aurait été intéressant de se pencher un peu plus sur lui. Trouver le point de vue d'une personne infectée, sa manière de survivre et son ressenti à propos des personnes saines, aurait été intéressant aussi. Surtout que le roman est mis "à partir de 13 ans", est-ce que tout cela n'est pas un peu pessimiste, pour des enfants de cet âge ? Seul le point de vue de Basile rattrape les autres, mais il est à peine développé.
De même, la fin, assez ouverte, nous laisse un peu en suspend quand à l'avenir d'Azur et des autres. J'aurais aimé une plus grande résolution, un plus grand pas vers un changement dans la situation décrite tout au long du roman. Au fond, on en reste au même point qu'au tout début, les évolutions évoquées en sont encore à l'état d'embryon quand arrivent les dernières pages.
En résumé, j'ai beaucoup aimé me plonger dans ce roman, j'ai trouvé l'histoire très immersive grâce à l'univers très fouillé qu'a créé l'auteure. le personnage d'Azur parvient à nous toucher à travers les épreuves qu'elle subit et qui lui font perdre peu à peu son innocence. Mes regrets quant à ce roman sont aussi la preuve du plaisir que j'ai pris à le lire : j'aurais voulu que les choses soient poussées plus loin. le caractère implacable des personnages choque souvent et j'aurais voulu que les questionnements sur la manière d'être "humain" soient plus développés.
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larepubliquedeslivres
  19 décembre 2017
L'univers futuriste annoncé dans le résumé m'a donné envie de lire ce livre et de le demander à la dernière Masse Critique. Je remercie Babelio et les éditions le Muscadier pour leur confiance.
J'ai été propulsé dans une France et un monde ravagé par le virus Emma qui fait perdre toute humanité à ceux qu'il contamine. Un vaste système a été mis en place pour éviter le contact avec ce virus. Pourtant les contaminations se font encore facilement et le seul moyen qu'à trouver l'Homme pour survivre et de s'isoler.
L'univers de l'autrice est riche. Elle nous plonge dans un univers qui nous réservera bien des surprises au fil des pages. Ce que je croyais être vrai au début du roman ne l'est peut-être pas… Et si le meilleur moyen de protéger la plupart des survivants c'est de leur en dire le moins possible ?
J'ai beaucoup aimé Azur, l'héroïne de ce roman. Cette jeune adolescente s'endurcit très vite au fil des révélations qui lui sont faites. Elle garde cependant un coeur en or, elle n'oublie pas la promesse qu'elle s'est fait à ses quinze ans.
L'autrice a su maintenir un rythme soutenu dans son roman avec ses révélations faites au compte*goutte qui m'ont surprise la plupart du temps et m'ont permis de remettre en question l'image que je me faisais de ce monde. Elle lie bien à la fois aventures, émotions et suspense.
Mais le petit plus de ce roman, c'est de faire réfléchir à ce qu'est l'humanité. Est-ce la version présenté par les autorités de ce monde c'est-à-dire l'absence de maladie ou alors est-ce autre chose.
En bref, c'est un roman que j'ai beaucoup aimé. Il mêle les émotions, l'aventure et le suspense dans un univers futuriste originale, tout en nous faisant réfléchir à l'humanité. Un roman à lire par tout le monde.
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VALENTYNE
  12 décembre 2017
Emma n'est pas le nom de la jeune fille sur la couverture, c'est le nom d'un virus qui rend les gens fous et qui a décimé 90% de la population mondiale.
J'ai trouvé l'idée initiale très intéressante. Tout d'abord, l'action se situe une centaine d'années après l'apparition du virus en France (on évite donc la partie purement apocalypse pour se concentrer sur l'après). le lecteur suit une adolescente, Azur, qui habite dans un village dans les Pyrénées.
Pour leurs 15 ans, elle et son presque frère, doivent se soumettre à une prise de sang pour savoir s'ils ont attrapé Emma….
En parallèle de leur découverte du monde en dehors de leur village, l'auteur fait la description de ces communautés qui tentent de faire survivre l'espèce humaine : les us et coutumes de cette nouvelle humanité sont très codifiés pour assurer justement la survie. J'ai beaucoup aimé tous les détails de l'organisation de cette société (pas d'exemple pour ne pas gâcher la découverte d'autres lecteurs.
Un roman jeunesse qui m'a bien plu, dans un genre un peu différent de U4 qui lui est plus dans l'apocalypse immédiate, les jeunes apprennent à survivre sans portable, alors qu'ici ces jeunes ont toujours vécu sans le « confort » et se déplacent à cheval ou à vélo.
Azur est une héroïne qui doute, s'interroge, avec des thèmes proches des préoccupations des adolescents : la justice, l'amitié... . le passage à l'âge adulte se fait pour Azur et ses amis avec son lot d'épreuves. La fin est assez ouverte et laisse présager une suite mais peut également être un roman unique (pas de suspense insoutenable à la dernière page)

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didyme
  27 décembre 2017
Ce roman présente le cheminement d'Azur, une jeune fille vivant dans une société ravagée par une terrible épidémie causée par un virus portant le nom d'Emma. L'histoire est bien menée, la désintégration et recomposition partielle de la société sont présentées avec réalisme. La réflexion sur les conséquences d'une épidémie d'une envergure mondiale (société fracturée, recul technologique, stratégies de survie) est poussée jusqu'à sa conclusion logique; on y croit vraiment. L'histoire n'est pas juste un prétexte pour présenter divers aspects de la dystopie; elle a ses propres rebondissements et détours dramatiques qui gardent l'intérêt du lecteur même lorsqu'on cesse d'en apprendre sur le monde imaginé par l'auteure. La psychologie des personnages, en particulier celle d'Azur, est fouillée et crédible. La narration à la première personne de la jeune fille nous aide à nous mettre dans sa peau. Cette histoire très dure par moments est néanmoins racontée dans un style sobre finement ciselé qui évite tout larmoiement. En résumé: un premier roman abouti, que je recommande sans réserve. Au point de vue du public visé, je crois que les thématiques très dures ne seraient appropriées qu'à partir de 15 ans.
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Athanase45
  26 juin 2018
Est-ce pour rappeler cette habitude qu'ont pris les météorologues de donner des prénoms féminins aux pires cyclones (qu'ils alternent désormais, féminisme oblige, avec des prénoms masculins…) ? Toujours est-il que Tess Corsac a intitulé son premier roman pour la jeunesse « Emma ». Or ce doux prénom désigne dans cette oeuvre d'anticipation un terrible virus qui a ravagé la Terre au point de faire passer la population mondiale de 7 milliards d'habitants à une grosse centaine de millions. On a appelé cette pandémie La Grande Moisson. Les survivants se sont organisés, retranchés dans des villages retirés de tout, se soumettant à une stricte discipline pour éviter tout contact avec ceux qui sont encore porteurs de la maladie. Chaque personne indemne est désormais marquée au front d'un tatouage bien visible et régulièrement actualisé lors d'une visite médicale.

La civilisation que nous connaissons s'est évidemment effondrée, aucune des techniques modernes n'ayant pu subsister faute de pétrole, d'électricité, d'usines en état de marche. le monde que nous connaissons, défait, est revenu à la vie paysanne de subsistance la plus élémentaire, mais une vie cruelle où la définition même du mot humanité a changé. Seuls quelques îlots officiels, essentiellement médicaux, subsistent, étroitement surveillés contre les malades qui rôdent alentour et sont traités aussi impitoyablement que des morts-vivants...

Lien : https://littejeune.blogspot...
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
Annabelle19Annabelle19   01 décembre 2017
Emma est une petite sœur sombre, rachitique et tordue, qui grandit avec nous. Emma est un tueur invisible qu'on apprend à craindre. Un monstre à éviter, qui pose sur nous ses milliers d'yeux.
Dans toutes les maisons, on trouve le même dépliant plastifié accroché bien en évidence sur un mur ou une porte. Très vieux papier. Il a appartenu à mon arrière-grand père et a toujours ce même aspect froid et sérieux.
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Emma, éditions du Muscadier [Booktrailer]
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