AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2363583361
Éditeur : Vendémiaire éditions (03/10/2019)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Les combats héroïques de Garibaldi pour unifier l'Italie, le sacrifice exalté des légionnaires de Mussolini dans le désert de Libye, la vie quotidienne à Florence au temps de Dante... Mais aussi l'érotisme sulfureux des Amants diaboliques, les caprices des divas ou les crimes d'honneur napolitains. Le cinéma italien a fait preuve entre 1922 et 1945 d'une vivacité et d'une créativité qui n'ont rien à envier à ses homologues européens.

Que l'on songe au... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
moravia
  07 janvier 2020
À deux doigts de ne pas participer à cette masse critique, ne pouvant me connecter le matin, ce n'est qu'à quatorze heures que j'ai consulté la liste des livres disponibles qui naturellement avait considérablement diminué en raison de l'heure tardive.
Sans aucune hésitation, mon choix s'est porté sur ce livre, mon attention attirée par la belle couverture et par le titre qui collait parfaitement à mon actualité : Dictionnaire du cinéma italien, de la marche sur Rome à la République de Salò 1922-1945.
En effet, je ne pouvais hésiter, car au même moment j'avais entrepris la lecture de l'ouvrage de Max Gallo : L'Italie de Mussolini. Vingt ans d'ère fasciste.
Dès la disparition du cinéma muet avec bon nombre d'acteurs et de divas qui ne surent pas s'adapter au parlant, le cinéma italien connu une nouvelle orientation.
Si au début le pouvoir apporte davantage d'attention aux films documentaires et d'informations (fasciste naturellement) qu'au cinéma de divertissement (Hollywood y pourvoyait), il prend conscience rapidement que le cinéma peut être tout à la fois divertissement et propagande. Dès cet instant le mot d'ordre est pour tous : "l'État encadre, l'État aide, l'État récompense, l'État contrôle, l'État incite".
Après la désertion des compagnies américaines suite au décret-loi sur le monopole pour l'achat, l'importation et la distribution de films étrangers, vont se multiplier les comédies sentimentales pimentées d'intrigues et de quiproquos, répondant aux attentes d'un public en quête d'évasion en dehors des films plus doctrinaux.
En effet les événements politiques les plus marquants ne peuvent échapper aux réalisateurs désireux de se conformer aux mots d'ordre du pouvoir. C'est ainsi qu'apparaît sur les écrans des films ayant pour cadre la "pacification" de la Libye, la conquête d'Éthiopie consacrant l'Italie en empire se souvenant à l'occasion de l'Empire romain et de Scipion l'Africain, la participation des troupes à la guerre d'Espagne puis l'entrée en guerre aux côtés des allemands face à une coalition anglo-américaine qu'il faut aussi combattre par le biais des images. D'autres mettent leur talent au service du régime en glorifiant l'oeuvre fasciste sociale et son chef tout à la fois César et Napoléon.
Après le débarquement des alliés en Sicile et la chute imminente du régime les derniers fidèles trouvent refuge dans le nord de l'Italie au sein de la république de Salò dans l'espoir de continuer leurs oeuvres.
Ils n'avaient pas encore conscience que c'était la dernière séance...
Le livre d'Alessandro Corsi dévoile cette vaste fresque de façon thématique. Le lecteur peut, comme je l'ai fait, parcourir ce dictionnaire en suivant les entrées au gré de ses envies et de sa curiosité. Parmi les 237 que compte l'ouvrage j'ai consulté en priorité : Acteurs-Actrices-Allemagne-Amérique-Aventures-Burlesque-Cinecittà-Colonies-Comédie-Critique-Divas-Documentaire-Doublage-Ecoles-Eglises-Épuration-Faits divers-Festivals-France- Genres-Hercules et athlètes-Industrie-Langue-Mussolini-Naples-OVRA- Péplum-Policier-Politique- Propagande- Réalisme- Répression- République de Salò-Studios-Union soviétique.
Je vous épargne aussi la longue liste très détaillée des réalisateurs, des actrices et des acteurs que l'on retrouvera après guerre pour certains.
Cet ouvrage est foisonnant d'informations révélant le long travail rigoureux qu'a dû accomplir l'auteur pour assembler autant d'informations. Malgré les 635 pages de l'ouvrage à aucun moment je n'ai trouvé de longueurs. C'est passionnant d'un bout à l'autre grâce à Alessandro Corsi qui n'est jamais professoral.
Même si ce dictionnaire étudie en profondeur cette période, il n'est nullement nécessaire d'être un spécialiste pour apprécier cet ouvrage très didactique. j'y ai trouvé un grand plaisir et je suis certain que je reviendrai le consulter à l'occasion d'autres lectures évoquant le cinéma italien de ces années.
Séduit par ce livre et curieux d'en savoir plus j'ai consulté le catalogue des Éditions Vendémiaire que je découvrais pour l'occasion. Il offre de nombreux essais, tous plus séduisants les uns que les autres, disponibles dans diverses collections : Chroniques, cinéma et séries, écho, empires, enquêtes, généalogies, géographies, histoires, le temps de la guerre, retour au moyen Âge, révolutions.
Mais c'est hors collection que j'ai trouvé l'ouvrage qui me permettra de clore mon exploration de l'Italie de Mussolini : Dictionnaire de L'Italie fasciste de Philippe Foro.
Ce sera mon second cadeau de Noël (avec un peu de retard) après ce Dictionnaire du cinéma Italien 1922-1945 pour lequel je remercie chaleureusement les Éditions Vendémiaire ainsi que Babelio pour l'organisation de cette masse critique de fin d'année.
Je suis un lecteur comblé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          203
Bazart
  09 décembre 2019
Pour un cinéphile d'aujourd'hui quand on parle cinéma italien on aurait tendance à penser qu'il a commencé juste après la guerre avec le mythique Rome ville ouverte de Roberto Rosselini et qu'il aura vu naitre de légendes du cinéma mondial comme Pasolini, Visconti, Fellini, Rosi, Scola, Bertolluci et plus récemment Moretti, Bellochio ou Sorrentino
Or, pourtant le cinéma italien était présent bien et l'âge d'or du cinéma italien et c'est ce à quoi ce dictionnaire consacré au cinéma italien entre 1922 et 1945 , coordonné par le passionné Allesandro Corsi s'est efforcé de faire.
Dans la préface, le grand historien du cinéma Jean Tulard rappelle également l' évidence selon laquelle le cinéma italien n'est pas venu d'un seul coup en 1945 avec le chef d'oeuvre de Rosselini
2977446605_1_3_LFUGIqNU
En plusieurs centaines d'entrées, ce dictionnaire propose pour la première fois au public français de découvrir une période fondatrice qui, de Luchino Visconti à Totò, en passant par Vittorio de Sica, Roberto Rossellini, ainsi que la création de Cinecittà et celle de la Mostra de Venise, porte en germe ce qui fera la gloire du cinéma italien d'après-guerre.
Le cinéma italien aura en fait connu toutes les vicissitudes de l'histoire, brillant de tous ses feux dès les années 1910, accompagnant les sombres années du fascisme puis les désastres de la guerre jusqu'à la reconstruction des annéesd'après guerre, des années dites du fameux néoréalisme italien,
On se rend compte ainsi en feuilletant ce dictionnaire que de nombreux illustres noms du cinéma italien que l'on connait tous, de Vittorio de Sica à Anna Magnani- qui a débuté sur les écrans des 1928 ou Alida Vallida ont bien débuté leur carrière sous l'Italie fasciste d'un Mussolini qui a quand même créé la Mostra de Venise en 1932.Une piqure de rappel aussi indispensable que dense!
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Bellonzo
  15 décembre 2019
Babelio et Vendémiaire ont fait un très beau cadeau de Noël au passionné du cinéma italien que je suis de longue date. Et c'est con molto piacere que je vais écrire pour Masse Critique tout le bien que j'en pense. J'ai pas mal de documentation sur le Néoréalisme, la comédie italienne, les grands films politiques italiens, les cinq grands maîtres historiques Vittorio, Roberto, Luchino, Michelangelo et Federico, etc. Mais cet ouvrage sera vraiment une référence sur cette période pour le moins discutable du cinéma et de l'histoire italiens.
L'ouvrage est très documenté et se consulte comme...un dictionnaire, cet objet inconnu de mes petits-enfants qui peinent à en tourner les pages, peu familiers de l'ordre alphabéitique depuis l'avènement du yakatapé. Sérieusement le Dictionnaire du Cinéma Italien de la marche sur Rome à la République de Salo 1922-1945 d'Alessandro Corsi est une vraie mine qui étonne parfois. Comme toujours les choses sont un peu plus complexes que ce que l'on croit savoir. Et comme dans toutes les périodes troubles, c'est à dire tout le temps, les hommes ont souvent fait preuve d'opportunisme. L'immense Rossellini, mon maître absolu, en est un exemple, lui qui tourna sous l'égide de Vittorio Mussolini quelques films très loin d'être des brûlots antifascistes. Puis ce fut Rome, ville ouverte et les cinéphiles connaissent la suite.
Il résulte de cette lecture, parcourue bien sûr, que finalement peu de films de propagande ont été véritablement produits. le public étant surtout friand de spécialités italiennes, le film d'opéra, les films de héros musclés, Maciste notamment, véritable objet de culte, les comédies bourgeoises appelées téléphones blancs. Rappelons aussi la création en 1932 de la Mostra de Venise, dont toutes les récompenses sont sponsorisées par Mussolini, son gouvernement ou le Parti Fasciste, et surtout celle de Cinecitta. Grazie mile à Babelio et Vendémiaire. Aucune chance que ce livre là finisse sur un banc public.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          81
delcyfaro
  26 décembre 2019

Ce très beau livre retrace une partie de l'aventure du cinéma italien.
C'est vrai que souvent on a tendance à penser à celui d'après-guerre avec ses films si connus et remarquablement mis en scène et interprétés mais c'était important de mettre aussi en valeur ce cinéma qui au final fut le précurseur de celui qui a subjugué tout le monde après 1945.
Dans ce gros ouvrage on découvre des noms bien connus du public, tels que Anna Magnani ou Vittorio de Sica et on s'aperçoit que beaucoup étaient déjà présents au cours de ces années-là.
Le cinéma italien a connu bien des heures de gloire mais aussi des heures sombres notamment pendant la période fasciste où un cinéma de propagande était préféré à tout autre cinéma.
Il faut toutefois malgré tout se rappeler que la Mostra de Venise a été créée par Mussolini et que son rayonnement a perduré bien après la chute du fascisme.
Cet ouvrage est intéressant à feuilleter car il parcourt toute une période historique qui a vu émerger le meilleur comme le pire.
C'est vraiment un beau livre qui a trouvé sa place dans ma bibliothèque et qui même l'embellit.
Merci à Babelio et aux Editions Vendémiaire pour ce très bel et très instructif ouvrage.

Lien : https://delcyfaro.blogspot.c..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
moraviamoravia   08 janvier 2020
Pourtant, entre 1937 et 1944, 33 autres films italiens furent réalisés par des cinéastes étrangers. D'abord par deux metteurs en scène de confession juive ayant quitté l'Allemagne : Kurt Gerron, qui mourra tragiquement à Auschwitz en 1944, à qui on doit la comédie Tre desideri (Trois désirs,1937), et Hans Hinrich avec Lucrezia Borgia, Il re del circo (Le roi du cirque,1940), Tentazione(Tentation,1942), [......] - ce dernier ayant poursuivi sa carrière en Italie après la promulgation des lois raciales, son nom ne figurait pas au générique et était remplacé par celui de son collaborateur italien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
moraviamoravia   09 janvier 2020
Comme il s'agissait de l'adaptation d'un roman français écrit par Joseph Peyré en 1931, la copie projetée en France, où le film remporta un succès critique et public tel qu'il resta à l'affiche six mois d'affilée dans une salle des Champs-Elysées, fut précédée d'un bref discours de Peyré lui-même, qui se terminait sur une note amère : " Nous avons dû avoir recours à l'aide généreuse du gouvernement italien et à l'intelligence d'un metteur en scène italien pour réaliser un tel chef-d'oeuvre. La France nous a refusé les moyens qui nous auraient permis d'accomplir quelque chose de semblable";
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          71
moraviamoravia   07 janvier 2020
Mais seul le filon salgarien en vint à représenter une véritable alternative italienne au vide laissé par la disparition des grands films d'aventure américains : un choix dont la portée politique devient encore plus évidente si l'on pense à la présence, dans nombre de ses romans, d'un très fort sentiment antibritannique.
Sept romans de Salgari furent donc portés à l'écran entre 1940 et 1942, dont cinq situés dans l'univers de la piraterie : La figlia del corsaro verde (La Fille du corsaire) et I pirati della Malesia (Les Pirates de la Malaisie) d'Enrico Guazzoni, Le due tigri (Les deux tigres) de Giorgio Simonelli, I figlio del corsaro rosso ( Le fils du corsaire rouge) et Gli ultimi filibustieri (Les derniers flibustiers) de Marco Elter.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
moraviamoravia   07 janvier 2020
En 1940, le fils d'Emilio Salgari, Omar, publia un livre consacré à la vie et à l'oeuvre de son père, qui avait fait rêver des générations entières de jeunes Italiens. L'écrivain et scénariste Lucio D'Ambra, membre de l'Académie royale d'Italie, en écrivit la préface, où il présenta Salgari, qui avait pourtant vécu avant la marche sur Rome (né en 1862, il s'était suicidé en 1911 en pratiquant une sorte de seppuku) comme le prototype de l'écrivain fasciste, tout en soulignant sa contribution indéniable à la formation de la jeunesse mussolinienne à travers la constante mise en valeur, dans ses œuvres, de la témérité et du goût du danger.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
moraviamoravia   08 janvier 2020
La Mostra de Venise étant un rendez-vous annuel incontournable pour la promotion des films à l'échelle internationale, les industriels français n'avaient toutefois pas déserté l'édition de 1939, et bien que représentée à titre non officiel, la France y arriva avec sa meilleure production : La Bête humaine de Jean Renoir, la Fin du jour de Julien Duvivier, Le Jour se lève de Marcel Carné, Jeunes Filles en détresse de Georg Wilhelm Pabst, Derrière la façade de Georges Lacombe et Yves Mirande, Dernière Jeunesse de Jeff Musso.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          11
autres livres classés : cinemaVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Livres et Films

Quel livre a inspiré le film "La piel que habito" de Pedro Almodovar ?

'Double peau'
'La mygale'
'La mue du serpent'
'Peau à peau'

10 questions
5536 lecteurs ont répondu
Thèmes : Cinéma et littérature , films , adaptation , littérature , cinemaCréer un quiz sur ce livre