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EAN : 9782205067781
48 pages
Éditeur : Dargaud (04/12/2015)
4.06/5   9 notes
Résumé :
21e album de La Jeunesse de Blueberry : une nouvelle aventure qui se déroule durant la guerre de Sécession.

Alors que Blueberry est transféré dans un pénitencier sudiste, le train qui le transporte est pris dans une embuscade. Notre héros parvient à s'échapper et trouve refuge dans un village hors du temps et de la guerre. Malheureusement, le feu et les larmes ne sont jamais bien loin, et la guerre de Sécession va bientôt rattraper ce hameau tranquill... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Eric75
  02 janvier 2016
Mike Blueberry, le plus connu des lieutenants nordistes de la bédé franco-belge est une fois de plus fait prisonnier par l'armée sudiste et doit être transféré dans un pénitencier. On ne compte plus les pénitenciers qui ont accueilli le lieutenant yankee depuis son entrée en scène en 1963, à peu près tous, à mon avis. On ne se souvient plus trop des circonstances de son arrestation ni pourquoi il se retrouve cette fois encore entre les mains des sudistes, car il s'écoule environ trois ans et demi entre les parutions de chaque album, un délai largement suffisant pour avoir tout oublié. Dans l'avant-dernier, intitulé Gettysburg, souvenez-vous, Blueberry s'était réfugié avec le sergent Peters dans la cave d'une cabane encerclée par les troupes confédérées, une belle occasion pour lui raconter son expérience personnelle de la célèbre bataille de Gettysburg, et de faire profiter le lecteur d'un flashback de bon aloi insérant ce moment historique un peu oublié dans la chronologie de la série. Ils se font choper à la fin de l'album comme deux rats sortant de leur trou à rats, alors que la bicoque est incendiée.
Dans ce nouvel album, nous retrouvons donc Mike et Peters à bord d'un train faisant route vers le pénitencier, le scénario étant extensible à l'infini, ils n'arriveront jamais à destination, ce sera pour une prochaine fois, car une bande de pillards prend d'assaut le convoi et met fin au voyage. Mike, Peters et un troisième larron parviennent à s'enfuir à bord de la locomotive. Après avoir échappé aux pillards, au déraillement, à l'écrasement par des blocs de rocher, à la noyade, à une demi-douzaine de morts certaines, ils seront accueillis par une communauté pacifiste et pastorale au sens religieux du terme dans un endroit isolé du monde nommé Paradise Valley. le nom idyllique de ce lieu contrôlé par le pasteur Edmund Wilcox cache bien entendu une réalité bien différente, où les ennuis ne vont pas tarder à recommencer.
Une fois encore, cet album profite du trait de crayon finement ciselé de Michel Blanc-Dumont, d'un scénario plein de bruits et de fureur signé François Corteggiani et d'une tonalité sépia due à la palette délicate de Jocelyne Etter-Charrance. Bien sûr dans cet album superbement dessiné, les mustangs caracolent toujours l'échine luisante de sueur et les naseaux couverts d'écume, les étincelles jaillissent des boggies des locomotives dans un son strident, les flots tumultueux des arroyos tourbillonnent au fond des canyons, les jeunes filles vertueuses dissimulent leurs corps de rêve sous des crinolines pudibondes, les colts et les fusils crachent leurs flammes sans répit, et les geysers de sang giclent des blessures aussi souvent que dans les films de Quentin Tarantino.
Tout cela a un goût de déjà-vu mais le plaisir de poursuivre cette épopée qui semble ne jamais vouloir se terminer et qui dure maintenant depuis quatre décennies (le premier tome de la Jeunesse de Blueberry, scénario de Jean-Michel Charlier et dessin de Jean Giraud, les créateurs du personnage, date de 1975) reste absolument intact grâce au respect absolu des lois du genre, comme celles énumérées plus haut.
Je me suis donc posé la question suivante : à partir de quand sonnera l'heure de la fin de la jeunesse de Blueberry ? Celle-ci doit assurer la jonction avec l'ouverture de l'album Fort Navajo (publié en 1965) qui démarre juste après la guerre de Sécession, donc en 1865. Or, l'histoire actuelle se situe en 1864 juste après la bataille de Chickamauga et quelques mois avant l'assassinat de Lincoln. Il nous reste peu de temps.
On pressent malgré tout dans ce vingt-et-unième album, après la parenthèse de Gettysbourg, le début d'un nouveau cycle, avec l'apparition d'un nouveau personnage féminin, la troublante Emily, qui à mon avis n'a pas encore dit son dernier mot. On lui souhaite une belle carrière dans la série, même si les personnages féminins de la Jeunesse – Harriet, qui réapparaît ici dans un cauchemar, Elisabeth, Soledad, Virginia Kidman ou même Eleonore Mitchell – doivent se résigner à faire pâle figure au côté de l'irremplaçable Chihuahua Pearl qui fera son apparition quelques années plus tard dans la vie de Blueberry, comme les aficionados le savent, à partir de l'album numéro 13 (de la série principale) publié en 1973.


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Davalian
  02 mai 2020
Difficile de proposer une nouvelle histoire, après l'album spécial consacré à la bataille de Gettysburg. le convoi des bannis tente pourtant ce pari : nous allons retrouver le lieutenant Blueberry et son nouveau compagnon de galère, le sergent Peters, aux mains des Confédérés.
Rapidement expédiés dans un train, tout le monde aura rapidement compris que les deux énergumènes vont vouloir s'évader. Cela tombe bien car une bande de pillards sudistes vont venir leur donner un coup de main, pour mieux leur donner du fil à retorde par la suite.
Ce vingt-et-unième album innove quelque peu : il s'agit d'une histoire d'un seul tenant, qui peut se lire de manière indépendante du reste de la série. le scénario est original car pour une fois il n'est ni question de changement d'uniforme, ni de complots, ni de l'agence de Pinkerton mais d'une bande de fanatiques religieux, pas si sympathiques, mais rapidement confrontés aux déboires de la guerre.
Le décès de la coloriste (qui avait déjà commencé à passer la main depuis l'album précédent) ne se fait pas trop sentir ici. Malgré sa peine, Michel Blanc-Dumont parvient, une nouvelle fois, à nous régaler d'un album réussi, qui innove, tout en poursuivant avec talent la mise en images de quelques poncifs de la série (la locomotive, les fusillades, la demoiselle en détresse).
Un album sympathique, efficace mais qui ne peut que laisser dubitatif. Annoncé depuis quelques temps l'album L'antre du serpent semble avoir bien du mal, et ce depuis 2017, à trouver son chemin jusqu'à aux étals de nos librairies…
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belette2911
  27 septembre 2020
Depuis que Giraud et Charlier ne sont plus aux commandes du spin off consacré à la jeunesse de Blueberry, soit ça part en carabistouilles (restons polie) soit ça reste dans de l'ultra classique.
Les pères de Blueberry étaient dans le classique aussi, avec des retours aux sources, mais au moins, leurs scénarios étaient plus relevés, moins conventionnels que ce que je viens de lire.
Conventionnel ne veut pas dire merdique mais j'espérais tout de même avoir autre chose que du réchauffé.
Comme je prends la fin de la série bien après tout le monde, je n'ai pas dû attendre 3 ans entre l'album consacré à la bataille de Gettysburg et sa suite.
Dans l'album précédent, notre lieutenant après s'être réfugié dans une maison pour échapper aux tirs sudistes se faisait cueillir ensuite, avec son sergent, par les Reb et les voici dans un train en tant que prisonniers.
Première question : qui est le fameux convoi des bannis ? le wagon avec une dizaine de prisonniers nordistes ? J'ai des doutes… Alors serait-ce le convoi des pillards déguisés en Sudistes qui seraient visé par le terme de "bannis" ? Bof… Jamais l'auteur ne nous apprendra de quoi ou de quel endroit ces hommes ont été bannis ! Mais bon…
Ces derniers albums, il me semble que Blueberry tombe souvent dans des communautés ultra religieuse… Cet album n'y déroge pas et on se retrouve une fois de plus chez des culs bénis qui refusent la violence mais n'hésitent pas à vous fouetter pour expier le Mal qui est en vous. Les grands croyants sont souvent bourrés de contradictions.
En soi, cet album n'est pas mauvais, mais il est conventionnel et réchauffé : une communauté qui vit à l'écart de tout, des pillards qui arrivent, qui flinguent à tout va, le tout, sur fond de vengeance, pour ne pas changer.
Certains visages des personnages avaient tout droit l'air de sortir de "La planète des singes", l'ancien film vu leur dents qui ressortaient ou leurs airs simiesques. Hormis ces détails, les dessins de Blanc-Dumont sont bien exécutés et les coloris sont agréables pour les yeux, surtout après avoir lu "Wanted"…
Mais c'est trop du déjà-vu et Blueberry m'a habitué à autre chose que des aventures qui semblent là juste pour ajouter des albums avant de terminer enfin ce spin off commencé par Charlier et Giraud en 1975 et qui devait faire la jonction avec le premier album de Blueberry "Fort Navajo" qui commence après la fin de la guerre de Sécession.
Où les auteurs changent leur fusil d'épaule en nous proposant du plus relevé ou alors, on arrête là et on ne continue plus le massacre.
Ma cote est sévère car j'ai eu l'habitude d'avoir de l'excellence et là, je suis très déçue…

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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critiques presse (2)
BDGest   09 février 2016
Les amateurs du genre ne seront pas déçus par cet épisode. Le western a encore de beaux jours devant lui.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   23 décembre 2015
Un nouvel opus qui ne nous déçoit pas, même s'il reste assez classique dans sa trame.
Lire la critique sur le site : Sceneario

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