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ISBN : 2070730298
Éditeur : Gallimard (07/01/1997)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 36 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition source : Gallimard, Blanche - 11/1996 (1° DL : 06/1996))


« Dix heures vingt-cinq. Enfin. Il ne restait plus que la lettre brune. Beaulieu l'ouvrit, exaspéré d'avance. Mon Dieu, le nombre de cinglés que Vous mettez au monde. L'écriture était effrayante, une espèce de broderie ne laissant pas la moindre marge à droite ni à gauche, pas plus qu'en haut ni en bas. Il n'y avait que six feuillets, ce soir, moins que... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  22 décembre 2015
Dieu existe.
C'est une certitude, des preuves irréfutables ont été trouvées par un homme de foi. Dès ce document lu, le lecteur en est aussitôt convaincu. Mais que faire ? le révéler à tout le monde ou le garder pour quelques élus. L'équilibre de la planète ne s'en trouvera-t-il pas menacé ?
Que l'on soit croyant ou pas, ce document fait l'effet d'une bombe. le premier ministre lui-même ne sait que faire, pareil pour Rome. Personne ne veut prendre le risque de perdre son petit pouvoir, son autorité sur son entourage.
Un livre qui se lit très vite mais qui pose la réflexion : comment serait notre société si Dieu en était le dirigeant ? Y aurait-il une quelconque opposition ? Quid des pouvoirs que certains s'arrogent ? Etcetéri … Etcétéra …
Tant que nous sommes dans l'expectative nous pouvons conserver notre libre arbitre.
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litolff
  29 décembre 2014
Que se passerait-il sur terre si on apportait la preuve irréfutable de l'existence de Dieu ? C'est sur ce postulat que se base ce délicieux thriller théologique de Laurence Cossé.
Un prêtre obscur transmet à un saint homme casuiste (entendez jésuite) un document prouvant l'existence de Dieu, de manière irréfutable. Transporté, le casuiste transmet cette preuve à un autre saint collègue qui, à son tour, reconnaît là une Révélation. A leurs yeux dessillés, la joie de cette connaissance va se propager à la terre entière mais… les voies de Dieu étant aussi impénétrables que hiérarchiques, c'est à leur supérieur provincial que les deux casuistes viennent d'abord apporter la Révélation, lequel, inquiet de l'effet provoqué par la lecture de ces feuillets, refuse de lire le document et le fait examiner par deux éminents théologiens. Lesquels concluent à la même éblouissante évidence !
D'indiscrétion en indiscrétion, le premier ministre a vent de l'affaire en même temps qu'elle remonte à Rome auprès des hautes sphères ecclésiastiques.
Et là, selon l'état d'esprit des récipiendaires de la Nouvelle, hommes de prière et de science ou hommes d'ambition et de pouvoir, la réaction est très différente : car si les « juste » se trouvent pacifiés par cette Révélation, il n'en est pas de même pour tout le monde. Et, en effet, à quoi serviraient les membres d'un gouvernement dans un pays tourné vers l'adoration ? A quoi servirait un clergé dès l'instant où Dieu se manifesterait sans intermédiaire ? Et que devient la foi dans tout ça?
Laurence Cossé nous amène à penser sur un mode facétieux que les preuves irréfutables de l'existence de Dieu, seraient désastreuses en inhibant en l'homme toute possibilité de choix : vaste sujet à méditer dans ce petit roman très enlevé !
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Epictete
  16 juillet 2017
En abordant les premiers chapitres de ce roman, on ne peut s'empêcher d'évoquer le « Da Vinci Code ». le milieu religieux dans lequel s'installe l'histoire, le secret entretenu, tout cela entretient une atmosphère propice à la comparaison. Certains parlent de Thriller psychologique, mais le sujet et son traitement sont bien différents du bouquin de Dan Brown.
Ici, il se trouve que l'on a la preuve sur terre de l'existence de Dieu. Et cela n'est pas sans conséquences :
• Certains pensent que cela signifie que la fin des temps est proche.
• Des experts prévoient une crise économique car les gens, sûrs de l'existence de Dieu n'auront plus envie de se dépasser, de se battre.
• Les membres des institutions craignent une perte de crédit et un déclin inéluctable, de même que les puissants qui entrevoient très vite une perte de pouvoir.
Comment l'église et l'état pourront-ils réagir ?
L'auteur nous livre une histoire courte qui se déroule sur une petite semaine et qui, au-delà du récit pose un certain nombre de questions. C'est la différence entre savoir et croire qui est traitée. Lorsque l'on croit, le doute entretient la réflexion. Quand on est sûr de savoir, de détenir la vérité, on ne cherche plus à expliquer.
Très agréable à lire, rythmé, court, c'est un livre qui appelle les vacances tout en suscitant la réflexion.
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lanard
  03 avril 2012
Ce roman sur "la preuve de l'existence de Dieu" rappelle beaucoup La fabrique d'absolu de Karel Capek. Dans ce dernier le générateur d'une nouvelle forme d'énergie irradiait littéralement la foi ; quiconque se trouvait à proximité de la machine en marche tombait en extase mystique et devenait aussitôt croyant et prosélyte. Paradoxalement l'Eglise en prit ombrage et se fit la plus farouche opposante à la divulgation de cette génératrice de foi.
C'est là le seul point commun avec le roman de Laurence Cossé ; l'opposition de l'institution ecclésiale à un propagateur de foi plus puissant qu'elle.
Un prêtre obscur fonde après de multiples et laborieuses tentatives une preuve définitive de l'existence de Dieu. Il fait part de sa découverte à un célèbre casuiste qui en est aussitôt bouleversé. En fait, quiconque lit le document de six pages qui contient la fameuse preuve s'en trouve tout retourné au grand dam du provincial de la casuitière où le fameux casuiste officie. La proximité sociologique des gens de la Compagnie avec ceux du pouvoir d'Etat ne fit que favoriser le hasard qui voulu que le Premier ministre lui-même aie eu vent de la fameuse preuve désormais celée dans le coffre fort du provincial.
A sa lecture le chef du gouvernent souhaite immédiatement aller à confesse (à la fin du roman il démissionne). Ses plus proches ministres prennent rapidement la chose au sérieux redoutant de voir la France se transformer en un immense monastère qui menacerait d'obsolescence les principales fonctions d'un Etat condamné à se dissoudre dans un contexte de sainteté générale.
C'est un peut la même inquiétude qui tourmente le provincial de la Compagnie ; et c'est ce même tourment qui exaspère l'archevêque de Paris Mgr Velter quand il apprend la chose par le confesseur du premier ministre venu l'avertir ; “ c'est la fin de l'Eglise romaine ” conclut-il immédiatement. Il alertera promptement Rome de l'importance des enjeux. En conclusion les instances Romaines parviennent à étouffer l'affaire. le prêtre découvreur de la preuve (il s'appelle Mauduit – doublet de maudit qui signifie autant victime de la malédiction que “ mal dit ” comme si énoncer la preuve de l'existence de Dieu était mal dire) est retrouvé suicidé ; toutes les personne ayant lu preuve sont aussi disparues.
Gardons-nous de penser que le pape aie jamais eu vent de l'affaire. Comme il est dit dans l'épilogue : un secret pontifical est une information qui ne doit être connue du Saint Père sous aucun prétexte.
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clement_M
  06 février 2017
La preuve est faite : Dieu existe. Maintenant que faire avec cette preuve ? Quelles seront les conséquences (religieuses et politiques) ?
Encore une fois, l'idée de Laurence Cossé est très intéressante, le livre est très bien rythmé et la fin m'a enchanté.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
genougenou   08 mars 2017
La certitude, quel que soit son bord, engendre le fanatisme. Elle n'engendre pas que lui, mais elle l'engendre immanquablement. Voyez les Croisés, les Inquisiteurs, aussi bien que les révolutionnaires athées : tous ont haché menu, brûlé, guillotiné, sûrs de bien faire. Au fond, le doute est le seul contrepoids aux folies humaines. C'est la raison, le doute.
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lanardlanard   15 août 2010
“ Qu’est-ce que ça change, au fond, d’avoir la preuve de l’existence de Dieu?”
Le Dangeolet prit un air excédé, et d’autorité la parole:
“ Père Waldenhag, est-ce bien le moment de plai­santer? Je vous en prie! L’heure est grave, et il n’est pas question de divulguer la preuve avant d’avoir fait le tour de tous les effets que cela pourrait avoir sur le monde. Car une chose est sûre, le monde en serait bouleversé. Et une autre beaucoup moins sûre: que nous ayons a y gagner tant que ça.
“ Il n’y a pas de temps à perdre. Je ne sais comment, certains à Paris sont au courant de l’existence de la preuve. Dieu merci, ce ne sont pas des journalistes, mais des membres du gouvernement, ou tout comme. Leur sens de l’État devrait les empêcher de parler à tort et à travers. Mais enfin, l’information est lâchée. Si nous voulons l’arrêter dans sa course, il nous faut faire très vite.
“J’ai eu tout à l’heure un entretien avec notre ministre de l’Intérieur. Mes compagnons de voyage ici présents en ont été témoins, le malheureux n’avait pas pu me voir avant notre départ, et il a fait des pieds et des mains pour m’immobiliser au sol à Roissy avant le décollage de l’avion. Il tenait mordicus à me parler.
“Le gouvernement est terriblement inquiet de savoir la preuve établie. Et plus encore de l’imaginer diffusée. Il a fait plancher ses experts pour avoir une idée de ce que pourraient devenir nos sociétés, informées de la chose. Les prévisions sont alarmantes. Le premier effet serait évidemment le chaos.
“Nos économies si complexes et fragiles vont se trouver sens dessus dessous. Les hommes, éblouis par Dieu, n’auront plus de raison de continuer à travailler pour faire tourner comme avant la machine. Le primat de l’économique s’effondrera Quatre-vingt-dix pour cent des entreprises humaines apparaîtront dérisoires. Le publicitaire, l’esthéticienne, tous les marchands de rêve et d’évasion fermeront boutique. A fortiori les marchands de canons. Le seul comportement tenable sera peu ou prou celui des Contemplatifs: oraison et frugalité. Je ne vois pas qu’aient encore la moindre importance la recherche en général et la théologie en particulier, mes bien chers. Une économie archaïque s’instaurera Du coup, ce sont les salles de change qui fermeront, les Bourses du monde entier, les chaires de finance internationale, les écoles de commerce. Fru­galité et oraison.
“ Nous avons eu assez de mal à mettre un peu d’ordre sur terre, depuis vingt siècles. Et c’est l’ordre qui va être sapé à la base! L’ordre des priorités, le calendrier des urgences, le départ entre l’essentiel et l’accessoire... Les valeurs fondatrices des sociétés modèles en ce bas monde seront déboulonnées: la valeur travail, la valeur enrichissement, développement, la valeur organisation sociale. Finie, l’accepta­tion de l’autorité! Terminé, le respect des hiérarchies!
“ À plus long terme, un monde voué au bien n’a rien pour rassurer. Je conçois que le paradoxe vous choque. Mais croyez-vous vraiment qu’un monde d’orants soit vivable? Je reprends l’expression du ministre, elle-même empruntée aux experts de Matignon, ‘‘il faut imaginer la France comme un grand monastère”. La France, et l’Italie, et le Liechtenstein, et les autres. Ne parlons même pas des conséquences sur la démogra­phie: elles pourraient régler le problème par l’extinc­tion de l’espèce humaine. Non, posons que le monde se survit. Nous avons assez tonné contre l’esprit de lucre et l’exclusion sociale, on ne peut pas nous accu­ser d’avoir pactisé. Mais de là à jeter le bébé avec l’eau du bain... L’humanité ne s’est pas mal trouvée de l’électricité, des vaccins, du nucléaire, disons-le: de la bombe atomique. L’ivraie s’est toujours mêlée au bon grain, indissociablement, et au total on était à peu près à l’équilibre. Ça tournait. Pourquoi vouloir tout désé­quilibrer?
“ Le bien, le bien pur: on sait où ça mène. On les a vues à l’œuvre, les communautés idéalistes, les Cathares, les Vaudois, les Anabaptistes à Münster. Tôt ou tard, le sectarisme l’emporte, avec le fanatisme, l’éloignement du réel et la tentation du suicide. Le refus de la vie et de son ambiguïté, de sa féconde ambi­guïté, conduit, excusez la tautologie, à la préférence pour la mort.
“Croyez-moi, cette preuve est lourde de menaces. Un ange est passé: qui sait si ce n’est l’Exterminateur?”
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litolfflitolff   31 décembre 2014
- Vous allez lire ces pages ?
- Je vais essayer. Ne croyez pas que ça me sera facile. Je ne suis pas un saint, moi non plus. Je m'accommodais d'un certain flou. Et je redoute autant que vous de me perdre. Mais j'ai une raison intime de lire ce texte. Je veux savoir pourquoi, comment, et selon quelle économie supérieure le Dieu bon et omnipotent de l’Évangile laisse les peuples s'étriper, la terre se fendre au milieu des villes et les enfants mourir de faim. Je l'ai "expliqué" mille fois, au moyen de ces arguments hérités du thomisme et prodigieusement sophistiqués que vous connaissez comme moi, et avec tant de fermeté que j'ai du convaincre, parfois. Mais moi, le mystère du mal me reste en travers de la gorge.
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domisylzendomisylzen   22 décembre 2015
Il n'y avait plus de succès : la mer, la neige ont-elles des succès ? Plus d'échec : un arbre connaît-il l'échec ? Plus de hiérarchie entre les hommes : la nuit est-elle supérieure au fleuve ?
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litolfflitolff   29 décembre 2014
Il voyait comment, en quelques semaines, la preuve de l'existence de Dieu peut ruiner l'équilibre laïc. Car l'équilibre tient à l'incertitude de l'existence de Dieu. L'absence de preuve de l'existence de Dieu oblige à respecter les incroyants ; mais l'absence de preuve de l'inexistence de Dieu à respecter les croyants
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