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ISBN : 2072801273
Éditeur : Gallimard (16/08/2018)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 68 notes)
Résumé :
Septembre 1935. Robin sort de l'adolescence. Il est né après la mort de son père, comme de nombreux enfants de sa génération, venus au monde pendant la Grande Guerre. La vie politique est alors particulièrement violente en France, tant sur le plan intérieur que dans l'ordre international. Mais, à dix-huit ans, qui n'accorde pas plus d'importance à ses tourments intimes qu'à l'actualité collective ? En la personne d'un de ses camarades de classe préparatoire, Robin d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  18 novembre 2018
Nous sommes en 1935.
Robin le narrateur, parisien, âgé de 17ans est né aprés la mort de son pére , fauché durant le conflit ...
Adulé , couvé par sa mére, veuve de guerre, entouré d'une flopée de cousins et cousines , il intégre une prépa réputée chez les jésuites, : internat obligatoire , discipline stricte..
La vie politique en France s'accélère ainsi que la politique internationale: pays en pleine crise, à l'aube de l'agression de Léon Blum, ligne Maginot, procès Stavisky, violences, tensions et montée de l'extrême droite , Europe sur les nerfs, où la gauche abandonnait son pacifisme et la droite son grand rêve de réconciliation entre les peuples, allongement du service militaire ....
L'auteur décrit aussi l'ambiance particuliére des prépas à cette époque ....le point de vue étudiant ...
L'accent est mis sur l'amitié entre Robin l'orphelin et Conrad, son ami, Suisse, issu d'une famille trés aisée, énigmatique et séduisant , mystérieux, beaucoup plus mature que Robin et une certaine jeune fille Clarie, dont le narrateur tombera en amour .....ébloui ....N'en disons pas plus...
Nous sommes transportés non seulement au coeur des tourments politiques mais dans les
stations de sports d'hiver en Suisse et en France , les paysages des Alpes...
Nous ressentons les émotions , les affres de l'adolescence, la naïveté, les aspirations et les efforts de Robin, sa quête absolue d'amour, ses tourments et ses rêves , sa découverte de la neige, ses états d'âme durant les six jours passés dans un vieux et pauvre village de Haute Tarentaise nommé Val- d'Isère......
Le final abrupt ouvre les yeux du lecteur et le prend de court ....
La plume est classique , agréable, un peu froide, peut- être , le vocabulaire châtié et choisi avec soin.
J'ai apprécié ce récit intiatique trop court, intense et romanesque à la fin inattendue .....
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Fandol
  12 février 2019
L'entre-deux guerres, l'union des forces de gauche aboutissant au succès du Front Populaire emmené par Léon Blum : pendant cette période cruciale qui va déterminer ce qui suivra, un jeune homme raconte une double histoire d'amitié et d'amour et profite de l'occasion pour nous faire vivre les débuts des sports d'hiver en France.
Dans Nuit sur la neige, Laurence Cossé donne la parole à Robert que tout le monde appelle Robin, jeune homme élève de classe prépa dans une boîte tenue par les Jésuites (BJ) à Verbiest, lieu semble-t-il imaginaire, proche de Paris. Son père a été tué au front pendant la première guerre mondiale et son fils, comme beaucoup d'autres enfants, à l'époque, ne l'a jamais connu.
Dans sa BJ, le bizutage dure dix jours mais Robin n'en parle pas. Il rentre chez lui chaque fin de semaine, fait du sport. Il se lie avec Conrad Wickaert et constate dans un journal que les lois antijuives sont appliquées en Allemagne : « La persécution des Juifs devenait légale. »
Les filles l'attirent mais, avec franchise, il reconnaît : « À vrai dire, je ne rêvais pas de sexe, encore moins d'un sexe. Je rêvais d'un visage – d'un regard sur moi, d'un sourire –, en un mot je rêvais d'aimer de passion, comme une midinette. »
Oncle Pol (35 ans), célibataire, parle de ski de piste car il a investi à Val d'Isère où, en 1935, un premier remonte-pente a été installé. En attendant, c'est à Saint-Moritz, en Suisse, que Conrad invite Robin qui apprend à skier avec Carl qui constate : « Les plus de cinquante ans de sa famille avaient été furieux de voir des pylônes apparaître dans les prés réservés jusque-là à leurs vaches, ils s'inquiétaient de ce que la montagne allait devenir. »
J'ai été très intéressé par ce roman qui m'a fait vivre les débuts du ski de piste dans ces villages difficiles d'accès où l'on vivait difficilement mais où l'or blanc commençait à attirer les investisseurs. Sur place, on s'organise et le constat est révélateur de ce qu'il va advenir : « L'école de ski tournait bien. On pouvait maintenant compter une dizaine de moniteurs du cru, de jeunes Avalins contents de gagner de l'argent au lieu de travailler avec leur père et leur grand-père à la ferme sans recevoir jamais un sou, selon l'économie autarcique immuable depuis des siècles. »
J'ai surtout été touché par Robin qui tente de s'intéresser à la vie des gens à la montagne mais tombe surtout amoureux de Clarie ce qui va amener quantité de révélations après un drame, dans les dernières pages du livre. L'amitié, l'amour et les combats menés contre l'ignominie sont au coeur de ce roman bien écrit, bien mené et bien documenté.
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si-bemol
  19 décembre 2018
Nous sommes en 1935 lorsque s'ouvre ce roman. le fantôme de la Grande Guerre hante encore les mémoires. En Allemagne, où Hitler est au pouvoir depuis deux ans, les premières lois anti-juives sont promulguées. En France, les Camelots du Roi agressent Léon Blum, les ligues s'agitent avant d'être dissoutes…
Robin, un adolescent parisien de 18 ans assez quelconque, orphelin d'un père mort à la guerre et qu'il n'a pas connu, entre comme interne en classe préparatoire dans un lycée d'excellence tenu par les Jésuites. Il y fait la connaissance de Conrad, un condisciple plus âgé, mystérieux et atypique à qui il voue très vite une forme d'amitié admirative et amoureuse.
Au cours de cette année d'étude intense, ponctuée de deux séjours au ski en compagnie de Conrad, il va découvrir, dans la déception et la douleur, les affres de l'amitié – lui qui n'avait encore jamais eu d'ami – et les ambiguïtés des premiers émois amoureux.
Je retire de cette lecture une impression pour le moins mitigée, car je n'ai pas vraiment compris où l'auteur voulait en venir avec ce roman ni même quelle était l'histoire réellement racontée. Est-ce la vie harassante d'un étudiant en prépa ? Une amitié décevante ? Un premier amour tragique ? La « montée des périls » ? La création des premières stations de ski ?
Beaucoup de thématiques, dont aucune, à mon sens, n'est véritablement traitée, des personnages peu attachants, des passages trop nombreux, trop longs - et pour moi hors sujet – sur la naissance de la station de ski de Val d'Isère, la seconde guerre mondiale survolée en quelques pages, et au final une fin bâclée…
Un roman très bref et qui se lit très vite, mais qui n'a pas su, hélas, capter mon intérêt.
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Cancie
  13 décembre 2018
Ce roman, Nuit sur la neige, débute en septembre 1935. Robin, né après la mort de son père décédé pendant la Grande guerre, a 18 ans et vient d'être admis à Verbiest, boîte jésuite que tous appellent BJ, dans l'une des classes prépas aux écoles d'ingénieurs.
Bien que vivant dans une période où la vie politique est particulièrement violente en France, tant sur le plan intérieur que dans l'ordre international, Robin s'y intéressera peu car il va surtout être emporté par ses sentiments, sentiment d'amitié notamment pour un de ses camarades, Conrad, qui restera cependant pour lui une énigme.
Il va découvrir avec lui la joie du ski de piste, d'abord à Saint-Moritz, en Suisse, puis ils se rendront ensemble dans un vieux village, à Val d'Isère, que certains, comme Pol, l'oncle de Robin, en véritables visionnaires, imaginent déjà comme une grande station de ski alpin.
Et c'est à Val d'Isère où ils resteront six jours, que Robin va s'éprendre d'une jeune fille et cette rencontre le marquera à vie.
Ce roman décrit bien les sentiments troubles que peuvent ressentir les jeunes gens. il offre également une très belle restitution de la naissance du ski et de son développement. J'aurais aimé cependant qu'il développe davantage le côté politique de cette période si importante de notre histoire. de même, certains points du livre sont restés pour moi non élucidés.
Un très beau roman tout de même.
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spleen
  25 septembre 2018
Un roman court pour évoquer deux naissances , celle de Robin aux émois amoureux et au passage brutal à la vie adulte et celle de la station de ski de Val d'Isére.
La première partie est consacrée à Robin, jeune garçon de 17 ans parisien , couvé par une mère veuve de guerre et qui intègre en 1935 ,une prépa réputée chez les Jésuites avec une discipline stricte et un internat obligatoire alors que la France est agitée par le Front Populaire , qu'en Espagne un autre Front Populaire se dessine et qu'en Allemagne l'armée se réorganise sous l'impulsion d'Hitler : ces événements sans intervenir directement dans la vie des étudiants créent un climat de tension et de sourde inquiétude .
Il y rencontre Conrad, un jeune homme d'origine suisse , un peu plus âgé , de moeurs plus libérées , les deux étudiants deviennent amis et Robin découvre en même temps les affres de la jalousie et les frontières étroites entre amitié, fascination et amour .
La deuxième histoire est liée à la création de la station de ski de Val d'Isère , vision un peu folle à la veille de la naissance des congés payés : c'est assez bref , un peu dans le style documentaire mais j'ai bien aimé cette vision d'ouverture des gens locaux sur autre chose que ce que leurs ancêtres avaient vécu et avaient presque religieusement transmis .
Les deux histoires se rejoignent dans les dernières pages dramatiques du roman lorsque les deux jeunes hommes vont passer quelques jours pour skier dans la toute jeune station et où l'amour et la mort prennent alors le même visage .
C'est bien fait, peut-être un peu formel et surtout trop bref à mon goût !
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critiques presse (4)
LePoint   05 novembre 2018
Avec « Nuit sur la neige », Laurence Cossé nous offre un roman remarquablement épuré dans le décor des premiers « sports d'hiver » des années 1930.
Lire la critique sur le site : LePoint
LaLibreBelgique   04 octobre 2018
A chacun de ses romans, Laurence Cossé a l’habileté de s’immiscer dans des univers complètement différents et, souvent, inattendus. Une fois de plus, avec Nuit sur la neige, elle crée la surprise à travers une histoire simple aux ramifications multiples.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   21 septembre 2018
Comme dans son époustouflant Grande Arche, feuilleton politico-architecturo-financier dantesque de la construction de l'Arche de la Défense, Laurence Cossé excelle à raconter l'essor d'un mouvement et la naissance d'un lieu.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   14 septembre 2018
Robin, à l'aube de sa vie d'adulte, découvre l'amitié et l'amour, dans le contexte politique particulièrement violent des années 1930. L'auteur dessine les courbes des destins brisés de jeunes qui avaient pourtant de grandes espérances.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   18 novembre 2018
" Quelle étrange substance, la mémoire , fluide et fuyante à la manière du mercure, avec des éléments plus solides que le silex.
La précision de certains souvenirs ....
Il y a des phrases entières que j'entends comme si c'était hier qu'elles m'avaient cloué sur place...
Je suis sûr d'elles au mot près....
Des expressions sur le visage, glaçantes , des gestes ,d'énormes trous , des cratères ......
+ Lire la suite
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FandolFandol   12 février 2019
Les autorités (suisses) ont fermé les frontières aux Juifs, qu'elles ne considéraient pas comme des réfugiés, fussent-ils menacés de mort. Ceci dès l'été 1938, et encore plus rigoureusement à partir d'août 1942, quand le Reich allemand est passé d'une politique de persécutions antisémites à une pure et simple extermination.
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rkhettaouirkhettaoui   21 août 2018
Quelle étrange substance, la mémoire, fluide et fuyante à la manière du mercure, avec des éléments plus solides que le silex. La précision de certains souvenirs… Il y a des phrases entières que j’entends comme si c’était hier qu’elles m’avaient cloué sur place. Je suis sûr d’elles au mot près. Des expressions sur un visage, glaçantes, des gestes. Et il y a d’énormes trous, des cratères où ont disparu des mois entiers avec les lieux qui leur servaient de cadre, des quantités de gens – sans doute les moments heureux et les personnes inoffensives ; car les plages paisibles s’enfoncent dans l’oubli quand les heures atroces ne perdent rien de leur tranchant, quel que soit le nombre des décennies qui nous en séparent, ou sont supposées nous en séparer. Et dans les heures atroces, je compte pour ma part les quelques instants de joie folle dont j’ai eu conscience en les vivant qu’ils étaient fulgurants et qu’ils allaient s’éteindre aussi brutalement qu’ils m’avaient ébloui.
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Gribouille_idfGribouille_idf   07 octobre 2018
Nous avions presque tous des visages indéterminés d’adolescents non dégrossis. Conrad était le seul dont les traits avaient l’air taillés dans du bois - je n'aurais pas su dire s’ils étaient beaux ou non.
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CancieCancie   09 décembre 2018
Nous montions entre les sapins, des flocons plein les yeux, dans le froid, l'humidité, le silence. Pour la première fois de ma vie, je comprenais ce que veut dire mettre un pied devant l'autre en n'ayant que cela en tête. Sans le bruit du torrent, je ne suis pas sûr que j'aurais distingué les gorges.
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Laurence Cossé - Nuit sur la neige
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