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ISBN : 1520508921
Éditeur : Auto édition (16/02/2017)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Laissez-vous happer par l’étrange, l’occulte et l’insolite le temps de six nouvelles : Suivez Marion lorsqu'elle découvre une mystérieuse chenille bleue. Explorez un manoir dont les murs semblent changer de place. Accompagnez Alzius dans une forêt peuplée de voix étranges. Voyagez toute une nuit dans les souvenirs d'Alex...
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
manue14
  22 juin 2017
La nouvelle « Hôtel Wolff » est assez intéressante au niveau des idées. le lieu est assez commun, tout le monde est déjà allé dans un hôtel donc on peut facilement s'imaginer que les situations de l'histoire peuvent nous arriver. Je ne me suis pas imaginée une seconde cette fin avec ce retournement de situation. Jusqu'à la conclusion je ne savais pas vraiment où l'auteur voulait en venir avec ces situations mais il cache bien son jeu. Au final s'il tire les ficelles de ses personnages en les manipulant à sa guise il en fait de même avec nous, lecteurs.
Les idées sont intéressantes, recherchées mais selon moi, pas assez approfondies. Je pense que la nouvelle aurait pu être plus longue et donc plus approfondie.
En ce qui concerne les descriptions, pour les lieux il y en a suffisamment pour que l'on arrive à s'imaginer l'ensemble, même si je pense qu'Eric Costa aurait pu en rajouter à certains moments. Ce qui m'a par contre dérangée c'est le manque de détails concernant les personnages. Malheureusement je ne suis pas arrivée à me les imaginer. Je n'ai pas non plus réussi à ressentir leurs émotions… L'auteur devrait vraiment revoir cette partie de l'histoire pour que cette dernière soit plus vivante et que l'on arrive à se mettre dans la peau des protagonistes.
La fin est surprenante, on ne s'y attend pas du tout. C'est une fin ouverte qui nous permet de nous poser plusieurs questions. Autant je me pose beaucoup de questions sur le futur de ce personnage, autant j'aurais envie de savoir ce qu'il est devenu…
La nouvelle « Solitaire » est assez surprenante et déstabilisante. Personnellement il y a pour moi trop de non dits. L'auteur ne nous dévoile pas tout et finalement cette nouvelle est selon moi pas aboutie malheureusement. Pourtant l'histoire commençait bien et me semblait vraiment originale. Jusqu'à la fin… et le retournement de situation. Malheureusement c'est à ce moment-là que j'aurais voulu avoir certaines explications qui ne sont pas présentes.
Concernant les descriptions, que ce soit des lieux, des personnages ou de leurs ressentis, il n'y en a malheureusement pas assez pour que je sois arrivée à m'imaginer l'ensemble de la nouvelle.
De plus, elle est assez courte ce qui est selon moi un peu dommage… J'ai eu l'impression que l'auteur n'avait pas eu envie ou le temps de finir cette nouvelle. Pourtant l'idée de départ était intéressante, mêlant vie quotidienne et thriller soft et j'aurais vraiment apprécié en savoir davantage.
La fin m'a déstabilisée et je me suis demandé pourquoi l'auteur s'était arrêté à ce moment-là… Je pense qu'il aurait pu continuer et nous faire vraiment partager le quotidien de ce personnage peu commun.
« Eclosion » m'a beaucoup plu, c'est une nouvelle aboutie et un thriller soft vraiment intéressant. On y découvre le quotidien d'une jeune fille qui va petit à petit se transformer en cauchemar.
Je n'avais encore jamais lu d'histoire de ce genre ! C'est donc une très bonne chose. Je serais curieuse de découvrir cette nouvelle sous la forme d'un roman plus long et qui se déroulerait, pourquoi pas, sur plusieurs mois.
Les idées s'enchainent bien et les retournements de situations ne sont présents que lorsque c'est nécessaire.
En ce qui concerne les descriptions, si l'auteur décrit très bien l'animal il en oublie de décrire la jeune fille… Pour ce qui est des émotions elles sont décrites mais auraient pu être un peu plus précises. Elles sont tout de même présentes contrairement aux précédentes nouvelles.
Ce qui est un petit peu dommage c'est que l'auteur oublie complètement de nous dire si la nouvelle se passe en quelques heures, une journée ou plusieurs jours. Cela aurait pu être intéressant d'indiquer les heures pour que le suspense soit encore plus présent.
La fin est surprenante, c'est tout de même une nouvelle entièrement finie, avec une pointe de suspense comme on peut en trouver dans la plupart des thrillers.
Celle que j'ai sans doute le moins appréciée est la nouvelle « le refuge ». Il y a selon moi trop de non-dits. Je ne suis pas arrivée à entrer dans cette histoire et à m'imaginer les situations et les réactions des personnages. L'auteur passait trop rapidement d'une situation à une autre et au final je me suis parfois demandé comment le protagoniste était parvenu à cette situation.
Certaines idées sont originales mais selon moi c'est l'ensemble de la nouvelle qui n'est pas assez approfondie et je trouve cela un peu décevant.
Les personnages manquent de descriptions ce qui fait que je ne suis pas arrivée à m'imaginer leur physique ou ce qu'ils pouvaient vraiment éprouver devant de telles situations.
La fin est selon moi un peu trop floue… on ne sait pas vraiment ce que deviennent les personnages ni ce qui va se passer ensuite pour eux…
Contrairement à la précédente j'ai beaucoup apprécié la nouvelle « le manoir ». le suspense est présent tout au long de l'histoire et même ensuite.
Les idées sont intéressantes mais j'ai eu l'impression qu'Eric Costa n'allait pas assez au fond des choses, comme s'il se freinait dans son écriture ce qui est un peu dommage et frustrant. J'aurais vraiment voulu découvrir ce manoir si particulier, me promener dans les couloirs, entrer dans les pièces pour y découvrir des choses et ressentir l'angoisse monter pour le protagoniste mais aussi pour nous en tant que lecteur. Malheureusement je me suis plus sentie spectatrice qu'actrice et c'est un peu frustrant.
Les descriptions des lieux, et surtout des sentiments du personnage ne sont pas assez mis en valeur. Il y en a mais pas assez selon moi.
J'ai bien apprécié le fait qu'il n'y avait pas beaucoup de dialogues, cela crée une sorte d'enfermement que l'on ressent un peu à certains moments.
La fin est surprenante et on se pose beaucoup de questions concernant le futur de l'homme. C'est vraiment au lecteur de s'imaginer un épilogue. Certains lecteurs apprécieront, d'autres peut-être un peu moins…
La dernière nouvelle « Fréquence 24 » est ma préférée. Les idées sont vraiment intéressantes et l'auteur arrive dans l'ensemble à nous faire partager les quelques heures d'angoisse de son personnage.
Certains passages auraient mérité d'être un peu plus développés mais dans l'ensemble l'auteur nous fait facilement entrer dans son univers.
Les retournements de situation ne sont pas très nombreux ce qui est une bonne chose surtout pour une nouvelle. Les idées s'enchainent bien mais vont parfois un petit peu trop vite. Je pense que l'auteur auraient pu les faire durer plus longtemps… il y aurait eu tellement à dire sur ce genre de situations.
Cela aurait pu être bien aussi d'ajouter les heures pour alourdir le suspense et faire remarquer aux lecteurs si les évènements durent longtemps ou pas. Dans ce genre de récit les heures peuvent apporter beaucoup.
La fin est selon moi trop floue. On ne sait pas ce que sont devenus les personnages et j'aurais vraiment voulu en savoir davantage sur eux. C'est un peu le petit point faible des nouvelles, mais celle-là aurait, selon moi, pu durer un peu plus longtemps.
En résumé, un recueil de nouvelles assez variées, traitant de thèmes divers et pour certains assez originaux. Je pense que tout le monde trouvera au moins une ou deux histoires qui lui plairont.

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LightandSmell
  12 juillet 2017
J'ai été très longtemps réfractaire aux nouvelles, ce format me donnant le sentiment de devoir me contenter de hors-d'oeuvres sans jamais pouvoir déguster le plat principal ni le dessert. Mais à l'instar de celui de Hélène Duc, le recueil de nouvelles d'Eric Costa me prouve de nouveau qu'écrites avec talent, les nouvelles peuvent constituer un excellent repas.
Je n'ai ainsi ressenti aucune frustration au terme de chaque histoire malgré leur brièveté. Cela ne s'explique que par la faculté de l'auteur à stimuler notre imagination et à nous offrir un condensé d'émotions en peu de pages. J'ai d'ailleurs été impressionnée du nombre d'images qui me sont venues en tête à la lecture de chaque nouvelle. de la même manière, mon imagination n'a pas pu s'empêcher d'associer régulièrement certains récits avec des séries ou des films d'horreur vus enfant ou adolescente.
Autre élément qui rend la lecture de l'ouvrage très agréable et prenante, la plume fluide de l'auteur et son style tout en rondeur. A travers un langage recherché, mais jamais pédant, Eric Costa vous transporte avec aisance dans ses histoires et leurs différentes atmosphères.
D'ailleurs, que préfèrerez-vous ? L'ambiance désuète d'un hôtel perdu au milieu de la brume, celle de la maison d'une adolescente aux prises avec une dangereuse créature ou encore l'ambiance feutrée d'une maison complètement isolée où la musique n'apporte pas le réconfort qu'elle devrait ?
Pour ma part, j'ai apprécié les six nouvelles du recueil même si certaines m'ont plus angoissée que d'autres. Je vous invite donc à les découvrir à mes côtés.
Hôtel Wolff :
Fatigué, Théophile décide de passer la nuit dans un hôtel qu'il découvre presque providentiellement sur la route.
L'auteur nous plonge dès les premières lignes dans une ambiance mystérieuse qui devient, au fil de l'histoire, délicatement angoissante. le lecteur sent le danger qui rôde dans cet hôtel à l'atmosphère surannée tout en se laissant, comme le narrateur, engourdir par les charmes qu'il semble offrir. Cependant, l'expression « trop beau pour être vrai » finit par se rappeler à nous. Dans la vie, rien n'est gratuit, tout se paie ! Une douloureuse leçon de vie dont Théophile Lazius aurait préféré faire l'économie.
J'ai apprécié cette nouvelle et le côté très vieillot de l'hôtel. J'ai également beaucoup aimé l'impression de me retrouver dans un épisode d'une série que j'adorais, Code Quantum, même si je ne saurais pas forcément vous en donner la raison. Tout au long de la nouvelle, je n'ai pu qu'imaginer al dans le rôle du maître d'hôtel…
Quant à la fin, elle devrait surprendre plus d'un lecteur même si, pour ma part, je l'avais devinée.
Solitaire :
Un bar, de la musique et une profonde détresse… Alex, un homme qui éprouve des difficultés à faire le deuil de sa femme, décédée il y a une dizaine d'années, noie son chagrin dans l'alcool. La boisson, à défaut de panser les plaies du coeur et de l'âme, finit par lui offrir un voyage éprouvant dans le passé.
Cette nouvelle est assez particulière faisant voyager le lecteur entre fiction et réalité. Ce voyage dans le temps est-il réel ou n'est-il que le fruit de l'ivresse ? Alex est-il finalement acteur ou simple spectateur du drame qui s'est joué il y maintenant des années ?
Le doute est permis, mais ce qui reste certain, c'est que l'auteur a su, en seulement quelques pages, nous faire ressentir toute la tristesse, la culpabilité et les doutes de son protagoniste.
Éclosion :
Marion découvre, un matin, une chenille bleue semblable à celle qu'un mauvais songe lui a gravé dans la mémoire et la peau.
J'ai adoré les différentes références à Alice au pays des merveilles, roman que j'avais lu plus jeune et qu'il me tarde de redécouvrir avec des yeux d'adulte. On retrouve, comme dans l'histoire originale, ce côté absurde et, parfois, inquiétant.
Eric Costa va néanmoins bien plus loin que Lewis Carroll en nous proposant carrément une histoire des plus angoissantes. le lecteur découvre ainsi avec effarement l'évolution terrifiante de la chenille tout en ne pouvant, au passage, que saluer la témérité (ou la sottise ?) de Marion qui ne cède pas à la panique. L'affrontement entre l'adolescente et la chenille est sans merci et aucune des deux n'en ressortira indemne.
Allégorie de l'adolescence avec ses angoisses et cette bataille que l'on mène pour devenir soi-même ou réelle lutte contre une abomination de la nature, à vous de choisir…
Le refuge :
Un voyageur pris dans le tumulte de la neige et du froid a la chance de trouver un refuge avant que le pire n'arrive.
En instaurant son récit en Transylvanie et en nommant l'un des personnages Vlad, l'auteur ne pouvait qu'éveiller l'imagination des lecteurs. Mais je vous rassure, il ne tombe pas dans la facilité en nous proposant sa propre version du célèbre personnage aux dents longues. L'histoire se révèle ainsi bien plus complexe que cela.
Pour ma part, j'ai adoré l'ambiance glaciale qui se dégage du récit, et l'aura de mystère et de danger qui ne cesse de planer sur notre voyageur. L'angoisse monte tandis que les événements s'accélèrent jusqu'à ce que la conclusion, aussi inattendue qu'effroyable, ne soit dévoilée.
J'ai, en outre, trouvé très intéressant le contraste frappant entre la chaleur trompeuse du refuge et la froideur dangereuse de l'extérieur. Un jeu de faux-semblant qui semble presque refléter le sentiment de confusion de notre protagoniste. En bref, cette nouvelle nous tient en haleine du début à la fin que ce soit par son suspense haletant ou son rythme endiablé.
Le manoir :
Un voleur pénètre dans un manoir en vue d'amasser un joli butin avant d'être aux prises avec des forces qui le dépassent.
On commence par découvrir, aux côtés du voleur, ce manoir et les trésors qu'il recèle. Puis, on s'interroge sur ce lieu inquiétant avant de s'affoler avec lui quand il apparaît évident que la sortie se dérobe à notre volonté. Petit à petit, on se laisse submerger par un sentiment d'étouffement. Enfin, on panique franchement quand un ennemi invisible qui se matérialise par la forme de deux armures, nous frappe. En d'autres mots, on vit complètement cette histoire et on ressent ce besoin urgent de quitter, sans se retourner, ce manoir hanté.
Cette histoire m'a fait frissonner et m'a donné l'impression d'être devant un film d'horreur. Il faut dire que la plume de l'auteur particulièrement immersive offre un véritable bain d'angoisse au lecteur. Claustrophobes et âmes sensibles s'abstenir !
Fréquence 24 :
Emma, abandonnée pour la soirée par son mari médecin, se retrouve chez elle avec son chat et la radio pour seule compagnie.
Cette nouvelle est, sans aucun doute, ma préférée, peut-être parce que j'ai pu m'identifier assez facilement à son héroïne. C'est également celle qui m'a procuré le plus de frissons d'autant que je l'ai lue seule dans la soirée avec M. Gribouille allongé contre moi.
Je peux donc vous dire, sans trop de honte, que j'ai tremblé à mesure que la voix de l'animateur de l'émission de radio se faisait de plus en plus menaçante, imaginant sans peine son rire sardonique emplir mon appartement. Au fil du récit, mon imagination s'est pas mal emballée au point de m'imaginer que derrière la voix de la radio se tenait le fameux clown de Stephen King ou Chucky la poupée qui tue. Oui, j'ai certainement regardé trop de films d'horreur plus jeune, mais ces deux abominations conviennent plutôt bien au climat instauré par l'auteur.
Mais ce que j'ai préféré, c'est la manière dont Eric Costa a su utiliser la musique pour cadencer, donner le tempo à notre angoisse et à notre peur. le rythme va ainsi crescendo jusqu'au final magistral !
Bref, Fréquence 24 est définitivement la radio des frissons !
En conclusion, tour à tour intrigantes, inquiétantes, ou effrayantes, toutes ces nouvelles, bien que très différentes les unes des autres, ont en commun de vous offrir un voyage au pays du frisson. Si vous aimez les belles plumes et vous faire peur, je ne peux que vous encourager à vous laisser tenter par ce recueil et à dévorer, seul ou au coin du feu avec des amis, ces différents récits.
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sonfiljuliesuit
  01 février 2018
Il n'est pas simple de faire un retour sur des nouvelles, c'est un exercice délicat, il faut prendre du recul et ne pas perdre de vu, qu'en peu de lignes l'auteur doit embarquer son lecteur rapidement.
Eric Costa, réussi bien ce pari, avec ces nouvelles. Pour ceux qui ont déjà vu la série la 4ème dimension, on retrouve cette ambiance bizarre, mais sans réelle réponse… C'est comme ça et il ne faut pas trop chercher… Au risque de se retrouver plonger dans une réalité différente de la sienne…
Avec une plume qui embarque facilement son lecteur, l'auteur présente 6 nouvelles.
Hôtel Wolff :
Théophile doit se rendre au chevet de sa mère malade, mais il s'arrête pour la nuit dans un hôtel. Ses désirs les plus fous se matérialise et une ambiance mystérieuse qui devient oppressante au fil de la lecture. L'auteur maitrise parfaitement les codes de la nouvelle horrifique et le lecteur est scotché par ce final…
Solitaire :
Un homme injustement accusé, raconte le meurtre de sa femme. L'ambiance est assez glauque, on est perdu, comme Alex… La chute est surprenante… Attention aux voeux que vous prononcez…
Éclosion :
C'est la nouvelle qui m'a le plus déstabilisée… Une jeune fille se prend d'affection pour une étrange chenille. N'étant pas fana de bestioles, j'ai plus été révulsée qu'autre chose… L'auteur décrit très bien cette chenille et sa transformation…
Le refuge :
La référence à Dracula est très présente. Alzius s'arrête dans un refuge pour passer la nuit. Il entend la voix de son fils, mort et sent des choses roder… J'ai beaucoup aimé cette nouvelle… Avec un final que l'on n'imagine pas comme ça…
Le manoir :
C'est la nouvelle que j'ai le moins apprécié ! Valmek se retrouve pris au piège d'un vieux manoir qui se transforme en un labyrinthe…
Fréquence 24 :
J'ai particulièrement apprécié cette nouvelle. Une maison isolée, une femme qui se retrouve seule, en pleine nuit, avec cette radio qui annonce des choses bien trop bizarres, pour ne pas nous faire flipper… Un huis clos qui fait froid dans le dos… Une superbe nouvelle !
Des nouvelles bien sympas à découvrir sans modération…
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fabledheartless
  03 septembre 2017
Je l'avais déjà dis pour Faon de Jean Bury, mais je trouve que chroniquer un récit court est une épreuve difficile. Chroniquer tout un recueil, qui plus est quand il est excellent n'est pas chose plus aisée. S'il est possible de dire une chose avant de se lancer clairement, c'est qu'Eric Costa a une fois de plus réussi à me charmer par sa plume et son aisance dans le récit.
Hôtel Wolff ouvre le recueil en grande pompe. L'ambiance y est d'abord mystérieuse, s'alourdit peu à peu pour finir oppressante. le lecteur, au même titre que Théophile, commence par ne pas bien comprendre où va mener la gentillesse et l'apparente bienveillance du maitre d'hôtel. Il se retrouve finalement dépassé, horrifié même, de voir le destin qui s'impose à lui. La fatalité qui imprègne les dernière pages est pour le moins géniale (sans vouloir paraître absolument bizarre) parce qu'elle est maitrisée. Si le fond de l'histoire peut sembler "déjà vu", Eric Costa démontre là et de façon assez magistrale, qu'il est possible de s'approprier certains codes pour les renouveler et les marquer de sa propre griffe.
Solitaire est de loin ma nouvelle favorite. Je ne saurais pas exactement expliquer pourquoi mais elle m'a touchée en plein coeur. Peut‑être est‑ce la détresse d'Alex dont les souvenirs, même noyés dans l'alcool, continuent de le hanter. Ou peut‑être l'écho que j'ai trouvé avec le film l'effet papillon que j'avais juste adoré. L'ambiance n'y est pas pesante mais étrange et je dois avouer m'y être perdue de la même façon qu'Alex s'y perd. La chute est parvenue à me surprendre et c'est peut‑être pour ça que je l'ai tant aimée. Si une chose est à retenir de cette nouvelle, c'est qu'un voeux ne doit pas être prononcé à la légère...
Eclosion m'a donné un peu plus de fil à retordre. Non pas que Marion soit moins attachante ou l'histoire moins prenante. J'ai juste eu du mal à placer l'histoire dans son contexte mais je me demande si ce n'était finalement pas le vouloir de l'auteur. C'est un lendemain de soirée, qu'on imagine arrosée et donc subsiste l'idée ou du moins le sentiment que rien de ce qui s'y passe n'est réel. Elle est angoissante, même carrément effrayante une fois la métamorphose amorcée. Les dernières phrases sont superbes, pleines de poésie quoi que terribles... Elle plaira sans doute à tous les fan d'Alice au pays des Merveilles.
Le refuge n'est pas une mince affaire à chroniquer : Alzius mériterait que l'on s'attarde longuement sur son cas. Il est probablement le personnage que j'ai trouvé le plus complexe. J'ai longuement bataillé pour essayer de la départager de Solitaire et ce n'est qu'à un cheveux qu'elle se fait voler la première place. Celle‑ci est magistrale parce qu'on ne comprend pas bien qui est la victime de qui. le voyageur ? Les gardiens ? Les voix ? L'atmosphère est pesante, froide, inquiétante et tellement bien dépeinte. J'ai cru avoir froid et j'ai cru être trahie. Mais elle est également tellement triste... Parce qu'une fois de plus, elle dépeint la détresse d'un homme face à une situation qu'il n'a pas su maitriser. Et quand Eric Costa cherche à illustrer les émotion par des mots, il y parvient d'une façon touchante mais jamais outrageuse, jamais "trop".
Le manoir ravira tous les claustrophobes. Déjà la perspective de visiter un manoir abandonné peut sembler amusante quoi que stressante, imaginez que le manoir possède une âme, qu'il puisse se défendre des voleurs et des intrus. Une aventure bien différente j'en conviens, et très divertissante au final. La peur n'est pas exactement le sentiment qui s'est emparé de moi à la lecture, je dirais plutôt l'angoisse, le stress. La chute toute en retenue laisse cogiter le lecteur sans pour autant lui laisser présager le meilleur et ça fonctionne à merveille.
Fréquence 24 est très certainement celle qui m'a le plus tourmentée. Comme pour Eclosion, elle m'a effrayée dans le sens où je l'ai comprise comme un avertissement contre soi‑même. Emma perd pied à cause de cette fameuse fréquence et de cet animateur qui se joue d'elle mais je me suis demandée si la cause réelle de ses tourments n'était pas simplement les substances qu'elle ingurgite pour essayer d'aller mieux... J'ai trouvé que l'intrigue était celle qui était la plus cadencée, peut‑être parce que rythmée par les interventions du présentateur radio et des interludes musicales. Toujours est-il que la fin fait froid dans le dos...
Je l'avais dis, c'est une chose bien compliquée de détailler des nouvelles : les personnages, les intrigues, servent très souvent le récit et ce serait gâcher le plaisir que de dévoiler les clés de ces dernières. Je m'attarderai donc pas plus sur chacune d'entre‑elles mais j'aimerais encore dire un petit quelque chose sur l'écriture de l'auteur. Une écriture douce, simple mais riche, qui laisse poindre les émotions là où elles sont nécessaires et qui ne s'attarde pas sur les fioritures pour meubler le récit. J'étais déjà conquise par le premier tome de la saga Fantasy de l'auteur, avec Réalités Invisibles, il prouve être très largement en mesure de se lancer dans le fantastique, l'onirique ou l'horrifique. La seule chose à regretter est de n'avoir que six nouvelles à se mettre sous la dent, et de les terminer beaucoup trop rapidement.
Lien : http://www.bookpearl.fr/2017..
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Khiad
  18 juillet 2017
Alors, je vais tout d'abord commencer par la couverture que j'ai trouvé magnifique ! C'est typiquement le genre qui me fait m'arrêter dans un rayonnage pour sonder le résumé. Elle est angoissante et dans les tons froids que viennent rehausser des teintes chaudes. J'adore !
Ensuite, je vais parler de la mise en page. Elle est assez inhabituelle dans le sens où elle est très aérée : les interlignes sont plus importantes et il y un saut de ligne entre un paragraphe et le dialogue. du coup, c'est très agréable pour les yeux et je pense que ça accentue l'impression que le livre se dévore à toute vitesse.
Le seul bémol à cette originalité, c'est la marge en haut des pages, surtout de la gauche (même si elle est à la même hauteur que la droite). Pourquoi ? Parce qu'elle est plus petite que ce à quoi on a l'habitude en temps normal. du coup, mon oeil n'allait pas naturellement vers cette partie et il m'est arrivé plusieurs fois de louper une fin de phrase qui s'y était isolée. Après, vous trouverez peut-être que je chipote, mais j'aime faire des compte-rendus exacts de mes lectures et de mes impressions. ^^
J'ai été ravie de découvrir l'univers d'Éric Costa. Son style est agréable et fluide, même si j'y ai trouvé quelques petites maladresses (à mon humble avis, moi qui ne suis pas professionnelle). J'ai complètement été happée par ses nouvelles et ai été triste, une fois le recueil fermé à la fin de ma lecture...
Petit bémol (désolée si je suis embêtante avec ça... :p ), il reste quand même des coquilles et c'est vraiment dommage, surtout sur des textes aussi courts. Ne vous inquiétez pas, je les ai signalées à l'auteur (qui le demande lui-même à la fin du livre (d'ailleurs son "A propos" est plein d'humour)) et je ne doute pas qu'elles seront rapidement corrigées. ;-)
Bon ! Nous allons maintenant rentrer dans la partie qui vous intéresse (certainement) le plus : l'histoire ! Ou plutôt les histoires, parce qu'il y a six nouvelles. Six nouvelles toutes différentes par leur histoire, mais toutes semblables par leur ambiance angoissante et les terribles aventures qui arrivent à leurs protagonistes. Elles ont aussi en commun que, pour plusieurs d'entre elles, on peut très facilement se mettre à la place des personnages qui vivent cette situation effrayante et se demander : "Mais et moi ? Qu'est-ce que j'aurais fait à sa place ?"
Hôtel Wolff
Ici nous vivons une immersion, avec Théophile, au coeur d'un hôtel étrange où tout semble être possible, un établissement dont on sent à plein nez qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond.
J'avais imaginé quelques scénarios, qui se sont révélés faux, mais je n'avais pas pensé à ça comme fin. Bravo !
J'ai juste trouvé dommage qu'il n'y ait pas eu de description physique autre que la tenue du majordome.
Solitaire
Je l'avoue, je n'ai aucune compassion pour les alcooliques (je trouve ce genre de fuite trop lâche, cette "passion" trop inutile et dangereuse), mais j'ai vraiment ressenti la grande détresse d'Alex et tout l'amour qu'il a pour sa femme.
Je me suis assez vite doutée de la chute, mais cela n'a en rien enlevé à mon plaisir de lire.
Éclosion
Où comment développer une phobie des chenilles, surtout si elles sont bleues avec des tâches jaunes... Pauvre Marion qui a eu la malchance de la trouver jolie... Une nouvelle angoissante parce que, qui n'a jamais gardé un insecte ou un escargot chez lui ?
Le refuge
Alzius avance au coeur d'une forêt de Transylvanie qui a de quoi glacer le sang et pas qu'à cause de la tempête de neige qui fait rage. Des choses rôdent et des voix retentissent. Heureusement, il trouve refuge dans un chalet au bord d'un précipice. "Heureusement"...
Le manoir
Là où un vieux manoir se transforme en un labyrinthe mortel pour Valmek.
J'ai beaucoup aimé celle-ci parce que l'ambiance est angoissante à souhait. Et puis, qui n'a jamais eu ce genre de peur paralysante de se perdre sans pouvoir trouver de sortie ?
Fréquence 24
Bon, en fait, ma préférée c'est celle-ci ! Pourquoi ? Parce que tout le monde peut se retrouver dans ce que vit Emma (la pauvre) et si ne n'est pas avec une radio, ça pourrait être avec la télé, l'ordinateur, le téléphone portable... Comment réagirions-nous à sa place ? Je pense que je n'en aurais pas mené très large, surtout si j'avais eu mes enfants avec moi, et que j'avais eu à les protéger.
Une nouvelle angoissante à souhait avec un final parfaitement à la hauteur dont on ne sait, à un moment, plus quoi croire.
En résumé, vous l'aurez compris, j'ai vraiment beaucoup apprécié ma lecture (même si quelques points sont perfectibles), tant pour les ambiances maîtrisées que pour les aventures terrifiantes des protagonistes. Ce qui rajoute un petit plus (selon moi) c'est que les causes de ces manifestations restent vraiment très mystérieuses, ce qui renforce le sentiment "d'insécurité" que l'on peut ressentir. Certains pourront dire qu'elles ne sont pas assez développées, peut-être est-ce vrai, mais moi je les ai trouvées très bien comme ça.
C'est un petit recueil que je recommande sans souci pour les fans du genre et même pour les non initiés, parce qu'il est angoissant, certes, mais pas gore. Alors n'hésitez plus et foncez l'acheter ! ^^
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
KhiadKhiad   16 juillet 2017
Il plaça ses mains en visière pour se protéger de la neige lui brûlant le visage, et secoua sa barbe chargée de stalactites glacées. Ses habits détrempés, recouverts d’une épaisse couche de givre, étaient devenus rugueux, cartonnés par le froid.
Grelottant, il reprit la marche. Ses pas s’enfonçaient dans la neige à hauteur de genou. A bout de forces, il déboucha sur une crevasse large et profonde, dont les parois nues se perdaient dans l’obscurité. Le vent, en s’y engouffrant, prenait une voix plaintive et dérangeante.

Le refuge
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manue14manue14   22 juin 2017
La réception était vide. Derrière le comptoir, par la porte entrebâillée, une télévision diffusait les images en noir et blanc d’une lune brumeuse. Une mélopée aigüe rythmait la lente disparition de l’astre sous l’horizon.
Trépignant d’impatience, Théophile fouilla la pièce du regard à la recherche de son hôte. A côté de l’appareil se trouvait un calendrier jauni de l’année 1964. Une croix rouge désignait le 19 juin. Un pied de lit de profilait dans l’encadrement de la porte, au milieu d’un fatras de livres et de boites de conserve.

Hôtel Wolff
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KhiadKhiad   16 juillet 2017
L’adolescente se précipita vers la sortie en soutenant sa hanche meurtrie, et se retrouva dans le jardin, uniquement vêtue de mousse collée à sa peau. Dévalant la pente glacée dans la lumière déclinante, elle traversa sans la voir une étendue d’orties et sautilla en gémissant.

Éclosion
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Quiz sur le livre "Réalités invisibles" d'Eric Costa.

Dans la nouvelle "Hôtel Wolff", quelle date est inscrite sur le calendrier à l'accueil de l'hôtel ?

1954
1964
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1984
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