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Xavier Coste (Autre)George Orwell (Autre)
EAN : 9782377315116
Éditeur : Sarbacane (06/01/2021)
4.58/5   45 notes
Résumé :
Une adaptation à la puissance évocatrice terrifiante dans laquelle Xavier Coste parvient à donner à un monument de la littérature, des images aussi fortes que les mots d’Orwell.

Dans une Angleterre uchronique issue de la Guerre Froide, Winston est un employé ordinaire. Surveillé à chaque instant par des caméras, des espions, des voisins, il travaille à la réécriture de l’Histoire. Il sent confusément que quelque chose ne va pas dans le monde tel qu’il... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Ileauxtresors
  18 juillet 2021
Les adaptations BD de romans fleurissent – et c'est chouette ! Ce support peut ouvrir des portes alternatives vers des classiques, mais il permet aussi et surtout – je le disais récemment à propos de l'adaptation de Des souris et des hommes par Rebecca Dautremer – de revisiter des oeuvres connues. Car forcément, le film n'est pas celui qui s'est projeté dans notre tête à la lecture du texte. Et c'est précisément là que réside tout l'intérêt.
Xavier Coste s'est emparé d'un roman culte, un texte qui embrase les imaginaires dès que les libertés sont attaquées, à tel point que chacun croit connaître Big Brother, son régime totalitaire de surveillance absolue et sa politique de réécriture continuelle de l'histoire – dans une novlangue restreinte pour mieux cantonner les esprits à ce qu'ils sont supposés penser. Ce serait une erreur d'en rester là, voilà une oeuvre incontournable qu'il faut absolument découvrir. Pour ses intuitions visionnaires, pour la justesse avec laquelle elle dissèque les fondements des régimes totalitaires, mais aussi et surtout parce que le romanesque, l'humain, l'espoir y surgissent si magnifiquement là où on ne les attend plus.
Ce bel objet-livre de 239 pages rend méticuleusement justice à tout cela. La trame reste très fidèle au roman dont on reconnaît presque chaque page, mais surtout, l'univers orwellien transpire dans les moindres détails : le format carré et la couverture épaisse comme la porte d'une cellule, le travail sur l'esthétique, avec des allusions au régime communiste comme à l'architecture totalitaire, des motifs à la symétrie angoissante et des gammes chromatiques sombres et réduites à leur plus simple expression pour mieux nous oppresser – indigo et jaune dans les ministères où travaille le protagoniste Winston, pourpre et gris à l'extérieur, noir et bleu dans les caves du mal nommé Ministère de l'Amour. Servis par une composition dynamique, les dessins sont puissants. Les personnages en costume-cravate au visage flou fourmillent, anonymes et indiscernables, totalement écrasés par les bâtiments massifs et stériles, sous l'oeil des caméras et le flot d'informations dont ils sont abreuvés. On ressent à chaque page la saveur insipide de leur quotidien et, en même temps, à travers la perspective de Winston, l'ivresse procurée par le moindre interstice, la moindre flamme susceptible de jaillir.
Un album terriblement beau, prolongement moderne d'un texte plus que jamais d'actualité, que l'on referme avec une irrépressible soif de liberté.
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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Bdotaku
  26 février 2021
Auréolé de sa parution récente dans la prestigieuse collection de la Pléiade et tombé cette année dans le domaine public, le célébrissime « 1984 » de George Orwell se retrouve décliné en quatre albums quasiment en simultané ! C'est un événement inédit dans le petit business pourtant bien rôdé de l'adaptation de romans en bandes dessinées…Peut-on pour autant taxer la version de Xavier Coste parue en janvier aux éditions Sarbacane d'opportuniste ? Rien n'est moins sûr …
C'est en effet un projet qu'il porte en lui depuis plus de quinze ans. Adolescent, il découvrit le roman d'Orwell grâce à son professeur d'arts plastiques qui voyait en ses dessins un équivalent à cette dystopie ; ce fut un choc. Depuis il n'a eu de cesse d'en faire un roman graphique mais s'est heurté à nombre de de refus de la part d'éditeurs. le dernier contacté, Frédéric Lavabre, n'était a priori guère partant pour l'aventure mais le bédéaste a su trouver les mots pour le convaincre. le projet a été signé début 2018 et le jeune auteur y a consacré trois ans à plein temps…
Une oeuvre aux troublants échos
Ce roman d'Orwell entre étrangement en résonnance avec l'époque actuelle : les éléments de langage, la géolocalisation, les caméras de vidéosurveillance, l'hégémonie des écrans dans nos vies, les fake news … Ses ventes se sont envolées au moment de l'élection de Donald Trump et ce n'est pas un hasard … La crise sanitaire a renforcé ce sentiment d'oeuvre prémonitoire avec l'interdiction de dépasser les 100 kms et Xavier Coste a choisi de dresser des parallèles avec notre univers contemporain.
Ainsi, même si « 1984 » est une critique des régimes totalitaires et surtout du stalinisme comme « la Ferme des animaux », Coste ne choisit pas – contrairement à Amazing Ameziane par exemple – de donner les traits du petit père des peuples à son Big Brother. de même si l'écrivain parlait des ouvriers en bleu de travail, le dessinateur préfère quant à lui présenter plutôt des cols blancs en costume et inclut malicieusement dans les pages de garde une pseudo-attestation de sortie au nom de Winston Smith ; cette dernière ne paraît nullement anachronique et sert de guide de lecture : « 1984 » c'est aussi 2020 …
Un travail de recréation
La pagination est très imposante car, contrairement à d'autres versions (celle de Derrien et Torregrossa par exemple), qui ont laissé de côté des pans entiers du roman, Coste a tenu à en garder toutes les dimensions. Il a cependant élagué ce qui pouvait être redondant tel le livre de Goldstein qui conférait certaines lourdeurs au roman. Il nous en livre des extraits sur cinq pages seulement et cela est suffisamment éclairant. de même, dans le roman, Winston Smith écrit énormément dans son journal ; cela pourrait amener à beaucoup de statisme dans l'adaptation mais l'auteur ne se laisse parasiter ni par la voix off, ni par les récitatifs qui reprendraient de longs extraits du roman (ce qu'on pourrait quelque peu reprocher à la version de Fido Nesti chez Grasset) et synthétise. Il propose une nouvelle traduction à partir du texte anglais puisque la traduction de Josée Kamoun pour Gallimard n'était pas libre de droits et alterne très intelligemment entre voix off, dialogues, « bande son » (les télécrans, les slogans lors des minutes de la haine) et silence.
« 1984 » est un livre profondément noir et le dessin traduit cela magnifiquement. D'abord par l'utilisation des couleurs : de grandes masses noires plongent les personnages dans l'ombre et une dominance de gris permet de garder l'aspect austère du livre ; Coste ne se contente pourtant pas d'une palette de nuances de gris et travaille en quadrichromie. On notera cependant que dans la palette utilisée le vert n‘apparaît jamais : comme si ce symbole d'espoir, de renaissance et de vitalité n'avait pas sa place dans un univers miné. A la place, on trouve des couleurs primaires. Cela permet de bien différencier les séquences et les atmosphères : le bleu et le jaune quand le héros est en représentation au Ministère, le bordeaux quand il se trouve dans un espace intime (chez lui, dans la nature ou dans le quartier des prolétaires), un gris bleuté pour la prison et un jaune et rouge très vifs pour les apparitions de Big Brother ; ces couleurs primaires mettent aussi en relief la violence sourde par leur côté tranché.
La dimension déshumanisante de l'univers dans lequel évolue le héros est également remarquablement illustrée par les graphismes géométriques extrêmement rigoureux et désincarnés et les jeux de perspective. Les hommes représentés avec un trait « jeté » sont souvent dépourvus de visage, comme anonymes et invisibilisés. Ils sont perdus dans cet univers à la fois bétonné (d'où émergent les symboles de l'état : les trois pyramides des ministères) et détruit puisqu'Orwell s'inspirait pour son décor du Londres d'après le Blitz. Cette atmosphère délétère est renforcée par le choix de bâtiments au style architectural bien précis : des références au « Métropolis » de Fritz Lang certes mais également à des lieux bien réels : la bibliothèque Philips de Louis Kahn à Exeter dans le New-Jersey , le musée Whitney de Marcel Breuer à New-York, le quartier de la Défense ou encore le palais de justice de Créteil de Daniel Badani, les « camemberts » de Manuel Núñez Yanowsky ou les espaces d'Abraxas de Ricardo Bofill à Noisy le Grand où furent tournés des scènes des films et séries dystopiques « Brazil », « Hunger Games » et « Tripalium ». Dans cet univers architectural brutaliste, tout de béton, Coste joue avec les rapports d'échelle et les angles de prise de vue : les immenses bâtiments monolithiques présentés en contre plongée écrasent les personnages.
Le format carré du livre renforce ce sentiment d'oppression et d'enfermement car il permet de jouer à fond sur la symétrie. le malaise et la surprise culminent dans le pop-up imaginé par l'ingénieur papier Nicolas Codron qui clôt la première édition. Loin d'être un gadget ou un appât pour collectionneurs, il crée un final spectaculaire dans lequel Big Brother aspire littéralement le personnage principal et le lecteur.
Une histoire d'amour
Comme dans le « 1984 » paru chez Soleil, Coste donne également une large place à l'histoire d'amour. Il reprend presque tous les passages du roman qui y sont consacrés. Il fait d'ailleurs de Julia quelqu'un de solaire : il la dote d'une chevelure blonde contrairement à la description qu'en fait Orwell. Au milieu de personnages sans visages y compris le héros « anonymisé » par ses lunettes fumées et ses traits peu individualisés qui en font l'homme lambda que sous-entend son patronyme (Winston Smith c'est un peu l'équivalent de Michel Durand), on ne voit qu'elle et on se prend à avoir pour Julia les yeux de Winston puisqu'elle est vue en caméra subjective dans de nombreuses cases… Mais, contrairement à la version Derrien et Torregrossa, Coste développe bien plus le dénouement. Alors coexistent la « respiration » créée par des pleines pages de bonheur dans la nature ou dans la chambre du quartier des prolétaires, et la « culmination » de l'emprise du régime totalitaire ; les scènes de tortures dans le Ministère de l'Amour - au nom ô combien ironique- ainsi que l'épilogue montrant comment le régime annihile toute humanité dans un final glaçant et respectueux du roman.

L'adaptation en bande dessinée d'une oeuvre littéraire est traditionnellement perçue comme une tentative de vulgarisation en offrant une porte d'entrée à des gens qui n'auraient pas lu le roman mais cet album, exigeant et fidèle, démontre s'il en était besoin qu'une telle vision est bien trop réductrice. Habité par son sujet, Xavier Coste a trouvé un équivalent graphique aux métaphores orwelliennes. Il a su recréer à la fois la dimension de brûlot politique de l'oeuvre mais également restituer la superbe histoire d'amour entre Julia et Winston. Il donne au récit une dimension universelle et contemporaine à la fois qui en souligne toute la pertinence et nous permet d'interroger notre société à l'aune d'un miroir déformant et troublant. Une magnifique réussite : à coup sûr l'un des albums marquants de 2021, un futur classique, et mon premier gros coup de coeur de l'année !
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Fanny1980
  03 juin 2021
2021 est l'année des adaptations en romans graphiques de 1984 de George Orwell : après la lecture en mars de celle de Fido Nesti, j'ai décidé de lire celle de Xavier Coste.
Le format carré en fait un bel objet, même si malheureusement, je n'ai pas pu avoir l'édition avec pop-up, épuisée lors de l'achat… L'enchaînement des cases, parfois sans cadre et de tailles diverses avec plusieurs dessins en pleine page, le parti pris d'insérer moins de textes et l'absence de découpage en chapitres donnent, à mon sens, plus de dynamisme à la version de Xavier Coste qu'à celle de Fido Nesti.
L'utilisation uniquement des trois couleurs primaires sur l'ensemble du livre enferme le lecteur dans une atmosphère oppressante. Les cases sont en noir, rouge sombre et blanc lorsque Winston Smith est à son domicile ou dans la rue, et alternent avec des cases en bleu, jaune, noir et blanc lorsqu'il se trouve au ministère. Elles deviennent noires, bleues et blanches dans les salles d'emprisonnement et de torture pour faire apparaitre un rouge vif quand la lutte est terminée et l'amour pour Big Brother acquis.
Les ellipses, notamment avec la retranscription plus parcellaire du livre de Golstein, accélèrent le rythme narratif, mais sans pour autant diminuer la compréhension, car les idées principales sont présentes et sans retirer de la profondeur tant au protagoniste, Winston Smith, qu'aux personnages secondaires, Syme qui travaille à la réécriture du dictionnaire, Parsons, le voisin qui sera dénoncé par ses propres enfants, Julia, la maîtresse de Winston Smith, O'Brien et Charrington, qui seront des éléments déterminants dans le dénouement.
En résumé, la recherche graphique m'a donc encore plus plu que dans l'adaptation de Fido Nesti et les choix réalisés pour les textes permettent d'appréhender plus facilement l'histoire. Une belle adaptation que je conseille !
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Radwan74
  13 août 2021
Une adaptions d'une roman de George Orwell très réussie.
Tout d'abord, le graphisme, mélange de noir, de gris et de rouge, donne le ton du récit : un univers sombre mais où Big Brother est omniprésent et même omnipotent, on ne peut lui échapper. Étonnamment, la seconde partie du livre est très violente et le rouge disparaît. le rouge faisant en quelque sorte une représentation de l'omniprésence de Big Brother dans la première partie. le graphisme est donc très bien choisi pour cette adaptation, une qualité graphique indéniable : le monde dystopique créé par Orwell est magnifiquement mis en forme par Xavier Coste.
Les textes sont tout aussi impeccables pour un bel hommage à l'oeuvre d'Orwell ; on redécouvre « 1984 » par le biais d'une BD qui ne tronque par l'oeuvre (moi je l'ai lu il y a tellement longtemps qu'il faudrait que je le relise) et c'est déjà la première des réussites de cet ouvrage.
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marietjf
  26 juillet 2021
« le projet de ma vie » , voilà comment Xavier Coste présente cette adaptation du célèbre roman de George Orwell écrit en 1948 et dont les droits sont tombés dans le domaine public (d'où ces nombreuses adaptations BD !). Il en a d'ailleurs repris lui-même la traduction pour le mettre en images tout en nous présentant une relecture moderne qui résonne en ces temps orwelliens !
Et quelle réussite ! D'abord je suis impressionné par l'incroyable travail graphique : le dessin esquissé en gris – noir, le choix de différentes bichromies selon les séquences (rouge, jaune, bleu) fonctionne très bien, l'importance oppressante des bâtiments, de la perspective, la force des personnages souvent sans visage distinct, des pages très visuelles, sans mots qui fixent le regard et posent une ambiance, un contexte et qui font mouche !
Côté histoire, j'ai apprécié le récit à la première personne, l'importance prise par l'histoire d'amour de Winston Smith et Julia, j'ai aimé aussi le coup de jeune apporté en transformant le bleu des ouvriers en costumes.
Pour le reste les connaisseurs du récit retrouveront les ingrédients plus ou moins connus : la police de la pensée, la novlangue, le livre de Goldstein l'opposant…
Au final , ce projet qu'il porte en lui depuis l'adolescence et qui a occupé Xavier Coste pendant 3 ans est une incontestable réussite. L'essence de 1984 est bien présente, noire et angoissante mais il a su apporter un indéniable plus par la qualité d'une adaptation magistrale.
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critiques presse (5)
LaPresse   22 mars 2021
L’œuvre ressurgit dans toute sa puissance glaçante sous la plume pourtant colorée du bédéiste Xavier Coste.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Bibliobs   18 février 2021
Xavier Coste signe une adaptation magistrale de l’œuvre majeure de George Orwell. Un projet dont il rêvait depuis l’enfance, sans imaginer que la crise sanitaire et le confinement lui donneraient une étrange saveur.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
ActuaBD   03 février 2021
En s’appropriant cette œuvre, il la transcende tout en lui restant fidèle. Une franche réussite.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Culturebox   01 février 2021
L'auteur a pris le parti d'échapper aux codes visuels de George Orwell, "cela rend cette œuvre d'une modernité terrifiante et glaçante".
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeFigaro   28 janvier 2021
Obsédé par ce grand roman dystopique, Xavier Coste en livre une adaptation brûlante d'actualité.


Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
NofSetNofSet   29 mars 2021
"Big Brother est le masque que le parti a chois pour se présenter au monde. Sa fonction est de focaliser l'amour, la crainte et le respect, qui sont des émotions plus facilement suscitées par un individu qu'une organisation.
Big Brother est infaillible et tout-puissant. Chaque succès, chaque réalisation, chaque victoire, chaque découverte scientifique sont considérés comme émanent directement de sa direction et de son inspiration.
On peut raisonnablement penser qu'il ne mourra jamais, d'autan qu'il y a une incertitude sur sa date de naissance.
Personne n'a jamais vu Big Brother. Il est un visage sur les affiches, une voix sur le télécran.
La police de la pensée surveille les individus de la naissance à la mort. Un individu n'est jamais vraiment seul. Son enthousiasme pour le parti ne doit jamais retomber."
+ Lire la suite
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QuinayaQuinaya   11 mai 2021
Le ministère de la vérité s'occupait de l'information, des divertissements, de l'éducation et des beaux-arts.

Le ministère de la paix, qui était responsable de la guerre.

Le ministère de l'abondance, qui était en charge des affaires économiques.

Le ministère de l'amour, qui s'occupait du respect de la loi et de l'ordre. Celui-là était vraiment effrayant. Aucune fenêtre. Je n'y étais jamais entré et ne connaissais personne non qui avait pu y pénétrer. C'était le plus sécurisé.
+ Lire la suite
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Radwan74Radwan74   13 août 2021
- comment un homme assure-t-il son pouvoir sur un autre homme ?
- en le faisant souffrir.
- exactement. En le faisant souffrir. L’obéissance ne suffit pas. Sans souffrance, comment être sûr qu’un homme obéit à votre volonté et pas à la sienne ?
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QuinayaQuinaya   12 mai 2021
Ne voyez-vous pas que le vrai but du Novlangue est de restreindre la pensée ? Nous rendrons impossible le crime par la pensée car il n'y aura plus de mots pour l'exprimer !
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blandine5674blandine5674   13 juin 2021
Les meilleurs livres sont ceux qui racontent ce que l’on sait déjà.
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