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ISBN : 2203085819
Éditeur : Casterman (07/01/2015)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Paris 1910. Alors que la ville est envahie par les eaux de la grande crue de la Seine, un couple d'américains croulant sous les dettes et les menaces d'usuriers fomente un coup audacieux: profitant de la déroute générale piller la banque American Express! Le casse du siècle!

Mais n'est pas braqueur de banques qui veut. Des "Apaches" (surnom des bandits parisiens au début du siècle avant les hauts faits des Brigades du Tigre) sont embauchés pour leur p... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  03 juillet 2016
1910. Paris est sous les eaux, réduisant quelque peu les activités de la capitale où l'on se déplace en barque. Parce qu'il a encouru des dettes au jeu, Eddie est menacé par des hommes sans scrupules le prévenant que s'il ne rembourse pas les 20000 francs, ils s'en prendront à son épouse, Agatha. Pour essayer de renflouer cette dette, la jeune femme vend ses charmes. Mais cela ne suffit malheureusement pas. Quand, au détour d'une rue, il passe devant une banque, l'American Express, lui vient en tête l'idée de la braquer, certain que la crue l'a fragilisée et que les coffres sont endommagés. Il réunit alors autour de lui deux Apaches et demande à Agatha de les aider. Malheureusement, le casse ne va pas se passer comme il le souhaitait...
S'inspirant très librement d'un fait divers advenu en 1903, à savoir le casse de l'American Express par deux bandits irlandais, Xavier Coste transpose son récit au coeur d'une capitale inondée où l'on suit ce couple désireux de s'offrir une vie bien meilleure. Et quoi de plus naturel que de prendre l'argent là où il y en a. Cet album, composé de deux parties distinctes, nous éloignant petit à petit du braquage, s'avère être un savoureux mélange entre polar historique et aventure romanesque. Graphiquement, l'auteur, également peintre, magnifie Paris sous les eaux de par ses superbes aquarelles, passant du réalisme à l'abstraction et nous offrant une palette de couleurs incroyable et lumineuse. La mise en page est originale sur certaines planches: il intègre ses cases dans des cadres rappelant ceux du début du siècle.
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Domi_V
  26 mai 2015
S'inspirant librement d'un fait divers advenu en 1903 (le casse de la banque American Express), Xavier Coste a transposé cette histoire de ces "Bonnie and Clyde" d'origine irlandais, dans le Paris inondé de 1910.
Mais les aléas de l'intelligente et réaliste Agatha et de son compagnon, l'ambitieux Eddy, convertis au gangstérisme pour se dépêtrer d'une situation financière funeste, ne m'ont pas réellement touchés... contrairement aux illustrations (!), plutôt que des dessins, qui constituent l'essentiel de cet album.
Après ma lecture de cette BD, je me suis faite la réflexion : "bizarre...c'est comme si, non pas le scénario, mais le texte garde une distance un peu froide avec les peintures qui eux, s'expriment à merveille et décrivent mieux l'histoire que les mots sauront dire".
C'est cette distance ressentie qui fait que je n'ai pas su m'attacher aux protagonistes.
Pour moi, c'est avant tout un album visuel dans lequel les aquarelles et acryliques impressionnent par la maîtrise des couleurs qui savent, (p.e.) si bien évoquer les turbulences de la Seine dans les variantes de bleu et gris sur lesquels se reflète la lumière jaune pâle ou ocrée... Mais quand, quelques pages plus loin, le récit nous fait traverser l'océan Atlantique équatorial sur un radeau de fortune, les tons bleus changent d'intensité, l'écume blanche des vagues devient plus violente...
Or, il n'y a pas que le rejaillissement des couleurs, appuyant les épures des personnages, des bâtiments et de la nature, qui démarque ce one-shot : X. Coste a porté un soin particulier au cadrage qui change constamment de forme, intégrant des encadrements et contours aux lignes ondulées de l'Art Nouveau et de l'Art Déco, pour faire de ce très bel album, une vraie dérive dans un autre temps.
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Bibalice
  15 mai 2015
"Paris sous l'eau." Voilà un pitch qui, de base, me passionne. Imaginez les rues et ruelles de la capitale envahies par les flots... Non,inutile d'imaginer, il vous suffit d'ouvrir les superbes pages de cette BD pour s'offrir le spectacle. Un spectacle d'une rare poésie.
Les pages de cet album sont en effet d'une beauté à couper le souffle. Chacune propose au lecteur un voyage dans le Paris inondé de 1910 alors que la Seine vient de déborder. On pourrait se lasser de cette vision de Paris, mais non, l'auteur et dessinateur Xavier Coste ne se contente pas de ce postulat de départ : la mise en page de son album est continuellement surprenante et aucune page ne propose les mêmes tons, les mêmes couleurs que la précédente. Un peu comme si elles étaient toutes des oeuvres d'art à elles seules.
Evidemment, tout ceci serait vain s'il n'y avait une tragique et passionnante histoire d'amour et de braquage derrière ces belles images. Inspiré d'un véritable braquage, cet album retrace le parcourt d'un couple, à la dérive, qui tente de profiter de la situation pour braquer une banque et se refaire une vie au soleil.
Le lecteur verra bien le soleil mais pas tout à fait là où il l'attendait. L'auteur ne pouvait proposer une histoire plus en adéquation avec cette idée d'une ville comme Paris en partie engloutie.
En résumé, un magnifique album. Xavier Coste, que je ne connaissais pas auparavant, prouve qu'il est non seulement un grand dessinateur et coloriste mais également un véritable auteur dont je compte bien découvrir les autres oeuvres.
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babel95
  28 mai 2015
A la dérive, de Xavier Coste, est une B.D., plus précisément, un roman graphique qui met en scène le casse de l'American Express de 1903, librement transposé dans le Paris de janvier 1910, alors que la Seine en crue métamorphose la capitale.
Deux jeunes Américains, Eddie et Agatha, sont ruinés par les dettes de jeu d'Eddie. Pourchassé par les créanciers, le jeune couple se retrouve pris au piège. Alors qu'Agatha est contrainte à la prostitution, Eddie s'allie à des Apaches et conçoit le casse de l'American Express. Mais le cambriolage tourne mal, l'un des gardes de la banque est mortellement blessé, les cambrioleurs sont arrêtés. Seule Agatha parvient à s'enfuir avec une partie du butin. Eddie et ses complices sont condamnés au bagne à perpétuité et envoyés en Guyane. Pour Eddie, c'est le début d'une lente descente aux enfers. Avec son arrestation, c'est son couple qui est lui aussi parti à la dérive, Agatha l'a quitté, souhaitant refaire sa vie grâce à l'argent du casse.
A la dérive…. Roman graphique.
Dans cet ouvrage, le texte et les illustrations se répondent.
Dès les premières pages, nous sommes frappés par les barques qui semblent flotter sur la Seine, sous la Tour Eiffel, alors que les éléments se déchaînent. Une lumière étrange règne : la pluie est omniprésente, elle est représentée par des hachures, des zébrures… Tout donne l'impression d'une pluie sans fin qui qui plombe les actions.
En Guyane, au bagne, on retrouve cette atmosphère, l'océan, les paysages sont noyés sous des rideaux de pluie. Tout se passe comme si cette pluie renforçait l'aspect inéluctable du destin d'Eddie, « tandis que je voyais notre mort, notre perte se dessiner à travers les vagues » dit-il….
Paysages, personnages... la pluie, la crue, tout contribue à leur donner un aspect irréel.
Le temps lui-même (symbolisé par les pendules, qui entourent Agatha) semble bien irréel. Les couleurs choisies renforcent cette impression,le beige, le noir, le jaune... seul le rouge vif souligne des moments-clé, met en valeur Agatha, colore les actions violentes.
Dévoile-t-on l'intrigue en évoquant les dernières images, celles d'Eddie qui rame, alors qu'un immense paquebot se rapproche… que signifie cette barque qui se casse ? S'agit-il d'un rêve ? Eddie se trouve-t-il sur le paquebot, rejoint-il Agatha ? Toutes ces questions restent sans réponse...
La toute dernière partie du roman, intitulée « Les eaux maîtresses de Paris », résume en quelques paragraphes la crue parisienne de 1910 – la crue centennale. Les informations sont précises. Les illustrations très soignées entourent une photographie d'époque. La mise en page est impeccable. A noter, le zouave du pont de l'Alma n'est pas oublié, et c'est à lui que revient l'honneur de terminer A la dérive.
C'est avec beaucoup de plaisir que j'ai lu – et relu A la dérive de Xavier Coste. J'ai participé pour la première fois en mai à la lecture en commun d'une BD.
J'ai beaucoup aimé cette manière poétique de mettre en scène Paris noyé sous les eaux. Rêve ou réalité… difficile de se déterminer, les aquarelles tendent à effacer les contours du réel.
A la dérive, la dérive d'un rêve, d'un amour ? Je ne le pense pas. Selon moi, , Xavier Coste est parvenu à ses fins : nous faire partager ce sentiment d'impuissance face à un destin implacable. Une belle réussite, au contraire.

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manu_deh
  11 février 2015
"A la dérive" est essentiellement une oeuvre graphique. le lecteur admire les dessins, les peintures, la mise en page enluminée, le découpage harmonieux, les planches aux gammes de couleurs harmonieuses.
Plus qu'il ne lit le scénario, un drame assez noir et pessimiste.
La première partie, Paris innondée, est absolument merveilleuse. Certaines doubles pages mériteraient d'être encadrées et exposées.
La deuxième moitié est un peu plus sombre et les couleurs pastels ternes renforcent le côté dramatique.
La planche finale ponctue parfaitement l'histoire.
Une lecture très visuelle qui vaut le coup d'oeil.
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Les critiques presse (5)
BulledEncre   05 juin 2015
Immersion réussie pour un Xavier Coste très inspiré.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
ActuaBD   14 avril 2015
Graphiquement époustouflant, le dernier album de Xavier Coste s’inspire des inondations de Paris en 1910 pour nous raconter "le casse du siècle".
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Actualitte   09 février 2015
Une fois encore, Xavier Coste nous ravit par son dessin remarquablement expressif, ses couleurs superbes. Mieux, il se surpasse !!! Ses planches constituent de véritables compositions graphiques, des tableaux pleins de force et d'élégance, avec des cases aux formats inhabituels.
Lire la critique sur le site : Actualitte
BoDoi   12 janvier 2015
Au-delà d’un scénario classique et bien ficelé, et d’une narration cohérente et efficace, ce qui frappe dans ce one-shot, ce sont bien sûr ces planches éblouissantes, compositions picturales jouant magnifiquement des ombres et des saillies de couleurs.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Auracan   12 janvier 2015
Le dessinateur-peintre passe, au gré des rebondissements du récit, du réalisme à la quasi-abstraction, des variations qui concourent aussi à nous faire partager les émotions des personnages. On soulignera également l'originalité du découpage et de la composition de certaines planches, les cases s'intégrant dans des cadres rappelant les motifs de l'Art nouveau, caractéristique de l'époque à laquelle se déroule l'histoire.
Lire la critique sur le site : Auracan
Citations & extraits (2) Ajouter une citation
MurielTMurielT   17 mai 2015
Les deux apaches avec qui j'avais commis mon forfait furent envoyés dans d'autres iles, d'autres bagnes, pour éviter que nous ne tentions quoi que ce soit. J'étais seul, et je ne me reconnaissais pas dans mes frères de galère...
Commenter  J’apprécie          70
lageymelageyme   11 mai 2015
Une oeuvre d'art ! Je suis resté ébahi devant la beauté des planches. Paris est loin d'être si belle !
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Video de Xavier Coste (1) Voir plusAjouter une vidéo
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