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EAN : 9782376220794
102 pages
Tohu-Bohu (04/01/2019)
4/5   13 notes
Résumé :
Où ? Le Bois l'Abbé, des barres HLM, loin de tout, proche de rien.
Qui ? Bertrand Mèche, l'épicier de la cité, amoureux de Lamuse, la plus belle fille du quartier. II a plusieurs handicaps : son nom, son boulot, et les quatres frères de Lamuse, des méchants. Ses deux potes : Youssef I'électricien, et Polo le bibliothécaire sans lecteur.
Quoi ? Le tournage d'un film Z met le souk dans la cité. Hollywood contre Supérette ; Lamborghini contre Mars glacé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Je tenais à remercier Babelio et la maison d'édition TOHUBOHU de m'avoir fait parvenir ce roman.

J'avais choisi ce livre dans la liste de la masse critique parce que j'ai été attiré par la couverture et le résumé de l'histoire. Et je n'ai pas été déçue. J'ai bien aimé la construction du récit style sitcom, ça m'a fait beaucoup pensé à la série des Kaira.

J'ai beaucoup ri aux vannes des personnages (voir citations) et le fait que le récit devienne un remake d'Océan Eleven version bras cassés vers la fin du roman, m'a beaucoup plu.

Un très (trop) court roman rafraîchissant, qui m'a fait oublier le temps d'une lecture, mes habituels thrillers.
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Gros coup de coeur pour ce livre qui se lit très rapidement. J'ai tout de suite été intriguée par la 4ème de couverture qui promettait une histoire drôle et hors des sentiers battus, mais je ne m'attendais pas à apprécier autant ma lecture…

J'ai adoré chacun des personnages de ce livre : loufoques, à côté de leurs baskets mais terriblement attachants.

Bertrand Mèche, le personnage principal, a grandi dans des tours HLM toutes grises, entouré par la misère et les désillusions. Malgré tout, ce jeune homme a gardé son sens de l'humour et sait trouver la beauté et la poésie dans ce qui l'entoure (même la cité). Bertrand est passionné par les livres qu'il dévore derrière sa caisse à l'épicerie, épicentre du « Bois l'Abbé », déteste son nom, souhaite moderniser sa cité, hait tant la pluie qu'il ne met plus le pied dehors à la moindre goutte et surtout est fou amoureux de Lamuse – la plus belle fille du quartier – à laquelle il ose à peine adresser plus de deux mots.

C'est entouré de sa bande de potes, également hauts en couleurs, que Bertrand va prendre les choses en mains et monter un plan complètement dingue pour la conquérir. On se laisse alors embarquer par leurs aventures et on croise fort les doigts pour que Lamuse prenne conscience du coeur en or de Bertrand.

Le language utilisé dans ce livre n'est pas « littéraire » mais au contraire très familier, ce qui nous donne vraiment l'impression d'entendre Bertrand nous raconter son histoire hors du commun. Cela m'a permis de rentrer d'autant plus rapidement dans le récit. Cela n'empêche pas d'apprécier la plume de Flavia Coste, ses jeux de mots, son humour. le tout, semble très naturel et spontané, pas du tout surfait.

J'ai dévoré cette histoire en quelques heures tant j'ai aimé cette parenthèse qui fait réellement du bien au moral et j'ai refermé ce livre avec le sourire aux lèvres et l'envie de le prêter!

En bref : Un livre atypique, poétique et drôle qui met en scène des personnages qu'on aimerait avoir dans sa bande de potes. Je recommande cette lecture à toutes celles et ceux qui ont envie de se faire plaisir le temps de quelques heures avec un roman léger et plein de couleurs.
Lien : https://thecosmicsam.com
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Le résultat de cette lecture pour masse critique : Surprenante.

Le titre n'est pas très attirant, la couverture et le résumé non plus : je m'attendais à un roman mettant en avant les stréréotypes de ces cités, ces "zones" autour d'une histoire mêlant injustice et amour... Bref un livre vendant la cause contre la discrimination. Clairement pas le genre de livre qui m'emballe.

Et pourtant, l'auteur montre bien son talent dans le cinéma : on a l'impression au fil de la lecture de se retrouver dans une pièce de théâtre. Un lieu principal ( la boutique), un héros qui se permet de balancer ses pensées autour du comportement de certaines personnes, voire des réflexions sur le monde (type philosophique sans pour autant l'être), avec un humour très actuel, voire cynique, et un langage de "cité". Bref, j'ai beaucoup apprécié de lire ce livre.

L'écriture est simple, en commençant par un texte à la première personne du singulier, un langage courant avec un vocabulaire des cités, autour d'un contexte simple : un mec qui ne se valorise pas, est amoureux d'une fille totalement hors catégorie par rapport à lui. Passons aussi tous les délires sur les prénoms "zarb", le "je m'en foutisme" de la vie où les personnages vivent au jour le jour, pour finir par un délire total avec un grand coup : le vol dans un musée de haute sécurité. Comment on est passé d'une vie banale à un commando stratégique ? en passant par le discours. Que ce soit le discours interne du héros ou les dialogues, c'est ces derniers qui mettent en valeur le développement de l'histoire et l'empathie pour les différents personnages. Pour ma part, sur un thème autour de la "cité", la manière dont est décrit et fait vivre les différents personnages renforce l'intégration du lecteur dans l'aventure, voire le rapprochement à certaines attitudes qu'on a tendance à faire, comme le déni de soi, ou le manque de courage. Plus simplement, le thème tourne autour de l'image que l'on veut donner au monde. et c'est ce qui nous rapproche tous !

Petit livre, grand moment, avec un rythme fluide, à lire pendant une aprés-midi devant une tasse de thé, que ce soit sous un arbre dans le jardin ou au balcon d'un HLM.
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Voilà voilà.... ca c'est fait ou c'est lu pour tout dire …. ce court roman ne casse pas trois pattes à un canard (ni deux ni une d'ailleurs) mais finalement sa lecture m'a amusée : histoire totalement improbable mais sympathique.
Bertrand Mèche, le petit épicier de la cité HLM de Bois l'Abbé, en pince sacrément pour la plus jolie fille du quartier mais voilà il n'ose pas se dévoiler. Que faudra t'il qu'il fasse pour attirer son attention et ses bonnes faveurs ? le roman commence par l'amourette secrète de ce petit anti-héros de quartier et nous emmène vers un remake complétement loufoque d'un cambriolage type ocean's eleven.
Flavia Coste nous brosse un portrait pas très réaliste d'une cité de banlieue, de ses habitants, de ses trafics, de la jeunesse qui zone, qui deale parfois, ou qui travaille un peu pour les plus courageux.
L'histoire est complétement stéréotypée, totalement incongrue, pleinement surréaliste, hautement improbable, les personnages sont des caricatures grossières de la population d'une banlieue, et je pense (j'espère !) que c'est totalement voulu de la part de l'auteure.
Il faut se mettre dans l'ambiance et admettre que la lecture sera décalée et là on peut passer un bon moment. A découvrir (peut-être en l'empruntant à la bibliothèque et non en l'achetant plein pot, il faudrait pas pousser mamie dans les orties tout de même…)
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Une lecture sympathique, fraîche et distrayante. Ce n'est pas non plus un coup de coeur, mais j'ai passé un agréable moment avec ce roman, qui m'a fait drôlement rire! Et c'est vraiment rare de me faire rire en matière de littérature. Il faut que cela soit fin et surtout que cela renvoie un minimum à mon expérience personnelle, que je puisse réellement avoir les bons codes.

Les personnages y sont simples, insouciants malgré le contexte, et empreints d'une tendre naïveté. On s'y attache rapidement. Des personnages qui démontrent les nuances souvent absentes dans les romans traitant des cités. Ici, l'épicier est un fin littéraire, la plus belle fille du quartier ne s'intéresse pas au beau gosse du quartier, et ceux qui tiennent les murs finissent par trouver un objectif... On est loin des clichés, et cela fait un bien fou! L'on ne sombre pas ici dans le pathos de la vie des cités. C'est probablement ce qui m'a le plus plu dans ce roman.

Il me manque probablement un peu de profondeur. C'est un ressenti personnel qui n'engage que moi. L'écriture de Flavia Coste est efficace : elle ne joue pas à parler cité, on y croit, on y est. Elle a su se fondre dans le langage de ses personnages sans fausse note, et cela me paraît bien admirable.

C'est donc une petite douceur que ce roman drôle et poétique.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Vas-y, c'est ouvert sept sur sept chez Aziz-Trouve -Tout ! Tu verrais la tête d'Aziz en plus ... Il s'appelle Roger Cocher, il voulait s'intégrer à la cité, alors il s'est fait faire une permanente, style je viens du bled. Il a pris l'accent pied-noir et tout - remarque à force de parler à ma mère, ça vient vite. Improbable le gars. Il s'est crée un personnage. Et il est devenu ce personnage avec le temps.
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_ C'est hyper beau Youssef ! ça veut dire " Dieu ajoutera".
_ Ben il aurait pu commencer par t'ajouter la lumière à tous les étages !
_ Puis trente centimètres au niveau des jambes !
_ Va mourir avec ton poisson toi, c'est ta tombe que je vais creuser, Mèche !
Polo est intervenu.
_ Bon, stop là. Youssef, Bertrand, Polo, Jennyfer, franchement on a tous les quatre des noms de merde. Alors basta.
_ C'est clair, a conclu Jennyfer.
_ Et estimez-vous heureux, parce que moi j'ai carrément un nom de t-shirt. Polo ! Non mais allô ! Pourquoi ils m'ont pas appelé Paul ? Paul c'est beau, ça fait poète. Paul Eluard, Paul Valery... Dans la catégorie Polo célèbres, à part Polo Lacoste, j'vois pas...
_ T’exagères ! Polo, c'est sympa !
_ C'est peut être sympa, mais en attendant ça fait vachement plus portugais que poète... Nan, nos parents, je sais pas ce qu'ils fumaient à l'époque, mais sérieux, ils ont pas assuré. Youssef est noir, il a un nom d'arabe, toi Mèche, t'es à moitié arabe, t'as un nom de blanc, Jennyfer a un nom de justicière milliardaire et moi j'ai un nom de tee-shirt ! C'est vraiment n'importe nawak.
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La gueule du meilleur chirurgien esthétique du monde, laisse tomber !
Entre Clooney et DiCaprio ! Le bonhomme sort d'un film, sérieux, pourquoi le gars a pas déjà été buté, éliminé de la course ? C'est un cauchemar pour la gent masculine ce mec, il doit avoir aucun ami, c'est pas possible autrement !

Il a sûrement commencé par s'auto-opérer, il a bien étudié les photos des mecs les plus réussis et il s'est fait greffer une sorte de patchwork.
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Ils pensaient quoi sérieux les gars qu'ont dessiné ces barres immondes ? Que les gens seraient ravis de vivre avec douze mille autres personnes bien collés serrés ? Que le Portugais inviterait l'Africain à bouffer, qui lui serait tout de suite ami avec l'Arabe, qui lui-même irait jouer au foot avec le Juif, qui lui donnerait sa fille à marier au prolo pur souche du palier d'en face ? Le résultat c'est que l'Africain balance ses poubelles à la gueule de l'Arabe, qui crache sur la boîte aux lettres du pauvre Juif qui s'est retrouvé là, qui lui-même déteste le Portugais auquel il est obligé d'acheter son pain le matin s'il veut pas faire deux bornes.
Ben ouais ! Tu colles plein de gens dont l'éducation est radicalement différente, qui vivent à peu près tous des allocs depuis que les usines qui les ont fait venir en France ont fermé, tu secoues le bouteille... Ca fait pschitt ! Allah ouakbar mes couilles. Ca s'appelle des ghettos. Alors ces putains de barres qui entourent toutes les grandes villes de France, on en fait quoi au bout d'un moment ? On continue de les admirer, de les fuir, ou de s'en foutre ?
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_ Et tes parents ? Ton père, il a jamais gagné au PMU ?
_ Tu parles, il y connait rien mon père, il mise tout sur le pastis 51 ! Les courses, ça a jamais été qu'une feinte pour rester plus longtemps au bistrot !
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