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EAN : 9782021448924
288 pages
Seuil (20/08/2020)
2.5/5   12 notes
Résumé :
Luke O’Brien, professeur de lettres et spécialiste de Joyce auquel il rêve depuis des années de consacrer un livre, est en pleine crise existentielle, en proie à l’angoisse de la page blanche et aux tourments provoqués par une vie amoureuse compliquée. Il a quitté Dublin pour s’installer dans une vieille demeure à la campagne, au bord de la rivière Sullane, sur les terres familiales dont il est le dernier héritier, non loin de sa chère tante Ellen.

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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Komboloi
  21 août 2020
J'ai un avis plutôt mitigé sur ce roman, je vais donc scinder cette chronique en deux parties qui vont coller au roman puisque l'on distingue bien deux parties radicalement différentes dans ce livre de Mary Costello.
Un début plutôt classique mais plaisant. le personnage principal est assez atypique et ne manque pas de profondeur. Cette mise en place est soignée, peut-être un petit peu longue mais rien de trop dérangeant et puis c'est bien écrit, l'écrivaine a un style très agréable.
Après ce démarrage, voilà que survient l'évènement déclencheur avec cette rencontre amoureuse. A ce moment du récit, le lecteur sent bien que cela va mal se terminer et effectivement cette rencontre fait émerger des souvenirs du passé et la situation se dégrade assez vite. A ce stade, j'étais donc impatient de voir comment tout cela allait se terminer puisque toutes les options restaient ouvertes.
Et puis…Patatras ! Changement de rythme complet avec un dernier tiers de roman complètement décousu à base de questions/réponses. L'exercice de style, bien qu'intéressant, n'apporte pas grand-chose à ce roman et produit même un effet délétère à mon sens, celui de sortir complètement de lecteur de l'histoire, du moins c'est l'effet que cela a produit sur moi. Quel dommage !
La fin de cette lecture a donc été compliquée car je suis vraiment sorti du récit. D'autant que ce jeu de questions/réponses part dans tous les sens.
Un roman intéressant donc mais je n'ai malheureusement pas adhéré au dernier tiers avec ce changement de style qui m'a fait décrocher. J'attends avec impatience d'autres avis de lecteurs sur ce roman et notamment le ressenti sur cette fin de roman.
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Melisende
  09 novembre 2020
Mary Costello est l'autrice du roman Academy Street, grandement apprécié lors de sa publication en 2014 (et 2015 pour la traduction française). C'est pourtant avec ce nouveau titre que je la découvre mais je crois bien être passée à côté de l'intention et du message. Dommage.
Luke O'Brien, trentenaire, se retourne sur les années passées et en fait un premier bilan. Paumé et sans véritable objectif d'avenir, il quitte sa fonction d'enseignant de lettres à Dublin pour se retirer dans le village de son enfance où il retrouve Ellen, une de ses tantes dont il a toujours été très proche. Il envisage d'écrire un livre sur le sujet qu'il maîtrise le mieux : James Joyce et son oeuvre. le quotidien est terne et sans intérêt, se limitant aux courses dans le SuperValu du hameau, aux rencontres régulières avec sa seule colocataire (une chatte qu'il oublie à chaque fois de faire stériliser et qui enchaîne les portées) et aux conversations monotones avec les quelques âmes vivant dans le coin.
Jusqu'au jour où une certaine Ruth vient frapper à sa porte, lui proposant l'adoption d'un chien orphelin. Elle le réveille, le secoue, le chamboule. Ruth est l'éclaircie au milieu du brouillard qu'est devenu son quotidien. Mais Ruth appartient à une famille bien connue de la tante Ellen, famille particulièrement détestée depuis des dizaines d'années. Alors Ellen est intraitable : Luke doit absolument rompre et s'il ne le fait pas, c'est elle qui rompra les liens familiaux avec son neveu.
Le trentenaire est tourmenté, déchiré entre une tante qu'il aime comme une mère depuis des décennies et son amour tout juste naissant pour une jeune femme qui le réveille de sa torpeur.
Le moins que l'on puisse dire c'est que ce roman est très contemplatif. Introspectif même. On y suit le quotidien de Luke, terriblement banal. Il accomplit chaque jour les mêmes gestes, à l'aveugle, par automatisme. Il se remémore son passé et celui des femmes de sa famille, se questionne sur sa vie amoureuse et sa sexualité. La première moitié du roman, bien que pas très passionnante, n'est pas non plus inintéressante et j'étais curieuse d'apprendre à connaître ce héros lambda. Mon intérêt allait même grandissant alors qu'Ellen dévoile le terrible secret qui explique sa haine pour Ruth et sa famille. Mais une fois celui-ci révélé (et toutes les questions non résolues), tout retombe comme un soufflé.
C'est une véritable cassure aussi bien pour Luke que pour le lecteur et cela se ressent notamment dans la forme choisie par Mary Costello dans la seconde partie du récit.
Si la première partie laissait passer quelques émotions grâce à un discours indirect libre assez classique, la seconde n'utilise plus que le discours indirect, particulièrement froid et clinique. Chaque paragraphe suit alors le même schéma narratif : une question au sujet des agissements de Luke suivie directement d'une réponse très très très détaillée.
Un véritable exercice de style, directement emprunté, je pense, à James Joyce dont l'oeuvre hante / habite Luke O'Brien. Tant et si bien que souvent, le quotidien de ce trentenaire est difficilement dissociable de ceux de Leopold Bloom et Stephen Dedalus, deux des figures créées par le célèbre écrivain irlandais. Les trois vies fictives sont liées ; on s'y perd un peu.
N'ayant pas encore lu James Joyce, j'avoue avoir été beaucoup moins sensible aux références et être sans doute passée à côté de certaines clefs de lecture. Ce qui explique aussi sans doute pourquoi cette Capture m'a finalement si peu passionnée. Un rendez-vous manqué, tant pis. Je tenterai tout de même son Academy Street à l'occasion !
Lien : https://bazardelalitterature..
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Stephy86
  23 octobre 2020
Je remercie les éditions du Seuil ainsi que Babelio pour l'envoi de ce livre lors de la dernière masse critique.
J'ai demandé à lire ce livre car, sur le papier, il avait tout pour me plaire : l'histoire se déroule en Irlande, le personnage principal est un professeur de littérature passionné par James Joyce et il traite d'un secret de famille.
Je ressors pourtant très déçue de cette lecture. Ce livre a failli me tomber des mains plusieurs fois et j'en aurai probablement abandonné la lecture avant la fin si je ne m'étais pas engagée à écrire une critique.
Au début, tout va bien, même si la mise en place est assez longue, la plume de l'autrice est agréable, et j'ai aimé me retrouver dans la campagne irlandaise avec le personnage principal. J'ai eu par contre beaucoup de mal à m'intéresser à ce personnage, comme une impression de superficialité. Je n'arrivais pas à me le représenter ni à l'apprécier, à m'intéresser à ce qui pouvait bien lui arriver. J'ai eu beaucoup de mal à comprendre ses réactions parfois également.
Puis, la plume de l'autrice devient progressivement plus austère, dépouillée, comme celle d'une pièce de théâtre. Exemple : "Il regarde le sac. Malaise."
J'ai réellement décroché de l'histoire vers le milieu du roman qui ne se découpe plus qu'en petits paragraphes qui font chacun suite à une question. Ces paragraphes vont de sujets triviaux ("Comment urine-t-il ?" ou "Comment mange-t-il son repas ?" : spoiler avec une fourchette, un couteau, du sel et du poivre !) à des problématiques métaphysiques, spirituelles (Croit-il en dieu ou en la réincarnation, ...)
Si l'exercice stylistique peut-être intéressant pour l'autrice et peut apporter ponctuellement une originalité bienvenue pour le lecteur, ce passage est beaucoup trop long et très peu agréable à lire. Il a suscité mon intérêt au début et très vite j'ai décroché.
En résumé, pour les points positifs : des anecdotes sur la vie de James Joyce que je ne connaissaient pas, l'Irlande que j'ai aimé retrouver dans ce roman et enfin, un exercice stylistique que j'aurais trouvé intéressant s'il n'avait pas occupé plus de la moitié du livre.
Pour les points négatifs : trop de longueurs sur certains passages, des personnages qui ne sont pas assez caractérisés, développés, ainsi qu'une fin de roman difficile à lire.
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TroubleBibliomane
  23 septembre 2020
Nombreux sont les détails et autres agréments qui nous permettent dès le début de ce roman de s'immerger intégralement dans le paysage irlandais. Ainsi, nous nous retrouvons dans ce roman comme face à une photographie de campagne, douce et automnale, emprunte d'une certaine nostalgie du temps qui passe. Cependant, j'ai eu énormément de mal à terminer ce livre. Je n'ai pas trouvé de juste-milieu entre la mise en place spatiale et descriptive du roman et son intrigue. Tous les éléments de lieux et de temps sont très bien travaillés dès le début mais l'intrigue se fait attendre encore et encore. Elle arrive très tard alors que lecteur est déjà lassé par l'attente. Et lorsqu'elle est là, elle tire en longueur. J'ai trouvé cela vraiment dommage pour un cadre si bien amené et des personnages qui avaient un potentiel bien plus grand que ce qui est en scène à l'intérieur du livre.
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Rhodopsine
  30 octobre 2020
Merci Babelio pour cet envoi dans le cadre d'une Masse critique.
Et tout commençait bien: d'abord l'Irlande, évidemment, et vers Waterford et Cork, autant dire que j'étais conquise. Et puis, tout doucement, on s'attache à la ferme, au chat, à Luke, à Ruth, à la tante Ellen. Tout commence bien, donc. Mais c'est là que le bât blesse: tout commence bien. Et puis c'est tout. Au beau milieu, l'intrigue patine et lâche le lecteur, et les chapitres perdent leur saveur. Mais je ne suis pas lectrice de Joyce (j'avoue, malgré mes tentatives réitérées, Ulysse me tombe des mains), et c'est peut-être là l'explication de mon ennui.
Un regret donc, d'un rendez-vous manqué avec une balade irlandaise
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
Enya75Enya75   07 novembre 2020
Pieds nus, Luke O'Brien descend l'escalier d'Ardboe House et se poste à la fenêtre du palier. Sous ses yeux se déploie le comté de Waterford : ses champs fertiles, ses forêts de chêne séculaires, sa vaste plaine fluviale, le manoir à cinq kilomètres de là autour duquel gravitent, comme autant de satellites, des demeures ancestrales, et, à moins de cinq cent mètres à vol d'oiseau, la courbe de la rivière Sullane, avec le village de Clonduff sur la rive opposée.
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rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2020
Je ne me faisais plus aucune illusion – j’étais devenue une brebis galeuse. Et des mensonges, des mensonges du début à la fin… Mais on ne s’en relève pas tout à fait, Luke, surtout quand on est une femme. Les gens se régalent des commérages et des scandales, plus c’est graveleux, plus ils en raffolent. On jasait dans toute la paroisse. L’injustice – c’est ce qui me reste sur le cœur. Je n’ai jamais vraiment su si on a fini par me croire – dans un monde d’hommes la parole d’une femme est toujours entachée de doute, une femme n’est jamais totalement digne de confiance. C’est la leçon que j’ai retenue – une femme, les gens se précipitent pour la traîner dans la boue, la traiter d’affabulatrice, d’intrigante. Jusqu’aux membres de ma famille, malgré toute leur bienveillance, je me suis souvent demandé si eux aussi doutaient de moi. Si Maman et ton père se sont dit, à un moment, eh bien, elle est là-bas en Amérique, qu’est-ce qui nous garantit qu’elle n’a pas d’enfant caché. Cette pensée les a forcément traversés, tu n’arriveras pas à me l’enlever de la tête. Je ne pouvais pas rester les bras croisés ! J’étais à la fois dans une colère noire et terrorisée – et en même temps je faisais mon deuil de lui, et le deuil de ce que j’avais perdu. Il fallait que je lave mon nom et ma réputation.
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rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2020
Dans l’islam, l’ange de la mort apparaît et il extrait l’âme par la bouche en la tirant depuis la plante des pieds pour qu’elle remonte tout le corps. En fonction de la vie qu’a vécue le défunt, et de la façon dont il s’est conduit, l’expulsion de l’âme sera une opération tantôt fluide et indolore, tantôt effroyable (s’accompagnant de spasmes, de haut-le-cœur, de régurgitations, de suffocation). Luke pense que l’heure du décès est connue d’avance, qu’inscrite dans notre chronologie intime elle se tapit dans chaque aspect de l’existence – comme un avis de décès ou une notice nécrologique clefs en main, imprimés dans la trame des secondes et dans les objets du quotidien : les larmes, les vêtements qu’on porte, les chambres où l’on dort, ce qu’on met dans nos assiettes, même les ovaires de nos aïeules. Et tout en nous, à l’exception du cerveau rationnel, « sait » intuitivement cela. Mais, selon le principe de charité, l’heure de notre passage de vie à néant – ou de vie à autre chose – nous demeure inconnue.
 
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rkhettaouirkhettaoui   08 septembre 2020
Ce n’est pas le travail qui manque. Le souci, c’est la motivation. Cette vie solitaire engendre chez lui une inertie extrême. Certains jours il lui arrive de penser qu’il est resté assis sans bouger dans la même position pendant quelques minutes alors que plusieurs heures se sont écoulées et soudain midi sonne, ou l’après-midi est entamé, ou il est seize heures, et dehors la journée n’a plus du tout la même allure.Il pourrait réintégrer son poste d’enseignant à Belvedere. Ces années-là comptent parmi les plus heureuses de sa vie, l’époque où il se réveillait allongé près de Maeve dans leur petit appartement sur Harold’s Cross. Son souffle tiède, son corps. Une étreinte, mal réveillés, avant l’aube, le goût et l’odeur qu’elle laissait sur sa langue, sur ses doigts. Debout sous le jet de douche brûlant, hébété, propre, puis à l’assaut de l’air vif du matin. Les pieds au chaud dans des bottines en nubuck souple achetées chez Clarks sur Grafton Street.
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rkhettaouirkhettaoui   13 septembre 2020
Sa vie qu’on rembobine, qu’on projette à l’envers. Son existence actuelle, devenue sous-ensemble d’une existence fictive, plus vaste, qui contient une maison avec une allée, un portail peint de frais, une ferme aux champs labourés. Une maison pleine de vie – un endroit où règnent la joie et le bonheur, un mariage fictif qu’on déroule, des enfants eux aussi fictifs qui dévalent / descendent / remontent en sens inverse un escalier bien concret et entrent et sortent d’une chambre, d’une voiture, d’un berceau, d’un lit tout aussi concrets, redeviennent bambins, retournent à l’âge où ils commencent à marcher et à faire entendre leur babil puis qu’on renvoie à l’intérieur de la matrice, et leur mère qui repart dans l’allée à reculons, qui revisite les années de vie commune jusqu’au jour des noces, jusqu’à sa première apparition derrière le pare-brise d’une petite voiture jaune qui surgit dans l’allée en cahotant.
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Vidéo de Mary Costello
Luke O'Brien, professeur de lettres et spécialiste de Joyce auquel il rêve depuis des années de consacrer un livre, est en pleine crise existentielle, en proie à l'angoisse de la page blanche et aux tourments provoqués par une vie amoureuse compliquée. Il a quitté Dublin pour s'installer dans une vieille demeure a la campagne, au bord de la rivière Sullane, sur les terres familiales dont il est le dernier héritier, non loin de sa chère tante Ellen.
Un matin, une jeune voisine frappe à sa porte : Ruth. Coup de foudre. Soudain la vie reprend, s'emballe, s'illumine d'espoirs que Luke croyait a jamais disparus de son existence. Mais lorsqu'il présente la nouvelle élue de son coeur a sa tante Ellen, celle-ci réagit mal. Très mal. Et exige qu'il cesse immédiatement de la fréquenter. Pourquoi ? En cherchant à répondre a cette question, Luke va s'engager sur un chemin intérieur vertigineux.
Portrait de l'artiste en jeune homme égaré à la croisée des chemins, bouleversante histoire d'amour et de fantômes, doublée d'une méditation sur notre place au sein de la nature et du cosmos, La Capture confirme, après Academy Street (Seuil, 2015), l'immense talent de Mary Costello, qui compte désormais parmi les plus importantes figures du paysage littéraire irlandais.
Traduit de l'anglais (Irlande) par Madeleine Nasalik
« Un rêve de roman, une lettre d'amour a la nature, a Joyce, a l'art – et a l'amour lui-même. » The Irish Times
« Aussi élégant que son précédent roman, mais plus fouille, plus audacieux et ambitieux. Une merveille. » The Guardian
À propos d'Academy Street :
« Une ballade irlandaise, juste et poignante, qui semble touchée par la grâce. » le Temps
Mary Costello est née et vit a Galway, en Irlande. Son premier roman, Academy Street (Seuil, 2015), a remporté le Irish Book of the Year Award et a été finaliste de l'International Dublin Literary Award, du Costa First Novel Award ainsi que de l'EU Prize for Literature. La Capture est son deuxième roman.
Retrouvez les informations sur notre site : https://bit.ly/2EEOM1U
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