AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782818922194
48 pages
Bamboo Edition (09/01/2013)
4.12/5   60 notes
Résumé :
Chirurgien, il affirme le pouvoir de la vie dans l’enfer des tranchées. Février 1916, dans le Bois des Caures. Le sous-lieutenant Charles-Louis Bouteloup et les gars de l’Ambulance 13 sont désormais rattachés aux 56 et 59ème Chasseurs, dit les “Diables bleus”. Commandés par le légendaire et adoré lieutenant-colonel Emile Driant, les hommes de l’Ambulance 13 vont se retrouver au cœur du premier choc de la bataille de Verdun. Parallèlement, sœur Isabelle de Ferlon, d... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
4,12

sur 60 notes
5
6 avis
4
5 avis
3
1 avis
2
0 avis
1
0 avis

Villoteau
  01 mars 2013
Ce troisième tome continue à nous faire alterner les scènes sur le front et à l'arrière. Cet arrière nous le percevons en particulier à travers les yeux de la jeune artiste amoureuse sans retour du héros, celui-ci s'étant enticher (comme elle dit) d'une religieuse infirmière née en Lorraine annexée. le fait qu'elle se voit confier les dessins d'un futur appareil de radiologie par Marie Curie pourrait bien la ramener près du front comme conductrice. Cette hypothèse tient à ce que l'historien sait que ces appareils (mis au point afin de situer précisément le projectile dans le corps du blessé) furent mis à la disposition des médecins militaires de camionnettes appelées les "petites Curie".
Le héros Charles-Louis Bouteloup qui dirige l'ambulance stationnée près de Verdun, au moment de la grande offensive allemande de février 1916, a évité le conseil de guerre pour avoir négocié un cessez-le-feu à sa seule initiative afin de pouvoir rapatrier les blessés des deux camps restés dans le no man's land. Il le doit en partie à cette religieuse infirmière qui travaille avec lui. le troisième tome se termine alors qu'il est décidé à faire tout ce qu'il peut pour la tirer des griffes du Tigre. En effet Clemenceau alors président de la commission sénatoriale des armées a été informé par un représentant de la Haute assemblée que des soupçons d'espionnage pesaient sur cette femme Isabelle de Ferlon, dont le frère et le père servent dans l'armée allemande. le fait, que l'artillerie allemande est considérablement arrosé le secteur de Verdun et provoquer une hécatombe dans les rangs français, laisse penser que des informations sur les emplacements des forces humaines et des canons lui avaient été fournies.
Comme l'historien le sait c'est au refus de Joffre de tenir compte des avertissements du colonel Driant (d'ailleurs député nationaliste) que l'on doit la prise du fort de Douaumont (conservé six mois par eux). Ce dernier prévenait à la fois sur le mauvais état de la défense française dans ce secteur et les mouvements des troupes allemandes qu'il perçoit. Un ordre de punition, en provenance de l'état-major, arrive le lendemain de sa mort pour des rapports démoralisateurs. Cette mort est évoquée dans le tome 3 de cette série et lors du tome 2 on découvre ce personnage sur plusieurs pages. Il était d'ailleurs auteur à la Belle Époque de romans d'aventures très lus dans les milieux populaires et les jeunes d'une dizaine d'années jusqu'à la fin des années trente.
En résumé voilà un troisième tome qui nous fournit une très bonne approche de la Grande Guerre à travers plusieurs témoins fictifs ou historiques. le dessin très réaliste présente un décor fouillé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
Tostaky61
  29 janvier 2017
1916. La guerre entre dans sa troisième année, le massacre continue, les morts se comptent par centaine de milliers. le lieutenant Bouteloup, comme ses hommes semblent résignés. Les drames et les mauvaises nouvelles se succèdent.
Troisième tome de la série, toujours aussi réaliste et dramatique. Dans la continuité des deux précédents volumes.
Commenter  J’apprécie          240
umezzu
  22 octobre 2017
Février 1916, la bataille de Verdun fait rage. le petit groupe de l'ambulance 13 se retrouve juste derrière les premières lignes à soigner les blessés. Louis Bouteloup, jeune chirurgien, continue à sauver des vies, pendant qu'à Paris celle dont l'humanité l'avait touché, et qui avait témoigné en sa faveur, soeur Isabelle de Ferlon, lorraine (et donc allemande) d'origine, est accusée de trahison.
Les deux premiers tomes se concentraient sur la suffisance des gradés français, incapables d'admettre leurs erreurs et envoyant à la mort de jeunes soldats. Ce deuxième cycle se fait plus personnel. Louis Bouteloup fait son travail, le coeur ravagé par les attaques qui le visent. D'autres personnages apparaissent, le lecteur s'y attache, avant de les voir emportés par une guerre innommable.
Ce deuxième cycle est un cran au dessous du premier.
Commenter  J’apprécie          100
MissG
  07 mars 2015
Février 1916, début de la bataille de Verdun, c'est dans ce secteur qu'a été affectée l'unité du sous-lieutenant Bouteloup, l'Ambulance 13.
Comme si cela n'avait pas déjà suffi, l'Ambulance 13 va se trouver au coeur d'une des batailles les plus sanglantes de cette période.
Les hommes sont désabusés et ne croient plus en grand chose, même les hommes d'église : "Parfois, il faut ça pour qu'il réponde. Il lui arrive de regarder ailleurs, vous savez ? Jurer, c'est aussi prier.", il n'y a plus de sens aux mots vie ou mort, encore moins à celui de liberté : "Quelle liberté ? Liberté de crever, oui ! Être libre, c'est être vivant. Et les Boches pensent la même chose.", et finalement les soldats au front ont bien compris que cette guerre n'a aucun intérêt et qu'il n'y aura aucun vainqueur, et que la pensée est la même du côté Allemand.
Dans le même temps, la religieuse Isabelle de Ferlon a été dénoncée comme agent double du fait de son origine Allemande, c'est Clémenceau en personne qui vient lui rendre visite en prison pour lui apprendre qu'il la sacrifie à l'autel du pouvoir : "La politique va donc me fusiller ?", pour apaiser pendant un temps les esprits .
Je ne sais pas bien qui désigne exactement le terme de "braves gens" du titre, sans doute les soldats sur le front qui bien braves partent à la boucherie tous les jours, ou alors de façon plus ironique ces messieurs des beaux salons qui élaborent de grandes stratégies de loin et dirigent ainsi les batailles, ou alors les civils qui vivent à l'arrière, certains dans la luxure et la quiétude, d'autres dans la misère et dans l'inquiétude; en tout cas ce titre est particulièrement bien choisi.
Une fois encore, cette bande dessinée s'attache à montrer le côté dur, impitoyable de cette guerre qui n'est plus qu'une vaste machine destinée à broyer les chairs et les esprits.
Les dessins et les reproductions des scènes de batailles sont tout simplement stupéfiants tant ils sont réalistes et arrivent parfaitement à retranscrire toute l'horreur de ces moments.
Cette bande dessinée rend particulièrement bien hommage aux combattants de cette guerre tout en montrant les travers des généraux qui la dirigent bien tranquillement dans leurs états-majors loin du front et de la violence des combats.
Les ordres sont absurdes, tout comme les comportements, car il faut bien reconnaître qu'emprisonner et juger militairement une soeur infirmière dont le seul tort est d'être née Lorraine n'a aucun sens : "Je le répète, je suis née Lorraine par un accident de l'histoire, mais Dieu n'a pas plus de camp que de patrie.".
Qu'à cela ne tienne, Clémenceau dénommé "le tigre" a compris qu'il lui fallait un bouc émissaire, ça sera Isabelle de Ferlon qui s'y prêtera.
Pour le moment, ai-je envie d'ajouter, car cette guerre n'est plus à un paradoxe près comme les exécutions de soldats Français "pour l'exemple" le montreront à plusieurs reprises.
Je trouve le destin d'Isabelle particulièrement dur et elle paie bien cher les errances de sa jeunesse dorée, une douce époque à laquelle elle éconduisait des soupirants pour un teint brouillé ou un bouton de fièvre, comme elle se le remémore en prison.
C'est aussi la première fois que cette série met autant à l'honneur les dessous de l'histoire, en intégrant le personnage réel de Marie Curie qui joua un rôle important dans la façon de soigner les blessés grâce à ses unités de radiologie mobile, une invention capitale qui permit d'éviter bien des amputations mais qui disparut dans les tréfonds de l'histoire pour n'être remis au grand jour que très récemment.
Autant dire que ce deuxième cycle commence très fort et est de qualité égale au premier, c'est un véritable régal à lire et à suivre les aventures du sous-lieutenant Bouteloup et de son unité, L'Ambulance 13, avec des dessins de grande qualité qui illustrent fidèlement la dureté des combats ou la guerre aérienne qui se joue entre les as aériens du volant.
Décidément, comme le dit la chanson "les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux", les braves gens étant ici incarnés par les hauts dirigeants qui rêvent à d'hypothétiques victoires pour reconquérir quelques mètres de terrain au prix d'un lourd sacrifice humain.
"Les braves gens" est un troisième tome de grande qualité à la série "L'Ambulance 13" et ouvre avec brio ce deuxième cycle qui s'avère tout aussi captivant que le premier.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
badpx
  06 mars 2018
Ce tome se passe peut-être un peu moins dans les tranchées, mais il permet de présenter plein d'autres aspects de cette guerre : le développement de la radiographie par Marie Curie, et la création des auto-chir ; La chasse aux espions et le victimes expiatoires pour rassurer l'opinion publique ; l'attentisme des américains : les combats aériens....
C'est peut-être le tome le plus complet depuis le début de la série. Et tout ça en réussissant à suivre une histoire qui se tient....
Commenter  J’apprécie          90


critiques presse (1)
Sceneario   11 février 2013
Mounier fait encore une fois un travail exceptionnel et remarquable. C'est carré et efficace. Il n'y a rien à redire. De plus, les couleurs de Bouet donnent plus de profondeur à son trait.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
miladomilado   18 juillet 2015
- Un problème, mon colonel ?
- Oui lieutenant : j'ai l'impression que la guerre épargne les salauds pour qu'ils puissent en engendrer d'autres !
Commenter  J’apprécie          170
tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   03 mars 2014
-A poil la jeune classe. Les copains vous ont surement refilé leurs totos. Z'avez du pot, c'est jour de génocide!
-C'est pas jour de carnaval plutot?
-Non, cet homme a raison. Le pou est un insecte hématophage responsable de pédiculoses extremement contagieuses et, pour certaines, mortelles... Sans parler du typhus.
-Merde! Ils nous ont livré un dictionnaire médicale...
Commenter  J’apprécie          20
tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   03 mars 2014
-Vous venez de jurer le nom du seigneur, l'abbé.
-Parfois, il faut ça pour qu'il réponde. Il lui arrive de regarder ailleurs, vous savez? Jurer c'est aussi prier.
-Amen.
Commenter  J’apprécie          40
michelekastnermichelekastner   31 mai 2014
Au regard du monde alentour, la mort serait une réalité plus humaine.
Quand Louis voit un corps voler en l'air criblé d'éclats, il ne pense plus : "pauvre gars", il pense : "veinard !"
Commenter  J’apprécie          20
Radwan74Radwan74   23 avril 2022
[journaliste américain qui parle]
Autrefois, quand on était en guerre, vous autres, les frenchies, êtes venus nous aider… à l’époque, vous étiez les mieux équipés…
Nous, tout ce qu’on avait, on l’avait volé aux anglais. On n’avait encore rien inventé…
Sans votre soutien, on n’aurait jamais gagné notre indépendance…
Alors ce serait la justice maintenant, qu’on vous file un coup de main !
Commenter  J’apprécie          00

Lire un extrait
Videos de Patrick Cothias (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick Cothias
Scénaristes : Patrick COTHIAS, Patrice ORDAS Dessinateur : Alain MOUNIER
Chirurgien, il affirme le pouvoir de la vie dans l'enfer des tranchées.
Il s'appelle Louis-Charles Bouteloup. Fraichement diplômé de la faculté de médecine, il se retrouve en première ligne, à Fleury, en janvier 1916. Il commande une ambulance hippomobile, surnommée l'As de Pique parce qu'elle est connue aussi bien pour le courage de ses infirmiers, que pour leur manque de soumission au Règlement. Bouteloup est un nom qui compte en politique, car le baron Horace, père de Louis, est député, lieutenant-colonel et proche du général Pétain. Cette relation privilégiée, loin de le protéger, fera du jeune officier une cible désignée pour les ennemis de l?élu, entre autres le redoutable Georges Clemenceau. Néanmoins, Louis accomplira la tâche épouvantable que la guerre lui impose, en essayant de préserver un humanisme auquel il est attaché jusqu?à la rébellion?
Lire des extraits ici : http://www.angle.fr/bd-l-ambulance-13-tome-1-5830732.html
+ Lire la suite
autres livres classés : première guerre mondialeVoir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

C'est la guerre !

Complétez le titre de cette pièce de Jean Giraudoux : La Guerre ... n'aura pas lieu

de Corée
de Troie
des sexes
des mondes

8 questions
1040 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , batailles , armeeCréer un quiz sur ce livre