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Tostaky61
  29 janvier 2017
1916. La guerre entre dans sa troisième année, le massacre continue, les morts se comptent par centaine de milliers. le lieutenant Bouteloup, comme ses hommes semblent résignés. Les drames et les mauvaises nouvelles se succèdent.
Troisième tome de la série, toujours aussi réaliste et dramatique. Dans la continuité des deux précédents volumes.
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Villoteau
  01 mars 2013
Ce troisième tome continue à nous faire alterner les scènes sur le front et à l'arrière. Cet arrière nous le percevons en particulier à travers les yeux de la jeune artiste amoureuse sans retour du héros, celui-ci s'étant enticher (comme elle dit) d'une religieuse infirmière née en Lorraine annexée. le fait qu'elle se voit confier les dessins d'un futur appareil de radiologie par Marie Curie pourrait bien la ramener près du front comme conductrice. Cette hypothèse tient à ce que l'historien sait que ces appareils (mis au point afin de situer précisément le projectile dans le corps du blessé) furent mis à la disposition des médecins militaires de camionnettes appelées les "petites Curie".

Le héros Charles-Louis Bouteloup qui dirige l'ambulance stationnée près de Verdun, au moment de la grande offensive allemande de février 1916, a évité le conseil de guerre pour avoir négocié un cessez-le-feu à sa seule initiative afin de pouvoir rapatrier les blessés des deux camps restés dans le no man's land. Il le doit en partie à cette religieuse infirmière qui travaille avec lui. le troisième tome se termine alors qu'il est décidé à faire tout ce qu'il peut pour la tirer des griffes du Tigre. En effet Clemenceau alors président de la commission sénatoriale des armées a été informé par un représentant de la Haute assemblée que des soupçons d'espionnage pesaient sur cette femme Isabelle de Ferlon, dont le frère et le père servent dans l'armée allemande. le fait, que l'artillerie allemande est considérablement arrosé le secteur de Verdun et provoquer une hécatombe dans les rangs français, laisse penser que des informations sur les emplacements des forces humaines et des canons lui avaient été fournies.

Comme l'historien le sait c'est au refus de Joffre de tenir compte des avertissements du colonel Driant (d'ailleurs député nationaliste) que l'on doit la prise du fort de Douaumont (conservé six mois par eux). Ce dernier prévenait à la fois sur le mauvais état de la défense française dans ce secteur et les mouvements des troupes allemandes qu'il perçoit. Un ordre de punition, en provenance de l'état-major, arrive le lendemain de sa mort pour des rapports démoralisateurs. Cette mort est évoquée dans le tome 3 de cette série et lors du tome 2 on découvre ce personnage sur plusieurs pages. Il était d'ailleurs auteur à la Belle Époque de romans d'aventures très lus dans les milieux populaires et les jeunes d'une dizaine d'années jusqu'à la fin des années trente.

En résumé voilà un troisième tome qui nous fournit une très bonne approche de la Grande Guerre à travers plusieurs témoins fictifs ou historiques. le dessin très réaliste présente un décor fouillé.
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umezzu
  22 octobre 2017
Février 1916, la bataille de Verdun fait rage. le petit groupe de l'ambulance 13 se retrouve juste derrière les premières lignes à soigner les blessés. Louis Bouteloup, jeune chirurgien, continue à sauver des vies, pendant qu'à Paris celle dont l'humanité l'avait touché, et qui avait témoigné en sa faveur, soeur Isabelle de Ferlon, lorraine (et donc allemande) d'origine, est accusée de trahison.
Les deux premiers tomes se concentraient sur la suffisance des gradés français, incapables d'admettre leurs erreurs et envoyant à la mort de jeunes soldats. Ce deuxième cycle se fait plus personnel. Louis Bouteloup fait son travail, le coeur ravagé par les attaques qui le visent. D'autres personnages apparaissent, le lecteur s'y attache, avant de les voir emportés par une guerre innommable.
Ce deuxième cycle est un cran au dessous du premier.
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badpx
  06 mars 2018
Ce tome se passe peut-être un peu moins dans les tranchées, mais il permet de présenter plein d'autres aspects de cette guerre : le développement de la radiographie par Marie Curie, et la création des auto-chir ; La chasse aux espions et le victimes expiatoires pour rassurer l'opinion publique ; l'attentisme des américains : les combats aériens....
C'est peut-être le tome le plus complet depuis le début de la série. Et tout ça en réussissant à suivre une histoire qui se tient....
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Diabolau
  02 mars 2020
De février à l'été 1916, en pleine bataille de Verdun, puis de la Somme... Au bois des Caures, en se portant au secours des fameux chasseurs du Lieutenant-colonel Driant, l'ambulance 13 va déplorer ses premières pertes et les prendre avec philosophie. Le lecteur aussi, d'ailleurs, tant il est vrai que les petites mains qui entourent Bouteloup sont finalement assez peu caractérisées depuis le début de la série, hormis sans doute le curé Satan (ça ne s'oublie pas). La faute sans doute à des digressions qui seront encore présentes dans ce tome, sous forme d'allusions sans lendemain à Marie Curie, à l'aviation, aux luttes de pouvoir entre Foch et Joffre, aux manœuvres occultes de Clemenceau. Aux généralités sur les évènements, aussi, et par endroits l'album veut se faire "pédagogue".
C'est bien mené malgré tout, mais il faut faire attention à ne pas y perdre son âme en abandonnant le côté intimiste des tribulations d'un médecin avec son petit groupe de bonshommes.
À déplorer deux anachronismes malheureux avec les mots "communiste" et "génocide".
Cependant, le dessin, toujours très bon, les enchaînements narratifs, absolument irréprochables et c'est assez rare pour le dire, et le texte, toujours puissant et littéraire, avec des répliques d'orfèvre, compensent ces quelques errements.
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Skritt
  07 octobre 2015
Dans ce troisième tome de L'ambulance 13, nous retrouvons l'équipe de soldats infirmiers et chirurgiens toujours au plus près des tranchées. Favre ne reconnaît pas le geste de Bouteloup qui l'a sauvé. Il est mutilé et se sent diminué. La Force Noire est sur place, et ces hommes venus de loin sont utilisés comme de la chair à canon.
Ce troisième album démontre encore une fois et de manière plus forte la bétise des principes, de cette bourgeoisie militaire qui se veut bien pensante et qui ne fait aucun cas de la vie de milliers d'hommes. Dans cet opus, nous rencontrons Marie Curie qui grâce à ces recherches met au point les premières machines de radiographie et veut les mettre au profit des soldats, leur évitant ainsi d'horribles souffrances.
Le récit est passionnant, instructif. Les scènes sont parfois aberrantes, affligeantes et désespérantes. La violence des assauts est ici bien représentée, et malheureuse. L'histoire est prenante et vous tient en haleine jusqu'à la dernière page.
Le graphisme reste assez sobre, sans fioriture, ni goût pour le sang, donnant ainsi dans ces dessins encore plus d'impact, car souvent c'est sans les mots que se traduit la peur, la souffrance, la mort. C'est d'ailleurs dans cet épisode que l'impact psychologique se fait encore plus présent.
Cet album est un très bon album, haussant toujours plus le niveau de la série.
Lien : https://lectureroman.wordpre..
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Guindoule
  30 décembre 2016
Le Lieutenant Bouteloup est envoyé avec l'Ambulance 13 sur le front de Verdun. Une grande bataille engendre les premiers morts dans l'équipe du Louis Charles...ils vivent tous un enfer.
A Paris, Emilie rencontre Marie Curie et se lance de la création d'un véhicule avec le système de la radiographie afin d'apporter une aide technologique aux hommes sur le front.
Enfin, la religieuse Isabelle de Fredon est accusée d'être une espionne et elle est enfermée dans un cachot le temps de son procès.
Un dessin très réussi
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MissG
  07 mars 2015
Février 1916, début de la bataille de Verdun, c'est dans ce secteur qu'a été affectée l'unité du sous-lieutenant Bouteloup, l'Ambulance 13.
Comme si cela n'avait pas déjà suffi, l'Ambulance 13 va se trouver au coeur d'une des batailles les plus sanglantes de cette période.
Les hommes sont désabusés et ne croient plus en grand chose, même les hommes d'église : "Parfois, il faut ça pour qu'il réponde. Il lui arrive de regarder ailleurs, vous savez ? Jurer, c'est aussi prier.", il n'y a plus de sens aux mots vie ou mort, encore moins à celui de liberté : "Quelle liberté ? Liberté de crever, oui ! Être libre, c'est être vivant. Et les Boches pensent la même chose.", et finalement les soldats au front ont bien compris que cette guerre n'a aucun intérêt et qu'il n'y aura aucun vainqueur, et que la pensée est la même du côté Allemand.
Dans le même temps, la religieuse Isabelle de Ferlon a été dénoncée comme agent double du fait de son origine Allemande, c'est Clémenceau en personne qui vient lui rendre visite en prison pour lui apprendre qu'il la sacrifie à l'autel du pouvoir : "La politique va donc me fusiller ?", pour apaiser pendant un temps les esprits .

Je ne sais pas bien qui désigne exactement le terme de "braves gens" du titre, sans doute les soldats sur le front qui bien braves partent à la boucherie tous les jours, ou alors de façon plus ironique ces messieurs des beaux salons qui élaborent de grandes stratégies de loin et dirigent ainsi les batailles, ou alors les civils qui vivent à l'arrière, certains dans la luxure et la quiétude, d'autres dans la misère et dans l'inquiétude; en tout cas ce titre est particulièrement bien choisi.
Une fois encore, cette bande dessinée s'attache à montrer le côté dur, impitoyable de cette guerre qui n'est plus qu'une vaste machine destinée à broyer les chairs et les esprits.
Les dessins et les reproductions des scènes de batailles sont tout simplement stupéfiants tant ils sont réalistes et arrivent parfaitement à retranscrire toute l'horreur de ces moments.
Cette bande dessinée rend particulièrement bien hommage aux combattants de cette guerre tout en montrant les travers des généraux qui la dirigent bien tranquillement dans leurs états-majors loin du front et de la violence des combats.
Les ordres sont absurdes, tout comme les comportements, car il faut bien reconnaître qu'emprisonner et juger militairement une soeur infirmière dont le seul tort est d'être née Lorraine n'a aucun sens : "Je le répète, je suis née Lorraine par un accident de l'histoire, mais Dieu n'a pas plus de camp que de patrie.".
Qu'à cela ne tienne, Clémenceau dénommé "le tigre" a compris qu'il lui fallait un bouc émissaire, ça sera Isabelle de Ferlon qui s'y prêtera.
Pour le moment, ai-je envie d'ajouter, car cette guerre n'est plus à un paradoxe près comme les exécutions de soldats Français "pour l'exemple" le montreront à plusieurs reprises.
Je trouve le destin d'Isabelle particulièrement dur et elle paie bien cher les errances de sa jeunesse dorée, une douce époque à laquelle elle éconduisait des soupirants pour un teint brouillé ou un bouton de fièvre, comme elle se le remémore en prison.
C'est aussi la première fois que cette série met autant à l'honneur les dessous de l'histoire, en intégrant le personnage réel de Marie Curie qui joua un rôle important dans la façon de soigner les blessés grâce à ses unités de radiologie mobile, une invention capitale qui permit d'éviter bien des amputations mais qui disparut dans les tréfonds de l'histoire pour n'être remis au grand jour que très récemment.
Autant dire que ce deuxième cycle commence très fort et est de qualité égale au premier, c'est un véritable régal à lire et à suivre les aventures du sous-lieutenant Bouteloup et de son unité, L'Ambulance 13, avec des dessins de grande qualité qui illustrent fidèlement la dureté des combats ou la guerre aérienne qui se joue entre les as aériens du volant.

Décidément, comme le dit la chanson "les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux", les braves gens étant ici incarnés par les hauts dirigeants qui rêvent à d'hypothétiques victoires pour reconquérir quelques mètres de terrain au prix d'un lourd sacrifice humain.
"Les braves gens" est un troisième tome de grande qualité à la série "L'Ambulance 13" et ouvre avec brio ce deuxième cycle qui s'avère tout aussi captivant que le premier.
Lien : http://lemondedemissg.blogsp..
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Liver
  15 juin 2013
Une suite à la hauteur des deux autres tomes. Les références à des moments marquants du conflit (comme le début de l'attaque de Verdun auprès de Driant) et l'introduction de personnages historiques sont bien amenés et permettent de bien suivre l'ampleur de l'impact de la guerre. Les personnages continuent leur avancée dans leur destin et on aime à les y suivre.
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doran40
  18 novembre 2018
Louis est désormais sur le front de Verdun qui engendre beaucoup de blessés et décès. Il continue de s'occuper du poste de secours et apprend l'arrestation de soeur Isabelle dont il est épris. Elle est coupable de haute trahison et d' informer l'ennemi. Dans ce tome on voit aussi l'apparition de Marie Curie qui tente de mettre au point une machine pour radiographier les combattants.
Un tome intéressant où le scénario s'étoffe, mais graphiquement on a du mal à reconnaître les personnages car ils se ressemblent trop.
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