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ISBN : 2253194506
Éditeur : Le Livre de Poche (29/04/2015)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 28 notes)
Résumé :
1968. Marianne, une jeune Française est dépêchée en Afrique du Sud pour enseigner à l'université du Cap, ville dont le cadre idyllique renferme à la fois la liberté des swinging sixties et l'horreur de la ségrégation. En cours d'adaptation cinéma.
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
coquinnette1974
  04 mai 2018
Un été blanc et noir de Frédéric Couderc est un roman emprunté à la bibliothèque par hasard.
Nous sommes en 1968.
Marianne, une jeune Française, est dépêchée en Afrique du Sud pour enseigner à l'université du Cap, ville dont le cadre idyllique renferme à la fois la liberté des années 60 et l'horreur de la ségrégation.
Je ne connais pas grand chose à l'Afrique du Sud, et j'ai trouvé cet ouvrage vraiment passionnant malgré des débuts un peu mièvres. En effet, je n'ai pas accroché au départ car j'ai trouvé Marianne trop lisse, ce roman manquait un peu de profondeur.
Heureusement, les personnages prennent rapidement de l'épaisseur, l'histoire est bien ficelée et l'ensemble donne un bon roman.
J'ai apprécié de découvrir la ville du Cap dans les années 1960.
Les passages en italique relatent des faits d'histoire qui se sont réellement déroulés, et du coup j'ai appris des choses, ce qui est toujours appréciable.
Je mets quatre étoiles et demie car j'ai passé un bon moment avec Un été blanc et noir, que je recommande :)
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Lilou08
  01 mai 2016
C'est le premier livre que je lis de Frédéric Couderc. J'avais repéré depuis un moment « Un été blanc et noir » car conseillé par Caryl Ferey… donc pour moi, un excellent à priori !
Cadeau « orienté » de mon anniversaire (merci mon fils !), enfin je le découvre ! Je ne quitte pas l'Afrique du Sud et ça me plait et m'intéresse. Tout est basé sur des faits véridiques au niveau de la vie, de la société et de la politique en Afrique du Sud, sauf bien sûr tout le côté romanesque de l'histoire.
Je m'attendais à un thriller, il n'en est rien, bien que le roman se lise sans pouvoir le lâcher. Les faits se déroulent dans la fin des années soixante. Mandela est emprisonné sur Robben Island et l'apartheid est en vigueur. Une jeune Française, professeur de français, vient pour quelques mois enseigner à l'Université au Cap. Fan d'Alan Paton auteur de « Pleure, ô pays bien-aimé », elle arrive en Afrique du Sud avec ses yeux de Française, des idées bien arrêtées, et de grandes illusions. Elle découvre d'un côté un pays à la beauté époustouflante, des Blancs qui vivent dans l'opulence, dans leur bulle, et ponctuellement elle se heurte à la réalité, dure, cruelle, inconcevable de l'apartheid.
J'ai été un peu déconcertée au début de ma lecture, car c'était un peu trop « romanesque », « bluette » à mon goût et je ne m'y attendais pas. Puis peu à peu, les personnages ont pris de l'épaisseur et le parallèle fait entre l'histoire et la vie de Nelson Mandela emprisonné ainsi que la réalité de la société sud-africaine ont apporté beaucoup d'intérêt pour moi et m'ont happé jusqu'à la fin. Petit bémol pour la toute fin qui m'a paru un peu rocambolesque et inutile mais c'est un avis très perso !
La bio de l'auteur, Frédéric Couderc, « Grand voyageur, Frédéric Couderc vit un quart de l'année au Cap. Reporter en Afrique du Sud sous la présidence de Mandela, il se consacre désormais à la fiction », explique la très bonne connaissance de l'Afrique du Sud que l'on ressent dans ce roman… Et ça, j'aime ! On sent aussi que l'auteur aime ce pays et nous transmet cet amour. J'ai aimé aussi la personnalité de Nelson Mandela qu'il nous montre, c'est plus profond que les habituels discours sur ce grand homme et me parle au coeur. Enfin, c'est encore un avis très perso.
En conclusion, j'ai beaucoup aimé ce roman de Frédéric Couderc et je vous le conseille vivement. Merci Caryl pour le conseil !!
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christinebeausson
  04 août 2015
Peut on imaginer que faire allégeance au Commonwealth soit un acte de bravoure intellectuelle au pays de l'apartheid face au gouvernement raciste d'Afrique du Sud !
En 1967 cela l'était !
Deux histoires, deux facettes de la vie dans ce récit.
Une partie retraçant une année passée au Cap, découverte par une petite française, de la culture afrikaner.
A la fois,
La vie des descendants des Boers, aristocratie économique
La vie des exilés anglais, aristocratie intellectuelle,
La vie des noirs, on parlera plutôt de survie face à l'ignominie ségrégationniste, raciste, ce n'est pas la peine, je le pense de continuer la liste,
Pour nous faire comprendre les mécanismes intellectuels de survie dans ce monde.
Nous suivons cette jeune intellectuelle dans son installation dans cette société et sa découverte de l'amour fou !
Plus que l'histoire romancée de l'actualité de cette époque là, plus qu'une belle histoire d'amour, ce qui est intéressant ce sont les cheminements intellectuels qui sont suivis par les personnages qui doivent nous éclairer sur les perspectives que l'on peut avoir sur la situation politique de ce pays. Regards sur ces moeurs sociales, ces codes de bonne conduite ....Si loin de nos valeurs d'égalité liberté et fraternité.
Le happy end final, était il indispensable ?
L'amour gagne toujours le combat !
Bof, y croire ou ne pas y croire ?
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Zabouille
  07 mai 2015
Marianne part, quitte tout pour saisir cette opportunité de partir enseigner en Afrique du Sud, à l'université du Cap. En plein apartheid, la situation est affligeante, les dures règles de ségrégation s'imposent à elle comme aux autres. Elle y croise le chemin de plusieurs personnages, entre autres Denise... puis Victor, rencontre qui va chambouler sa vie, lorsqu'elle décide de rejoindre le commando préparant l'évasion de Nelson Mandela.
Une histoire d'exil, de lutte, d'obstination, mais aussi d'amour, d'amitié, bien plus que policière. Une belle leçon de morale et de courage. Se battre pour ses valeurs en tentant d'aller à l'encontre de principes abjectes et intolérables... de belles descriptions de paysages, invitant au voyage, sauf lorsque Marianne regarde au loin l'Ile de Robben Island.
Une belle découverte doublée d'une enrichissante et addictive histoire... A lire !
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shao69
  28 mai 2015
Mon avis :
Je n'aurais pas classé ce livre dans la catégorie polar, même si il y a une intrigue elle n'est pas le fil conducteur de ce roman. On est plus dans une romance et la découverte de l'Afrique du Sud et de l'apartheid par une jeune française. Les paysages idylliques, sauvages mais pas aussi dangereux que ces hommes qui la dirige dans ces années 60. Marianne, professeur de lettres a acceptée un poste pour enseigner à l'université du Cap, pour un remplacement. L'opportunité est belle pour elle de prendre de la distance avec Paris et sa vie sentimentale, mais aussi de se rendre dans ce pays qu'elle a temps imaginé au grès de ses lectures favorites. Dans un premier temps elle sera séduite par les paysages de ce pays, mais dans un second temps elle découvrira toute la rudesse, voire la haine qui a envoûtée cette belle contrée. Elle se retrouvera confronté à la réalité de l'apartheid et de ses codes immoraux, appliqués par des cerbères. Elle prendra conscience qu'il vaut mieux parfois détourner le regard plutôt que de porter encore plus atteinte à des individus. Néanmoins elle fera la connaissance de personnes blanches ou de couleurs qui se lèvent pour lutter contre ce fanatisme ethnologique. En réponse à la vie de Marianne on suivra en alternance celle de Mandela, de sa vie en captivité et de ceux qui souhaitent lui venir en aide. Une approche historique de l'homme et de son combat.
Le style
J'ai aimé la façon dont l'auteur nous fait découvrir avec passion ce pays et ses habitants de toutes ethnies. le style est simple, plaisant et équilibré dans ses descriptions. Dès les premières pages nous sommes captivés. Frédéric Couderc donne vie à ses personnages, dont certains atypiques. C'est là aussi son point fort car ils sont le livre, animateurs et non juste figurants. Comme je le disais plus haut ce livre est plus une romance – réussie – autour de Marianne plutôt qu'un polar. L'intrigue étant au final une étape dans ce livre. Mais il reste une lecture agréable et accrocheuse.
Mon petit point positif :
Ce livre nous fait voyager à travers ce pays sans tomber dans l'excès des descriptions. Il sait nous intéresser à ce que fût l'apartheid et rendre hommage à ceux qui l'ont combattu.
Lien : http://www.tamisier.eu/un-et..
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critiques presse (1)
Culturebox   10 juin 2013
Passion, suspense sur fond de Grande Histoire, ce livre en même temps que la France célèbre l’Afrique du Sud cette année, invite à se pencher sur l’histoire complexe de ce pays.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Lilou08Lilou08   01 mai 2016
Quel que soit l’effort fourni, à l’école, à l’université, au travail, un Noir ou un Coloured savent qu’ils n’arriveront jamais à joindre les deux bouts. Même le plus brillant des étudiants doit exclure une vie convenable dès ses premiers pas dans le monde adulte. Sa condition inférieure s’impose jour après jour…
Je l’écoutais pensivement car il me semblait que sa femme, sa maison, et son poste au Carpe Times témoignaient d’une existence réussie.
- Mais vous, Rony, tout bien considéré, vous êtes presque comme un Blanc.
Presque. Je me mordis les lèvres car sur cet adverbe reposait tout le poids de l’apartheid. Rony sourit avec une satisfaction évidente.
- Finissez votre assiette et allons faire un tour dit-il sur un ton qui ne souffrait aucune contradiction.
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Lilou08Lilou08   01 mai 2016
Les gardiens se postaient au sommet de la carrière, sous les palmiers et sur l’herbe tendre. Dans l’énorme cratère d’une blancheur aveuglante, Mandela cassait la pierre avec une pioche pour atteindre la chaux enterrée sous des couches de rocher. Traité comme les lépreux qui avaient autrefois habité l’île, il grimaçait sous la lumière et la poussière, les mains couvertes d’ampoules et de plaies, travaillant jusqu’à seize heures par jour.
Lorsqu’il regagnait son quartier de sécurité maximale, le visage lavé par des traînées de sueur, il avait l’air de fantôme.
Bien sûr, les gardiens étaient blancs. Ils s’exprimaient uniquement en langue afrikaans et exigeaient que les prisonniers s’adressent à eux en les appelant baas, maître.
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Lilou08Lilou08   01 mai 2016
En fait d’Africains, vous découvrirez que nous sommes les seuls dans le pays à accepter quelques étudiants noirs et coloroureds, des élèves admis à condition qu’ils ne fréquentent pas le campus. Le gouvernement n’aime pas beaucoup ça, mais il n’y peut rien. Le chancelier de l’UCT, ce cher T.B. Davie, est un partisan de l’intégration raciale, un champion de l’autonomie et de la liberté. Nous enseignons en anglais et refusons l’afrikaans. A l’occasion, le Parti national essaie bien de reprocher à notre président son exigence de diversité, mais cela n’a jamais posé de gros problèmes. Ils nous ont collé une réputation de « rouges » et surnomment l’université « Moscou sur la colline ». C’est ridicule ! On peut s’affirmer progressiste et prétendre en même temps que les communistes sont nos ennemis, n’est-ce-pas ?
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Lilou08Lilou08   01 mai 2016
Un Bushman y préparait un feu pour le repas. Il lui arrivait de découper une antilope. Sa femme et ses deux enfants le rejoignaient. Ils bavardaient en claquant leur langue, mangeaient, et s’endormaient sur des peaux de chacals. Et de son côté mon père…
Après une longue rasade de vin, Victor reprit :
- Ce salaud prétendait observer le chaînon manquant entre l’animal et l’homme. Tu parles ! Après chaque visite, il racontait comment le couple s’accouplait, comment il mettait à l’épreuve leur intelligence avec des jeux débiles, développait chez les petits le goût du sang, je te passe les détails sordides. Selon lui, la preuve était là, sous nos yeux, de l’inégalité des races…
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Lilou08Lilou08   01 mai 2016
Avec l’arrivée des examens et la correction des copies, les cases de mon emploi du temps se noircissaient et peut-être que ma présence sur le campus devint exagérée. A l’évidence, la communauté universitaire agissait sur moi de façon réconfortante : je chassais ainsi la solitude qui m’étreignait de retour à la maison. A la nuit tombée, l’angoisse me comprimait le cœur comme le papier qu’on froisse. J’écoutais de la musique, parlais un peu toute seule, tentais de joindre Gabriel au téléphone, avant d’écrire de longues lettres aux miens.
Heureusement, il arrivait que Denise surgisse à l’improviste. Nos retrouvailles étaient chaque fois l’occasion de démonstrations d’amitié.
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Retrouvez le live du Camion qui Livre pour cette quatrième étape 2019 à Collioure avec Frédéric Couderc et Mickaël Thévenot.
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