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EAN : 9782290385586
288 pages
J'ai lu (30/08/2023)
3.4/5   345 notes
Résumé :
Anthime, un adolescent inséparable de sa sœur Helena, vient d’emménager dans une banlieue de province avec toute sa famille. Il craint de ne pas s’intégrer dans cette nouvelle communauté où personne ne l’attend.

Pourtant, il va vite trouver le moyen de se distinguer et de se faire connaître. Lors d’une kermesse, il s’illustre par sa rapidité au jeu de quilles. Il n’en faut pas plus à Brice, un entraîneur obèse et bonhomme, pour l’enrôler dans la cours... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (85) Voir plus Ajouter une critique
3,4

sur 345 notes
Anthime a un don, il court vite même très vite. Depuis son jeune âge. Il est vite repéré par un entraîneur qui souhaite faire de lui le pélican, le plus grand athlète de tous les temps. Pour Anthime, la course est bien plus que quelques pas rapides devant l'autre. C'est rejoindre des rêves de grandeur, c'est la médaille du gagnant, c'est aussi vider sa tête de tout son superflu, c'est gagner en force, en confiance. Quand surgit un accident lors d'une course, Anthime s'effondre et perdra tout, la femme et la soeur qu'il aime jusqu'à ses rêves, jusqu'à sa propre vie. Pour hériter d'une seconde place et la seconde place pour un gagnant c'est toujours la pire.

Ce roman m'a laissé terriblement perplexe. Il est, ou semble, très bien écrit mais il est aussi truffé d'images, de métaphores, de détails alambiqués que le fond se noie littéralement dans cette bourrasque de détails. le cadre spatio-temporel est aussi absent, ce qui m'a gênée au même titre qu'on rentre peu en harmonie et empathie avec Anthime et les autres, faute à ces montagnes de détails secondaires qui font certes jolis mais à mon sens desservent totalement l'histoire. J'avais l'impression de lire un exercice de style, sortez-moi un maximum de phrases tordues et stylées. Par contre, les déceptions d'Anthime, sa personnalité, son évolution, tout cela n'est pas abouti. Des émotions, de la psychologie, j'en voulais plus.

J'avais l'intention de lire le dernier roman de Cécile Coulon, Une bête au paradis, du coup, j'hésite fortement. Tant j'ai été déstabilisée et déçue ici. Une histoire avec du potentiel mais tellement surjouée qu'elle en devient transparente et insipide.
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Cette fois encore, les personnages sont très fouillés, dans tous les détails, avec leurs qualités et leurs défauts qui les rendent attachants ou repoussoir.

Deux mondes s'opposent, s'entremêlent : la vie monotone monochrome dans un lotissement ordinaire, avec ses barbecues, ses apéros de bienvenue pour tenter d'intégrer les derniers arrivés, mais deux mondes s'opposent en fait : ceux qui sont natifs du village, ont pignon sur rue, connaissent tout le monde et les nouveaux arrivants que l'on observe à la loupe.

Pour Anthime, il faut s'imposer dès le premier contact pour pouvoir passer une année scolaire tranquille et ne pas subir de harcèlement, alors il donne le maximum lors du combat, courant plus vite que les autres pour gagner, dans la scène du jeu de quilles.

« Son frère venait de remporter sa première victoire. Il échappait ainsi aux persécutions réservées aux nouveaux arrivés : son exploit ferait le tour du collège avant qu'il n'y mette les pieds. Anthime était sauvé. » P 30

Il court vite, toujours plus vite, et se fait remarquer lors du fameux cross opposant des collèges différents, par un entraîneur, dont les rêves de médailles ont sombré. Dès lors, son quotidien va changer, sport intensif, entraînement pour arriver aux championnats du huit cents mètres.

Ce qui compte pour lui, ce n'est pas le plaisir de courir, c'est gagner à tout prix, seule la victoire est belle. L'équipe de son collège arbore un maillot avec un pélican qui deviendra le surnom d'Anthime.

Mais, le jour J, il se blesse et tout s'écroule. le Pélican git en larmes sur le sol, son ego en prend un coup et il entre dans une deuxième vie qu'il subit : mariage, enfants, obésité, jusqu'au jour où une réflexion sur son poids le blesse et l'oblige à réagir…

On assiste alors à une reprise en mains : Anthime se remet au sport, s'acharne sur son vélo d'appartement, en cachette et se lance dans un nouveau défi que je vous laisse découvrir…

Bien-sûr, ce roman parle de la chute d'une idole, du passage de l'admiration des autres à l'anonymat, loin des projecteurs, mais il va beaucoup plus loin, posant des questions sur le sens de la vie…

Que désirait-il vraiment ? Pourquoi ses parents n'ont-ils pas exprimé de réserves, surtout quand l'entraîneur, qui ne court qu'après l'alcool et cherche une revanche, le fait participer aux sélections alors qu'il n'est pas assez prêt ? Peut-on réussir sa vie quand l'ambition dévorante l'emporte sur la passion, sur le plaisir à pratiquer un sport ?

Cécile Coulon décrit très bien cette période de l'adolescence, surtout quand on est différent par rapport aux autres, le rapport presque fusionnel entre Anthime et sa soeur Héléna, chacun protégeant l'autre à sa façon, et le fonctionnement de cette famille où la communication est très limitée, de même que les affects. Ils cohabitent.

Deux autres filles gravitent autour d'Anthime : Béatrice, son premier amour, à qui il s'était promis de déclarer sa flamme s'il gagnait ces sélections, et de Joanna, la voisine d'en face, qui l'espionne et tisse sa toile autour de lui.

J'aime beaucoup la façon dont l'auteure nous interpelle, s'adresse directement à nous, sous implique. Même si le thème m'a moins passionnée que « Trois saisons d'orage », j'ai ressenti la même avidité d'en découvrir plus dans l'évolution du héros, sa recherche d'identité, tant Cécile Coulon sait bien tenir le lecteur en haleine, et ici, c'est aussi bien au sens propre que figuré.
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« Un livre absolument magnifique d'une cruauté sans nom sur le sport et ses valeurs ». Ce commentaire est d'Augustin Trapenard, un garçon que j'aime regarder et écouter sur Canal +. Toujours beaucoup de verve, d'enthousiasme, de passion pour défendre un livre. « le coeur du pélican » est le troisième livre que je lis sur ses recommandations mais peut-être le dernier.

Cécile Coulon, jeune écrivaine de 26 ans, nous conte le parcours brisé d'un athlète de demi-fond, Anthime. Ce jeune homme a un talent indéniable pour la course à pied. Il est obéissant, appliqué, évite de réfléchir, se laisse porter et accepte d'endosser ce rôle de champion en devenir.
Lors d'une compétition qui doit le mener vers les jeux olympiques, il se blesse, s'en est fini de ses rêves de gloire et de l'amour de sa vie. Il va tomber dans l'anonymat et s'enfermer dans une vie insipide : un mariage sans amour, travailleur social désabusé, prise de poids, petite maison dans un lotissement,...

Dans ce livre, des explications, des images incompréhensibles, des trucs bizarres vous en trouvez plein les pages:
p. 197, « … il avait recouvert ses terreurs et ses rêves avec la peinture d'un pavillon de banlieue, à la manière d'un puits radioactif qu'on couvre de plaques de béton » Ça vous cause ça, des plaques de béton pour couvrir des puits radioactifs ?
p.217, « Anthime s'accroupit derrière la roche, glissa ses mains couvertes du sang de sa victime dans les profondeurs de la terre et sentit les asticots recouvrir ses doigts », n'importe quoi, à part si tu te vautres dans une charogne, difficile de trouver des asticots !

Je ne vais pas tourner autour du pot très longtemps, je n'ai pas aimé ce livre, vraiment pas. L'histoire, ma foi, pourquoi pas ? C'est surtout l'écriture qui m'a gêné, une écriture douloureuse pour son lecteur.
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J'ai choisi de lire ce livre non pas pour son thème qui ne m'attire pas particulièrement, la performance athlétique d'un jeune garçon ne me fait pas, il est vrai, rêver, mais parce que j'affectionne la plume de Cécile Coulon.
J'ai peut-être trouvé un peu trop de métaphores "artificielles" dans ce roman mais je salue malgré tout une fois de plus cette jeune auteur qui sait toujours trouver un angle d'attaque intéressant pour garder son lecteur attentif.
Elle décrit avec beaucoup de psychologie l'évolution d'Anthime. La victoire avec toute l'aura qui va avec, la défaite, le drame, la fin des illusions, la résignation et le renouveau.
Il y a quelque chose d'antipathique chez Anthime et pourtant j'ai eu aussi de l'attachement pour lui. J'ai eu mal pour lui et ai souhaité une fin heureuse.
Se relever après un échec, se reconstruire et poursuivre ses rêves voilà ce que Cécile Coulon nous offre à travers Anthime.
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Intriguée par cette jeune femme si volontaire et brillante, vue dans l'émission La Grande Librairie, j'avoue ne pas avoir trouvé ce que j'imaginais dans son dernier roman, le Coeur du Pélican .

On reconnait dans son style incisif , l'impétuosité de la jeunesse, et ce qui m'a manqué, justement c'est une certaine rondeur et un détachement parfois salutaire qu'apportent les années et l'expérience de la vie sans pour autant relâcher son combat , sa faculté d'indignation et son esprit critique.

Pavillons de banlieue , vie médiocre par sa monotonie et abrutissement des hommes adultes dans l'alcool et la bêtise réapparaissent tout au long de l'histoire comme une antienne .

Le don d'Anthilme pour la course se révèle alors qu'il se retrouve "petit nouveau" dans un groupe d'ados et qu'il est alors persuadé qu'il ne peut et ne doit pas perdre ; cela le fait passer du statut d'inconnu à celui de héros : est-ce un bienfait pour ce jeune garçon: on en doute d'emblée .
Récupéré par un entraineur qui a raté sa carrière et qui compte sur les succès de son poulain pour vivre les victoires par procuration, Anthilme subit plus qu'il ne s'épanouit et on ne peut pas dire qu'il soit soutenu par ses parents à l'attitude totalement passive, ce qui est surprenant lorsque l'on fréquente un peu les terrains de sport ou les salles de gym avec sa progéniture !

Ne voulant pas décevoir sa soeur, Héléna, son double féminin , son amante interdite et espérant conquérir le coeur de la belle Béatrice, Anthilme donne tout comme le pélican, emblème de son club.

Avant même de gravir les échelons du succès , l'ascension du jeune prodige est stoppée net et il se pense alors indigne de Béatrice et voué à épouser une femme qu'il n'aime pas et vivre une vie sans piment, sorte d'autoflagellation jusqu'à la révolte quelques vingt ans plus tard .

L'histoire est rapidement peu plausible car chacun sait que la gloire arrive aussi vite que l'oubli ...

Le combat de ce jeune garçon devenu un adulte ordinaire semble bien dérisoire et égoïste et vire à la colère dans un flot de violence non contenue.

La fin de l'histoire m'a laissé assez perplexe !
Problème de génération peut-être?


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critiques presse (3)
Actualitte
24 février 2015
Un livre cruel, d'un discernement implacable lorsqu'il évoque le couple et ses frustrations notamment ; tellement proche finalement d'une vérité que chacun tente d'étouffer lâchement, qu'il indispose, rend les sourires amers et contrits, perturbe sensiblement.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Telerama
04 février 2015
Texte foisonnant, écrit comme à l'arraché, ce quatrième roman de Cécile Coulon décrit la souffrance et la puissance, le courage et la honte, la communion du corps et de l'esprit.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress
02 février 2015
Cécile Coulon brosse le portrait saisissant d'une vie bâclée. Anthime, surnommé "le Pélican" parce que, semblable à l'oiseau, il s'arrache le coeur pour l'offrir à son public, est un héros de tragédie mais aussi notre semblable à tous. Son errance, servie par l'écriture survoltée d'une romancière désormais confirmée, est un pur morceau de bravoure.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (101) Voir plus Ajouter une citation
Si on devait faire la liste de tous ceux qui ont raté leur vie et l'ont fait payer à leurs mômes, on aurait besoin d'une palanquée de stylos et de cahiers d'école. Regardez autour de vous ; aucun enfant n'est responsable du manque d'originalité, du manque de courage de ceux qui l'ont élevé.
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Pendant que les autres regardent des séries américaines, visitent des zoos, des usines désaffectées, jouent aux cartes, au bowling, tu comptes les dixièmes de seconde sur le chronomètre géant, tu dors à côté de ton coach qui ronfle comme un tracteur. Pendant que les autres vivent, tu survis, pour être le champion, pour voir ton visage sur grand écran, au-dessus d'une table de restaurant où tous ces autres se marrent à te regarder suer tes protéines sur une piste.
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Ce n'est pas parce que vous vivez avec quelqu'un que vous connaissez cette personne mieux que quiconque. C'est l'inverse : plus vous êtes proche, moins vous portez d'attention à certains gestes.L'intimité vous empêche de prendre du recul.
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Pendant que les autres fument leurs cigarettes derrière les containers, toi tu cours. Pendant que les autres embrassent des filles pleines d’acné, toi tu cours. Tu n’as pas le droit de fumer, pas le droit de boire ta première bière, pas le droit de te coucher tard, tu n’as pas le droit de regarder un film porno chez ton pote parce que tu dois te lever le lendemain. Pendant que les autres mangent des sandwiches à la mayonnaise en reluquant des gonzesses qui sortent du gymnase, le short collé à leurs cuisses, tu fais des pompes, des séries d’abdominaux, tu cours autour d’une piste qui te donne la gerbe à force de tourner, tourner, tu ressembles à un bousier poussant une chiure de chaton. Pendant que les autres regardent des séries américaines, visitent des zoos, des usines désaffectées, jouent aux cartes, au bowling, tu comptes les dixièmes de seconde sur le chronomètre géant, tu dors à côté de ton coach qui ronfle comme un tracteur. Pendant que les autres vivent, tu survis, pour être le champion, pour voir ton visage sur grand écran, au-dessus d’une table de restaurant où tous ces autres se marrent à te regarder suer tes protéines sur une piste. Je n’ai rien vu venir. Et je ne me plains pas. Mais putain, je voulais foutre le feu à la maison, au lycée, au stade. Je voulais incendier tous ces bus, ces bagnoles, ces cars, ces gradins, tous ces plannings qui m’empêchaient de faire la grasse matinée, qui m’empêchaient de prolonger mes rêves.
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Je n'aurais pas dû le suivre,je n'aurais pas dû l'aider,mais il y a tant de choses dans la vie que je n'aurais pas dû faire qui m'ont apporté du plaisir que je ne vois pas pourquoi je ne continuerais pas à commettre des erreurs.Vivre est une erreur,attendre est une erreur.Autant s'amuser un peu,autant défoncer les portes fermées et les planchers pourris.Autant être quelqu'un de fort,au lieu de vouloir,à tout prix ,être quelqu'un de bien.p.70
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