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EAN : 9782819503958
520 pages
Les Nouveaux Auteurs (02/04/2015)
3.69/5   90 notes
Résumé :
Un flic, son amie, et un commercial sont faits prisonniers dans un village où ne vivent que des femmes. Les protagonistes chercheront à s'échapper et à percer le mystère de ce bourg perdu dans la forêt. Ils ne sont pas les seuls captifs...
Coup de coeur de Franck Thilliez, Président du jury Prix VSD 2015.
Critiques, Analyses et Avis (43) Voir plus Ajouter une critique
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Le village des ténèbres… Un titre qui ne paie pas de mine. Je me méfie toujours des trucs “des ténèbres”, “de la mort”, “des ombres” qui neuf fois sur dix relèvent du nanar livresque.

Coup de bol, celui-ci était le dixième. Pavé de 500 pages lu d'une traite, dur de lever le pif et de retrouver la lumière.

Le Coulon aura donc torpillé ce qui s'annonçait comme une grosse nuit de sommeil en l'amputant de moitié. Il m'achève en ne me rendant pas la chronique facile : pas évident de parler de ce roman sans en spoiler tout ou partie.

Alors le village des ténèbres, c'est l'histoire d'une communauté de femmes qui vit en autarcie dans un coin paumé où les gens ont une fâcheuse tendance à disparaître. Personne n'a l'air vraiment au courant de quoi que ce soit de précis, mais tout le bled fait dans son froc à la seule évocation de ce qui se passe au fin fond de la forêt.

Le récit se positionne quelque part entre le Triangle des Bermudes, la légende des Amazones (les guerrières de la mythologie grecque, pas des vendeuses en ligne) et le Village de M. Night Shyamalan, avec en arrière-plan du folklore médiéval à base de succube. Là-dessus, tu ajoutes une sauce omerta, une pincée de manoeuvre capitaliste et c'est parti ! de fil en aiguille viendront se greffer de l'Histoire, des machinations, des manipulations et une giga dose de folie.

Le village des ténèbres est le roman du pétage de plombs, un condensé de démence humaine. Chacun des éléments de ce thriller horrifique résonne dans la réalité, tant dans l'actualité immédiate que dans des événements historiques plus ou moins récents.

Les communautés isolées qui partent en vrille sont légion dans le cinéma d'horreur (La colline a des yeux, Détour mortel, La maison des mille morts…). On en dira autant des expériences de groupe menées IRL, comme celle de Milgram au début des années 60, celle de Stanford en 1971 ou encore la troisième vague en 1967. Dans la série jusqu'au-boutistes perdus entre ignorance et folie, les exemples abondent de soldats japonais qui ont continué la guerre dans leur coin après 1945. Les derniers à avoir “suivi les ordres” (et paumé la moitié de leur santé mentale) ont déposé les armes en 1974… Et si tu préfères les exemples plus proches de nous, pas mal de mouvements sectaires proposent des séjours à la campagne, pour un lavage de cerveau dans un cadre champêtre et bucolique.

L'être humain possède une faculté à déconner assez phénoménale, suffit de le placer dans la “bonne” situation. Or, chaque personnage du Village des ténèbres est humain. Je te laisse compléter le syllogisme…

Entre tortionnaires qui basculent dans la démence sadique et victimes qui se réfugient dans un monde d'hallucinations pour se protéger, personne n'a les yeux en face des trous. Note que la plupart ne sont pas aidés et que ce roman pose souvent au lecteur la question du choix, l'éternel “comment j'aurais réagi ?”. Très pertinent ici. Idem la question globale : jusqu'où peut-on aller pour la “bonne cause” ?

Le village des ténèbres, ce n'est pas que du psychologique, y a de l'action, comme dirait San Antonio, avec un côté survival très marqué. le roman est riche de péripéties, rebondissements, scènes marquantes et révélations. Dans un premier temps, on sent bien où l'auteur veut nous emmener : au sein (c'est le cas de le dire) de cette communauté de recluses. Prévisible ? Là oui, mais faut bien pour entrer dans le vif du sujet. Et après, t'inquiète, quand on s'enfonce dans l'horreur, on ne sait plus où on va. Attention, l'auteur ne se livre pas à du n'importe quoi confus et incohérent, il te balade dans un récit construit.

Bien écrit en plus, le récit, dans un style propre, efficace et précis. Très rythmé grâce à des chapitres courts et percutants. Peu de temps morts : même quand un personnage s'embarque dans une longue explication, on reste accroché au texte. Les longueurs sont rarissimes – je pense aux discours de Ma' qui ont tendance à se répéter et à ne pas dire grand-chose qui ne soit déjà expliqué par ailleurs. Ce petit point mis à part, la quasi-totalité des cinq cents pages scotchent et faut lutter pour poser le bouquin en route. Moi, j'ai perdu et tout lu sans m'arrêter. Coulon 1, bibi 0.

Roman noir et glauque, le village des ténèbres propose un voyage pas piqué des vers au pays des cinglés. Mais les pires là-dedans, ce sont encore les gens sains d'esprit.


Lien : https://unkapart.fr/le-villa..
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David Coulon était un nom d'auteur qui m'était familier mais je n'avais encore jamais eu l'occasion de le lire. le troc-livres de mon quartier m'en a donné l'occasion ; aussitôt trouvé, aussitôt lu.

Avant de commencer « le village des ténèbres » j'étais sceptique : le titre du bouquin (un peu racoleur), le thème (un peu rocambolesque) et le nombre de pages (un pavé de 520 pages !) me faisaient peur mais l'excitation de la nouveauté a pris le dessus et j'ai plongé !

Nous faisons la connaissance de trois personnages : Jean-Marie Lorey alias Saar, commercial à la dérive ; Luc, jeune gendarme amoureux et trop curieux et Julie, petite amie de Luc.

Luc est affecté dans un petit village de montagne appelé Ancelle. Au cours d'une conversation avec un villageois passablement éméché, il découvre qu'il y a depuis de nombreuses années des disparitions étranges. Après une rapide enquête, il se rend compte que tout le monde cache ses disparitions, y compris la gendarmerie. Il découvre alors la légende entourant ce lieu : des femmes (des succubes) enlèvent les visiteurs indésirables osant s'aventurer sur leur territoire. Malgré la tempête à venir, Luc, déterminé à découvrir la vérité, décide de se rendre au coeur du massif des Dix Mendiants.

Les paysages sont gris, neigeux, brumeux et rendent l'atmosphère sombre, angoissante. La plume de David Coulon est originale, fluide, captivante. Les chapitres sont courts, les descriptions réalistes et les dialogues percutants. L'atmosphère glaçante semble irréelle. Un vrai cauchemar ! Et pourtant, on ne peut s'empêcher de tourner les pages…

Est-ce que j'ai aimé ma lecture : sans détour je réponds oui. L'histoire en elle même change de ce que je lis d'habitude et elle est très bien écrite. Après, je note tout de même deux bémols : une grosse déception sur la fin donnée à cette histoire ; on ne sait pas ce que deviennent les protagonistes principaux. D'autre part, certains points paraissent un peu tirés par les cheveux et m'ont coupée dans le rythme de ma lecture.

Le mot de la fin : une expérience singulière ; un thriller avec lequel j'ai aimé avoir peur !

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Un thriller horrifique, plus proche du survival que du policier. Il est porté par un rythme effréné le rendant très addictif. Les changements de point de vue ainsi que les chapitres très courts amènent à tourner les pages sans vouloir s'arrêter avant le fin mot de l'histoire. Mais ce que j'ai particulièrement apprécié, c'est le style percutant et l'utilisation très pertinente des parenthèses. Quant au traitement de l'histoire, rien ne nous est épargné. Certains passages, très visuels, font froid dans le dos et pourraient étonner les lecteurs habitués aux thrillers moins sanglants. Zaroff a comparé David Coulon à Jack Ketchum, et effectivement, le style imagé, le rythme, la violence, les rassemblent. Les personnages sont suffisamment attachants, et humains, pour que leur sort nous importe, et que nous soyons embarqués.

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Jean-Marie Lorey est commercial à AGRO WORLD, Ze méga entreprise agroalimentaire. Il se rend dans le massif du Champsaur, près d'Ancelle, pour négocier l'achat d'un terrain.

En effet, un berger du coin a découvert une source d'eau PURE. Sa mission marchander (arnaquer) avec le « local » (pour un max de profit bien entendu).

Juste faire gaffe : les deux biologiques venus faire des relevés n'ont plus donné signe de vie…

Première affectation pour Luc :  le commissariat d'Ancelle.

Faut pas se mentir, ya pas trop d'action dans le village. Juste deux biologiques qui ont disparus récemment, mais tout le monde s'en cogne visiblement ….

En cherchant un peu, Luc se rend compte qu'il y a eu beaucoup de disparitions inexpliquées dans le coin, mais personne au village ne souhaite en parler, pas même la police. Chelou.

Luc décide d'enquêter par lui-même et contre l'avis de son supérieur.

(mauvaise idée tu crois ?!) Direction le village de SOMBRE.

Ce qu'il ignore, c'est que Julie, sa meuf, va lui faire une surprise et se rend aussi dans la région ^^

Et kicékiva se retrouver bloqué dans un village qui n'existe nulle part sur la carte ?

                  Alors, ça te titille ou pas ? 😎

                                   🏘️🏡🏠

⛔Alerte « AMES SENSIBLES » ….TMTC, bye bye et bisous hein. ⛔

Man dieu…mais c'est quoi ce village ?!

Attends, Minou, je connais cette odeur ….  Tu sens ce côté glauque, sale, voire fou ? Je SAIS. Ca sent le « COULON » !

Whaaaaat ?!?  Tu ne connais pas David Coulon ? Quelle chance !!! tu vas pouvoir lire touuuuus ses livres.

Jte fais les présentations, du coup, David, Minou, Minou, David.

Pour te la faire courte, Minou, David C. aime : la noirceur humaine, le glauque, les séquestrations,

Le sombre, le très (très- très) très sombre, la violence, les pédophiles et la vengeance.      

                   QUEDUBONHEURKOI🧡

Ici, tu vas accrocher dès le début et suivre avec attention les 3 personnages, Luc, Julie et Jean-Marie.

Des chapitres courts, qui donnent un rythme rapide. Tu passes d'un personnage à l'autre.

L'histoire devient vite sale & boueuse.

Tu suis chacun dans sa galère… Ohu. MéCéKoi ce village (again ?!)

C'est sale, ça fout la gerbe aussi, c'est barbare et sans limite visiblement.

Un univers aux petits oignons comme sait si bien faire M'sieur Coulon didon.

La tension ne se relâche JAMAIS.

Je n'ai pas retrouvé le style (typique) de l'auteur dans le livre (phrase courtes, très courtes)   mais ça le fait quand même.

Tu veux savoir. Les pages se tournent.Tu veux savoir.tu veux savoir. Tu veux savoir.

Comme je suis une ‘COULONPHILE', le livre m'a parue un peu en dessous des autres.

Bah ? Pourquoi ?

Parce que, depuis, l'auteur a écrit bien pire, du coup je n'ai pas eu de surprise avec celui-ci car je connais ce qui peut se passer dans son cerveau. Yerk yerk.

J'aurais dû le lire au début de notre « rencontre littéraire ».

Je n'ai pas eu l'effet de surprise, mais toi qui ne connait pas cet auteur, tu l'auras 😊.

BEMOL – juste pour faire ma chiante

J'ai trouvé la fin un peu tirée par les cheveux.

Un peu too much niveau crédibilité. Quoique. l'Homme est tellement con… Cela n'enlève rien au ressenti global de ma lecture.

                                     🏠🏡🏘️

En tout cas j'y ai pensé quand je me suis promenée en Lozère il y a quelques semaines. Au détour d'une balade, dans la nature, là ou il n'y a rien, imaginer que tu tombes sur CE village, qui n'existe nulle part….Brrrrrr

Non. NON .N.O.N.

  * A TANTOT ~ BISOUS LES MINOUS *

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" le Village des Ténèbres ", un roman que je ne suis pas prête d'oublier, tellement j'ai eu la chair de poule pendant tout le roman.

Tout se passe en hiver dans les Alpes, dans un village très isolé et perché en haut des montagnes, c'est un village où franchement, tu n'aurais pas envie de t'y perdre, ni d'y faire une halte.

Dans ce village, il y a Lucas un jeune gendarme qui a été muté dans ce patelin et commence à se poser des questions et surtout, il pose des questions à sa hiérarchie, en demandant pourquoi il y a autant de disparition dans ce village, mais il ne recevra aucune réponse.

Mais sa curiosité le poussera à enquêter et à comprendre ... Mais qui s'y frotte si pique ...

Il y a ses femmes aussi qui vivent totalement seul et qui s'autogère seule et qu'es-ce qu'elle cache, c'est quoi le mystère autour de ses femmes ...

C'est quoi toutes ses foutues disparitions ...

Le village des ténèbres, un roman glaçant, inclassable, véritablement dérangeant.

Il m'était impossible de décrocher du roman, tellement je voulais savoir ce que cachait ce village.

A j'ai été servie , j'en ai pris plein la vue , l'auteur ne nous laisse rien au hasard , de bout en bout ce roman m'a fais peur , en plus je me suis mise à le lire le soir , pour me mettre dans l'ambiance et j'ai flippé au moindre bruit dans la maison .

L'histoire est absolument incroyable, toute autant vraiment glauque et carrément flippante, tu t'attends à une simple petite histoire de disparition, ah ban non tarata, à force d'avoir lu l'auteur, j'aurais dû me douter de tomber dans une spirale sans fond et de me faire berner à nouveau.

Ce roman, c'est un véritable mystère en tout point et quand la vérité arrive, oh purée, je ne m'attendais vraiment pas à ça du tout.

Puis je ne peux rien dire d'autres sinon, ça va gâcher tout le plaisir de la lecture.

En-tout-cas, il faut carrément le lire, c'est tordu, flippant, hallucinant et ce roman ne peut se caser dans aucune case, il sort du lot de thriller habituel que je peux lire.

Ce sera un énorme coup de coeur ce roman, il me reste encore un David Coulon dans ma PAL, je crois que je ne vais pas trop tarder à le sortir.

Je vous le recommande fortement.

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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation

C’était un couloir sombre. L’archétype du couloir que craignent les petits enfants lorsqu’ils sont encore à l’âge auquel on croit aux fantômes et aux sorcières. Un couloir de pierre, sans lumière, aux murs suintant l’humidité. Un couloir sans fenêtre, ne menant que dans une seule direction. — Sorcières ou pas, il va bien falloir y aller, murmura Luc pour se donner du courage. Il serra fort les manches du petit couteau et du hachoir qu’il tenait dans chaque main et avança dans le boyau étroit. Le couloir semblait interminable. Le sang frais des deux clochardes coulait de son hachoir, il laissait des traces à chaque pas. Il serait aisément repérable, mais il n’avait pas le choix, il fallait qu’il avance. Au bout d’une trentaine de mètres, le couloir faisait comme un coude, sur la droite. Il y avait de la lumière. De la lumière et du bruit. Des voix. Il serra les deux armes un peu plus fort, se plaqua contre le mur, et avança lentement, essayant de se faire le plus discret possible, tout en saisissant des bribes de conversation. Mais les voix étaient lointaines. Il devait y avoir d’autres clochardes, comme celles qui l’avaient attaqué au-dehors, et celles qui voulaient le découper. Il bondit dans le coude, les deux armes à la main, prêt à égorger quiconque se trouverait face à lui. Personne.

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Il arracha la redingote de la clocharde. Découvrit un torse décrépit par les ans, creusé, jauni. La vieille ne portait pas de soutien-gorge, Luc vit deux petits seins flasques, pendant comme deux filtres à café usés par le passage de l'eau chaude. Il posa les mains sur son torse, cherchant son coeur. Il entreprit le massage cardiaque. Fit le décompte. Se rappela qu'au bout du décompte, il devait faire du bouche-à-bouche à la vieille. Poser sa bouche à lui sur cette bouche dégoulinante de sang.

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Luc était pris la main dans le sac.

Qu’est-ce que je vais bien pouvoir lui dire ? Salut, chef, j’étais caché là pour vous observer vous taper une petite branlette ! C’était bien sympa !

Il entendit le bruit caractéristique d’un cran de sûreté que l’on ôte.

Je ferais peut-être mieux de sortir, pour éviter de prendre une balle dans la tête, s’il ne m’identifie pas tout de suite.

Il allait se mettre en mouvement lorsqu’il entendit plusieurs bruits sourds. Des pas dans l’escalier. Et la voix de la femme de l’adjudant dans le couloir.

— Tu fous quoi ?

— J’ai entendu une, une musique… une musique, minou.

— Une musique ?

— Oui, une musique, là, derrière le miroir.

— Pauvre alcoolo, siffla-t-elle. Tu feras attention en remontant. Tu as mal refermé ta braguette. Allez, dépêche. Passe devant.

L’adjudant s’exécuta.

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La guerre la plus importante, la nouvelle guerre mondiale est, disons, plus économique. Les Chinois, les Africains, les Indiens font travailler leurs gamins pour très peu d’argent. Nous avons la chance d’avoir des centaines d’enfants qui ne sont recensés nulle part, qui n’existent pas officiellement. Et nos militaires les forment à des travaux techniques, qui ne coûteront pas un centime au pays. Ils seront des ouvriers dociles, des esclaves non répertoriés ! Ils seront les soldats du XXIe siècle, lieutenant. Ils participeront à la grande guerre économique mondiale.

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Ces gamins sont des poissons-chats beaucoup plus efficaces que nous, adultes, qui avons un passé, une éducation, des notions de bien et de mal, et une existence réelle, répertoriée, qui font de nous des guerriers aisément repérables. Les enfants sont une arme diablement efficace.

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Videos de David Coulon (3) Voir plusAjouter une vidéo
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Écrivain normand, David Coulon salue la Galerne et présente son nouveau roman Biotope qui vient de paraître aux éditions Cosmopolis.
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