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Critiques sur Les ronces (15)
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Gwen21
  01 février 2019
Je découvre la plume de Cécile Coulon avec ce recueil qui m'a été offert de façon inattendue car jusqu'à présent je ne connaissais pas l'auteure et je lis très peu - vraiment très peu - de poésie.

J'ai découvert une âme sensible à travers les poèmes en prose qui traitent du quotidien dans ce qu'il a soit de plus touchant soit de plus ingrat. L'auteure se livre avec pudeur et elle manipule les mots de façon très fluide, ça coule de source.

Parfois on tarde à comprendre où elle veut nous emmener mais on se prête au voyage avec facilité puis plaisir. C'est d'ailleurs ce qu'on attend d'un poète, n'est-ce pas ? réussir à sublimer des détails qui semblent insignifiants, changer notre regard sur ce qui nous entoure et dénicher la beauté derrière la banalité.

Une jolie découverte qui m'incitera à me pencher sur ses romans.


Challenge PLUMES FÉMININES 2019
Challenge MULTI-DÉFIS 2019
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berni_29
  19 mai 2019
J'écarte les pages du paysage pour entrer dans un chemin de ronces. J'ai toujours pensé que la poésie était une manière d'apporter de la lenteur dans notre façon de cheminer dans les mots.
Les Ronces ont cette vertu de nous aider à nous frayer un chemin difficile, ne pas l'offrir facilement à nous. Les Ronces nous aident à cheminer avec lenteur dans le paysage.
Ici, dans ce recueil de poèmes, Cécile Coulon convoque le désir à la manière d'une voyageuse.
Ses vers nous invitent à une forme de voyage, mais nous disent aussi de ne jamais se résigner.
Ici les ronces s'écartent peu à peu dans le paysage des pages, celles-ci nous laissent entrer dans le chemin des phrases, il faut marcher, s'éloigner, regarder plus haut que cela nos vies d'en bas.
À notre tour, nous entrons comme un voyageur dans ce dédale de mots.
Les ronces s'ouvrent parfois sur les lèvres des arbres, sur les ailes alourdies des oiseaux par la pluie,
Dire que l'être aimé est le plus bel endroit où choir enfin.
J'écarte les pages du paysage et je chemine parmi les ronces.
Aimer quelqu'un qui ne vous aime pas. Se heurter à son mur.
La quête d'un visage, d'une voix, les mots qui viennent ou ne viennent plus.
Les ronces sont des feuilles et il nous faut les apprivoiser.
Faire les choses pour ne pas oublier l'autre.
Les nuits blanches débarquent comme des wagons dans une gare fantôme.
Cécile Coulon, à travers ces chroniques poétiques, nous parle de sa passion d'écrire, de cette difficulté d'écrire aussi. Elle convoque son quotidien et des forêts peuplées d'enchantements.
Parfois il faut quitter les montagnes. Descendre. La poésie de Cécile Coulon nous tend la main dans un sentier qui côtoie le vertige quand on aime encore.
Le quotidien est là, celui de nos vies, Cécile Coulon a décidé de lui donner une lumière. C'est une lumière qui égratigne, faite de ronces. Aimer, c'est aussi éprouver la difficulté d'aimer. L'absence.
Cécile Coulon jette du sel dans nos yeux et de l'orage dans nos cœurs, quand ce n'est pas l'inverse.
Sa poésie incite à ressembler à nous-mêmes.
Parfois, lorsqu'on rentre dans nos tanières, il reste encore un peu de lumière dans le corps recroquevillé. D'où vient-elle ?
Ce que j'aime dans la poésie, c'est cette manière de poser de la lenteur dans nos manières trop lourdes. La poésie de Cécile Coulon ressemble à cela. Elle réussit à entrer dans nos tanières, caresser nos corps recroquevillés. Faire entrer de la lumière là où nos gestes sont empesés, enfermés.
Longtemps encore, je voudrais continuer d'être griffé par Les ronces de Cécile Coulon.
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montmartin
  15 décembre 2018
« La poésie, c'est le joli surnom qu'on donne à la vie. » Jacques Prévert

C'est bien de la vie dont nous parle Cécile Coulon dans ce beau recueil de poésie, les choses simples de la vie. Un kebab avec une barquette de frites, la première cigarette, la table du petit déjeuner, la course à pied, les troupeaux les rivières, l'enfance qui s'éloigne, Dieu. Comme elles sont belles les choses de la vie sous la plume de Cécile Coulon.

« Ne garde rien de ce qui t'a fait tant de mal, les lettres, les photos, les listes de courses, les partitions, les marque-pages,
ne garde rien, ne jette rien non plus,
fais-en cadeau à quelqu'un qui trouvera ça beau. »

L'amour tient une grande place dans ces quelques pages, l'amour pour une grande dame, sa grand-mère, la difficulté d'aimer, l'absence, l'amour qui s'en va, est-ce que tu m'aimes encore ? Mais aussi l'amour de sa terre Eyzahut, la maison, son âme, sa montagne, son volcan, son pays.

« Je fus aimée si longtemps qu'aujourd'hui mon coeur,
chanceux cavalier, vit chichement de ses rentes. »

J'ai fait la connaissance de la beauté de l'écriture de Cécile Coulon avec « Trois saisons d'orage », ensuite ce fut ces quelques poèmes parsemés de temps en temps sur sa page Facebook. Quel bonheur de les voir aujourd'hui réunis dans un recueil ! Il n'est pas facile de parler de poésie, car la poésie, ça ne se raconte pas, ça s'écoute avec son coeur. Alors laissez-vous porter par les mots de Cécile Coulon une jeune femme libre, amoureuse et attachée à ses racines.

« Un poème c'est quelque chose
d'éphémère et joli
comme la signature d'un doigt
sur la buée d'une vitre. »

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Stelphique
  13 juillet 2019



Je lis Les Ronces. Et c'est bien.

Je découvre Cécile Coulon avec ce recueil de poésie et il me pousserai presque des ronces à l'intérieur et des poèmes vagabonds, à laisser s'envoler dans le vent de l'été.

Je lis Les Ronces. Et c'est bien.

Je n'aime rien tant de moins que le mistral, et comme il souffle pendant ma lecture, ça se marie bien avec les mots épineux de Cécile. Entre fureur et douceur, les poèmes resplendissent, la créativité se glisse, les mots guérissent. J'ai soif de sa force, je me repère dans ces champs lexicaux, je m'accroche à ses piquants, je sourie à son abandon.

Je lis Les Ronces. Et c'est bien.

Je laisse le calme de l'après-midi mourir un peu, en vibrant au doux son de Poésie, en crevant un temps-Soi peu, juste un peu...Je rêve un peu plus grand, je pense à la fragilité, je visualise son petit coin du monde tranquille.

Je lis Les Ronces. Et c'est bien.

Et il y a des moments que l'on doit partager. Des moments de fluidité, où s'évade la sensation de liberté, de touts petits instants de sérénité parfaite où l'émotion prend sa place, des micro-secondes de bonheur où Les Ronces ont l'audace de te griffer.

J'ai lu Les Ronces. Et c'était bien.

——————————————————-

« Mes poèmes sont cannibales

mais ils ne mentent pas »

Cécile Coulon, Les Ronces.




Ma note Plaisir de Lecture 9/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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nathlectrice
  09 juillet 2018
Il est bien souvent difficile de parler de ces livres qui vous touchent, vous égratignent le coeur tant on touche la perfection. Je referme le recueil de poèmes de Cécile Coulon « Les ronces » paru aux Editions le Castor Astral avec cette impression bizarre qu'il sera impossible d'en dire la beauté avec des mots de tous les jours. Et puis, il y a ce drôle de blues, notes envolées de fin de lecture.

Des mots de tous les jours, justement, ce sont ceux qui composent ces poèmes narratifs que l'autrice nous offre. J'avais déjà été enchantée par eux sur un réseau social bien connu de tous, mais là, les retrouver, groupés, rassemblés, fut un ravissement des yeux et de l'âme.

Cécile Coulon dessine le quotidien, dépose un bouquet de ronces aux saveurs d'Enfance, de Nature, de volcans, de tristesse parfois, de lumières, d'envol, de Merveilleux et d'Amour. L'amour qui part, qui s'éloigne. L'amour « difficile ». Elle lie les mots de tous les jours , ceux qui vous chamboulent par leur simplicité , leur authenticité, leurs sonorités. On se retrouve forcément dans ces errances, dans ces regards, dans ces attentes, dans ce buffet de gare qui sent le café chaud et la bière froide.

Lien : http://nathdelaude.canalblog..
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QPerissinotto
  20 juin 2018
Ah la poésie. On dit qu'on peut en trouver dans les orages d'été, sur le sourire des enfants, dans le rap, dans les paysaes underground. Mais chose étonnante, on en trouve beaucoup moins en librairie et surtout dans les bibliothèques des lecteurs. C'est la sorte de pierre philosophale de la lecture ; il est de légende commune que cela existe, mais peu d'âmes courageuses ont l'outrecuidance de s'y frotter. Pourtant la création poétique contemporaine est bien vivante ! Pensée trop hermétique, repliée sur soi, trop réflexive, la poésie fait peur. Ces préjugés-là sont les fléaux de la poésie contemporaine – avec Delerm, mais ça c'est une autre histoire. Bien souvent, la poésie actuelle se contente de rejouer les mêmes vers, les mêmes strophes que les poètes marquants. C'est souvent très bien ficelé, parfois même frappant, mais rarement original. Un recueil vient contredire tout cela : Les Ronces, de Cécile Coulon. La jeune auteure (car elle est romancière, Les Ronces est son premier recueil) se place justement en marge de cette poésie-là. Elle joue avec les codes du récit poétique et du récit narratif. Elle ne va pas puiser ailleurs pour construire une poésie factice ; elle s'arrange avec le quotidien. C'est extrêmement moderne, audacieux et agile, très direct et touchant ; la poésie de Cécile Coulon, c'est le réel et le fugitif qui se rencontrent, sans jamais vraiment se trouver.

La trivialité chantante

« Ma force c'est d'avoir enfoncé mon poing sanglant
dans la gorge du passé
Ma force n'a pas d'ailes
Ni de griffes
Ni de longues pattes
Ma force a toujours soif
Ma force n'est pas fidèle
Pourtant ma force n'est pas faite
Pour quelqu'un d'autre que moi. »

Ma force

Les poèmes ont pour la plupart du temps comme décor des scènes du quotidien (l'attente devant un kebab, le café de la gare, la première cigarette, le réveil par le chat) qui servent à la fois de prétexte pour lentement dériver vers un fond plus réflexif et plus introspectif. Mais si les situations sont bien souvent personnelles, avec un je marqué, il n'y a pourtant rien d'intimiste. Elle brosse des portraits ou des scènes qui ont une portée globalisante, sinon universelle. Ses poèmes sont parsemés d'éléments triviaux qui agissent comme des récurrences sensorielles en convoquant des souvenirs que tout lecteur a en lui. le recueil s'ouvre avec un poème intitulé « J'aimerais vous offrir des frites » : alors qu'on pourrait craindre quelque chose de volontairement un peu trop informel, provocant, Cécile Coulon se sert d'une situation absolument banale pour verser dans des questionnements presque existentiels, comme si ces images du quotidien se déposaient devant ses yeux et lui rendaient cette hyperconscience du réel. de ces poèmes se dégage un agencement sobre, concret, mais qui dégage une foule d'odeurs, de sensations, de visions ; c'est la grande force de Cécile Coulon qui arrive à s'arranger avec le réel pour lui faire dire autre chose sans pour autant changer ses atours.

« A vrai dire j'ai de la chance d'avoir un très bel avenir derrière
moi
avec de grandes maisons
hautes
blanches
des toits d'ardoise et des nids de plumes d'oie
sous les combles
où des hommes et des femmes ont fait l'amour
pour la première fois
d'abord avec des ombres
d'abord avec des fantômes »

Les ronces

Les Ronces c'est aussi une poésie très narrative, et c'est ce qui donne de la force et de la vitalité à ces instants glanés au quotidien. On ne trouve pas chez Cécile Coulon de longs lamentos ou de longues descriptions. Ce sont bien de longs poèmes, mais qui se déroulent comme des fragments d'histoire, ouvrant sur d'autres perspectives, d'autres questionnements. Ce ne sont en aucun cas des poèmes romancés, ni des narrations poétiques ; c'est un basculement entre les deux. Questionnant des moments de vie, l'écriture de Cécile Coulon questionne aussi le rapport même à la poésie en jouant avec les codes narratifs – mise en place d'une situation – et les codes poétiques – presque tous les poèmes sont écrits en vers. Les Ronces est en définitive un recueil très original et qui aborde de manière très moderne la relation entre poésie et quotidien. Mettez un peu de poésie dans votre été et offrez-vous ce petit opuscule. Et sinon, achetez quand même le livre car il est venu emballé dans un plastique et remplace donc merveilleusement la traditionnelle bouée flamant rose dans votre piscine !
Lien : https://eterneltransitoire.w..
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GabySensei
  03 décembre 2018
Si vous ne devez lire qu'un seul livre de poésie cette année, c'est celui-là ! Cécile Coulon parle du quotidien, de l'amour, des Volcans et de bien d'autres choses... Absolument Magnifique !!!
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cirle
  07 octobre 2018
Splendide recueil de poésies en prose. Une écriture juste et touchante...
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ChezLo
  30 septembre 2019
Des poèmes comme des musiques intimes, des mots qui coulent sur des souvenirs et des désirs, sur le quotidien et l'éternel.


Avec Les ronces, Cécile Coulon fait entendre sa résonance, ou bien peut-être ne parle-t-elle pas d'elle. J'aime souvent les poèmes spontanés qu'elle publient régulièrement. J'ai aimé certains des poèmes du recueil bien plus que d'autres, qui ne sont pas parvenu à me toucher, m'impressionner, me bercer de leur musique.

(……….)
Lien : https://chezlorraine.blogspo..
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croquemiette
  28 février 2019
Je connaissais Cécile Coulon par le biais de ses romans.
Ce recueil de poèmes en prose est une merveille, un petit bijou que l'on voudrait pouvoir ouvrir de temps en temps, juste pour se régaler de ses mots et de sa justesse. L'écriture est lumineuse, parfois fulgurante et a fait écho à ma sensibilité.
J'ai été saisie par son écriture, qui me faisait déjà beaucoup d'effet dans ses romans. Je trouve que l'auteure est très juste, elle parle de la vie avec beaucoup de sincérité et une grande maturité.
Elle aborde différents thèmes comme l'amour, sa région volcanique, l'Auvergne, le passé, la tristesse, la rupture amoureuse... Ces lignes se dégustent à voix haute, le coeur aux aguets !
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