AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 1025203798
Éditeur : LES NOUVELLES EDITIONS FRANCOIS BOURIN (15/03/2018)
Résumé :
« La course à pied au sens large du terme, contient tout ce que l’Histoire contient d’histoires : de l’ère paléolithique à nos jours, elle incarne le drame humain, ses passions, ses conquêtes, ses victoires et ses défaites. D’un point de vue sportif, la course est un enfant sauvage, un mauvais élève, parce qu’elle ne répond à aucune règle, ne retient aucune leçon : la course se pratique quand on veut, où l'on veut, avec ou sans matériel, seul ou à plusieurs. Elle ne... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ValerieLacaille
  03 août 2018
Je me suis régalée à lire cet essai que Cécile Coulon, l'auteure, qualifie de "marathon littéraire". Etant moi-même marathonienne, j'ai retrouvé avec précision les différentes étapes traversées lorsque je suis en pleine compétition: les douleurs physiques, le questionnement permanent, la volonté de faire toujours mieux que lors de la course précédente.
Au-delà de la compétition, Cécile Coulon nous explique aussi d'où lui vient son goût pour cette pratique qui lui permet à la fois de rester gourmande et de trouver les idées qui guideront sa plume dans les romans en cours d'écriture.
Elle ponctue cet essai de nombreuses références littéraires et historiques, revenant ainsi sur la légende de Philippidès, mais aussi sur l'instauration des différentes lois régissant le code de l'athlétisme que l'on connaît depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours.
Bref, un essai sportif rédigé par une passionnée que j'ai trouvé très enrichissant.
Commenter  J’apprécie          261
motspourmots
  04 juillet 2018
Ceux qui courent m'ont toujours fascinée. Entendez par là ceux qui courent vraiment, qui avalent les kilomètres, se font mal, s'attachent à dépasser leurs limites. Hasard ou coïncidence, j'ai découvert la plume de Cécile Coulon avec le Coeur du Pélican dans lequel elle met en scène Anthime, un coureur de 800 mètres, avec force et passion. Depuis, j'ai appris sa propre addiction à la course à pieds, découvert d'autres de ses écrits et eu vent d'autres projets autour du sport et de l'écriture. Ce Petit éloge du running ne tombe donc pas du ciel et s'inscrit harmonieusement dans son parcours littéraire. Car elle le dit elle-même : sans tous ces kilomètres avalés chaque semaine, elle ne pourrait pas écrire.
On pense bien sûr immédiatement à Autoportrait de l'auteur en coureur de fond de Murakami mais l'exercice auquel se livre Cécile Coulon est tout autre. Si la course à pied est un sport individuel voire solitaire par essence, elle le replace dans une sphère collective, en retraçant son histoire, ses évolutions et son implication dans la société. A commencer par ses appellations successives... pour arriver au "running" actuel. Il est ainsi amusant de se replonger dans les prémices de la course dans l'Antiquité, de faire un petit crochet dans le temps du côté d'Olympie et puis de se remémorer - pour ceux qui ont l'âge, bien sûr - du moment où le jogging a lui-même remplacé le footing avant de se faire subtiliser la vedette par le running.
Pourquoi court-on ? Pour s'alléger, pour rester en forme, pour respirer ou pour s'entraîner à la compétition ? Pour suivre les modes peut-être aussi ? J'ai ainsi découvert, en lisant ce petit livre que moi-même j'en suis restée au jogging... Je trottine pour gagner en endurance sur un terrain de tennis, la performance en elle-même ne m'intéresse pas. A priori, je n'aime pas ça. Je n'ai jamais réussi à m'y mettre quand j'étais jeune, j'y suis venue sur le tard. Je n'aime pas ça, mais quand je ne cours pas, ça me manque. En courant régulièrement, on trouve une sorte d'équilibre, on est en phase avec la nature, on observe mieux les saisons. Et puis il y a ce phénomène magique que décrit si bien Cécile Coulon : "... en course, lorsque l'on part sans se poser de question, il arrive souvent que l'on trouve une réponse sur sa lancée."
A petites foulées ou en préparation au marathon, une chose est sûre, on n'évite pas le face à face avec soi-même. C'est en cela que les gens qui courent vraiment me fascinent. Cette confrontation avec la souffrance, d'ailleurs très bien relatée ici est quelque chose de très particulier. Construit autour des grandes étapes d'un marathon, ce récit vous fait pénétrer dans les mystères des sensations du coureur de fond et de l'état d'allègement total auquel il parvient. Après être allé puiser tout au fond de lui des ressources dont il ne soupçonnait même pas l'existence.
Parsemé de références littéraires et cinématographiques, ce Petit éloge du running vous donnera peut-être envie de vous y mettre... ou d'approfondir le sujet du fond de votre canapé en puisant parmi la liste d'ouvrages proposés. Chacun son rythme.
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          135
jg69
  12 août 2018
Avec cet essai sur le running Cécile Coulon nous propose un Marathon littéraire avec trois ravitaillements pour que le lecteur puisse reprendre son souffle.
Issue d'une famille sportive où tout le monde court, Cécile Coulon a pratiqué très jeune la course à pied en famille. D'abord loisir familial, elle a ensuite recherché la performance et participé à des courses officielles. La course est devenue un besoin pour son corps, elle avale aujourd'hui environ quarante kilomètres par semaine et déclare que cette pratique lui est indispensable comme Haruki Murakami pour pouvoir écrire . "J'écris en courant. L'histoire se construit pendant que les jambes bougent".
Cécile Coulon parle de la solitude et de la souffrance du coureur, de son masochisme, "il faut aimer souffrir pour aimer courir", de la liberté que procure ce sport. Elle détaille le rôle de chaque ravitaillement et décortique ce qui se passe pendant un marathon, l'allégresse des dix premiers kms "où on se croit invincible", la fatigue qui apparait à mi-parcours jusqu'au moment inévitable du "mur", sensation d'impossibilité d'aller plus loin "C'est cela, le mur : la sensation que le monde entier s'abat sur soi.", la force mentale indispensable pour gérer ce mur de douleurs et les douleurs de l'après course.
Lu par curiosité car j'aime beaucoup ce que fait Cécile Coulon, je suis tombée sous le charme de ce petit essai passionnant et très complet. Elle parle (entre autres...) de l'étymologie du verbe courir, de la course qui a d'abord servi à l'homme pour se nourrir, de la naissance du marathon, des premiers jeux olympiques, des raisons de l'engouement actuel, de l'histoire des vêtements et chaussures portés par les coureurs, de la mode et du marketing qui se sont emparés de ce sport naturel qui ne nécessite pratiquement rien, qui normalement ne coûte rien...
La course comme addiction, la course dépassement de soi, la course recherche de ses limites physiques et mentales, la course expérience de joie et de douleur... Cécile Coulon m'a presque donné envie de m'y mettre !

Lien : http://leslivresdejoelle.blo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
ClaireL63
  16 septembre 2019
Patatras!
En runneuse chevronnée (un peu trop sans doute), je m'attendais à un essai concis mais juste et percutant son mon activité favorite.
Approximations, affirmations fausses, mais aussi longueurs, impression que l'auteure ne sait pas où elle va...j'ai plutôt l'impression de lire la page Sports et Hobbies d'un magazine féminin. Cécile Coulon est marathonienne, son record, certes complètement amateur (4h30) mais pas ridicule non plus, mais elle ne sait pas transmettre sa passion, ou alors elle n'a rien compris.
De l'argent et du temps perdu.
Commenter  J’apprécie          11
Tbilissi
  27 août 2018
Sous la forme attrayante d'un livre tout petit et tout mignon, Cécile Coulon dresse un panorama personnel et plutôt complet de ce sport en plein essor qu'est le running. Avec talent, puisque le plan adopté est celui d'un marathon, fait de moments d'euphorie et de découragement, sans oublier les ravitaillements et le fameux « mur », elle distille des données historiques et sociologiques, sans oublier son histoire personnelle et son rapport à la course comme aide à la création.
Un ouvrage enthousiasmant qui m'a fortement donné envie de me dépasser dans ma pratique déjà régulière de la course à pieds.
Commenter  J’apprécie          50

critiques presse (1)
Bibliobs   22 mai 2018
Cet ouvrage plaisant, construit comme un marathon, revient autant sur l'histoire de la discipline que sur les émotions de l'auteure.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
motspourmotsmotspourmots   04 juillet 2018
Car en course, lorsque l'on part sans se poser de question, il arrive souvent que l'on trouve une réponse sur sa lancée.
Commenter  J’apprécie          80
TbilissiTbilissi   19 août 2018
Si vous avez lu Harry
Potter, vous avez forcément frissonné à partir du tome 3, quand apparaissent les Détraqueurs, ces gardes de la prison d'Azkaban, infâmes, fantômatiques, qui aspirent l'âme et les forces de ceux qu'ils choisissent d'affaiblir. Eh bien, au marathon, le mur, c'est un Détraqueur invisible mais gigantesque, présent à la fois dans les jambes et dans la tête de celui qui doit lui faire face.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
TbilissiTbilissi   17 août 2018
Au début, il est fréquent que l'on commence à pratiquer la course à pied pour s'affûter, puis, au fil du temps, sans s'en rendre compte, on s'affûter pour courir.
Commenter  J’apprécie          40
ValerieLacailleValerieLacaille   03 août 2018
Petit rappel à l'attention des hommes: si cela vous agace d'être dépassés par une fille, ce n'est pas que vous êtes lent, c'est que vous êtes macho.
Commenter  J’apprécie          20
ValerieLacailleValerieLacaille   03 août 2018
Il faut aimer souffrir pour aimer courir.
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Cécile Coulon (47) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Cécile Coulon
http://www.librairiedialogues.fr/ Romain nous propose ses coups de c?ur du rayon Littérature : "Une bête au paradis" de Cécile Coulon (L'Iconoclaste), "Par les routes" de Sylvain Prudhomme (L'arbalète Gallimard) et "Cadavre exquis" d'Agustina Bazterrica (Flammarion). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Laure-Anne Cappellesso.
Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox




Quiz Voir plus

Coupe du monde de rugby : une bd à gagner !

Quel célèbre écrivain a écrit un livre intitulé Rugby Blues ?

Patrick Modiano
Denis Tillinac
Mathias Enard
Philippe Djian

10 questions
841 lecteurs ont répondu
Thèmes : rugby , sport , Coupe du mondeCréer un quiz sur ce livre