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ISBN : 1030700087
Éditeur : Au Diable Vauvert (30/11/-1)

Note moyenne : 3.02/5 (sur 25 notes)
Résumé :


Raymond Gunt, antihéros détestable et sans morale, est un pauvre type. A quarante ans, il fait fuir les femmes, n'a aucun ami, vit dans un appartement crasseux et mène une carrière de cameraman médiocre. Parti travailler sur le tournage d'une célèbre télé-réalité américaine, réalisée sur une île perdue au beau milieu de l'océan Pacifique, Raymond s'attend à couler des jours paisibles. Mais il en ira autrement et les catastrophes les plus saugrenues s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
casscrouton
  28 septembre 2015
J'ai envie de commencer ma chronique en écrivant « HAHAHA, ce roman est trop marrant !!! », mais ça ne serait pas très professionnel. ☺
Dans ce livre, nous nous retrouvons face à Raymond Gunt, dit Ray Cunt, un « pauvre type ». Il est engagé en tant que caméraman pour tourner « Survival », une téléréalité qu'il exècre (comme toutes les téléréalités américaines), sur les îles Kiribati. Aussi malchanceux que possible (Karma ?), rien ne se passe comme prévu au grand dam de sa petite personne.
Commençons par l'aspect extérieur de cet ouvrage. Comme à chaque fois que je trouve qu'un livre est beau, je suis obligée de le notifier ici. L'objet livre est particulièrement réussi pour La pire. Personne. Au monde. . La couverture qui me paraissait peu attirante sur internet est en fait superbe (aussi bien esthétiquement que tactilement). J'aime toutes les images renvoyant au Diable dans le livre, la mise en page, la mise en avant de l'auteur, bref : Gros coup de coeur pour le travail éditorial !
Concernant l'histoire en elle-même, elle est vraiment géniale ! J'ai beaucoup ri ! Pas de simples sourires ou des rires mentaux, j'ai ri à gorge déployée, ce qui est franchement rare. Ce roman constitue une superbe satire sur la société américaine d'un point de vue anglais. Ici, il y a absolument TOUT sauf du politiquement correct.
Il faut dire que le personnage principal Raymond Gunt est l'exemple même du « pauvre type » insupportable qui n'a pas sa langue dans sa poche. On rit à ses dépends tout comme pour son franc parler. Vulgaire à souhait (malgré les réprimandes des Américains, « il y a des dames bon sang ! »), il expose au lecteur ses pensées les plus profondes sans langue de bois. C'est souvent trash, que ce soit sexuellement ou fécalement parlant. Tous les sujets tabous y passent reflétant une critique sociétale bien établie à travers l'ignominie de notre personnage.
Neal, un SDF « recruté » par Raymond pour l'émission, joue un rôle extrêmement important dans ce roman. On observe sa position au plus bas de l'échelle de la hiérarchie sociale de nos jours, à son ascension dans la richesse et la luxure. de sa position d'esclave à meilleur ami de Ray. Fiona, l'ex femme machiavélique de Raymond est un personnage abominable qui apporte une sacrée dose de piquant à l'histoire. Elle incarne le Diable de ce récit, celle qui tire toutes les ficelles dans le but d'achever son « pauvre » ex-mari.
L'écriture de Douglas Coupland me plaît énormément. C'est drôle, terriblement cynique et acerbe. Chaque chapitre comporte une perle mémorable. L'humour qui est le sien me séduit totalement.
Je ne conseillerai pas ce roman à n'importe qui car je pense qu'il faut aimer ce genre de comique satirique (et un peu sale, je vous le concède), mais si vous pensez aimer ce genre d'humour, n'hésitez pas une seule seconde ! Personnellement, je me languis de lire un autre roman de cet auteur !
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keisha
  02 octobre 2015
Garanti : Raymond Gunt est vraiment la pire personne au monde. (Ah on me signale dans l'oreillette qu'il y a une sérieuse concurrence dans certaines parties de la planète; mais bon, concentrons-nous sur le bouquin)
Londres, de nos jours. Cameraman entre deux boulots, Raymond Gunt est engagé par son ex-femme Fiona (assez haute dans l'échelle du Pire, elle aussi, en tout cas elle n'épargne aucune vacherie à son ex) pour le tournage d'une téléréalité aux îles Kiribati (du genre où les candidats doivent survivre aux autres et à l'environnement).
photo prise sur http://photosbali.com/iles-kiribati/
Le rêve, non?
Sauf que Raymond Gunt est un type affreux et que ça lui pète en général à la figure; il est souvent ridicule et ridiculisé et il récolte ce qu'il a semé. le voyage vers ces îles sera semé d'embûches ... Et une fois là-bas rien ne se déroulera comme prévu!
Pour une première plongée dans un roman de Douglas Coupland, j'avoue que je me suis bien amusée et à plusieurs reprises la hyène hilare (copyright A girl) était de retour ... (Mais ce type est un vrai malade!)
Bon, c'est Raymond Gunt qui raconte, il est obsédé par tout ce qui porte jupon (façon de parler) et s'exprime, disons, grossièrement la plupart du temps.(Mais rien que ne connaisse le moindre collégien...). Ce personnage pas franchement sympathique engage comme assistant un ancien SDF, Neal, à qui tout réussit, lui. Les dialogues, (je devrais dire, délires), entre Raymond et Neal, sont souvent de vraies perles de barré (par exemple la discussion sur les moutons page 177...)
Je m'attendais à découvrir les dessous de ces émissions de téléréalité, en fait, non, mis à part le casting en catégories (l'étalon blond, l'étalon brun, le péquenaud, le gay, le voyou black, le nerd semi-baisable, le moche-mais-sexy de service, le quinquagénaire, l'Américain moyen et l'ancien athlète professionnel ou ancien astronaute)...
Allez, quelques passages où tout en s'amusant notre monde se voit égratigné ...
"Nous avons quitté la tente et suivi un sentier en direction d'un trio de caravanes rongées par la rouille, comme celles qu'on voit dans les films d'horreur américains où les membres d'une petite famille se font matraquer à mort, avant que les bêtes sauvages et les insectes nettoient leurs carcasses et qu'elles soient retrouvées des années plus tard par des péquenauds qui fabriquent du crystal meth, et utilisent leur os comme des cale-portes dans leur caravane délabrée et convertie en antre de copulation incestueuse rempli d'éclats de bouteille, de mégots, de graffitis mal orthographiés et d'impacts de balles."
"J'ai ramassé un bout de bois et je l'ai regardé comme si c'était un iPhone - une ruse bizarre de la vie moderne permettant de devenir complètement invisible."
Ah, et le pastiche des émissions d'actualité américaines...
"Frank : Julie, nous venons de recevoir des nouvelles du département de la sécurité intérieure. Apparemment, le chaton est toujours coincé au sommet de l'arbre.
Julie : Frank, le département a-t-il précisé si cette manoeuvre était politiquement motivée?
Frank : Julie, selon mes sources, le chaton est monté sur l'arbre - rappelez-vous que ceci n'est pas encore officiel, Julie-, le chaton est monté à l'arbre sans commanditaire ni groupe de lobbying.
Julie : Frank, passons à la vidéo en direct pour que nos téléspectateurs puissent jeter un oeil au chaton. Par ailleurs, je viens d'apprendre de Rick à Atlanta que le chaton a une page Facebook qui montre des images susceptibles de déranger certains téléspectateurs. Rick?
Rick : Merci, Julie, en effet ces images ne sont pas pour tout le monde. Une visite de la page Facebook du chaton a révélé des clichés, non pas d'un seul, mais de plusieurs oiseaux morts étendus sur la paillasson de son propriétaire. Nous avons appris que dans la communauté des chatons, ces types de meurtres rituels sont appelés des 'offrandes'. A vous, Julie."
C'est spécial, mais je connais des lecteurs/lectrices dont c'est le créneau de lecture parfait.
Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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Bibliozonard
  01 octobre 2015
La pire personne au monde ce n'est pas moi, c'est Raymond, un individu exécrable, un véritable enfoiré. Son voyage professionnel pour les îles « Kiribati » est un cauchemar pour lui. Parce que lui en est un pour les autres. Disons que tout ce qui peut lui arriver n'est qu'un raisonnable retour des choses.
Avis :
. Un produit qui physiquement est ce que le genre auquel il appartient rejette le plus, un bon produit marketing. C'est un vrai exemple de ce qu'est le post-moderne pour son récit et sa contradiction pour l'objet moderne. Un paradoxe provocateur discret, puisque bien caché dans les pages. Une surprise pour le lecteur, qui appréciera ou non.
. Hors des sentiers battus, le roman évolue à « contre-courant ».
. Ironie, métaphore, humour noir interprété par des vannes salaces et vulgaires sans demi-mesures, ce qui dénote une sorte de rage, de révolte intérieure que j'interprète comme ceci : Neal – le pseudo esclave de Raymond — serait le subconscient positif de Raymond. Ce que Raymond se refuse de vivre, de ressentir, ou n'arrive pas à être.
. Peu d'importance de l'intrigue, récit exubérant, aux rencontres et aux conséquences souvent improbables.
. La causticité de la pensée du personnage principal est apparente dans chaque page, dans chaque phrase pour tout ce qui enrobe le milieu dans lequel il évolue. Cette méthode d'écriture apporte l'amusement à l'occasion et le reste du temps provoque l'ennui pour la personne familiarisée à une certaine cohérence – peut-être moins conceptuelle — dans ses lectures.
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LeaTouchBook
  06 septembre 2015
3.25/5 : Je dois avouer que je ne sais pas comment aborder ce livre : d'un côté je l'ai trouvé drôle, de l'autre je l'ai trouvé très énervant... Est-ce que j'ai aimé ou est-ce que je reste sceptique ? Est-ce que je le conseille ou non ? Je vais donc essayer de mettre en avant le pour et le contre, après à vous de choisir selon vos lectures habituelles, votre humeur...
J'ai aimé ce livre pour son personnage central, cet humour sarcastique, cette narration interne hilarante. Ce roman est vraiment très drôle : Raymond est un être ignoble, égocentrique, égoïste. On ne sait pas s'il lui arrive de mauvaises choses parce qu'il est affreux ou s'il est devenu affreux parce qu'il ne lui arrive que de mauvaises choses. Quoiqu'il arrive on rentre très facilement dans cette histoire grâce à lui : c'est fluide, amusant, plein de vie...
Alors pourquoi progressivement, au fur et à mesure de ma lecture j'ai ressenti de l'énervement ? Je dois dire que toutes les embrouilles qui arrivent au personnage, toutes les personnes qu'il rencontre ont de quoi énerver... Je ne sais pas si c'était le but de l'auteur de nous faire complètement entrer dans ce récit et par la même faire un tour de force : on ressent vraiment la lassitude, l'agacement de Raymond ? Mais personnellement que ce soit volontaire ou non, je n'aime pas me sentir aussi crispée.
L'histoire est ainsi originale, le personnage antipathique mais drôle, mais je n'ai pas réussi à m'enlever cette sensation de frustration. Alors à vous de décider si vous voulez tenter l'expérience sachant que Douglas Coupland est un écrivain renommé et reconnu.
En définitive, une lecture qui ne m'aura pas laissée indifférente mais dont je ne saurais encore dire si j'ai aimé ou non... Le rire peut-il prendre le pas sur l'énervement ?
Lien : http://leatouchbook.blogspot..
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MariePico
  30 novembre 2016
Je précise que j'en suis aux 3/4 ! C'est vraiment fendard, foutraque, improbable. On retrouve un petit côté San Antonio pour l'attrait de l'auteur pour les bon mots grossiers, l'humour graveleux, les épopées inattendues truffées de petit gags, et le petit côté Alexandre-Benoit Bérurier du personnage principal. Cela dit, j'avoue que j'ai hâte de finir pour commencer un livre avec une belle écriture, je m'ennuie de ne pas m'émerveiller concernant le style, mais l'humour et la légèreté valent le détour.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
MarymaryMarymary   11 avril 2016
Remontant de ma prime enfance, la voix de ma mère a résonné dans mon esprit :

Bordel à queue, Raymond, c'est pas avec tes conneries que tu pourras te payer des belles choses dans la vie. Dépêche-toi de descendre me chourer des clopes à la friterie. Et si M. Bradbury te surprend, taille-lui une pipe. Il est pas difficile, mais fais en sorte que j'ai mes Rothmans à la fin. Allez petit, reste pas planté là comme si t'avais des boules de bowling dans le cul. Secoue-toi !

Ahhh... les jolis souvenirs d'enfance.
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olivier56olivier56   04 septembre 2015
Voyez-vous... Je sais que dans notre culture les bombes atomiques ont une sale réputation - les radiations, l'hiver nucléaire, les extinctions massives, les petites têtes de poupées tristes couvertes de poussières noires le long des caniveaux. N'empêche qu'en voir une exploser en vrai, c'est carrément fantastique. Oui. Vraiment. Je ne l'aurais pas cru si je n'en avais pas fait moi-même l'expérience, tout en grignotant des crackers et en dégustant une eau minérale Pure Life alors que notre avion volait en cercles autour d'une gigantesque et fulgurante boule de feu de quinze kilotonnes et que Neal m'indiquait des petites tâches scintillantes à la surface de l'océan où des déchets plastiques ultradenses dérivaient, dans le respect écologique de l'environnement et pour un plus beau lendemain.
Oui, oui, je sais. Je sais. Les armes atomiques. Les petits chatons calcinés. Les bonnes sœurs vaporisées. Le désastre économique. Mais quand même... quel putain de spectacle!
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MarymaryMarymary   12 avril 2016
- Écoute, Neal, Hawaï n'a rien d'une contrée de lutins merveilleux ; il s'agit d'un État américain peuplé d'armes atomiques, d'Indigènes qui ont survécu et de débiles incapables d'écrire leur foutu nom. La plupart sont venus ici pour échapper à l'existence minable qu'ils menaient dans l'un des quarante-neuf autres États, ce qui fait de Hawaï une sorte de cul-de-sac touristique rempli de gens qui veulent se saouler jusqu'à la mort sans se sentir jugés.
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MarymaryMarymary   14 avril 2016
Nous avons quitté la tente et suivi un sentier en direction d'un trio de caravanes rongées par la rouille, comme celles qu'on voit dans les films d'horreur américains où les membres d'une petite famille se font matraquer à mort, avant que les bêtes sauvages et les insectes nettoient leurs carcasses et qu'elles soient retrouvées des années plus tard par des péquenauds qui fabriquent du crystal meth, et utilisent leurs os comme des cale-portes dans leur caravane délabrée et convertie en antre de copulation incestueuse rempli d'éclats de bouteilles, de mégots, de graffitis mal orthographiés et d'impacts de balles.
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thereader83thereader83   07 mars 2018
-Maintenant, il faut qu’on trouve une maman chaudasse. Le choix est délicat car, aux yeux des spectateurs, elle doit évoquer toutes les mères sauf la leur. Un vrai défi niveau casting.
- Est-ce la même chose qu’une MILF ? A demandé Neal ?
- Bonne question, mais non. Une MILF désigne toute femme vivante sur cette planète qui a sa jeunesse derrière elle mais présente encore une certaine dimension de baisabilité.
- C’est important qu’on soit clair là-dessus. »
De l’autre côté de la fenêtre, se profilait cinq heures d’océan monotone. J’ai rouvert une bouteille de Chardonnay et je l’ai glouglouté au son du trio maudit se livrant à une tâche qui en toute justice aurait dû me revenir. Black dangereuse et légèrement cinglée. Paysanne. Lesbienne potentielle. Héroïne de guerre afghane. Asiatique surdouée.
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