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ISBN : 226628164X
Éditeur : Pocket (24/05/2018)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Une photographe franco-japonaise vit le séisme du 11 mars 2011 à Tokyo. Sans nouvelles de sa grand-mère, elle part à sa recherche dans la zone sinistrée par le tsunami. A Yokohama en 1863, O Kanekichi, geisha de renom, divertit les membres de la communauté occidentale naissante. Elle se lie à un peintre célèbre et à son associé, photographe immortalisant le Japon en voie de disparaître. Les destins de leurs familles s'entremêlent au fil de grands événements historiq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  30 novembre 2018
Un titre énigmatique et plein de promesses.
Cette mémoire est tout d'abord celle Yukiko qui va connaître les séismes et le fameux tsunami qui va dévaster le Japon en 2011. Elle va traverser le pays en deuil pour tenter de retrouver sa grand-mère …
Joliment documenté, l'auteur nous offre une vision romanesque mais précise du Japon. Ce livre est une invitation au voyage.
Voyage dans un pays méconnu de nous mais également voyage dans le temps puisque pour les besoins du récit, le lecteur va découvrir le XIX ème siècle à travers l'histoire de l'illustre geisha Okanekichi.
Les récits vont alors se croiser entremêlant les lieux et les époques pour mieux prendre le lecteur en captivité d'un pays et d'une culture. Chaque page étant une découverte.
La plume de Laurence Couquiaud est à la fois précise, ancrée dans une réalité et à la fois une invitation à la rêverie, à la contemplation.
Le livre va également s'axer autour de la vie amoureuse de nos héroïnes et pour moi, c'est là que je n'ai pas vraiment accroché. Mon coeur de midinette n'a pas battu un iota à l'unisson des ces amours là, et s'est même quelque peu agacé, hélas.
Reste un voyage.
Une civilisation.
Une faculté à se reconstruire au niveau de l'intime, et au niveau d'une nation.
De belles images. Photographiques.
Une auteure à suivre et à découvrir dans ses futurs écrits car la plume est vraiment belle.
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kuroineko
  29 novembre 2018
Après La Voix des vagues de l'Américaine Jackie Copleton, je retourne au Japon avec La mémoire sous les vagues de la Française Laurence Couquiaud. Tous deux sont les premiers romans de leur auteur qui a passé quelques années sur l'archipel. Et tous deux traitent, de manière certes différente, des rapports familiaux sur fond historique.
La mémoire sous les vagues met deux époques en scène : le 11 mars 2011 et les jours après le tsunami, et la période charnière d'ouverture du Japon aux puissances étrangères entre 1860 et 1880. On se doute bien que ces deux parties vont se rejoindre au fil du roman.
Laurence Couquiaud aborde la catastrophe de 2011 via Yukiko, une photographe reporter franco-japonaise justement à Tokyo quand survint le séisme. Inquiète de sa grand-mère âgée de 98 ans qui vit dans la région du Tôhoku touchée de plein fouet par le tsunami, elle part à sa recherche. Par ses yeux, on constate la dévastation après la vague : des immeubles et maisons déchiquetés, des carcasses de voitures, bateaux éparpillées partout comme autant de jouets par un enfant colérique, des monceaux de détritus noyés dans la boue, photos, végétaux, ... Dans compter les cadavres, humains et animaux, par dizaine de milliers. Laurence Couquiaud montre également la solidarité au niveau local qui se met en place, les équipes de recherche et services médicaux. Et la dignité des sinistrés regroupés là où on peut, au froid et sans nouvelle de proches ni de la situation en général. Des passages sont très émouvants et chargés de l'angoisse terrible lié à la centrale nucléaire de Fukushima.
Pour la partie XIXème siècle, on délaisse les côtes septentrionales de Honshū pour la cité portuaire de Yokohama. Là résident les étrangers alors que le shôgunat d'Edo vit ses dernières années. Laurence Couquiaud a modifié les noms de quelques personnages qui ont réellement existé pour tisser sa propre trame dans les interstices de leur existence d'alors. Les années 1860 sont assez agitées car certains samouraïs qu'on qualifierait aujourd'hui d'ultra nationalistes n'hésitent pas à tuer les "gaijin" au nom de l'empereur et souhaitent expulser les étrangers de la terre nippone.
Au milieu de ses troubles, on suit les amours entre Charles Pearsall, dessinateur satirique du Japan Chronicles et d'un journal anglais, avec la sublime Okanekichi, geisha renommé de l'okiya la plus courue de Yokohama.
Les époques s'intercalent par chapitre. Les deux sont très intéressantes à lire. le rendu du Japon de la fin du Bakufu (pouvoir des shôgun Tokugawa) et des débuts de l'ère Meiji est particulièrement remarquable. En revanche, ce qui lie ces deux périodes m'a paru un peu trop artificielle. Néanmoins, ce petit bémol n'empêche en rien le plaisir général offert par cette lecture.
Parmi toute la galerie de personnages présentées, j'en retiendrai une que j'ai beaucoup appréciée : la grand-mère de Yukiko, si belle de sagesse et d'humanité.
En ce qui concerne son style, Laurence Coquiaud met beaucoup de beauté et d'empathie dans ses descriptions. Celles-ci font énormément appel aux sens, empruntant la délicatesse nipponne qui laisse un espace au lecteur pour se figurer l'ensemble. J'espère que l'auteure ne va pas s'arrêter là et poursuivre l'exploration de ses qualités littéraires.
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autempsdeslivres
  10 août 2018
Ne vous attendez pas à trouver de l'action, des rebondissements haletants mais venez dans l'idée de vous promener à travers le temps, d'accepter la dure réalité de la vie et d'un évènement aussi tragique que le tsunami de 2011 qui a frappé le Japon.
Ce roman nous fait voyager à deux époques, celle d'un Japon déchiré entre modernité et traditions avec l'installation des occidentaux et celle d'un Japon moderne dévasté par la violence des éléments.
C'est l'histoire du destin boulversé d'hommes et de femmes par la violence de la nature et par les actes humains. Ce sont des histoires d'amour entre des hommes et des femmes et entre une grand-mère et sa petite fille. C'est l'histoire de la découverte par une femme de ses origines et de l'amour.

Sur fond de catastrophe naturelle, Laurence Couquiaud est parvenue à me transporter dans ce Japon chaotique, à recréer l'atmosphère du XIXème siècle et aller à la rencontre de personnages ayant vécu la transformation du pays. J'ai trouvé la relation entre Kané et Charles extrêmement belle, celle d'un amour capable de résister au temps et aux évènements extérieurs.
J'ai été très touchée par la relation entre Yukiko et son obachan avec ce regard serein sur la vie, sur la mort et sur le passé et les souvenirs.

C'est un très beau roman à la fois dur et contemplatif sur la vie, le passé, le destin. C'est un roman sur l'amour : l'amour et l'amour filial, l'amour trouvé, l'amour perdu, l'amour retrouvé.
C'est une ode à la mémoire, à l'espoir, au renouveau après une telle catastrophe naturelle et humaine.
Lien : https://autempsdeslivres.wor..
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Lect71
  31 mars 2019
Une version papier, 352 pages, un récit en deux teintes pour nous emmener dans le Japon traditionnel et moderne.
Deux histoires qui sont liées par le pays, par la tragédie, par la volonté de vivre.
Ne m'arrêtant pas sur le fait que ce livre soit l'objet d'une récompense en 2016, je dois dire que cette lecture reste assez marquée dans mon répertoire littéraire.
La vague qui tue, qui meurtrit, est une lame de fond qui balaie la vie mais fait resurgir le passé.
Une photographe et une geisha qui par le nombre des années séparant leurs épreuves, se retrouvent par le souvenir, est une empreinte plus forte que les cataclysmes.
Sujets forts traités humainement, philosophiquement presque ; une recherche de relations familiales sur fond dramatique.
Des rencontres très pures dans le moment mais très traumatisantes, parfois humiliantes.
Quêtes d'hier vers aujourd'hui sur fond de rapprochements des êtres. L'entraide et l'amour sont des symboles représentatifs de ce récit.
Une écriture calme pour décrire le chaos et la violence des corps et des coeurs. Violences, regrets, secrets, vies brisées et espoir d'un renouveau. Des ingrédients très imbriqués pour que demain soit mieux sans oublier les origines.
Une belle estampe que cette histoire qui dépeint les sentiments et les actes comme un appel au pardon et à la tranquillité des éléments.
J'ai aimé.
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94sophie947708
  10 novembre 2016
C'est un premier roman qui a eu le prix Femme Actuelle 2016
L'histoire est intéressante car elle entrecroise deux destins:le premier, celui du 19 ième siècle, du temps des geisha, des débuts des illustrateurs et photographes de presse, qui retrace par leurs dessins et photos, la vie quotidienne, les batailles, et figent L Histoire.
Et le destin de Yukiko, photographe, en 2011, qui subit le tsunami et va à la recherche de sa grand-mère.
Celle-ci, lors de sa convalescence, va lui ouvrir la boîte de ses souvenirs et lui conter l'histoire de leur famille.
C'est ainsi que vont s'alterner les chapitres, au temps des geishas, et en 2011.
Où l'amour va se manifester dans les deux époques, sous de formes différentes et qui va modeler le destin de Yukiko.
C'est bien écrit, l'écriture est fluide, l'alternance des chapitres est bien faite, et on est plongé dans ce destin pas commun.
Un bel opus pour un premier roman, et un auteur à suivre
Lien : http://carnetslecturesophie7..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   13 décembre 2017
Du temps où la Yougoslavie de mon enfance se démembrait en anciennes régions gommées par Tito, où se déchiraient les villages autour d'un pont, où chrétiens et musulmans, autrefois voisins, parfois cousins, s'entretuaient. Où la belle Sarajevo n'était plus que lèpre d'éclats d'obus et refuge pour snipers embusqués. Je me suis offert un baptême du feu à bourlinguer sur les routes pilonnées de Bosnie, de Croatie. J'ai survécu au siège de Dubrovnik. Ce feu m'a dévorée de l'intérieur en brûlant mes rétines de tant d'horreurs et de misère imprimées sur des kilomètres de pellicules. En quelques semaines, il a consumé mon innocence, mes velléités de renommée, changé à jamais mon regard. Je n'ai plus depuis lors pris une seule photo montrant la mort, la guerre, la destruction. Je suis devenue photographe du beau et de la créativité. De l'étonnement à l'émerveillement. Je veux admirer le monde, rendre témoignage des modes de vie, de l'art, de l'inventivité des hommes.
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rkhettaouirkhettaoui   13 décembre 2017
Le séisme dure et s'intensifie. J'entends des cris depuis les appartements voisins, des bruits de verre brisé. L'angoisse gagne du terrain. Elle s'insinue en moi, malgré une certaine habitude. Cette inéluctabilité fataliste si présente dans le stoïcisme japonais s'oublie vite lorsque le namazu, le poisson-chat souterrain sur l'échine duquel repose l'archipel, se réveille. La douceur du sol français désapprend la crainte sournoise et amplifie la peur lorsque les éléments se déchaînent.
Les murs craquent comme des arbres en pleine tempête. Chaque matériau se plaint dans sa langue, micro-déchirements aigus et crissant des papiers muraux, gémissements secs et nasillards des poutres comme sur un navire drossé par les vagues, cliquetis des couverts, tintements cristallins des verres, grincements des charnières, clapots sourds et mats des livres qui ont un peu de place, froissements rêches entre ceux qui n'en ont pas. Dans un crescendo digne du Boléro, chaque voix rejoint le chœur dans une mélopée effrayante. C'est la longue complainte de la terre malmenée.
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autempsdeslivresautempsdeslivres   10 août 2018
Ce n’est pas l’absence qui ronge, c’est l’incertitude. Regardez autour de vous tous ces gens qui cherchent leur famille, qui oscillent entre espoir et désespoir. L’affirmation de la mort vient parfois comme une délivrance pour eux, ils peuvent commencer leur deuil. Pour ceux qui retrouvent des vivants, chaque jour à venir sera une fête.
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rkhettaouirkhettaoui   13 décembre 2017
La première chose que je fais, au lieu de boire ou de ramasser les débris de vaisselle qui pourraient lacérer mes pieds nus, est de porter l'appareil à mon œil, cadrer et fixer dans sa mémoire électronique le résultat de ces quelques instants de chaos. Cela me calme, comme toujours.
La photo comme thérapie. Une barrière entre la réalité et moi, le réel voilé par l'objectif.
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RattusRattus   15 juillet 2016
"En vérité, nous soupçonnons parfois notre mémoire d'enchanter faussement le passé, alors qu'elle est fidèle à ce qui fut, et que seules sont trompeuses les mélancolies qui nous font douter d'elle."
Henri Gougaud
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