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EAN : 9782378801151
Éditeur : L' Iconoclaste (26/02/2020)
3.17/5   75 notes
Résumé :
"On est capable de parler de vieillesse que si toute jeunesse n'est pas morte en soi".

Elle a soixante-treize ans. Cet été-là, Isabelle de Courtivron se rend compte qu’elle a perdu en souplesse et qu’elle s’essouffle plus vite. Son ophtalmo lui a prescrit une opération de la cataracte. Son corps est usé. Elle a pris sa retraite, a du mal à adopter Instagram ou Twitter. Elle se surprend à voir partout, tout le temps, des plus jeunes qu’elle. Ce qui lu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
3,17

sur 75 notes

babounette
  20 juillet 2020
L'été où je suis devenue vieille - Isabelle de Courtivron - Récit autobiographique - Éditions L'Iconoclaste - Lu en juillet 2020.
"Cet été-là, elle s'essouffle plus vite.
De plus en plus, dans le bus ou le métro, on lui cède une place assise.
Elle se met à voir des jeunes partout, tout le temps.
Ce qui lui arrive ? L'âge.
Cet été-là, elle est devenue vieille".
Ces quelques phrases sont imprimées sur des graphismes en noir, gris, blanc qui représentent des fleurs, c'est joli, tout comme la couverture avec une fleur orangée en relief.
Ai-je aimé ? Oui et non.
Pourquoi oui ?
Je voulais savoir ce que ressentait Isabelle de Courtivron quand elle découvre que, ça y est, elle vieillit. L'autrice a un style fluide, de l'humour, parfois, elle philosophe, se questionne, sur tout, sa filiation, son travail, son mari, sa dépression, sa jeunesse hippie, sur ce qu'elle croyait être. En un mot sur sa vie.Les inégalités liées à l'âge entre les hommes et les femmes, l'image qu'elle a d'elle-même et le regard des autres. Elle a 73 ans.
J'ai aimé les citations choisies avant chaque chapitre, ses références à des autrices (Colette, S. de Beauvoir, Virginie Despentes). Sa sincérité sans fard.
Pourquoi non ?
Et bien, parce que j'ai eu l'impression de lire une longue plainte, j'ai trouvé qu'Isabelle de Courtivron manquait de positivisme. C'est loin d'être un récit "lumineux et bouleversant" comme l'indiquait la bande rouge qui encerclait le livre.
Bien sûr, l'autrice exprime ce qu'elle pense et ressent, et c'est une bonne chose.
Je voudrais vous dire, Madame, que j'espère qu'avoir mis noir sur blanc votre ressenti et le partager avec des lecteurs-trices vous a fait du bien.
Mais voyez-vous, votre côté négatif m'a fait du mal, et plus particulièrement le dernier chapitre, j'ai (presque) votre âge,
et bien qu'ayant des problèmes liés à l'âge comme tout un chacun, je trouve mon bonheur dans les petites choses que la Vie m'offre chaque jour qui passe. On me cède la place assise dans les transports ? J'apprécie vivement. On m'appelle "la p'tite dame", je souris, certes, vieillir n'est pas chose facile, mais être septuagénaire aujourd'hui, c'est juste être plus jeune que demain . N'essayons pas de changer ce qu'on ne peut changer, prenons nos rides comme des amies, elles racontent notre histoire et puis, pour le corps, on s'adapte, surtout, on porte des couleurs, on est encore belle à 70 ans que diable!
Et on bouge, on sort, on vit.
Je vous souhaite plein de beaux jours devant vous Madame.

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fertiti65
  27 avril 2020
Cette courte autobiographie qui ne m'a pris que quelques heures pour le lire n'est pas un récit "léger". L'auteure, Isabelle de Courtivron, qui a 73 ans a beaucoup voyagé dans sa vie, milité pour les droits de la femme, a fait partie du MLF, professeur de lettres aux Etats-Unis, a pris conscience, un été, qu'elle était devenue vieille. Au début du récit, elle raconte son quotidien avec ses difficultés certaines puis passe assez vite à sa famille, sa jeunesse, ses amies, ses amours, son mari. On sent qu'elle associe à la vieillesse, la dépression. Toute jeune, elle reconnait qu'elle n'a pas
beaucoup pratiqué l'optimisme et en voulait beaucoup à sa mère de la laisser sur ses idées noires ou du moins pessimistes.
Ce qui m'a plu, c'est l'audace que l'auteure a de raconter ses difficultés à communiquer avec la jeunesse, le monde en général. On sent qu'il y a une barrière entre les gens du quotidien et elle-même. L'histoire aussi des jeunes femmes dans les années 60 et 70, leurs causes sur la liberté de la femme qu'elles revendiquent, la mode hippie, tout un univers que je n'ai pas connu, enfin, en tant qu'adultes.
Ce qui m'a moins plu : La narration de sa vieillesse est plutôt pessimiste et la bande rouge de son livre indique "Un récit lumineux et bouleversant". Bouleversant, je le conçois même si je n'ai pas été très bouleversée par ce récit, j'ai environ 20 ans moins qu'elle, et je pense que si l'on n'a pas encore vécu sa propre vieillesse on passe un peu à côté, même si je suis consciente que les difficultés qu'elle décrit sont à venir pour moi également....mais le côté lumineux, n'est pas probant. Quelques phrases qui m'ont fait sourire, mais ce n'est pas le principal dans ce récit.
On passe un moment délicat avec elle. Son récit donne à réfléchir sur sa propre vieillesse, sa propre vie.
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celine85
  02 février 2020
Isabelle de Courtivron prend conscience qu'elle est devenue vieille. Elle doit faire face à cette situation nouvelle et à apprendre à être autrement. Elle décrit ces transformations, parfois avec humour mais toujours avec sincérité et évoque ses interrogations, ses doutes « Ma vie a-t-elle été utile ? ». Son témoignage m'a bouleversé comme cette étape de vie l'a bouleversée. Elle se livre totalement et honnêtement, les mots sont justes, parfois poétiques, remplient de sensibilité. Très belle écriture. Un livre qui parle ou parlera à toutes les femmes.
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pyrouette
  02 août 2020
On devient vieille dans le regard des autres.
On peut construire des murailles, sans relâche, pendant toute une vie et s'abriter derrière, laisser les souvenirs bien enfouis au fond de sa mémoire, se créer un personnage de femme forte qui se relève infailliblement des épreuves de la vie, sans avoir à compter sur personne.On peut foncer tête baissée pour s'élaborer une belle vie, faite de liberté, d'enseignement, de transmission, sans forcément fonder une famille.On peut rester fidèle à ses amitiés, se réunir comme au temps de notre jeunesse, rire et faire trop de bruit sous le regard tour à tour bienveillant ou de reproche des autres qui nous appelleront les p'tites dames alors que nous sommes encore des adolescentes dans nos têtes. On peut critiquer sa famille, surtout sa mère, la cause de tous nos malheurs, sans essayer d'en comprendre la raison.
On fonce, on rit, on pleure, on vit à fond....Puis un jour, on devient vieille parce que les autres nous regardent vieille, nous pensent vieille, un brin ringarde. On devient invisible, inaudible.
Et ce jour là, inexorablement, nous faisons le chemin à l'envers, revenant sur notre parcours de vie, déterrant les souvenirs pour mieux les disséquer, repensant à toutes ces amitiés interrompus cruellement par la maladie et la mort, fidèles dans notre coeur.
Et ce jour là nous continuerons notre chemin sereinement si c'est bien clair dans notre coeur et notre cerveau.

L'auteure dresse un constat sans concession dans un style émouvant et rayonnant.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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coquinnette1974
  09 novembre 2020
A la bibliothèque numérique de Vendée, j'ai emprunté : L'été où je suis devenue vieille d'Isabelle de Courtivron.
Il s'agit d'un récit. L'autrice nous raconte comment soudain elle s'est senti vieille l'été de ses soixante-treize ans.
Elle se rend compte qu'elle a perdu en souplesse et qu'elle s'essouffle plus vite. Son ophtalmo lui a prescrit une opération de la cataracte. Son corps est usé.
Elle a pris sa retraite, a du mal à adopter Instagram ou Twitter. Elle se surprend à voir partout, tout le temps, des plus jeunes qu'elle. Ce qui lui arrive ? L'âge. Elle est devenue vieille.
L'été où je suis devenue vieille est un récit intéressant d'une femme qui vieillit et s'en rend soudain compte. Certains le ressentent plus tôt, d'autres plus tard. L'autrice elle s'en ai rendu compte à 73 ans.
Elle nous explique qu'elle s'est toujours plus ou moins senti vieille, même enfant elle n'avait pas la même insouciance que les autres. Elle évoque sa dépression, et certains passages m'ont touchés. En effet n'étant pas au mieux de ma forme en ce moment j'ai tout à fait compris ce qu'elle veut dire. Notamment le passage sur le fait qu'à force de cacher qu'on va mal les gens pensent que nous allons forcément bien. Je souris sans cesse alors tout va bien... et pourtant ! Elle m'a parlé à plusieurs moments.
Le problème, c'est qu'au bout du premier tiers de ce récit j'ai commencé à m'ennuyer car c'est très répétitif.
En fait cet ouvrage est une longue, très longue voir très très longue plainte. Heureusement qu'il ne fait pas cinq cent pages sans quoi je ne l'aurais pas lu en entier !
Il y a pourtant de bonnes réflexions sur la vieillesse féminine, sur le regard porté par les hommes. Mais que ça manque de positivisme !
Je m'attendais à autre chose, à ce que l'autrice ai un regard plus bienveillant sur elle même et sur le fait de vieillir ce qui à mon sens n'est pas une fin en soi ! On peut très bien être vieux et aller bien dans sa tête et à peu près bien dans son corps. Oui les choses changent mais ça fait partie de la vie, il faut l'accepter.
Mon avis est très mitigé, c'est pour cela que je note seulement trois étoiles.
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   20 mars 2020
Je dois une très grande partie de mes leçons de vie à mon parcours littéraire. Montaigne m’a appris le courage de la confrontation avec soimême ; Proust, la puissance de la mémoire ; Toni Morrison, par une écriture incandescente, le sens de la vérité et de la justice ; Annie Ernaux m’a montré comment on peut écrire sur soi pour saisir le monde… L’une de mes écrivaines et universitaires préférées, Carolyn Heilbrun, a écrit « We live our lives through texts » (Nous vivons nos vies à travers les textes). Je ne pense pas exagérer en disant que c’est mon cas. La littérature m’a toujours soutenue, même si, depuis que je suis toute petite, on m’a beaucoup reproché de rejeter le « vrai monde » en m’enfermant dans les livres.
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pyrouettepyrouette   02 août 2020
C’était une femme qui savait accepter les émotions, les forces qu’elle ne pouvait contrôler et les changements inévitables, mais elle arrivait toujours à les transformer en renouvellement de soi et en bonheur de vivre
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labibliothequedeClabibliothequedeC   06 juillet 2020
Une jolie couverture, un bandeau « récit lumineux et bouleversant » et un résumé qui donne envie : j’ai voulu découvrir ce livre ! C’est chose faite grâce à Masse critique !
Cet été là, Isabelle de Courtivron, universitaire féministe, sent qu’elle vieillit : son corps n’est plus aussi agile qu’auparavant et elle est dépassée par les nouvelles technologies qui l’entourent. Le monde file sans elle. Tout au long du livre, elle revient sur sa jeunesse, sa vie et ses expériences. Elle aime les livres et était dans ses jeunes années une féministe engagée. Désormais, elle se rend compte que ses idées sont datées.
Je n’ai ni adoré, ni détesté ce livre. L’auteure ne se ménage pas dans ses descriptions d’elle-même, ce que j’ai trouvé en quelque sorte courageux. Cependant, le livre est emprunt d’un certain pessimisme, il est sombre quant à l’expérience de la vie et la vieillesse semble forcément destinée à être un naufrage. Pour le coup, je ne comprends absolument pas le bandeau « lumineux ». Quant à « bouleversant », peut-être pas à ce point !
En résumé, pourquoi pas, mais en prenant un certain recul pour ne pas être déprimé !
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celine85celine85   02 février 2020
La littérature m'a toujours soutenue, même si, depuis que je suis toute petite, on m'a beaucoup reproché de rejeter le "vrai monde" en m'enfermant dans les livres
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DelphineBoDelphineBo   31 janvier 2021
Chaque jour un nouveau signe nous rappelle notre situation chronologique, biologique, émotionnelle, intellectuelle... La fatigue s'installe plus rapidement. Les projets deviennent moins ambitieux, les souvenirs du passé plus aigus. On devient plus frileuse, physiquement et émotionnellement. Les rides se creusent, les pas se font plus précautionneux, le corps nous joue de nouveaux tours de plus en plus fréquemment.
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