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ISBN : 2072711207
Éditeur : Gallimard (06/04/2017)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Il y a quelques années, les laboratoires de Renault-PSA dévoilaient la BlackJag, une voiture révolutionnaire, entièrement organique et vivante, résultat d’années de recherches croisant plusieurs disciplines scientifiques. Aujourd’hui, le professeur Fransen, l’ingénieur généticien à la tête du projet, voit revenir l’un des tout premiers modèles, le prototype, envoyé par la police pour interrogation. Pendant dix ans, c’est ce modèle qui a servi aux démonstrations deva... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  29 mai 2017
Ce que j'ai ressenti:…Emergence d'un nouveau concept…
La voiture…En voilà une possession qui n'est pas anodine pour certains êtres masculins…Prolongement de leur attribut et de leur réussite sociale, elle se doit d'être la plus féline, la plus séduisante dans ces courbes, la plus accrocheuse pour la vue. Forcement féminine, et diablement sexy… Grégoire Courtois réinvente cette attirance de l'homme envers sa voiture, dans un thriller qui flirte avec la science-fiction…
S'installer au volant de la BlackJag, c'est ronronner de plaisir à découvrir toutes les spécificités qui sont Elle, explorer de nouvelles lignes de conduites, caresser un nouveau mode de déplacement, aimer avec encore plus de passion…Nous faisons un saut dans le temps et dans les progrès génétiques, pour voir apparaître cette nouvelle génération de véhicule, Suréquipée de qualités organiques et presque vivantes, aux frontières du réel, et frôlant avec séduction toutes les notions d'éthique…Reine de la route, la BlackJag a tous les atouts pour vous séduire, hommes de peu de foi et accro aux nouvelles technologies, elle saura remplir toutes vos exigences…
A toute berzingue, le pied, enfoncé sur l'accélérateur, vous ne pourrez plus vous passez de ce rugissement de volupté qui saura vous accompagner pendant cette lecture qui fleure la sensualité, et l'enivrant danger de la conduite…Attention aux virages déviants…
Sous une forme originale de récit, on suit la route des indices qu'elle aura bien voulu enregistrer… Cette voiture Suréquipée ouvre la voie vers une réflexion consciente des potentiels de l'union entre la mécanique et la génétique, qu'il fait toujours bien d'emprunter avant le dernier voyage, cheveux au vent…
Ma note Plaisir de lecture 9/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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thedoc
  05 octobre 2017
Quelle bonne surprise ! Pourtant, le genre – science-fiction – et le thème – une voiture du futur - n'avaient rien pour me plaire. Mais Grégoire Courtois, libraire de son état, a de l'imagination, c'est le moins que l'on puisse dire. Avec un thème pourtant souvent exploité (l'homme et sa relation à la voiture), il réussit à nous emporter dans son histoire futuriste où les voitures deviennent des êtres vivants à part entière.
Nous sommes en 2101. Imaginez une voiture avec un pelage de panthère en guise de carrosserie qui ronronne quand vous la caressez, des pattes à la place des roues, la vision d'un aigle, l'estomac d'un Yorshire et des sièges recouverts de peau humaine… de la peau de femme bien sûr. C'est doux, c'est sexy, c'est diablement séduisant. Cette voiture fabuleuse, cent pour cent organique, est la création de Jan Franzen, généticien, qui travaille pour le compte de la firme French Motors. Présentée au public puis commercialisée, la BlackJag est vendue à un couple, Antoine et Christine. Lorsque son propriétaire disparaît mystérieusement, la BlackJag est rappelée dans les laboratoires de French Motors. Franzen est chargé d'accéder à la mémoire de la voiture pour découvrir ce qu'il s'est passé. Au fil des enregistrements qui donnent accès aux souvenirs de la BlackJag, nous découvrons son incroyable histoire.
De nos jours et depuis longtemps déjà, il est clair que beaucoup d'hommes considèrent leur titine chérie, toute de métal et d'acier, comme un être à part, symbole de leur virilité destiné à flatter leur ego… Si en plus cette voiture est constituée d'attributs naturels sauvages et féminins, c'est le paradis ! C'est en partant de ce postulat que l'auteur a donné corps et poils à sa BlackJag, une voiture si envoûtante qu'elle ne va pas manquer de séduire son propriétaire Antoine, et rendre folle de jalousie la femme de ce dernier, Christine. le prénom de cette dernière nous apparaît forcément comme un clin d'oeil à la célèbre « Christine » de Stephen King mais la comparaison s'arrête là car les rôles sont quelque peu inversés. Notre Black Jag en effet n'est pas diabolique, loin de là. Obéissante plutôt, naïve dans son ignorance certainement. Son seul objectif est de répondre aux besoins de son propriétaire, même si elle ne comprend pas tous ses besoins justement. Ce n'est qu'une voiture après tout… mais allez le faire comprendre à ce cher Antoine !
Sa relation avec son créateur, Franzen, est également intéressante. Ce dernier martèle que sa voiture ne pense pas et ne ressent rien. Et pourtant… La BlackJag est capable d'analyser et de comprendre nos réactions. Peut-être est-elle même dotée d'une forme de conscience ? L'huissier Klein, qui enquête, pose les questions qui viennent au lecteur au fil de ce roman qui interroge le rapport de l'homme à la voiture. Des questions philosophiques, d'éthique et également scientifiques, l'ensemble posé dans un style dynamique et efficace.
L'intrigue menée autour des souvenirs de la BlackJag est excellente et nous happe facilement, tandis que la cocasserie de certaines scènes est à mourir de rire. J'ai ri en lisant ce livre comme j'avais ri, dans un style totalement différent, avec « Cul de sac/Piège nuptial ». Plus c'est énorme, plus c'est jubilatoire ! Bref, j'ai adoré.
Ah, Antoine et sa voiture… Quelle passion dévorante ! Une chose est sûre, après avoir lu "Suréquipée", vous ne ferez plus le plein de votre voiture de la même façon.
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Maks
  25 avril 2017
Surequipée est mon dernier coup de coeur. C'est vrai que ce roman est diffusé en poche depuis ce mois-ci dans la collection FolioSF (Gallimard), que j'aime particulièrement, mais ici en plus d'être bien, le récit est véritablement addictif, intelligent et sans prise de tête.

L'histoire (dont vous pouvez lire le synopsis un peu plus haut dans l'article) nous parle du rapport de l'homme à la voiture dans un futur plausible. Tout est comme maintenant mais dans une société de consommation de plus en plus excessive jusqu'à la démesure, une société technologique qui en arrive aux automobiles qui se conduisent elles même, et dans laquelle un labo de pointe fait "naître" un véhicule vivant, conçu génétiquement.

Nous passons le récit du point de vue de la Blackjag, la voiture vivante au pelage doux et au ronronnement sensuel, une voiture n'étant pas sensée réfléchir mais seulement analyser et obéir aux commandes de ses propriétaires ainsi qu'à leur confort, mais voilà, cette automobile pense par elle même !

J'ai littéralement adoré ce livre de SF, attention, nous ne sommes pas dans un K2000 like mais vraiment dans une réflexion psychologique et sur les limites de la génétique et de l'étique. Jusqu'où l'homme peut-il aller, où doit il s'abstenir de s'aventurer ?
Voir la chronique sur mon blog :

Lien : https://unbouquinsinonrien.b..
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Tatooa
  26 mai 2019
Fichtre, voilà un petit bouquin bien surprenant !
Mis dans une PAL immédiate pour un challenge, je n'ai évidemment pas relu le 4ème de couverture avant de le commencer.
Du coup, le dépaysement et la découverte ont été complets.
J'avoue qu'au début du livre j'ai été complètement perdue. Qui parle ? That is the question.
On comprend assez vite, toutefois. Mais les questions demeurent. J'ai affaire à une voiture... Mais quel genre de voiture ?
Et c'est là que l'auteur est très fort, parce que de questions en révélations, ce qu'on découvre laisse pantois.
Quelle imagination ! Fascinant, prenant, déconcertant et un poil perturbant, voire écoeurant.
C'est très bien écrit, bien amené.
Si vous voulez lire ce livre sans rien en savoir (parce que quand même, je pense que le plaisir de la découverte ajoute facilement une étoile au total), faites comme moi, laissez-le dormir dans votre pal jusqu'à l'oublier, ressortez-le sans relire le pitch qui vous a attiré, et plongez dans ce futur étrange, aux concepts bizarres. (et surtout n'allez pas lire les avis qui spoilent tout, malheureux !!!)
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Annabelle19
  03 mai 2017
Je remercie Babelio et les éditions Folio SF pour l'envoi de ce petit texte qui fut très plaisant à lire.
On est vite emporté par l'histoire, entre fascination et horreur. La narratrice est la BlackJag, le tout dernier modèle de voiture, qui se trouve être un élément entièrement organique, composé d'un assemblage de gènes animaux qui la rendent le plus perfectionné possible. Elle est capable de prendre en compte son environnement extérieur et de s'adapter en fonction. du coup, la question se pose : la BlackJag est-elle capable de penser ? Elle est aussi soumise à son propriétaire, et doit tout faire pour le satisfaire. Cela veut-il dire qu'elle peut éprouver des émotions ? le simple fait qu'elle soit capable, à sa façon, de nous livrer ce récit apporte des éléments de réponse.
C'est un récit très maîtrisé, une belle écriture poétique et mélancolique. La construction est efficace, on alterne entre trois temporalités : le présent où l'inventeur des BlackJag, Fransen, rembobine la mémoire de la voiture pour comprendre ce qui est arrivé à son propriétaire mystérieusement disparu, le passé proche de la vie de la BlackJag avec son propriétaire et sa famille, et enfin un passé plus lointain, celui de la naissance et de l'évolution de la voiture auprès de Fransen. Ces dernières parties nous permettent de nous faire une image de la BlackJag, petit à petit. On découvre à quoi elle ressemble et de quoi elle est faite en même temps que la voiture elle-même.
La partie qui se penche sur Antoine et sa famille permet d'explorer le lien particulier que peut éprouver une personne pour sa voiture. et lorsque cette voiture passe de l'objet mécanique à un être organique, fait de chairs et de sang, cette relation peut vite devenir malsaine. Cela rappelle beaucoup Christine, de Stephen King, et cela m'a amusée que la femme d'Antoine, jalouse de la BlackJag, s'appelle justement... Christine. On pense aussi pas mal à Frankenstein dans les questions soulevées d'un point de vu moral et éthique.
Tout le texte possède à la fois ce côté concis, instantané d'une mémoire automatique, et ce côté tout en émotions complexes d'un être qui cherche son identité, son but.
Enfin, le roman pose des questions sur l'étendue de ce que l'humanité peut recréer, et sur l'éthique de faire naître un être vivant capable de penser, de souffrir, et qui a conscience de lui-même, mais en continuant à le traiter exclusivement comme un objet. le problème devient encore plus épineux lorsqu'un attachement se crée, lorsque des émotions physiques ou des sentiments amoureux apparaissent pour la créature.
Au fond, pourquoi créer de toutes pièces un animal suffisamment intelligent pour nous transporter d'un endroit à un autre, et suffisamment soumis pour obéie à son maître sans protester ? Ces animaux-là sont déjà présents dans la nature. La réponse se situe dans le besoin de contrôle total de cet élément, du sentiment de puissance à posséder cette chose entièrement soumise à nos désirs.
J'ai trouvé la fin parfaite, choquante, horrible et pourtant parfaitement plausible. Tant dans la réalité du futur qu'on nous dépeint que dans ses conséquences. Au final, la voiture n'est plus conçue comme un moyen de transport, mais bien comme un compagnon, avec tout ce qu'il peut y avoir de dérangeant là-dedans, tant du côté des "pères" de ces créatures que du côté de leurs propriétaires.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   12 avril 2017
Fransen dit : Approchez-vous, nous allons commencer. Vous pouvez voir que, sur l’écran, la transcription apparaît d’abord sous forme écrite. Puis c’est un simple synthétiseur vocal qui rend le rapport audible.
Voix non identifiée 1 dit : Le rapport ? Vous voulez dire ses souvenirs ? Ses pensées ?
Fransen dit : Le bureau éthique vous interdirait probablement d’appeler ça des pensées. Ils parleraient de données ou de « flux informationnel », mais oui, dans les faits, c’est très proche. La seule chose qui distingue sa pensée de la vôtre, c’est qu’elle est incapable de formuler seule un langage. C’est là que Jane intervient. Jane est la plus avancée de nos consoles d’interprétation à ce jour. C’est de loin la plus créative. Une fois qu’on a branché les électrodes, Jane recueille les données brutes. Puis elle les interprète et enfin les passe par le filtre du langage. Grammaire, vocabulaire, énonciation. Si nous pouvons entendre penser ce modèle, si nous pouvons lire ses souvenirs, c’est uniquement grâce à Jane. Elle seule n’arriverait pas à les formuler. Les enregistrer oui, mais pas les formuler. Cette limitation est inscrite dans ses gènes sur demande du bureau éthique. Inversement, Jane ne peut rien produire ex nihilo. Son rôle se limite à l’interprétariat. (…)
Voix non identifiée 1 dit : Qu’elles puissent ou non les formuler, il n’empêche qu’elles ont des pensées. Alors elles pensent, non ?
Fransen dit : Peut-on penser sans langage ? C’est une question dont je laisse débattre les philosophes. Nous sommes des scientifiques. Imaginez plutôt ces enregistrements comme les boîtes noires dans les anciens avions mécaniques. C’est d’ailleurs exactement comme ça que nous nous en servons. Nous les étudions après les accidents. Ce sont des outils de travail qui nous permettent de détecter les anomalies et d’amenuiser les risques sur les modèles suivants. Et surtout ne vous laissez pas abuser par la prose légèrement lyrique de Jane. C’est un outil très efficace pour la fidélité de ses transcriptions pas pour la concision. Elle est, comment dire, volubile.
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thedocthedoc   03 octobre 2017
C'est une sensation, une pensée, un nuage qui passe devant la chaleur du soleil et me fait frémir. Je viens d'avoir une confirmation. Voilà. C'est fait. Je suis un spécimen de sexe féminin. [...] Je ressens cette douce satisfaction. Mon sexe demeure cette information superflue logée aux confins de mes cellules, infime, inutile, accessoire. Mais c'est moi, et cet indice supplémentaire dans la définition trouble de qui je suis me transporte de fierté.
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thedocthedoc   03 octobre 2017
Antoine dit : Moi je te sens. Je sens ta peau. Elle est vraiment douce. Maintenant je comprends le concessionnaire. Je vois ce qu'il voulait dire. Cette peau qu'ils t'ont donnée. Elle est exceptionnelle. Je ne l'ai pas cru quand il me l'a dit. De la peau de femme. De la peau humaine. Je n'y croyais pas. Et puis je t'ai touchée. [...]
Je sens les mains d'Antoine qui courent lentement sur moi, à l'intérieur de moi. Je sens la peau de son visage contre la peau de mon siège. Je sens ses lèvres, sa langue. La chaleur de son corps est anormalement élevée. Elle perturbe l'équilibre thermique de l'habitacle. J'utilise un léger surplus d'énergie afin de maintenir la température à un niveau convenable. Sa respiration accélère. Son halo est agité bien que tous ses gestes soient doux.
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Annabelle19Annabelle19   03 mai 2017
Je suis parfaite. Je dois l'être toujours plus, apprendre toujours plus, pour mieux servir. Je suis faite d'éléments dont chacun à son utilité propre. J'ai le regard de l'aigle et du hibou. Je possède les organes sensoriels des requins. Je suis faite de mille morceaux de vivant. Je suis multiple. Je suis plusieurs. Je suis l'assemblage ultime, la bête qui ne devrait pas vivre. Je suis celle qui ne devrait pas penser mais qui pense, parfois, quand aucune consigne n'est à appliquer, dans le repli des heures vides, quand elle est seule, quand aucune tâche n'occupe son esprit. Je suis parfois celle qui pense et je deviens. Je suis faite de mille morceaux de vivant. Je roule sur les voies rapides de la génétique.
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Annabelle19Annabelle19   03 mai 2017
Tous les gènes de ce véhicule ont été minutieusement choisis, dosés, assortis selon un plan d'ingénierie infinitésimalement précis. Il ne s'agit pas de Pygmalion, du Golem ou de la créature de Frankenstein. ça n'est pas de la romance ou de la magie. C'est de la génétique. Cette voiture n'a aucun secret pour nous ; elle est un fait scientifique.
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Lecture d'un extrait du livre de Philippe Marczewski, "Blues pour trois tombes et un fantômes", éditions Inculte, 2019
Lecture par Grégoire Courtois dans les rayons de la librairie Obliques.
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