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EAN : 9782368125298
320 pages
Éditeur : Charleston (15/07/2020)

Note moyenne : 4.3/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Paris, 2018.

Alors que son grand-père est à l'hôpital suite à un arrêt cardiaque, Nour s'interroge : les mystérieuses calligraphies arabes qu'il a reçues seraient-elles à l'origine de son malaise ? Que signifie ce dessin d'hirondelle qui revient comme une signature ?

Son Papé ne lui a jamais parlé de sa jeunesse en Algérie, ce pays où il est né et qu'il a dû quitter du jour au lendemain pour rejoindre la France où tout lui était étrange... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
LourseLit
  23 juillet 2020
Pour mon année de Lectrice Charleston, je voyage beaucoup au gré des livres. Cette fois, Béatrice Courtot nous amène en Algérie, à l'époque de l'indépendance du pays. C'est une page de l'histoire que je connais très peu, le voyage était donc riche d'instruction.
2018. Nour va être amenée à découvrir l'histoire de ses origines à un moment déjà chaotique de sa vie. Elle vient de se séparer de son compagnon et son grand père est dans le coma suite à un AVC. Orpheline, la jeune femme a perdu ses parents suite à un accident de la route. C'est son Papé et Mamita qui l'ont élevée. Si sa grand mère, femme très profondément dépressive, n'était pas très proche d'elle, Nour a en revanche un lien unique avec son Papé.
En 1954, c'est en Algérie que le jeune Daniel quitte ses parents pour commencer ses études à Alger. le jeune homme, passionné de botanique, va croiser Asma. Un coup de foudre. Une histoire d'amour néanmoins secrète à cette époque où blancs et musulmans vivaient en bonne entente mais sans se mélanger. A côté de ça, Daniel et Asma sont mêlés à l'émergence de la guerre d'indépendance de l'Algérie. Je vous l'avoue, ce n'est pas un thème qui m'a captivée ni auquel j'ai tout compris, j'ai plutôt eu tendance à lire ces passages en diagonale.
Ce qui fait finalement le charme du roman se trouve dans le passé et dans l'enquête que Nour va être amenée à faire en recevant des calligraphies, signées du même dessin que celui qu'utilisait sa grand mère. Problème : sa grand mère n'a jamais calligraphié du jour où elle est arrivée en France et est morte depuis plusieurs années. Qui est donc le mystérieux expéditeur de ces calligraphies ? Au terme du voyage, j'ai découvert une très belle histoire pleine d'émotion. Mais j'ai regretté un peu que le voyage n'amène pas plus de mystère, de suspense. Ce n'est que tardivement que j'ai compris qu'il y avait un secret dans le roman. Il est bien caché mais c'est presque trop en fait. L'auteure dissémine pourtant des indices mais ils sont trop flous et trop mêlés aux chapitres de la vie de Nour alors que s'ils avaient été à part mon instinct de lectrice en aurait de suite été intrigué.
En définitive, l'histoire d'Asma, Daniel et Nour est un très beau périple dramatique et j'ai adoré les secrets que l'auteure a su construire pour amener du mystère à son roman. Mais j'ai regretté une construction peu évidente, qui n'a pas su captiver mon attention dès le début.
Lien : https://liseusehyperfertile...
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LisMoiSiTuPeux
  23 juillet 2020
Ici, ce n'est pas le continent [...] Nous avons la tiédeur, l indolence des soirs d'été, et la beauté des ciels étoilés [...]
Ce livre est un voyage.
De par l'histoire racontée, il invite le lecteur à découvrir un pays, avec son histoire, ses douleurs, ses habitants remplis d'amour et de désir de liberté.
Ce livre est une histoire d'amour.
L'amour de deux personnes, l'amour d'un pays.
Ce livre est une dégustation sensorielle.
L'auteur, avec une plume tellement délicate et perspicace, nous fait sentir les odeurs des fleurs, de l anisette bue à l'ombre d'une terrasse de café, nous fait entendre le bruit de la kasbha, le clapotis de la méditerranée, nous fait sentir cette chaleur étouffante et la fraîcheur des nuits.
Ce livre est un trésor. C'est un roman qui s'écoule dans un rythme lent, comme les journées de l'autre côté de la méditerranée. La lecture n'en est que plus profonde.
Sans aucun parti pris, nous plongeons dans L Histoire sur deux périodes différentes mais tellement liées.
Vous l'aurez compris ce livre m'a transporté,m'a ému, m'a marqué.
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Citations et extraits (28) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   16 juillet 2020
J’admirais leur relation ; ils semblaient regarder ensemble, dans la même direction. D’une certaine façon, ils avaient réussi l’impossible, en faisant des compromis, en faisant face aux aléas de la vie, en accumulant des moments de bonheur. Leur train de vie était modeste, pourtant ils avaient cette capacité de sourire à des choses sans importance et leur loge de conciergerie, bien plus qu’une simple habitation, était leur univers, petit, mais sûr. « Une maison est faite de murs et de voûtes. Un chez-soi est fait d’amour et de rêves », m’avait-elle dit fièrement un jour. L’an dernier, ils avaient même fêté leurs noces de crêpe – trente-neuf ans de mariage – jusqu’à frôler l’indigestion.
Tous les couples modernes étaient-ils condamnés à ne durer qu’un certain temps ? Notre génération était-elle devenue trop exigeante ? L’injonction au bonheur semblait dicter nos vies. Nos débuts avec Aurel avaient pourtant été dignes d’un film romantique. Un coup de foudre, des déclarations palpitantes, des sentiments exaltés, des moments vécus à 200 %, des dizaines de textos échangés par heure, des cœurs battant à l’unisson.
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rkhettaouirkhettaoui   17 juillet 2020
Puisque la France et l’Algérie s’aiment aussi fort qu’elles se détestent, ce paradoxe rejaillit dans les relations actuelles entre ces deux pays : repentance, relent de communautarisme, difficultés d’intégration… sûrement dû à de nombreux non-dits dans le passé. Même si les meurtrissures sont encore présentes, si les séquelles de l’Histoire ne s’effacent pas, je pense que notre nouvelle génération doit avancer, regarder vers l’avenir pour reconstruire une nouvelle relation, porteuse d’apaisement et d’espoir.
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rkhettaouirkhettaoui   17 juillet 2020
J’aurais aimé pouvoir remonter le temps, empêcher que mon grand-père ne vieillisse. Chaque minute qui passait était, tout compte fait, une minute de moins dans sa vie. Depuis toute petite, je rêvais de rencontrer un homme à son image, fort, rassurant, compréhensif. Je pensais avoir trouvé en Aurel ces qualités. M’étais-je noyée dans l’illusion de la vie ? Comment pourrais-je survivre sans lui, sans eux ? J’étais comme un félin à qui on avait coupé les moustaches. Sans repères. Torturée. Meurtrie.
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rkhettaouirkhettaoui   17 juillet 2020
Petite, je me sentais comme un rejeton, une sorte de greffe qui n’avait pas pris. Sans parents, je m’étais construite à la manière d’un rosier, supportée par un grand-père tuteur, et la vie m’avait dotée d’une repartie aussi vive que des épines de ronces. Pour atteindre mon cœur, il fallait braver maints obstacles. On me disait souvent que j’étais une fille insondable car aucun sentiment ne transparaissait. En définitive, j’extériorisais toutes mes émotions en dansant. Ma voie. Mon salut.
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rkhettaouirkhettaoui   17 juillet 2020
Les hommes, jeunes ou moins jeunes, se tenaient debout, reluquant des cavalières potentielles. Ces dernières semblaient agitées, le cœur battant, tels des oiseaux bavards et puérils. Leurs robes étaient amples, leurs chevelures maintenues en rouleaux, torsades, vagues… Leurs décolletés étaient touchants, petits, ronds, en pointe ou en carré, montrant à peine les salières. Sur l’estrade, un orchestre était composé d’une demi-douzaine de musiciens jouant du cornet à piston, clarinettes et saxophones. Daniel pouvait reconnaître les notes du voisin qui s’entraînait régulièrement et charmait le voisinage, toutes fenêtres ouvertes, dès les soirées d’été. La valse était particulièrement prisée. L’orchestre avait voulu offrir un festival artistique. C’est la java bleue, la java la plus belle, celle qui ensorcelle, et que l’on danse les yeux dans les yeux… chantonnaient-ils tous. Les jeunes filles avaient des robes couleur de ciel, de campagne, de soleil, bleues, vertes, jaunes.
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Videos de Béatrice Courtot (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Béatrice Courtot
À l'occasion des 5 ans des éditions Charleston, Karine Bailly de Robien, directrice générale adjointe, vous explique la création cette maison d'édition en 2013 ?
Elle revient également sur la création du Prix du Livre Romantique : vous avez jusqu'au 16 septembre pour participer à l'édition 2019 : http://editionscharleston.fr/prix-livre-romantique/
Karine Bailly de Robien évoque aussi les belles pépites francophones repérées par l'appel à manuscrits et hors le cadre du Prix : Clarisse Sabard, Alia Cardyn, Jeanne-Marie Sauvage-Avit, Béatrice Courtot, Marie Vareille, Sophie Henrionnet ou encore la Team RomCom.
Et vous, quel est votre roman préféré des éditions Charleston ?
Retrouvez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/Editions.charleston/
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