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Philippe-Henri Turin (Illustrateur)
ISBN : 2021005607
Éditeur : Seuil Jeunesse (09/09/2010)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 93 notes)
Résumé :
Comme tous les dragons de son âge, Charles doit apprendre à voler et à cracher du feu. Mais comment faire avec de si grandes ailes, avec de si gros pieds? C’est sûr, Charles est différent des autres dragons. Plutôt que de prendre son envol, il reste désespérément cloué au sol. Plutôt que de brûler son cahier, il le noircit avec des mots, en passant son temps à écrire des poésies bizarres. À l’école, les autres dragons se moquent constamment de lui. Pourtant, il doit... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  18 février 2015
Quelle merveille! Voilà un livre grand format qui promet, rien qu'avec la couverture, un univers fantastique (dans tous les sens du terme) aux enfants. Mais quand on ouvre le livre, waouh! Dans la double page qui précède le récit, une foule de dragons de toutes couleurs et toutes formes s'entremêlent, il y en a pour tous les goûts et des heures d'observation.
Puis, on suit la naissance de Charles, petit dragon aux pattes et ailes immenses et magnifiques." le plus beau!" disent et répètent ses parents aux regard bienveillant. Ceci dit, Charles est un petit dragon ma foi bien râleur... il n'y a qu'à voir sa tête renfrognée et les poèmes qu'il déclame tout petit:
"le monde est si moche, cher papa, chère maman,
Regardez l'horizon et dites-moi si je mens.
Ignobles cieux, horribles monts, vilaines vallées,
Tant de misère et de laideur, c'est dur à avaler..."
L'âge venu, Charles va à l'école, et, alors que ses camarades apprennent à brûler des cahiers, lui les noircit de poèmes et se fait mal voir... sans compter que ses ailes immenses l'empêchent d'apprendre à voler et le soir, il traverse à pied la forêt enneigé.
Les illustrations sont tout simplement somptueuses, vives,, éclatantes, et on ne se lasse pas de les contempler. quand à l'histoire, elle nous enseigne la différence, la tolérance et la persévérance.
Un livre à offrir sans hésitation à tous les enfants, garçons comme filles.

Lien : http://pourunmot.blogspot.fr..
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Syl
  23 avril 2014
Charles est un bébé dragon, né un 9 avril 1821 au sommet d'une montagne couverte de nuages. A trois ans, il paraît un peu "maigrichon", a des ailes et des pieds disproportionnés, et aime réciter la poésie qu'il écrit. Ses parents sont si fiers de lui !
Trois ans, c'est l'âge d'aller à l'école. Un matin, son papa l'accompagne auprès de la maîtresse qui lui apprendra tout ce qu'un dragon doit savoir faire… Mais les jours passent et Charles est de plus en plus tenu à l'écart. Pataud et chétif, il n'a que la poésie pour compagnie, car ses camarades l'ignorent et le narguent. Voler, cracher du feu sont deux exercices élémentaires qu'il n'arrive pas à faire…
"On me dit de cracher
alors très bien crachons
Mais pour cracher du feu
je suis trop maigrichon
Mon souffle est bien trop faible
pour les incendies
Je ne crache que des mots
que de la poésie…"
L'hiver arrive, puis bien vite, c'est la fin de l'année scolaire. Toujours rejeté, seul avec ses cahiers de poésie et découragé, Charles aspire à autre chose… Un jour, lui aussi déploiera ses ailes pour parcourir le ciel…
.
Deux auteurs au service de Charles et le résultat est excellent ! Histoire et dessins sont une réjouissance pour le petit lecteur. L'émotion est au rendez-vous.
Charles aime s'exprimer en vers et sa prose sensible raconte bien souvent sa mélancolie. Il est dans la lignée des romantiques et très tôt, il clame la laideur de son horizon, le ridicule du bonheur et la vulgarité de la beauté (…un régal dans les rimes !). Même s'il est le petit chéri de ses parents et qu'il ne se laisse pas facilement intimider, ses problèmes à l'école l'attristent. A la fin de son année scolaire, sa patience étant érodée, il veut alors rencontrer d'autres univers, découvrir le monde, et ne plus connaître cet ostracisme.
Heureusement, l'histoire est joyeuse, le petit lecteur, titillé par l'infortune de Charles, sera comblé par la fin.
Les dessins de Turin sont magnifiques ! Les expressions, les détails, les couleurs, c'est une abondance qui accroche le regard et qui suscite toute notre admiration. Ils illustrent superbement la verve malicieuse, fantaisiste et pleine de tendresse.
Un livre à conseiller !
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Nadael
  08 février 2017
Au temps des dragons, monstres fabuleux à la force titanesque, à l'élégance fantastique, aux couleurs flamboyantes, au tempérament de feu, aux griffes acérés, aux ailes éblouissantes, à l'aura menaçante…. naît Charles, un bébé dragon. La créature est magnifique mais son corps est chétif, ses pieds énormes et ses ailes immenses… Pour ses parents, il est le plus beau de tous les dragons et Charles, seul avec eux, ne voit aucune différence. À fur et à mesure qu'il grandit, son imagination se fait débordante et son amour pour la poésie le transporte. le petit dragon est la douceur incarnée… Mais, lors de sa rentrée à l'école des dragons, sa singularité lui saute aux yeux. Les dragonnets sont bruyants et agités (difficile d'écrire des poèmes dans un vacarme pareil!), la maîtresse leur apprend à cracher du feu et à voler (impossible d'avoir du souffle avec un corps si fluet et de prendre son envol avec des ailes aussi lourdes). Charles se sent seul et incompris. Quand les élèves brûlent leur cahier et font la course dans le ciel, lui écrit des poèmes et plane (en rêvant). On se moque de lui, jusqu'au jour où une mouche minuscule lui dit les mots qu'il faut.
Cet album, c'est une explosion de couleurs, d'émotions, de détails et de délicatesse. Les illustrations sont somptueuses, le texte est envoûtant et sensible. de la différence qui isole à celle qui rend fort, il y a l'élan, la générosité, la grâce. du très beau.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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emmyne
  13 juin 2011
Fantastique ! Dans tous les sens du terme.
Un album immense, un conte initiatique qui développe par l'image l'onirisme de l'histoire tandis que le récit aborde en douceur le thème de la différence et celui - combien empathique - de la difficulté de grandir, de la nécessité de se sentir encouragé, rassuré et accepté - autant par soi-même que par les autres - pour " prendre son envol ".
Une merveille visuelle au format incroyable ( du 27 x 38,5 tout de même, un pari relevé avec brio ) qui ravit les petits lecteurs fascinés par les dragons. L'univers que dévoile Philippe-Henri Turin rélève du magnifique : des tableaux tendres et raffinés, foisonnants de détails, de vie, illuminés de couleurs chaleureuses. Les compositions, mêlant les traits de l'imagerie enfantine à ceux des représentations traditionnelles, livrent des pages particulièrement expressives.
Cet album ne renouvelle pas le genre sur un sujet plus que récurrent de l'album jeunesse. Certes. Mais l'émotion prégnante, la beauté graphique, l'appel aux rêves et aux rimes autant qu'à une lecture complice font de ce livre là la définition même du plaisir de lire.
Ce fabuleux voyage dans ce pays des dragons se relit et se partage. On le lit couché sur le ventre pour profiter de ce format exceptionnel. On plonge et l'on se perd dans les illustrations. On regarde l'enfant captivé, on le voit sourire, on suit son doigt qui pointe ce que notre manie de l'écrit n'a pas encore remarqué dans l'image. On le laisse savourer avant de l'inviter aux mots. Puis, on le laisse s'approprier le texte en respectant le moment de silence, ce moment intime où se rencontre le lecteur et le personnage, parce que, justement, l'auteur a su simplement mettre les mots sur les sentiments. Il tourne la page. Encore. Et encore. Jusqu'à ce qu'il connaisse tellement l'album qu'il en choisit juste une ou deux, jamais les mêmes chaque soir. Jusqu'à ce qu'il vous raconte, lui, l'histoire et vous entraîne à nouveau dans l'illustration pour d'autres histoires à l'infini.

Lien : http://lisezjeunesse.canalbl..
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lebazarlitteraire
  19 février 2018
C'est un beau matin d'avril 1821 que naît le petit dragonneau Charles. Pour ses parents c'est le plus beau. Mais à l'école, il va vite se retrouver solitaire. Ses ailes immenses, ses pieds trop gros et sa manie de réciter sans cesse de la poésie, ne lui valent pas que des amis. Charles aime noircir les pages de ses cahiers à l'encre, tandis que les autres élèves les noircissent en les mettant en cendres. Charles est bien triste de se retrouver sans amis. Jusqu'au jour où, propulsé par la puissance d'une éruption volcanique, notre petit dragonneau ouvre ses immenses ailes et réussi à planer dans le ciel. le poète de la classe trouve alors tout à fait sa place dans la communauté des dragons.
On ne peut pas passer à côté de ce dragon en littérature de jeunesse actuellement. Il fait fondre les coeurs les plus durs et ravit tous les publics. L'histoire est superbe et les illustrations plus que magnifiques. le texte, agrémenté des poèmes du dragon est simple, mais envoutant. Les illustrations quant à elles sont époustouflantes. le format du livre est imposant (environ 40 cm de haut sur 29 cm de large) mais permet aux dessins de trouver toute leur place. Cet album existe désormais en format souple et poche, ce qui est bien pour faire découvrir la littérature jeunesse à moindre coût, mais pour le coup ça ne permet pas de rendre hommage au talent de Philippe-Henri Turin. Les détails sont à couper le souffle et on tournerait les pages encore et encore rien que pour ça. Charles à l'écoles des dragons est le premier tome d'une série pour l'instant composée de 3 albums. On espère qu'un quatrième verra le jour !
Pour découvrir d'autres oeuvres dragonnesques, rendez-vous sur notre site !
Lien : http://lebazarlitteraire.fr/..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Moussaron32Moussaron32   01 mai 2014
A la fin du troisième trimestre, pour la fête de l’école, Charles a déjà rempli dix-huit cahiers de poésies. Et il se sent toujours si seul.
Parce que les autres petits dragons continuent de se moquer de lui, Charles s’enfuit. Il marche longtemps, avant de s’arrêter tout au bord d’un volcan. Entre ses ailes et ses pieds de géant, sa voix fragile fait l’effet d’un gémissement :
O montagne qui crache le feu,
O gigantesque gouffre
Si tu pouvais te taire un peu,
tu entendrais combien je souffre…
A ses mots, le volcan se met à trembler plus fort. Une épaisse fumée jaillit de son cratère… Vlabadaboum
Le souffle de l’explosion projette Charles dans les airs, comme un boulet de canon. Il monte, monte dans le ciel, toujours plus haut. Un court instant, il semble voler au-dessus des nuages, puis il retombe. Dans sa chute, il serre son cahier de poésies contre son cœur.
Adieu maman ! Adieu papa !
Adieu le monde cruel et sans joie.
Cette fois c’est bel et bien fini.
Je vais mourir un mercredi…
- Nous sommes dimanche le coupe une toute petite voix.
- Qui a parlé demande Charles ? Un ange ?
- Ce n’est que moi, répond la mouche qui le suit partout. Qu’attends tu pour déplier tes ailes ? Regarde les miennes, elles sont minuscules, et pourtant je vole. Je fais même des acrobaties. Alors pourquoi pas toi ?
- C’est vrai se dit Charles Pourquoi pas moi ?
Et Charles lâche son cahier. Il déploie ses ailes, immenses. L’air fait le reste.
- Je plane ! Je plane !!! hurle Charles. Mais .. comment je fais pour virer ?
- Avec tes pieds, gros bêta, répond la mouche. Il sont assez grands pour ça, non ?
A la fête de l’école, tout le monde lève la tête. Il est midi moins cinq, et la lumière se voile soudain. Une tâche sombre masque le soleil. C’est Charles. A lui tout seul, il pèse comme un couvercle sur la vallée. Il fait nuit.
- Le poète ! crient les petits dragons en chœur. C’est Charles, le poète !
- Il faut fêter ça dit la maîtresse. Et profitant de cette nuit soudaine, à midi pile, elle déclenche le plus énorme de tous les feux d’artifice. Partout dans le ciel, à l’ombre de Charles, les fusées explosent. Les couleurs fusent. Tout le monde éclate de joie. « C’est le plus beau » répètent les parents de Charles. « le plus beau du monde.. » Parlent-ils du feu d’artifice ou de leur fils ?
Charles chante dans les airs :
Qu’ils ont l’air bête. Qu’ils sont bas.
Vu d’en haut on ne voit que leurs têtes
Chacun semble si plat,
on dirait des omelettes…
Et notre jeune dragon s’en va. Son cœur palpite de joie. Il est désormais assez grand pour visiter le vaste monde. Il sait voler, il sait cracher du feu. Alors, poursuivant son chemin, il disparaît à l’horizon plein de promesses."
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Moussaron32Moussaron32   01 mai 2014
9 avril 1821 Silence. Parfum de fin du monde
Le ciel, pareil à un cadavre, ne frissonne plus. Brouillard, Vertige.
Au sommet d’une montagne, sur un nid de graviers, quelqu’un va naître. Le voilà. C’est un bébé. C’est Charles : deux petits yeux rieurs, narines frétillantes, fine moustache, écailles fragiles, ventre maigrichon. Le tout à peine plus gros qu’un veau. Et ses pieds. Larges et griffus. Et ses ailes. Majestueuses.
Pendant trois ans, Charles grandit. Ses pieds, ses ailes se développent. Son imagination aussi. Charles aime les poésies tristes.
Le monde est si moche, cher papa, chère maman,
Regardez l’horizon et dites-moi si je mens.
Ignobles cieux, horribles monts, vilaines vallées,
Tant de misères et e laideur, c’est dur à avaler
Sinon, Charles est toujours aussi maigrichon. « Mais c’est le plus beau », répètent ses parents. « Le plus beau dragonnet du monde »

Jusqu’au jour où papa l’accompagne à l‘école au pied du grand arbre. Avec la maîtresse la plus sage et la plus savante, Charles doit apprendre à voler et à cracher le feu comme tous les dragons de son âge. Mais les autres sont très différents de lui. Aucun n’a de si grandes ailes, aucun n’a son imagination.
J’ai le corps d’une gazelle mais je suis un dragon.
Regardez bien mes ailes, écoutez mon jargon…
Voyez mes pieds pareils à deux grosses pastèques,
n’importe quel orteil je le transforme en steak.
Alors Charles se retrouve seul au fond de la classe. On le surnomme « le poète ». Tous le boudent. Excepté une mouche, attristé par l’odeur des ses pieds, et la maîtresse distribuant les cahiers. « Première leçon » dit la maîtresse. « Pour cracher du feu, vous commencez par ouvrir la gueule en grand. Vous gonflez vos poumons. Vous vous raclez la gorge. Et ensuite vous craaaaachez ! »
Le premier trimestre les dragons noircissent leurs cahiers page après page. Puis très vite chacun brûle un cahier par jour. Sauf Charles qui écrit."

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cccc   20 décembre 2010
Qu'ils ont l'air bête. Qu'ils sont bas.
Vu d'en haut on ne voit que leurs têtes
Chacun semble si plat
On dirait des omlettes...
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BloiseOrageuxBloiseOrageux   15 septembre 2012
Mon souffle est bien trop faible
pour les incendies
Je ne crache que des mots,
que de la poésie...
Commenter  J’apprécie          190
Moussaron32Moussaron32   01 mai 2014
On me dit de cracher alors très bien crachons.
Mais pour cracher du feu. Je suis trop maigrichon.
Mon souffle est bien trop faible pour les incendies.
Je ne crache que des mots que de la poésie.
Viens l’heure d’apprendre à voler. Pour de si grandes ailes, il faudrait à Charles des muscles de titan. La maîtresse a beau lui dire de grimper sur la branche la plus haute pour prendre de l’élan, Charles finit toujours par terre sous les rires de ses camarades.
Riez, riez, petits dragons, de me voir sur les fesses.
Mais bientôt je volerai, ça j’en fais la promesse.
Tous les jours Charles rentre de l’école à pied. Tête basse, il traîne ses ailes derrière lui. La vie lui semble si pénible, si compliquée. Combien de fois ses parents lui ont-ils répété qu’il était le plus beau dragon du monde, alors que tous les autres le trouvent comique et laid.
L’hiver passe. Long, monotone. Les petits dragons apprennent à faire des loopings. Au deuxième trimestre, ils peuvent brûler une bibliothèque en un seul crachat. Excepté Charles, toujours à terre, le nez dans son cahier. 3 Qu’est-ce qu’on va faire de lui ? » se demande la maîtresse. Arrive le printemps et son cortège d’allergies. Charles en est écœuré. Aaatcchaaa..
Les fleurs sentent mauvais, le soleil tape à l’œil.
Ce bonheur ridicule a une odeur de deuil.
Les gazouillis d’oiseaux me donnent la nausée.
Et ces couleurs vulgaires.. Comment peut-on oser ?"
+ Lire la suite
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