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ISBN : 2226158537
Éditeur : Albin Michel (01/04/2005)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 176 notes)
Résumé :
** Le tome 2 se titre ''Le cri de l'oie blanche'' au Canada, et ''Blanche'' en France **
Dans ce deuxième volet de la trilogie Les Filles de Caleb, c’est la fille d’Émilie, Blanche Pronovost, qui nous entraîne sur les chemins aventureux de sa vie. Blanche rêve de médecine et si elle vient à Montréal au début des années trente afin d’y suivre un cours d’infirmière, c’est toutefois en Abitibi qu’elle ira pratiquer le métier qui la passionne. À La Sarre, dans so... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  11 mars 2014
Le plaisir ressenti à la lecture du premier tome "Emilie" s'est singulièrement atténué à la lecture de cette suite qui s'est achevée sans susciter en moi l'envie de lire le troisième et dernier tome de la série.
Un part de la responsabilité de cet échec revient sans nul doute à mon peu de goût pour la période de l'entre-deux guerres or c'est bien dans ce contexte que se situent les aventures de Blanche, l'une des filles d'Emilie, qui tient son prénom d'un accouchement en plein air et en plein hiver, dans la neige.
Contrairement à celle de sa mère, la vocation de Blanche ne s'orientera pas vers l'enseignement mais vers la médecine, à une époque où les femmes ne sont clairement pas les bienvenues dans la discipline, sorties du rôle d'infirmière. Cet aspect du roman ne manque pas d'intérêt même si, dans le même registre, je lui ai préféré "Catherine Courage" de Jacques Duquesne. Je n'ai pas non plus été particulièrement touchée par les amours de Blanche, moins "atypiques" que celles de sa mère.
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Alyxiel
  08 octobre 2013
Résumé : "Dans ce deuxième volet de la trilogie Les Filles de Caleb, c'est la fille d'Émilie, Blanche Pronovost, qui nous entraîne sur les chemins aventureux de sa vie. Blanche rêve de médecine et si elle vient à Montréal au début des années trente afin d'y suivre un cours d'infirmière, c'est toutefois en Abitibi qu'elle ira pratiquer le métier qui la passionne. À La Sarre, dans son dispensaire « confortable et sans richesse », elle sera appelée à relever les défis les plus inattendus, parmi une population durement éprouvée. Dans la froideur de l'hiver abitibien, Blanche croisera un sourire irrésistible qui lui donnera à penser que « son hiver venait de fondre ». C'est celui d'un Franco-Manitobain au sens de l'humour irrésistible, Clovis Lauzé…"
Ce second Tome m'a bien moins passionnée que le précédent. Bien sur, on retrouve la plume si légère et passionnée d'Arlette Cousture, mais l'histoire de Blanche, fille d'Emilie m'a semblé tellement fade, presque quelconque après avoir lu Emilie.
Blanche étudie pour devenir médecin. C'est rare et peu reconnu à cette époque qu'une femme fasse "un métier d'homme". Mais elle s'accroche et fini par travailler dans un dispensaire, où elle rencontre l'homme qui fera fondre son coeur.
Au delà de ça, je n'y ai trouvé aucun intérêt poignant. de plus, Emilie, sa mère et héroïne du Premier tome éponyme, est dépeinte ici comme une femme distante et non plus comme la passionnée et aimante que l'on connaissait... Cela m'a blessé, un peu comme si on s'en prenait à une amie.
Peut-être que cette impression désagréable a faussé mon jugement. Sans doute changerais-je d'avis une fois que je l'aurais relu...
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iarsenea
  25 avril 2010
Franchement, le deuxième tome de la trilogie des Filles de Caleb est tout aussi intéressant que le premier. On se surprend à se passionner pour le parcours inhabituel de cette jeune fille qu'est Blanche Pronovost. On admire son courage et sa ténacité à une époque où le mariage ne pouvait aller de pair avec un un emploi pour les femmes. On rêve même de pratiquer la médecine dans les contrées les plus éloignées, malgré les nombreux moustiques !
Un roman fort passionnant. Mais, à mon avis, moins émouvant que le premier tome.
Admettons-le, voir vieillir les personnages principaux du premier tome est difficile, à la limite cruel. Émilie, qui était une jeune fille brillante et pleine d'énergie, devient une grosse femme qui s'ennuie, qui vieillit et qui voit partir ses enfants un à un. Ovila, lui aussi vieillit, avec sa jambe en mauvais état et ses remords, son amertume. Les enfants vieillissent, la santé de Paul de détériore...
Il y a toutefois beaucoup de moments de joie aussi. Ce qui fait des Filles de Caleb un roman riche en émotions de toutes sortes. Je vous garantis qu'il est impossible de lire ce roman sans avoir au moins quelques petits pincements de coeur !
Lien : http://lecturesdisabelle.blo..
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dadotiste
  23 février 2016
Dans ce second tome, on découvre les enfants d'Émilie et d'Ovila et plus précisément Blanche.
On passe de la campagne à la ville et on suit l'évolution du pays à travers cette nouvelle génération.
J'ai trouvé le personnage de Blanche très attachant mais par contre, j'ai été surprise d'autant m'être éloignée psychologiquement d'Émile. En effet, en vieillissant et en devenant "dépendante", cette dernière a rapidement perdu intérêt à mes yeux.
En conclusion, ce roman est dans lignée du premier. Il se lit facilement et nous permet de survoler une époque qui semble éloignée de la notre mais qui en réalité, ne l'est pas tellement sur la durée. Un très bon moment de lecture en tout cas.
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Cielvariable
  02 juin 2013
J'étais adolescente quand j'ai lu la série "Les filles de Caleb" et j'avais été très impressionnée par les conditions de vie d'une autre époque difficile à imaginer pour moi. J'avais bien aimé ce deuxième tome et le personnage de Blanche qui se fera une place dans le monde par ses choix et ses idéaux.
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   01 juin 2013
- Et alors, Émilie, est-ce que les enfants ont attrapé des chardonnerets ?
La distraction était bienvenue. Elle pensa rapidement au lendemain de l'arrivée des cages. A l’excitation des enfants qui étaient partis seuls pour le Bourdais. A leur retour. Au fait qu'elle avait dû sévir parce que dans chacune des cages il y avait plus d'un oiseau. Chaque enfant avait libéré un, deux ou trois oiseaux, pour n'en garder qu'un. A la scène que Blanche avait faite.
"Oui, trop. Ils ont dû en relâcher. Mais Blanche , elle, a jamais voulu choisir. Elle a pleuré en regardant voler ceux que le hasard avait désignés et quand son tour est arrivé, elle a pas voulu choisir.
- Choisir quoi ?
- L'oiseau qu'elle libérerait. Blanche pleurait comme une vraie Madeleine, en me disant qu'elle avait pas le droit de choisir. Que peut-être que l'oiseau qu'elle garderait était celui qui pouvait mourir d'ennui. Que peut-être que l'oiseau qu'elle libérerait était celui qui aurait le plus besoin d'elle pour le nourrir. Faut vous dire que Blanche avait pas voulu attraper plus de deux oiseaux. Une "paire d'amis", qu'elle disait."
Émilie termina son histoire en riant mais, le curé Grenier ne riant pas, elle cessa, consciente qu'elle ricanait nerveusement. Ce qu'elle venait de raconter n’était pas tellement drôle. Elle venait de lui dévoiler un grand drame, un grand chagrin d'enfant.
"Et qu'est-ce qu'elle a fait, votre Blanche ?
- A sa tête, monsieur le curé. Étant donné qu'elle pouvait pas garder les deux, elle en a pas gardé du tout."
Le curé Grenier hocha la tête, tristement pensa Émilie. Il la regarda puis lui sourit d'un sourire faible.
"Elle est bien sage, votre Blanche. Elle vient de nous donner une grande leçon...."
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CielvariableCielvariable   19 avril 2018
Certaines diplômées posèrent leurs ustensiles. Elles savaient ce que Blanche avait vécu. Devant la fureur de Marie-Louise, Germaine ne cessait de se hausser sur la pointe des pieds pour ensuite retomber sur les talons avant de recommencer son manège.

– Tu fais ta grande fifine mais je gage que tu es jamais entrée dans la chambre d’un mort. Toi pis moi, pis toutes les étudiantes de première, de deuxième pis une grande partie des étudiantes de troisième, on n’est jamais entrées dans la chambre d’un mort. Blanche a fait une erreur ? Certain. Tout le monde le sait ! Blanche a tenu les pattes de l’interne au lieu de prendre les pieds de la morte. Pis ? Je suppose que tout le monde ici aurait compris ? Je suppose que tout le monde ici aurait regardé une morte de trois cents livres sans broncher ?

– Baisse le ton, Marie-Louise. Tout le monde entend…

– Tout le monde entend ? Tant mieux ! C’est ce que tu voulais. Tu voulais que tout le monde rie de Blanche. Ben moi je ris pas. Pis je pense que personne ici aurait ri en entendant la morte sortir son air quand l’interne est tombé dessus. Parce que ça, c’est pas écrit dans les livres. Il paraît qu’il faut l’entendre. Pis Blanche l’a entendu. Avec le temps, j’imagine qu’on s’habitue, mais Blanche, elle, était pas habituée ! Pas plus que toi pis moi ! Pis pendant que Blanche essayait de rendre service, de remplacer quelqu’un qui était pas à son poste, tout ce qu’elle a eu comme remerciements, c’est des rires !

Marie-Louise était hors d’elle. Elle n’avait pas aperçu l’hospitalière en chef debout dans l’entrée de la salle à manger. Pas plus qu’elle n’avait vu plusieurs étudiantes sortir pour se diriger en toute hâte vers les toilettes. Germaine essayait maintenant de se faire petite et y parvint presque.

– Tiens-toi droite, Germaine Larivière ! C’est avant de rire pis d’essayer d’humilier Blanche que tu aurais dû penser. Je viens peut-être de la campagne comme tu me l’as fait remarquer la journée de l’examen d’admission, mais à la campagne on a pour notre dire que personne s’est jamais grandi en rapetissant les autres !

Sur ce, Marie-Louise tourna les talons et sortit de la pièce sans prendre son assiette. La sœur hospitalière la retint par le bras.

– Bien parlé, mademoiselle Larouche. Une belle leçon de charité.

– C’est pas ce que j’ai voulu faire. C’est Blanche qui l’a donnée, la leçon. Pas moi.

Blanche, accompagnée de Marie-Louise, entra à la salle à manger pour le repas du midi. Toutes les infirmières se turent. Germaine Larivière s’immergea presque la tête dans sa soupe, au point que ses yeux et ceux du bouillon se confondirent. Marie-Louise, qui n’avait pas raconté à Blanche sa colère du matin, tenait ses poings fermés, prête à passer à l’attaque si quelqu’un osait émettre ne fût-ce qu’un ricanement. Elle avait forcé son amie à se lever et à s’habiller. Elle l’avait encouragée à se présenter au repas, consciente que Blanche avait été à deux doigts de boucler ses valises et de quitter l’hôpital. L’orgueil de son amie n’avait d’égal que sa sensibilité et sa douceur. Elle jeta furtivement un coup d’œil circulaire et, ne voyant aucune animosité, poussa discrètement Blanche. Celle-ci s’avança, la tête haute, les épaules droites, portant fièrement sa coiffe sur sa chevelure bouclée. Elle craignait de trébucher, tant ses jambes lui paraissaient lourdes. Encore une fois, son cœur se manifesta et elle le pria de demeurer calme afin qu’elle ne rougisse pas. Sa prière fut vaine. Une salve d’applaudissements éclata comme la foudre. Blanche se figea, regarda autour d’elle, incrédule devant ce qui se passait, se croyant victime d’un malentendu. Elle se tourna vers Marie-Louise qui, rose de plaisir, applaudissait à tout rompre.
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CielvariableCielvariable   19 avril 2018
– Bonjour, garde. Vous m’avez l’air bien p’tite, aujourd’hui, pour être toute seule comme ça dans le bois ! J’espère que vous avez quelque chose de plus chaud à vous mettre parce que le chauffage, là-dedans, c’est pas un chauffage central.

Blanche montra son manteau et M. Simard approuva. Émilien monta les bagages et aida finalement sa sœur à pénétrer dans l’habitacle.

– Aussitôt que toute la neige va être fondue, tu vas me voir arriver. C’est une colonie, Blanche. J’espère que tu t’attends pas à trouver le confort de Montréal.

Blanche répondit en souriant que si elle avait espéré autant de confort, elle serait restée en ville. M. Simard, visiblement satisfait de sa réponse, ferma la porte et Blanche essaya de distinguer la route qu’ils prenaient à travers une vitre givrée que, malgré les rayons du soleil, l’essuie-glace ne parvenait pas à éclaircir.

Blanche regarda l’hiver printanier et essaya de ne pas s’étonner. Les sept années qu’elle avait vécues à Montréal lui avaient tellement caché les saisons qu’elle devait renouer avec celles-ci. Ils passèrent à travers des sentiers presque inexistants. Blanche aperçut une maison minuscule, faite de bois équarri à la hache, dont la cheminée dégageait une fumée qui noircissait, avant qu’elle ne touche le sol, la neige qui l’affrontait, soulevée par des tourbillons de vent.

– Un relais de bûcherons ?

– Non. Une maison de colons. Dans celle-là, je pense qu’ils ont huit ou neuf enfants.

Blanche ravala péniblement sa salive, ne quittant pas la petite maison des yeux. Elle venait de comprendre l’énormité de la responsabilité qu’elle avait acceptée.
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CielvariableCielvariable   20 avril 2018
Maintenant, elle devait répondre. Avouer qu’elle n’en savait rien. Elle décida de parler ouvertement. De toute façon, le curé saurait les mots qu’elle tairait. Et elle parla pendant ce qui lui sembla une éternité. De leurs derniers mois à Shawinigan. Des dettes. De sa peur. Du fait qu’elle avait obligé Ovila à fuir, de son départ précipité à elle. Elle prit conscience qu’elle avait des sanglots dans la voix et des larmes dans les yeux mais elle les refoula. Elle n’allait quand même pas pousser le ridicule jusqu’à pleurer devant quelqu’un! Tantôt le curé la regardait bien en face, tantôt, devant son trouble, il détournait le regard, visiblement mal à l’aise, lui aussi. Pourtant, il l’interrompit.

— Cessez, Émilie. Vous savez aussi bien que moi que, dans notre belle religion, l’eau a toujours eu des effets de purification. Laissez donc l’eau de votre corps purifier votre âme troublée.

Émilie renifla à deux reprises. Au lieu de la calmer, le curé venait d’attiser une colère qui grondait depuis longtemps.

— Dans notre belle nature, monsieur le curé, si on se coupe, on peut saigner à mort. Si on brise une digue de castor, l’eau arrête plus de couler. Quand une femme perd ses eaux, elle peut plus empêcher la souffrance de la naissance. Quand les nuages crèvent, la pluie peut pas faire autrement que de tomber. Ça fait que, monsieur le curé, étant donné que j’ai neuf bouches à nourrir, faut surtout pas que je laisse la pluie venir faire pourrir mes récoltes!
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CielvariableCielvariable   19 avril 2018
Mais quelque chose dans les yeux de sa mère la fit se taire. Quelque chose qui lui avait fait penser à un petit oiseau qu’elle avait trouvé à Shawinigan, au printemps, le bec grand ouvert et le corps à peine couvert de duvet. Un oisillon tombé d’un nid. Marie-Ange avait pris ce petit oiseau dans ses mains et elle avait senti son cœur battre terriblement vite. Elle l’avait regardé et l’absence de plumes lui avait permis de voir des veines bleues. Probablement, avait-elle pensé, celles du cœur. Dans les yeux de sa mère, elle avait vu le même regard que dans ceux de l’oisillon tombé du nid et blessé à l’aile. Marie-Ange avait senti la peur de l’oisillon. Elle regarda sa mère encore une fois et comprit qu’elle aussi avait peur. Alors, sans dire un seul mot, elle se glissa par terre comme ses frères et ses sœurs et commença à serpenter doucement à travers les brins d’herbe. Elle entrevit sa mère qui frappait à la porte et se demanda pourquoi elle n’était pas entrée comme elle l’avait toujours fait.
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