AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782259205467
264 pages
Éditeur : Plon (10/04/2008)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 16 notes)
Résumé :
Elles voulaient vivre libres et heureuses dans la maison de leurs rêves. Elles ignoraient que le Mal les y attendait.

Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
LanaTurner
  12 décembre 2016
« La route de l'excès mène au palais de la sagesse. »
Ou à Thélème.
Nous nous retrouvons à travers l'oeuvre d'Alec Covin, dans un scénario connu du grand public. Stephen King l'a fait avec Shining, Stuart Rosenberg avec Amityville, Chris Loseus avec Chatsworth Creek et bien d'autre encore. « Deux et demi », à été remanié à sa sauce avec son lot de différences (Heureusement). Si le thème est vu et revu, il n'en est pas moins apprécié de tous.
« Générosité !», quand un vieux couple propose à Grace et son amante, de disposer de leur somptueuse villa, à titre gracieux durant une année. Ceux-ci, répéteraient souvent l'expérience avec de nouveaux artistes. (Leur maison étant trop spacieuse pour leur vieux os). Quelle aubaine pour Gracie, qui ne trouvait plus l'inspiration ! Celle là même perdue, remplacée par le bonheur.
« Rêves ! » s'en viennent rapidement perturber notre petite Kate. Mais qu'est-ce-qu'un rêve aux apparences terribles et ô combien réalistes, à coté de ce qu'apporte leur nouvelle vie, loin des regards désapprobateurs? Si au début nos deux héroïnes coulent des jours heureux à se découvrir corps et âmes à travers ce décor idyllique, rapidement les choses vont changer.
« Évidemment », Gracie trouve l'inspiration perdue, mieux encore, elle est à son apogée ! le paroxysme de la créativité, la puissance de son esprit, faisant s'envoler les mots si longtemps gardés.
« Grisante » épopée de deux jeunes femmes, dont l'avenir est désormais incertain.

« Je t'aime », aiment-elles se dire encore et toujours. Peut-être un peu trop ? L'idée d'introduire un couple lesbiens dans l'histoire est bien pensée. Cela change des habitudes. En revanche, quand l'une semble guindée, l'autre paraît « écervelée ». Je crois que les personnages, bien que touchantes, auraient méritées à être meilleures. Pas parfaites, non. Plus réalistes. Là, c'est une question de goût je suppose. Mais en tant que femme, je ne peux être séduite simplement du fait qu'elles sont lesbiennes. Là où certains hommes s'en contenteraient pour être satisfait du roman.
« je t'aime, t'es belle, chérie,... » ne me suffisent pas.
A la folie, de ce roman, je tire tout de même mon chapeau. Car il y a beaucoup de positif également. L'histoire écrite par Gracie est très prenante, et certains passages appréciables. le roman se lit rapidement, et l'écriture est fluide.
Ce n'est pas un grand roman, mais j'ai passé un bon moment.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          472
greg320i
  18 mars 2015
Bonjour chers amis et chers clients, ici votre cuisinier de la maison 320i qui va vous présenter là, al denté s'il vous plait, sa recette horrifique de l'Alec Coq'ovin, accompagné d'un bon demi , non disons deux demi puisque nous allons le dévorer entre amis et invités.
- Et pourquoi pas Deux et demi ? Plus on est de fous ,, hic, plus on rit ?
- Et un demi de plus , ça marche ! Roule la critique .
Mes hommages et mes respects d'abord à cet auteur typiquement Français, assez diabolique pour inventer sans s'en vanter pour autant le made in Stephen King 'in France'.
Allons,ne soyons pas chauvin monsieur Covin, votre talent et votre renom est directement inspiré par le maître en question ; nous le savons, vous le savez et tout cela est très bien comme ça: au pays de l'inspiration à chacun sa petite part des ténèbres n'est-ce pas ?
Le coq chantant peut donc passer à la casserole et l'ambiance débuter en grandes pompes pour la fête promise grâce à l'entremise d'un prologue chaud bouillant débordant de mordant et de promesses d'épouvante . Mumm ,,que c'est appétissant .
Agrémenter d'Amityville une partie du récit où le principe d'âmes damnés poussé au pire par la grande bâtisse est assuré par le vil serviteur cornu.
C'est bien connu la queue du diable est un met délicat qui se respecte , nous n'allons donc qu'en prélever un échantillon, une goutte, une larme , que dis-je un soupçon.
Pour cette infusion dans l'histoire, mettez à feu doux un couple de femmes aux moeurs plutôt insolite puisqu'elles sont homosexuelles, tendres et sensuelles.
Une largesse d'esprit très libre et salutaire qui vient relever encore le génie de l'originalité de notre écrivain qui ne fait pas les choses à moitié.
- Un très bon Cocovin se prépare !
- Toujours avec une large rasade de demi oui .. Hips
Tenez-vous un peu monsieur Vignoble,l'ignoble créature est délicate, suggéré, piqué par de petit zestes de frissons, mis doucement en cuisson ,, il ne s'agit pas d'une baignade typique dans un océan d'hémoglobine quand même ..
Ce qui rend le déroulement doublement alléchant car d'autant plus facile que la patte de l'écrivain tient en longueur tout en libérant ses plus riches arômes pendant la lecture de ses 253 pages .
Subtil la recette, subtil .
Ajoutez et laissez mijoter le bonheur de ces deux femmes tranquillement jusqu'à l'inquiétude soudaine : la joie se transformant en peine plus horriblement quand elle macère d'abord dans des sentiments distingués et touchant d'innocence .
C'est machiavélique,c'est diabolique, de quoi vous mettre l'eau empoisonné à la bouche, ouch !
A mi-cuisson de la venaison nos poulettes sont déjà bien inquiètes : l'une tordu de jalousie par l' histoire que crée sa copine ( Misery, vous avez dit Misery ? ) et prend le pas invariablement sur son amour tandis que la-dite plume ainée mais déjà mal aimée abonde dans sa créativité d'une force venue de l'on ne sais où ..enfin pas nous.

Anguille sous roche pleins les poches de raccourci rapide, sapide, limpide, liquide, le roman coule comme un torrent sous nos yeux , le mal l'emporte haut la main et le malin plaisir perfide à connaître l'issue fatale, pardon finale se réalise avant de dire ouf .
Bien dommage d'ailleurs que cette très bonne recette ne soit pas suivi d'une suite , d'un allongement , voir d'un prolongement de salive salutaire .
Les meilleurs choses ayant une faim , vous n'en démordrez donc hélas jamais assez à la votre j'en suis sur .
Voilà pourquoi, pour tous les gourmands de lecture, en guise de dessert royal je vous invite de suite à connaître l'excellente pièce monté d' Alec Covin composé de la trilogie Les loups de Fenryder - Etas primitifs - le général Enfer . Une composition sang pour sang démentiel, un ciel et un paradis dans l'horreur . Amen et Eden . .

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          350
ericstorda
  04 décembre 2010
Deux et demi, ou le roman du Diable est un tournant dans la carrière de ce jeune écrivain. Et ce pour plusieurs raisons. Mais déjà voyons un peu ce que nous raconte ce roman. Il est question de deux femmes qui ont fait le choix de s'isoler totalement pour que l'une d'elles recouvre l'imagination et la passion de son métier d'écrivain. Amantes, elles vont en profiter pour profiter pleinement de cette maison de rêve en pleine forêt de Fontainebleau. Imaginez la scène. Une maison à l'écart de tous, et de toute autre habitation. Une bâtisse récente faite de pierre et de baies vitrées avec une piscine dans laquelle on peut se baigner sans craindre les regards de curieux. Grace, l'auteure, et Kate, son amante, vont vivre heureuse. Et la fièvre de création va s'éprendre de Grace. Tout pourraient aller parfaitement pour ces deux jeunes femmes amoureuses. Un décor digne de l'Eden, et Grace retrouve son plaisir à écrire. Seulement voilà. Elles ne sont pas deux dans cette maison. Un personnage s'invite sans prévenir. Et il emmène avec lui ses amis. Ce ne sont pas forcément des visites agréables.
En effet, dans ce roman construit en huis clos, trois personnages se disputent l'avant de la scène. Dans un premier temps, il y a Grace: un auteur qui a perdu sa verve depuis qu'elle est avec sa jeune maîtresse. Elle est heureuse et ne trouve plus cette douleur en elle dans laquelle elle puisait pour écrire ses polars. Et là, elle retrouve l'inspiration. Une inspiration qui n'est pas naturelle reste une inspiration. Et Grace sent bien que le roman prend possession d'elle et non plus l'inverse. Mais n'est-ce pas ce que recherche tout auteur?
Et puis, vous avez Kate, cette jeune maîtresse aimante. Elle veut ce que Grace veut. Elle ne veut que son bonheur. Seulement, les choses changent un peu lorsqu'elle voit ce qu'elle aime éperdument se perdre dans sa nouvelle oeuvre. Elle se sent délaissée. Elle se sent malheureuse. Alors elle se tourne vers ce mystérieux troisième personnage.
Ce personnage est personnifié à travers le roman par divers artifices, et différents prismes. Mais il s'agit de la maison. La maison est vive, et elle est plus qu'un décor. Et là réside une grande force de l'écriture d'Alec. La bâtisse est plus qu'un décor pour devenir un personnage à part entière. Il détourne un basique de la littérature fantastique, la maison hantée pour en tirer l'exacte contraire. Alors qu'elle devrait être austère, terrifiante et fermée, la maison ici est ouverte sur le monde par les grandes baies vitrées, très accueillante et semble bienveillante. Mais ce n'est pour mieux réussir à arriver à ses fins.
Ce roman est un roman d'amour à plusieurs étages. Déjà entre les personnages, Grace et Kate, mais aussi entre les Fisto et leur ami Natas. Dans un second temps, c'est un roman entre l'auteur et la littérature fantastique et les mots. On découvre ainsi après une lecture attentive une manne de références plus ou moins cachées au diabolique. Je peux vous citer Natas (=Satan), les Fisto (= Mephistofelès ou encore Faust) ou encore Batholomé (= un ange déchu compagnon de Satan). Et je ne vous ai pas tout dit. Il y a aussi ce détournement de la maison hantée pour en garder la principale force: l'isolement et des personnages forts. Et enfin, c'est une histoire d'amour entre un auteur et son métier. En effet, ce roman est une magnifique rétrospection d'Alec sur sa condition d'écrivain. Apprenti écrivain, vous y apprendrez des choses.
Enfin, je finirai en disant que ce roman a été dévoré en deux jours. Et ce ne fut pas plus rapide parce que je travaillais. Ce livre est pour moi un bijou qui mérite le détour. Je pourrai vous en parler encore durant des heures. Mais bon…

Lien : http://artdelire.blogspot.co..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
gruz
  16 avril 2012
Écrit entre le deuxième et troisième tome de la génialissime trilogie des loups de Fenryder, ce roman montre, une fois de plus, la filiation de Covin avec les écrits de Stephen King, version 80's.
On y retrouve le même genre d'histoire "horrifique", tout en atmosphère, couplé à une réflexion intéressante sur le métier de romancier (ça devrait rappeler des souvenirs aux inconditionnels du King).
L'histoire n'est pas bien originale, mais qu'importe, tout est dans le climat du récit, où la tension monte pas à pas.
Une sorte d'exercice de style, en forme d'hommage, avec des personnages bien campés, une dose d'érotisme soft, une violence maîtrisée et de belles réflexions sur les vicissitudes du métier d'écrivain à suspens.
Commenter  J’apprécie          30
sheen
  02 décembre 2010
Deux femmes en couple s'installent pour une année sabbatique dans une somptueuse villa française, afin que l'une d'entre elles puisse écrire un roman. La villa a un passé trouble mais elles l'ignorent. Les propriétaires sont étranges, mais les lieux sont si enchanteurs qu'elles ne s'en préoccupent pas. Même l'évocation d'un certain Natas, ami des propriétaires, ne leur met pas la puce à l'oreille : l'anagramme est quand même gros comme une maison (!).
Voilà c'est à peu près tout. Phénomènes bizarres, comportements étranges... le résumé éditeur est assez éloquent, il n'y a pas grand chose à ajouter.
Ce roman est tout au plus distrayant.
Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (3) Ajouter une citation
greg320igreg320i   16 mars 2015
Elle eut la surprise de trouver deux titres d'Alec Covin, un auteur avec lequel elle avait participé à plusieurs séminaires sur Stevenson. Elle détestait ses romans ,violents et pessimistes, mais appréciait l'homme, plutôt secret. Les personnages inventés par Covin étaient aux antipodes des siens, et ses histoires se terminaient toujours effroyablement mal tandis que les siennes proposaient des fins heureuses
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
gruzgruz   07 novembre 2012
C'était là la différence entre concevoir un simple scénario, où la structure commande à l'écriture, et faire un véritable roman, où c'était le contraire.
L'écriture romanesque sécrétait sa propre logique, ses propres exigences, ses propres traquenards, et il était impératif que l'auteur, pour peu bien sur qu'il ait quelque talent, sache composer avec cette ambiguïté fondamentale. Toute littérature reposait sur ce principe d'incertitude, c'était là sa grâce, c'était là aussi son péril.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
CathleroyCathleroy   11 janvier 2012
Il est des livres (et ils sont nombreux !) pour lesquels on se dit : "mais où est-ce qu'il va chercher tout ça"
Pour les fans de Graham Masterton, Stephen King ou Dean Koontz....
Commenter  J’apprécie          20

Videos de Alec Covin (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alec Covin
Entre le Mulholland Drive de Lynch et Eyes Wide Shut de Kubrick, Deux et demi ou le roman du diable est un roman surprenant et fellinien, à l'étonnante puissance visuelle et dramatique. Muriel Beyer a rencontré Alec Cobvn, l'auteur de ce livre étonnant.
autres livres classés : maison hantéeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Littérature jeunesse

Comment s'appelle le héros créé par Neil Gailman ?

Somebody Owens
Dead Owens
Nobody Owens
Baby Owens

10 questions
1149 lecteurs ont répondu
Thèmes : jeunesse , littérature jeunesse , enfantsCréer un quiz sur ce livre