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Brice Matthieussent (Traducteur)
ISBN : 2267017830
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (02/09/2005)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Quand, au milieu des années quatre-vingt-dix, deux jeunes garçons de l'Amérique profonde se rencontrent dans un bar à l'occasion d'une soirée " micro pour tous ", que font-ils ? Ils descendent quelques bières et décident aussi sec de créer un groupe de " pseudofolkrockpunk " ! Même si aucun des deux ne sait chanter ni jouer de la guitare. Pourtant, à force de cachetonner dans les bars, les festivals, puis au célèbre CBGB's de New York, Owen le dingue et son complice... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
blandine5674
  23 août 2017
Ouah ! Un roman où faire des pauses est une torture. Des ingrédients qui ne pouvaient que me plaire : musique, traversées des Etats-Unis, jeunesse, rapport avec parents, dénigrement de la politique.
Le hasard fera se rencontrer deux jeunes qui vont former un groupe de rock. le succès ne tardera pas à venir, malgré un manque visible de talent. le narrateur est l'un des deux. Une bonne intrigue, une bonne chevauchée d'est en ouest et vice-versa avec description des différents états d'Amérique. Des personnages attachants que tout lecteur va adorer.
Sur la gloire éphémère, sur l'amitié, sur la perte d'identité quand une personne devient publique. Une fin qui appelle une suite ?!
Un roman rock n'roll sans sexe ni drogue.
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carre
  30 avril 2012
Owen Noone et Maraudeur (qui nous raconte l'histoire) se rencontrent sur un campus, musiciens, ils rèvent de devenir des pops stars et décident de tenter l'aventure. Nos deux héros vont très vite se rendre compte que la route est parsemée d'embuches et que le talent n'est pas forcément le premier critère des maisons de disque. Owen Noone doit aussi se battre avec un père politicien qui refuse de reconnaitre son fils.
Le jeune Douglas Cowie, né en 1977, réussit un premier roman,sorte de road movie, avec suffisamment de talent et de savoir-faire pour nous emmener sur les routes avec ce duo atypique. Car le plaisir du roman vient de ces deux personnages, persuadés que leur succès n'est qu'une question de temps et qui bossent, créent, et sillonnent les routes américaines avec l'espoir au fond des yeux. Un premier roman touchant, généreux bourré d'énergie, ouvrez la porte de la salle de concert : ce soir c'est Owen Noone et Marauder qui mettent le feu. Et ça donne la pêche.
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orhal
  29 août 2007
Douglas Cowie est né à Chicago, Illinois (Etats-Unis) en 1977. Il a vécu à Chicago et à Toronto. Puis, il a bougé sur Berlin, avant d'atterrir à Londres. Ses nouvelles ont été publiées dans diverses revues britanniques. "Owen Noone and The Marauder" est son premier roman publié en Angleterre, aux Etats-Unis et en France.
Ce jeune homme nous livre un roman rapportant l'histoire fictive du groupe de Punk Rock "Owen Noone & the Marauder". On y voit la naissance du binome, sa complicité, son ascension vers la gloire, que les deux protagonistes n'avaient pas prévue. On apprécie leurs prestations live, au cours desquelles ils revisitent des titres folk de l'Amérique profonde avec seulement leurs deux guitares et la voix éraillée et dissonante d'Owen. On découvre avec ces deux jeunes musiciens les exigences de l'industrie du disque, la castration de l'artiste dans tous les codes et les règles qui leur sont imposés. le lissage commercial de leur musique lorsqu'ils sont mixés par un individu payé pour sortir un produit formaté aux desideratas d'une masse qu'on ne doit pas choquer si on veut vendre plus et faire partie du Top Ten. Owen, plein de son authenticité et de sa franchise violente, profite de sa reconnaissance grandissante pour atteindre son père, congressiste républicain puritain, qui l'a abandonné 2 ans après sa naissance. Ce père absent qui prône les valeurs familiales et qui lutte contre l'Art dangeureux qu'est le Rock'n Roll, sera victime de la grande gueule d'Owen avant de se servir de l'image subversive de son fils pour appuyer son discours politique.
Le Marauder, toujours dans l'ombre, nous fait le récit de cette histoire poignante, émouvante et parfois drôle, où deux jeunes gens intègres dans leur production se verront emportés par un système vampirique, qui ne respecte que l'argent. Sans être glauque ou larmoyant, ce premier ouvrage est très réussi, simple, accessible et rythmé, à l'image des deux musicos que l'on rencontre. On se demande quel regard porte l'auteur sur la politique de son pays natal... Autant poser la question à Owen Noone sans doute.
Douglas Cowie est un jeune talent à surveiller! Rock'n Roll rules!
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MonsieurO
  12 novembre 2010
Owen Noone & Marauder, un roman rock ?
Dissipons d ‘emblée le malentendu et l ‘étiquette à deux sous. Douglas Cowie n ‘est ni Breat Easton Ellis, ni Bukowski, et encore moins Lester Bangs. Ce natif de Chicago, la trentaine à rouflaquettes puise l ‘adn de son premier roman dans les années 90 dont il est un pur produit.
Le pitch ? « l'‘histoire deux gros mauvais qui rencontrent le succès, on ne sait trop comment ». Tout un programme.
Owen Noone & Marauder c ‘est un groupe de rock improbable formé au milieu des années 90 à Peoria dans l ‘Illinois. La rencontre d ‘Owen Noone, joueur de base-ball sur le retour, et de Brian, le « maraudeur », étudiant timide et puceau. Ni l ‘un, ni l ‘autre ne savent jouer de la guitare, encore moins chanter, et surtout pas composer. Ils n ‘ont en tout et pour tout que deux Telecaster, une pédale fuzz, et un recueil de chansons folks piqué à la BU du coin. Mention passable pour la légende. Pourtant, de bars en premières parties, le groupe gravit les échelons jusqu ‘à connaître succès, disques et tournées. Leur formule ? Un tiers d ‘inspiration, deux tiers de transpiration.
Owen Noone & Marauder raconte une double histoire : celle d ‘un groupe de rock des années 90, mais surtout deux années de la vie de deux baby rock star déphasées, l ‘un charismatique et fascinant, l ‘autre timide et fasciné. Tous deux embarqués dans une parenthèse rock avant que bobonne, les parents, le boulot et les enfants ne fassent de la cinquantaine d ‘années qui restent un putain d ‘ennui.
Aussi naïf par moments et idéaliste que ses deux héros, Douglas Cowie livre un premier roman dopé au larsen et à la sueur. l'‘histoire de deux paumés géniaux que rien ne prédestinait au rock, et encore moins à une quelconque postérité. Peu de sexe, peu de drogue mais pas mal de rock ‘n roll. Une trajectoire éphémère, impromptue, et un premier roman en forme de road trip désenchanté.
Lien : http://monsieur-o.fr/2008/03..
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Bellonzo
  16 janvier 2014
le tout premier roman de Douglas Cowie porte le curieux titre de Owen Noone & Marauder(éditions Christian Bourgois,souvent intéressantes).Il conte les trois années d'existence d'un groupe de rock,activité souvent soumise au siège éjectable ayant tendance à s'autodétruire assez vite.Pourtant dans ce périple rock américain peu de clichés,pas de défonce,pas de mésentente entre les membres(deux musiciens seulement),peu de filles en pamoison.Juste un peu de bière comme vous et moi si j'ose dire.Mais une belle description simple de la carrière fulgurante et dévoreuse d'un groupe de rock contemporain,aussi vite saisi par le succès que par le doute.Je vous laisse le découvrir vous citant une seule phrase,géniale et dont j'aimerais avoir eu l'idée.

Il vendait des poupées gigognes à l'effigie d'Owen Noone(leader du groupe).Dans Owen Noone se trouvait Kurt Cobain dans lequel se trouvait John Lennon dans lequel se trouvait Elvis Presley dans lequel se trouvait Buddy Holly.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   25 novembre 2012
Comme personne ne comprenait quel merveilleux poête j'étais, je n'avais pas beaucoup d'amis et je marchais sur le campus, les poings dans les poches, en pensant au jour ou je serais célèbre et ou tous ces salopards de Bradley prétendraient m'avoir connu autrefois.
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MonsieurOMonsieurO   12 novembre 2010
« Jaaaaaaaaaaawwwwwwwwwnnnnnnn Henry… «

Mon bras s ‘activait sur les cordes de la guitare et le public s ‘est mis à crier, certaines voix s ‘élevant pour chanter avec nous. Owen Noone et le Marauder étaient bel et bien aux commandes.

Ce qu ‘avait dit Owen au petit déjeuner se vérifiait. Pendant une heure et demi nous faisions vraiment la différence pour les gens, et c ‘était plus important que tout ce que nous faisions par ailleurs. Attaquer Jack Noone était une rigolade en comparaison. Un truc sans conséquence. C ‘était une diversion que personne ne prenait au sérieux, en dehors de nous deux, en dehors d ‘Owen. Et voilà ce que les gens désiraient : deux guitares vibrantes, sonores, et une succession de chansons pour oublier, l ‘espace d ‘un concert, tout le reste ou bien se rappeler ce qu ‘ils voudraient bien se rappeler, ressentir brièvement une joie fragile en regardant et en écoutant un spectacle qui était là pour les traverser, une chose simple qu ‘ils comprenaient ou qu ‘ils n ‘avaient pas besoin de comprendre. Il leur suffisait de croire en ces deux types sur scène, en leur – en notre – capacité à chasser tout le reste.

Owen a demandé à la foule de chanter encore plus fort pour Jack Noone juste avant d ‘attaquer « Yankee Doodle », et tout le temps o๠ils ont chanté et o๠nous avons joué, c ‘a été la chose la plus importante du monde pour un bon millier de personnes, mais cette chose perdait sens au-delà des cinq minutes de la chanson. Le lendemain matin, de retour chez eux, quand ces gens diraient à leurs amis que ৠ‘avait été un concert formidable, quelque chose serait déjà perdu dans leur récit, et quand ils mettraient leur CD pour écouter « Yankee Doodle », ils en retrouveraient une bribe, mais seulement une bribe. Puis ils vieilliraient, ils auraient des factures à payer , des gosses à gronder, ils finiraient par retrouver Owen Noone & Marauder tout en bas d ‘une pile de CD, ils le joueraient et le fil ténu du souvenir les ramènerait presque à leur point de départ. Alors ils souriraient en se rappelant comme c ‘était rigolo quand ils étaient jeunes.
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Charybde2Charybde2   30 octobre 2016
« As-tu la moindre idée de ce qu’il faut faire ? » demanda Owen.
Soudain je me suis rappelé le bouquin de Lomax. A la fin se trouvait un appendice qui commençait par « Le Style de guitare folk américain ». Il y avait le dessin d’un type qui jouait de la guitare, plus un diagramme qui montrait toute une série d’accords différents, et où il fallait mettre les doigts pour les jouer. J’ai installé le livre, ouvert à la bonne page, sur mon ampli. Mi mineur m’a semblé être le plus facile et nous avons donc joué cet accord en premier. Le son qui sortait de ma guitare paraissait incroyablement réel et propre, il emplissait l’espace minuscule de ma chambre d’une musique que je n’avais jamais entendue, ni en studio ni en live, comme si quelqu’un d’autre l’avait jouée.
Owen s’est penché en avant, pour voir comment on s’y prenait, puis a tapoté les cordes. Avec au final le fracas d’innombrables pianos à queue tombant d’un toit à l’unisson, une émeute sonore qui m’a donné l’impression que ma chambre explosait, avant de se dissoudre en un perçant gémissement de feedback. Owen a plongé en avant pour couper l’ampli, mettant ainsi fin à la torture auditive et s’appuyant aussitôt sur l’ampli pour ne pas tomber.
« Je crois qu’on devrait jouer un tout petit peu moins fort », dit-il.
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Charybde2Charybde2   30 octobre 2016
Tout le monde connaît la fin de l’histoire. Voici le début.
La première fois que je rencontrai Owen Noone, c’était en 1995, j’étais étudiant de première année à Bradley University, dans l’Illinois. J’étudiais l’anglais, je me prenais pour un poète. (…)
Voilà à peu près ce que j’écrivais : des poèmes sans rythme sur des filles à qui je n’avais jamais parlé, à qui je ne parlerais jamais, mais pour qui mon coeur était supposé gémir. Comme personne ne comprenait quel merveilleux poète j’étais, je n’avais pas beaucoup d’amis et je marchais sur le campus, les poings dans les poches, en pensant au jour où je serais célèbre et où tous ces salopards de Bradley prétendraient m’avoir connu autrefois.
Je maudissais aussi tous les gens que je côtoyais parce qu’ils ne comprenaient rien à la musique. Je travaillais comme DJ à WCBU, la station de radio de Bradley, où une fois par semaine j’animais une émission de deux heures consacrée à la scène rock locale. Ils m’ont confié ce créneau horaire parce que j’ai écrit un long projet prétentieux sur des groupes obscurs, en insistant sur le fait que cette musique était vitale pour la communauté tout entière, pas seulement pour quelques étudiants branchés. Ces groupes étaient infiniment plus talentueux, intéressants et, comme ma poésie, voués tôt ou tard à l’immortalité, que les musiciens foireux adulés par les étudiants des fraternités qui sortaient avec les égéries de mes poèmes. Tout passait à la moulinette des radios commerciales – tout -, déplorais-je.
Voilà comment, ou plutôt pourquoi je suis devenu l’ami d’Owen Noone : à cause d’une discussion liée à la musique.
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FredlerouxFredleroux   26 mars 2013
" Putain, j'ai un de ces tracs, murmurai-je hors micro.
– Pourquoi ? dit-il en reculant avant de se pencher vers moi. On ne connaît pas ces gens. Et puis on est bons. Si ça leur plaît pas, qu'ils aillent se faire foutre. " Il s'est ensuite rapproché du micro. " Salut, tout le monde. Je suis Owen Noone. " Il m'a montré du doigt. " Voici le Maraudeur. On n'a jamais joué devant autant de gens et mon copain a un peu le trac, alors soyez sympaso. " J'ai senti mon visage virer au rouge. " Cette chanson s'appelle "John Henry". "

"Jaaaaaaaaaawwwwwwn ", commença Owen en étirant la syllabe tandis que je jouais un accord en do, puis sur le rythme rapide de " Henry " je jouais furieusement, martelant mon accord pendant qu'Owen chantait " Was a little baby boy / You could hold him in the palm of your hand ". Penché sur ma guitare, je regardais tantôt ma main gauche qui formait les accords sur le manche, tantôt ma main droite réduite à un vague brouillard glissant sur les cordes, mon bars s'activant avec rage pour transmettre mes accords au câble puis à l'ampli…
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