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Henry Louis Gates (Éditeur scientifique)Isabelle Maillet (Traducteur)
EAN : 9782228902083
359 pages
Éditeur : Payot et Rivages (16/05/2007)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 27 notes)
Résumé :
En 2001 à New York, un professeur d' Harvard, spécialiste d'histoire afro-américaine,fait l' acquisition d' un étrange manuscrit. A l' issue d'une minutieuse enquête, il publie l'année suivante ce qui s'avère être le premier roman écrit aux Etats-Unis par une esclave ayant réussi à s'échapper, et très certainement le premier livre écrit par une Noire, avant la guerre de Secession.

Ainsi, dans les années 1850, à l' époque de l'immense succès de "La cas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
cmpf
  15 mai 2015

Les « slave narratives » sont un genre répandu aux États-Unis. le plus connu désormais est « Twelve years a slave » de Solomon Northurp, ou « Narrative of the life of Frederick Douglas », tous deux traduits en Français. Des femmes également ont laissé la trace de leur vécu d'esclave, citons Harriet Tubman, Mattie Griffith ou Sojourner Truth. Ce ne sont que quelques récits parmi beaucoup d'autres. Mais la plupart de ces écrits ont été revus par des abolitionnistes blancs.
Or « Autobiographie d'une esclave » serait un texte authentique, sans corrections, écrit entre 1850 et 1855, soit à la même époque que « La case de l'oncle Tom » et le premier écrit dans l'histoire, d'une femme noire. le titre choisi par Hannah Crafts était « The bondwoman's narrative, by Hannah Crafts, a fugitive slave, recently escaped from North Carolina ».
L'éditeur, le professeur d'université Henry Louis Gates, (lui-même descendant d'esclave) explique dans une très minutieuse préface comment il a acquis ce manuscrit, et les longues recherches qu'il a effectué ainsi que les analyses de différentes chercheurs pour certifier l'authenticité du texte. Un des éléments qui penche en faveur d'une auteur noire, c'est la façon dont les personnages sont identifiés en fonction de leur caractère et non selon leur physique ou leurs caractéristiques « raciales » supposées.
Il s'agit toutefois, à mon avis, d'un roman d'inspiration autobiographique et non du récit « vrai » de sa vie.
Ce qui est très étonnant c'est la qualité de la prose de cette femme qui n'a pas été scolarisée, bien évidemment, et a appris à lire en cachette de son « maître ». (Les esclaves n'étaient pas autorisés à lire, ce qui aurait pu entrainer chez eux une très mauvaise habitude : s'interroger et réfléchir). Les fautes d'orthographe et de grammaire, nombreuses, nous dit-on, n'ont cependant pas été gardées lors de la traduction, ce qui change l'impression donnée. Gates nous dit et identifie dans les notes de nombreux passages inspirés presque plagiés d'oeuvres littéraires, en particulier de Bleak House (La maison d'Âpre-Vent) de Dickens. Il est donc très difficile de séparer la fiction de l'expérience d'Hannah Crafts, si tant est que ce soit son vrai nom.
Ici on est loin de Racines, ce n'est pas l'horreur du travail dans les champs, les coups de fouets et les amputations, Hannah est domestique. Mais si les conditions de vie sont plus acceptables, reste la crainte d'être revendue, ce qui sera son cas, celle d'être mariée contre son gré. Bref l'absence totale de contrôle sur sa vie. Elle évoque aussi à plusieurs reprises, le sort des jolies femmes, distinguées par le maître, et celui de leurs enfants, souvent revendus dans une autre plantation.
C'est un des points d'ailleurs très surprenant de l'esclavage. Que des hommes aient cru ou fait semblant de croire que les Africains étaient inférieurs, qu'ils ne ressentaient pas leur servitude comme l'aurait fait un blanc peut, dans le contexte de l'époque, se comprendre. (Avons-nous encore aujourd'hui tous exactement le même sentiment de compassion si une catastrophe se passe dans un pays en voie de développement et dans un pays voisin du nôtre ?). Mais qu'ils aient pu revendre ou faire travailler de cette façon leurs propres enfants pose la question du sentiment paternel chez ces hommes.
Même les âmes sensibles peuvent donc aborder ce texte qui soulève les questions inhérentes, non pas aux mauvais traitements, mais à la subordination totale d'êtres humains au bon plaisir d'autres êtres humains, par le seul fait de la naissance dans l'un ou l'autre « camp ».
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thedoc
  23 avril 2015
« Autobiographie d'une esclave » est un ouvrage considéré comme le premier roman à avoir été écrit par une ancienne esclave noire aux Etats-Unis, ce qui en fait un témoignage inestimable et rare : combien d'esclaves avaient les moyens d'apprendre à lire ou écrire?
Revenons tout d'abord sur l'histoire de ce livre. En 2001, lors d'une vente aux enchères, un professeur d'Harvard, Henry Louis Gates Jr. , fait l'acquisition d'un manuscrit original présenté comme « une biographie romancée, rédigée dans un style fleuri, censée raconter l'histoire de la vie et de la fuite d'Hannah Crafts, mulâtresse née en Virginie ». Après enquête, l'acquéreur parvient à établir que ce manuscrit est bien dû à la dénommée Hannah Crafts. Rédigé dans les années 1855-1860, juste avant qu'éclate la Guerre de Sécession, il fut ensuite publié en 2002. Aujourd'hui les recherches permettent d'affirmer que c'est la première autobiographie écrite par une Noire esclave aux Etats-Unis. Voici donc un recueil de souvenirs très précieux quand on sait qu'au XIXe siècle, les principaux récits d'esclavage, les autobiographies et les pamphlets étaient écrits généralement par des blancs abolitionnistes.
L'intérêt premier du livre, pour ma part, n'est donc pas dans le style, mais dans son côté documentaire, dans la description de la vie quotidienne des esclaves noirs, ainsi que dans la réflexion que porte Hannah Crafts, tant sur les Blancs que sur les Noirs.
Son récit débute avec son enfance malheureuse en Virginie, puis sa vie d'esclave, ses années en Caroline du Nord, puis à Washington. Elle est tout d'abord esclave au domaine de Lindendale fondé par Clifford de Vincent, puis se retrouve au service de la famille d'un pasteur, les Henry, pour enfin terminer auprès des Wheeler. C'est de la plantation de ce dernier maître, John Hill Weeler, qu'elle s'enfuit en 1857, pour ensuite gagner le New Jersey où elle rencontre son époux et devient institutrice.
Dans ses souvenirs, pas de références à l'image traditionnelle des champs de coton. Au service de ses différents maîtres, Hannah a fait fonction de servante ou femme de chambre. Ainsi, de manière très réaliste, elle décrit la condition de ses semblables face à la cruauté du maître d'esclaves Sir Clifford ou encore la frivolité de Mme Wheeler... Mais Hannah ne dresse pas uniquement un tableau des relations entre les Blancs et les esclaves noirs. En effet, si elle sait très bien dénoncer l'esclavage, elle sait aussi analyser la diversité des conditions sociales à l'intérieur du monde des esclaves. Esclave dans les champs de coton ou servante, peau noire très foncée ou très claire, ces différences instauraient une autre forme de ségrégation entre les esclaves eux-mêmes. Enfin, pour Hannah, « le plus grand fléau de l'esclavage c'est son caractère héréditaire ». Ce qui l'amène à juger scandaleux le mariage entre les esclaves… d'où sa fuite lorsque l'on veut la marier à un quelconque valet de ferme pour se sauver de cette condition d'esclave.
Pour dire un mot sur le style, notre narratrice savait lire et son récit est fortement imprégné de ses lectures de Scott et Dickens, rédigé dans le style gothique et sentimental de l'époque. Pour autant, malgré quelques maladresses, ses réflexions très fines et teintées parfois d'humour sont mêlées à un certain art de la narration, où elle sait habilement jouer sur le suspense et l'angoisse.
Enfin, rappelons que cet ouvrage est l'authentique production d'une esclave noire du XIXe siècle. A ce titre, il devrait être lu par le grand nombre, à commencer par nos jeunes lecteurs.
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Woland
  05 août 2008
The Bondwoman's narrative
Edition établie, annotée et préfacée par Henry Louis Gates Jr
Traduction : Isabelle Maillet
Cette autobiographie romancée est surtout remarquable par le fait que, selon les enquêtes effectuées, elle constituerait le premier document rédigé par une Noire avant la Guerre civile américaine. En effet, jusqu'aux années 1860, il y eut, bien entendu, des écrits (fictionnels ou non) rédigés par des Blancs oeuvrant en tant que Blancs ou se faisant passer pour Noirs, des textes pro-abolitionnistes comme pro-esclavagistes. Mais il semble bien que, jusque là, aucun Noir n'avait pris la plume pour raconter l'esclavage.
Les obstacles, on s'en doute, étaient évidemment légion pour le malheureux homme de couleur qui y aurait songé. Mais assez curieusement, ce n'est pas l'illettrisme et l'ignorance qui, selon Henry Gates, sont ici à mettre en cause : le fait qu'un Noir put exprimer tout simplement son opinion personnelle sur l'esclavage ne venait à l'esprit de personne, pas même dans le Nord abolitionniste.
Le manuscrit d'Hannah Crafts fut redécouvert au XXème siècle, lors d'une vente aux enchères spécialisée. Il se présente comme un hybride mêlant allègrement ce que nous appelons le roman populaire à une part autobiographique et à la fascination, très XIXème, pour les histoires gothiques.
Hannah Crafts - appelons ainsi cette femme dont nous ignorerons toujours l'identité réelle - était certainement une ancienne esclave qui, après mille avatars, était parvenue à s'enfuir dans le Nord et à s'y faire une vie libre. Enfant curieuse et douée, elle avait appris à lire et à écrire un anglo-américain tout ce qu'il y a de plus honorable, que renforce et égaie çà et là un sentiment poétique inné. Les prêches constituant à l'époque la seule ressource de l'esclave, les citations bibliques abondent - un peu trop - surtout en début de chapitre, de même que les sentences habituelles sur la sagesse divine.
Voilà pour le style. Côté intrigue et péripéties, Hannah Crafts a certainement lu pas mal de romans, des bons et des moins bons mais, comme elle réfléchissait à ce qu'elle lisait et possédait une grande sensibilité, elle a su en retirer la leçon. Elle a dû beaucoup apprécier Dickens et les grands romans gothiques à la Brontë et ce penchant lui a permis de développer une technique narrative qui, malgré quelques coups de théâtre, respecte la logique de la vie.
Les portraits qu'elle fait, des Blancs comme des Noirs, sont très vivants et pleins de ces petits détails qui "font" le personnage. Elle rappelle notamment que, parmi les Noirs eux-mêmes, une ségrégation puissante existait entre les esclaves des champs et les esclaves de maison, entre ceux qui avaient le teint vraiment sombre et ceux qui l'avaient plus clair. Avec un naturel qui, compte tenu des influences religieuses qu'elle a certainement subies, surprend assez, elle n'hésite pas à évoquer le douloureux problème de la sexualité entre maîtres et esclaves. Et l'on devine alors la femme de tête qu'elle fut sûrement, dans sa quête éperdue de dignité et de liberté, une femme forte et qui, tout en gardant sa foi dans un paradis céleste, a dû penser bien souvent : "Aide-toi, le Ciel t'aidera ..."
Le manuscrit fut-il remanié ? ... Voilà une autre énigme. Gates affirme ne pas y avoir touché et on peut le croire. Mais avant lui ? ... Les portraits des planteurs sont plutôt convenus et les abolitionnistes sont pour ainsi dire des anges. Enfin, l'un dans l'autre, cette "Autobiographie d'une esclave", si romancée qu'elle soit - un peu trop pour mon goût - se laisse lire et, surtout, incite à vouloir en savoir plus sur la scission entre le Sud et le Nord des Etats-Unis. ;o)
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heleneharvey
  26 octobre 2015
La curiosité m'a guidée vers cette autobiographie romancée car elle est unique dans le monde de l'édition : écrit dans les années 1850 , c'est le premier récit d'une esclave relatant ses conditions de domestique et sa fuite. La description de son environnement et des relations entre Blancs et Noirs à cette époque est très intéressante.
Le coeur de l'histoire pour moi est la description de sa fuite et l'errance sur laquelle elle va déboucher. L'opiniâtreté de son dessein, quoiqu'il puisse arriver, est édifiant et la description de sa terreur , le long de cette fuite, fait vibrer avec justesse le lecteur. Hanna Crafts parvient par ce biais à nous montrer le courage qu'il lui a fallu pour pouvoir vivre son humanité que les conditions d'esclavage n'ont cessé de tenter de la déposséder en vain.
Peut-être y a-t-il des défauts dans son récit mais il est à placer dans le contexte d'une femme extraordinaire qui a appris à lire et écrire dans le contexte que l'on sait. Ce récit a un charme suranné mais il s'en dégage une force et une volonté hors du commun pour survivre.
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ides60
  20 septembre 2011
J'ai trouvé le prologue de ce livre beaucoup trop long. Certes, il était important de savoir d'où venait ce manuscrit mais on entre vraiment dans le détail et c'est finalement un passage plus saoûlant qu'autre chose. A part ça, le livre se lit avec intérêt et très aisément car il est écrit de façon très simple.
Par contre le récit d'Hannah est anachronique et ne traduit certainement pas la réalité de l'esclavagisme ordinaire. D'abord parce que cette esclave est davantage une suivante, une servante et ne subit donc pas les pénibles travaux des champs, d'autre part parce qu'elle semble être relativement épargnée par les maîtres qui l'acquiert, ensuite parce qu'elle a passé plusieurs mois à fuir pour enfin pouvoir se marier. Néanmoins il est intéressant de voir combien son éducation est très stricte et tous les actes de sa vie dictés par les autres, ça c'est ancré dans ses gènes.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
cmpfcmpf   15 mai 2015
Et là, en ces lieux ternes, nous restâmes un mois. Même si je le voulais, je ne pourrais décrire la fastidieuse monotonie de notre existence ni les tourments dans lesquels nous plongeait une attente éprouvante. Certes, nos besoins étaient satisfaits. On nous apportait des mets délicats, des livres et des ouvrages de broderie, et à en juger par les apparences nous aurions pu être heureuses. Mais ceux qui s’imaginent que les plus grands maux de l’esclavage résident dans la souffrance physique n’ont pas une idée juste ou rationnelle de la nature humaine. L’âme, l’âme immortelle, aspire à mille et une choses indissociables de la liberté. Et puis la peur, l’appréhension, l’horreur et l’angoisse sont toujours liées à cette condition, à un degré plus ou moins important. On ne peut jamais avoir de certitudes ni de confiance absolue même lorsque tout va bien. Le maître indulgent peut mourir ou faire faillite. Le foyer heureux peut être dépouillé de ses plus précieux trésors et la conscience de cette perte remplit alors d’amertume tous ses membres.
(Hannah est retenue, en attente de son sort, avec une femme née libre, mais qui malgré sa peau blanche s’est révélée à l’âge adulte, fille d’esclave).
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cmpfcmpf   16 mai 2015
Ma conscience ne me tourmente jamais […] non, elle ne me tourmente jamais. Les circonstances entourant la naissance de certaines personnes ne sont pas de mon fait. Ni les lois qui me procurent un avantage sur elles. Si une belle femme doit être vendue, c’est la faute de la loi qui le permet et non de la mienne. Moi, je me contente d’en profiter. Si elle se vend pour un prix modéré, mon droit de l’acheter est incontestable ; et si je choisis de la garder un moment, de lui accorder des privilèges ou de trouver un moyen d’augmenter ses attraits, puis de la céder, c’est aussi mon droit incontestable. Je reste dans les limites de ce que la loi autorise et de ce que l’opinion publique encourage ; lorsqu’elles disent stop, je ne vais pas plus loin.
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thedocthedoc   23 avril 2015
Ce doit être bien étrange de sentir qu'aux yeux de ceux qui sont au-dessus de vous vous êtes à peine humain, et de redouter que leur opinion ne soit fondée, que vous soyez réellement assimilé à une bête de somme, que les chevaux, les chiens et le bétail aient autant de privilèges et soient probablement vos égaux, voire en sachant plus que vous, que même votre silhouette ne garantisse pas votre appartenance à cet ordre d'êtres supérieurs dont vous offensez la sensibilité délicate.
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HevalHeval   23 septembre 2011
En me retrouvant ainsi, sans avoir commis aucun crime, introduite dans l'une des forteresses légales d'un pays célébré dans le monde entier pour la liberté, l'équité et la magnanimité prônées par ses lois, je ne pus m'empêcher de penser aux étranges notions de droit et de justice qui semblaient avoir usurpé leur place dans l'opinion publique, puisque le seul hasard de la naissance - un fait que les hommes n'avaient pas la moindre possibilité de changer ou de modifier - constituait un motif de châtiment et d'emprisonnement.
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