AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2226437363
Éditeur : Albin Michel (26/09/2018)

Note moyenne : 4.04/5 (sur 35 notes)
Résumé :
" J'ai perdu la trace de mes parents très tôt, je n'avais pas quinze ans. J'étais encore ce que l'on pourrait appeler un bébé fantôme, un bout de chiffon blanc moins large qu'un mouchoir.
Un soir, je me suis laissé porter par le mistral, j'ai vu une vallée, des lumières, la mer. J'ai croisé des animaux que je n'avais jamais vus auparavant, et quelques humains qui ont pris peur.
Je n'aurais jamais dû m'échapper ce soir-là."

La destinée d'... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Ileauxtresors
  11 février 2019
Le dernier lauréat du Prix Vendredi est un roman illustré déconcertant qui nous plonge dans une atmosphère dont on peine à s'extraire et qui m'a laissé des impressions contradictoires…
Il s'agit avant tout d'un « jeune » fantôme de 89 ans qui évoque ses souvenirs des années 1930 – une époque attendrissante, celle de ses premiers émois amoureux et de la charnière entre enfance et adolescence, marquée par une insatiable avidité d'explorer, de comprendre et de questionner le monde. Mais aussi une époque sombre, ravagée par la guerre, les idéologies haineuses faisant régner la terreur et déchaînant une spirale de violence aveugle.
La xénophobie et les populismes autoritaires ont le vent en poupe un peu partout dans le monde et les enquêtes suggèrent que l'attachement à la démocratie décroît avec le renouvellement générationnel, comme le montrent par exemple les chercheurs Roberto Stefan Foa et Yascha Mounk dans un article de 2017. Ainsi, en Grande-Bretagne par exemple, plus de 2/3 des personnes nées dans les années 1930 jugent "essentiel de vivre en démocratie" et cette proportion décroît avec chaque génération pour tomber à moins de 30% dans la mienne (naissance dans les années 1980).
Dans ce contexte, il me semble essentiel, voire urgent d'aborder l'histoire de leurs ravages – y compris avec les jeunes générations. La littérature, et la littérature jeunesse notamment, ont un rôle à jouer à cet égard et Les amours d'un fantôme en temps de guerre y contribuent de façon tout à fait originale. À travers la trajectoire d'un jeune fantôme, Nicolas de Crécy restitue les manifestations du fascisme avec beaucoup de justesse. Les repères historiques sont évoqués en toile de fond – discours nationalistes, militarisme, embrigadement de la jeunesse, propagande culturelle, gabardine noire portée par les membres de la Gestapo, camps d'extermination, dates : 30 janvier 1933, 1er septembre 1939.
« Ce mouvement s'est construit peu à peu jusqu'à devenir une organisation puissante : le parti des Fantômes Acides ; ses instigateurs prônent le retour aux sources, ils clament que le peuple des fantômes a une origine géographique précise et donc une pureté originelle, pervertie depuis peu par l'arrivée de nouveaux spectres avilis et dangereux, résultat de défunts de basse extraction et de pays pauvres. C'est ainsi que se sont rassemblés, sous la bannière des FA (Fantômes Acides), tous les fantômes aigris et contrariés qui erraient en petits groupes, ruminant leur haine de tout ce qui ne leur ressemble pas. […] Un pouvoir politique en premier lieu, incarné par un spectre idéologue à la logorrhée fascinante, doctrinaire et criminelle. La guerre totale est son oeuvre, et tient à son caractère délirant ; il a progressivement militarisé le parti des FA pour en faire une véritable armée, forte de plusieurs milliers de fantômes. Il est en haut de la pyramide, et celle-ci se divise en plusieurs niveaux de pouvoir : une police secrète, un corps d'élite, une milice – sans doute la plus à craindre –, et le même schéma se reproduit au sein de l'armée. Chacun se surveille, il y a des batailles internes, la haine appelle la haine, cette atmosphère délétère entraîne une concurrence dans la violence, et au final celle-ci s'exprime toujours contre les mêmes victimes… »
L'idée géniale de l'auteur consiste à faire raconter tout cela à notre adorable petit fantôme. Cet ancrage dans un univers surnaturel apporte une prise de distance : « Un fantôme peut-il vraiment mourir ? ». le mode de la métaphore permet d'évoquer une réalité si effroyable qu'elle est presque indicible – même si j'ai regretté que la métaphore des « fantômes acides » issus de l'amertume muée en haine des humains refusant de mourir n'éclaire pas les causes ni le contexte de la montée des fascismes. Les fascistes apparaissent, simplement, comme des êtres répugnants et fondamentalement mauvais. La narration par le jeune fantôme permet également de représenter la dictature et la guerre à travers les expériences concrètes d'un adolescent : séparation brutale de la famille, solitude et silence, cavale, deuil. J'ai trouvé que l'auteur parlait très bien de l'adolescence – sous nos yeux, le petit fantôme naïf prend conscience des ressorts de la guerre et affirme son besoin de désobéir et de s'engager dans la résistance. Cette mue et l'élan collectif qui rassemble des fantômes de tous horizons pour imprimer des tracts, coder des messages et infiltrer les lignes ennemies au péril de leur vie sont porteurs d'espoir… Même si les dernières pages sonnent comme une mise en garde.
Vous l'aurez compris, les thématiques de ce roman me passionnent, sa construction me semble réussie et l'écriture de Nicolas de Crécy est très belle. Il faut aussi absolument souligner à quel point les illustrations qui portent le récit autant que le texte sont splendides (c'est même incroyable de maintenir une telle qualité sur un ouvrage d'une telle ampleur). Et pourtant, j'ai ressenti une impression de flottement tout au long des 210 pages de cette lecture – peut-être est-ce lié au prisme d'un fantôme en suspension au-dessus des tourments du 20ème siècle, peut-être plutôt au fait qu'il s'agit d'une histoire d'errance et de quête inaboutie… J'ai trouvé que le récit manquait de tension narrative et j'ai eu du mal à entrer dedans, avec le sentiment d'une déambulation au fil de l'eau, guidée par une succession de hasards et sans élément perturbateur ou résolution explicite.
En refermant le livre, je me suis sincèrement interrogée sur sa cible. J'espère que le journal de ce jeune fantôme passionnera les lecteurs jeunes et qu'ils ne se laisseront pas décourager par l'écriture parfois très exigeante et les nombreuses références culturelles et historiques ; j'espère également que l'univers enfantin de ce roman saura plaire à des lecteurs et lectrices plus âgés. Pour ma part, je ne trouve pas évident de déterminer à qui je pourrais le proposer… Je ne le lirai pas à mes garçons (qui, avec 8 et 9 ans, sont plus jeunes que la cible) pour l'instant. Nous avons déjà partagé des lectures sur les années 1930 et 1940, notamment l'album Les peurs de David, ou les romans Vango de Timothée de Fombelle et Quand Marcel et ses amis découvrirent la grotte de Lascaux de Régis Delpeuch. Mais pour les raisons que je viens d'évoquer, je garde Les amours d'un fantôme en temps de guerre pour plus tard.
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Lagagne
  11 décembre 2018
Ce livre est absolument magnifique ! Je connaissais Nicolas de Crécy pour ses dessins réalistes, mélancoliques et superbes (pour faire simple). Et je suis ravie de le découvrir dans de la littérature jeunesse. Son talent d'illustrateur fait merveille !
Niveau roman, le texte est assez juste, mature, et se lit très agréablement. Il peut plaire à la fois à un public adolescent qu'à un public adulte. Nous suivons un petit fantôme qui vit parallèlement au monde des humains. La particularité : ce monde connaît les mêmes événements que celui des humains mais avec quelques années d'avance. Et là les fantômes font face à la lie du monde fantomatique : les Fantômes Acides. Nous avons donc la préfiguration de ce que sera la seconde guerre mondiale : SS, Führer, jeunesse hitlérienne, propagande, résistance, camp d'extermination, ...
Le lecteur n'est pas ménagé, jeune ou pas, il est confronté à l'horrible réalité (même si c'est via la fiction et un tout petit fantôme mignon ici).
Je regrettais d'abord que cette histoire colle trop avec L Histoire. J'aurais aimé des choses encore un peu plus "adaptées" que la transposition dans un monde ectoplasmique. Mais il faut avouer que c'est déjà pas mal pour un public jeunesse. C'est sûrement mon regard adulte...
Pareil pour certaines ellipses. Je trouvais que certains passages étaient un peu trop rapides, qu'ils auraient mérités un peu plus de développement. Mais en même temps, ce sont ces non-dits, ces sous-entendus qui créent l'émotion pour une bonne partie.
Un bel objet, une lecture qui fait réfléchir, suffisamment courte et intense, en bref un très bon livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          182
tichoulit
  21 octobre 2018
Commençons par les dessins. Nicolas de Crécy a un talent fou. Auteur et dessinateur de bandes dessinées, son trait est fin, réaliste, foisonnant de détails et d'originalité. Ici, rien ne manque : le petit fantôme est d'une simplicité attachante, les décors et paysages envoûtants. Les teintes claires rendent l'image mélancolique. Présentes quasiment à chaque page, les illustrations font de ce livre un roman graphique hors norme, un très bel objet.
L'histoire à présent: Les paragraphes sont courts, magnifiquement bien écrits. Chaque mot est à la bonne place, et sonne parfaitement pour écrire une histoire riche, pleine d'émotions. L'écriture ainsi que l'histoire me touche profondément.
On y suit les aventures du petit fantôme qui nous raconte d'abord la recherche de ses parents disparus. Isolé dans une maison désormais vide, il fait la connaissance de Boris, son grand cousin, un fantôme enrôlé dans la Résistance, luttant contre la Guerre qui fait rage dans le monde des fantômes. En effet, un parti appelé FA, Fantômes Acides commencent à parler de purs fantômes, de camps, de milice, de zone occupée... et s'adonnent à la violence auprès de tout ceux ne désirant pas faire parti de leur organisation. le jeune fantôme, toujours à la recherche de ses parents, rejoint la Résistance, et rencontre alors Lili, une belle fantôme de qui il tombe amoureux et qui le suit dans ses aventures d'espionnage et d'infiltration. Mais il y a aussi Boulette, un chien qui n'a pas peur des fantômes, et qui va faire du petit spectre, son maître préféré.
Petit à petit, on comprend qu'un parallèle est fait avec la seconde guerre mondiale. Les méchants Fantômes Acides sont des représentations post-mortem des nazis, et notre ami fantôme va intégrer la Résistance et ses opérations qui s'inspirent grandement du réseau clandestin connu chez les humains dès 1940. D'ailleurs, on apprend que ce qui arrive dans le monde des fantômes, arrive également quelques temps plus tard chez les humains. le jeune résistant va donc grandir en traversant ce conflit, qui s'étend sur deux mondes, bien familier à nous autres humains.
Une manière de parler de cette Grande Guerre, réécrite dans un monde de drapés blancs, de croyance en l'au-delà. A travers les fantômes, on perçoit l'horreur et la terreur d'une guerre qui a malheureusement détruit beaucoup. Nicolas de Crécy en parle donc avec beaucoup de désappointement et de pessimisme. La haine est toujours présente, quelque soit les hommes, les époques.
La lecture de ce livre est une belle parenthèse, un régal. On s'émerveille, on frémit, on prend peur et on réfléchit. le petit fantôme, je l'adore, il est si naïf mais fort. Terriblement attachant car passionné et intelligent. On traverse les années de Guerre avec lui, comme aux côtés d'un ami.
Un roman graphique initiatique d'une grande qualité, plein de sensibilité, d'ingéniosité et de sens moral. A découvrir absolument, enfant, ados, adulte !
Lien : https://lelamaquilit.blogspo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Trampoline
  10 avril 2019
Le narrateur est un tout jeune fantôme dont les parents (fantômes aussi) disparaissent subitement. On suit sa vie sur plusieurs décennies et notamment dans les années 1930-1940, période synonyme d'instabilité et de guerre chez les fantômes… La Seconde guerre mondiale, traitée sous le filtre d'une histoire de fantômes : tout ce qui se passe chez les fantômes préfigure ce qui se passera chez les humains.
L'histoire est sombre, avec une fin extrêmement pessimiste. Il faut déjà avoir de bonnes connaissances de la Seconde Guerre mondiale pour faire tous les rapprochements nécessaires (éléments déclencheurs, idéologie, Résistance, Anne Frank…). A conseiller à partir du lycée, peut-être.
Pourtant, n'étant pas fan des histoires de guerre, j'ai été étonnée d'accrocher aussi bien aux aventures de ce petit fantôme, à sa quête initiatique. Les illustrations sont magnifiques et complètes superbement le texte. La lecture est fluide, sans temps mort. Un très beau roman.
Commenter  J’apprécie          10
letilleul
  04 novembre 2018
Ce roman graphique raconte les premiers émois amoureux d'un petit fantôme au charme irrésistible. Les « Fantômes Acides » ont pris le pouvoir et haïssent l'Autre, c'est à dire ceux qui ne partagent pas leur « pureté originelle ». le texte et les illustrations multiplient les références à l'Histoire, à l'Occupation et à la Résistance. le texte de Nicolas de Crécy est fort, juste simple. le thème est sublimé par les illustrations admirables et riches de multiples détails, poétiques et littéraires.
Lien : http://www.liresousletilleul..
Commenter  J’apprécie          140

critiques presse (6)
Ricochet   28 février 2019
Génial roman illustré, Les amours d’un fantôme en temps de guerre concilie aventure intime et grande Histoire dans une tonalité fantastique à l’inventivité rare. Le lecteur s’attache au petit héros comme s’il était un jeune garçon vivant, tout en cherchant les traces d’une Seconde Guerre mondiale transposée avec imagination chez ces Fantôme Acides. On reconnaît Goebbels, De Gaulle, et puis Anne Frank… On se reposera à peine lors d’une halte muséale finement dressée, et les camps d’extermination feront frémir.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Telerama   20 novembre 2018
Le livre, singulier, aussi urgent que beau, a reçu le prix Vendredi, qui récompense, chaque automne, un roman destiné aux adolescents.
Lire la critique sur le site : Telerama
Lexpress   05 novembre 2018
Nicolas de Crécy à travers cette fable fantastique, à l’instar d’un Matin brun (Franck Pavloff) met en garde les jeunes lecteurs contre la montée de toutes les formes de fascisme, la force de la propagande et le faux attrait des discours populistes.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Culturebox   22 octobre 2018
Nicolas de Crécy, explorateur d'expression, a trouvé là un mode qui élargit sa palette, déjà vaste. Ce roman s'adresse aux enfants mais aussi aux adultes. Très réussi.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Actualitte   19 octobre 2018
Roman graphique ? Roman illustré ? Qu’importe : Les amours d’un fantôme en temps de guerre est un livre émouvant, qui par les morts raconte les vivants. Les illustrations fourmillent de détails, dévoilant dans leur jeu de couleurs une tristesse – des teintes presque mélancoliques.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeFigaro   17 octobre 2018
Le livre se présente en effet comme un roman graphique dont les dessins, superbement exécutés, ne sont jamais redondants avec le texte. C'est le premier roman pour la jeunesse de Nicolas de Crécy, par ailleurs connu pour ses bandes dessinées.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
IleauxtresorsIleauxtresors   11 février 2019
Ce mouvement s’est construit peu à peu jusqu’à devenir une organisation puissante : le parti des Fantômes Acides ; ses instigateurs prônent le retour aux sources, ils clament que le peuple des fantômes a une origine géographique précise et donc une pureté originelle, pervertie depuis peu par l’arrivée de nouveaux spectres avilis et dangereux, résultat de défunts de basse extraction et de pays pauvres. C’est ainsi que se sont rassemblés, sous la bannière des FA (Fantômes Acides), tous les fantômes aigris et contrariés qui erraient en petits groupes, ruminant leur haine de tout ce qui ne leur ressemble pas. […] Un pouvoir politique en premier lieu, incarné par un spectre idéologue à la logorrhée fascinante, doctrinaire et criminelle. La guerre totale est son œuvre, et tient à son caractère délirant ; il a progressivement militarisé le parti des FA pour en faire une véritable armée, forte de plusieurs milliers de fantômes. Il est en haut de la pyramide, et celle-ci se divise en plusieurs niveaux de pouvoir : une police secrète, un corps d’élite, une milice – sans doute la plus à craindre –, et le même schéma se reproduit au sein de l’armée. Chacun se surveille, il y a des batailles internes, la haine appelle la haine, cette atmosphère délétère entraîne une concurrence dans la violence, et au final celle-ci s’exprime toujours contre les mêmes victimes…
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
IleauxtresorsIleauxtresors   11 février 2019
Nous étions encadrés par des Fantômes Acides blond-jaune, que Robinson trouvait d’ailleurs sympathiques, et qui nous enseignaient la haine par le jeu ; activités physiques, camaraderie virile, célébration de la beauté et de la pureté héritées de notre ascendance. Nous avions un ennemi commun, disaient-ils, qui voulait notre perte, la fin de nos valeurs. Nous formions une entité indivisible, disaient-ils encore, nous avions la raison et l’Histoire avec nous. Il était de notre devoir de détruire cet ennemi, et de détruire tout ce qui pourrait nuire à l’intégrité de notre peuple.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
IleauxtresorsIleauxtresors   11 février 2019
Lili et moi étions à ce moment-là dans un épisode d’insouciance naïve. Ce fut une période précieuse mais courte, nous étions loin de nous douter des bouleversements qui nous attendaient. L’allégresse de Lili avait réussi à me faire oublier mes tourmentes, les journées étaient alors trop denses en émotions.
Commenter  J’apprécie          10
EnnariaEnnaria   31 mars 2019
Ils prennent des formes différentes suivant leurs grades ou la faction à laquelle ils appartiennent. Certains ont des capes, d’autres des uniformes, la plupart sont gluants, avec le visage d’un défunt en ombre sur leur face. La milice est reconnaissable à ses longs manteaux de tissu noir, néanmoins certains d’entre eux sont en civil, difficile à identifier. Ils sont comme une nuée sombre, un flot de raies assassines qui émaillent le territoire. Par chance, nous sommes dans une zone qu’ils contrôlent mais qu’ils ont choisi de laisser libre – mais cela ne durera pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
IleauxtresorsIleauxtresors   11 février 2019
Un grand changement s’était opéré en moi. Un sentiment de fierté guidait dorénavant mes actions. J’avais grandi.
Je n’étais plus le petit fantôme domestique.
À présent, j’étais :
LE PETIT FANTÔME RÉSISTANT.
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Nicolas de Crécy (20) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nicolas de Crécy
Il est auteur de bandes dessinées. Son livre ?Les Amours d?un fantôme en temps de guerre?, a remporté le prix Vendredi le mois dernier et figure dans la sélection Pépite du Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil qui ouvrira ses portes demain. Nicolas de Crécy est l'invité d'Augustin Trapenard.
https://www.franceinter.fr/emissions/boomerang/boomerang-27-novembre-2018
autres livres classés : fantômesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
1601 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre
.. ..