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ISBN : 220409496X
Éditeur : Le Cerf (05/01/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Le Consentement meurtrier interroge au plus profond les racines de la violence. Celle-ci ne se résume pas à son exercice dans certains cas extrêmes : meurtres ou guerres. Elle a pour origine ce qui en chacun de nous déjà commence à pervertir le lien nécessaire entre l'éthique et les intérêts qui commandent toute action, personnelle ou plus généralement politique. Ainsi sommes-nous conduits à transiger en permanence avec le type de responsabilité qu'appellent pourtan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
vegalia
  01 avril 2013
Cet essai très instructif donne les racines de la violence. Comment naît-elle et pourquoi ? Comment la contrer ?
Une seule lecture ne me permet pas d'en dire beaucoup plus sinon que l'auteur a fait l'effort d'être explicite dans ses formulations. Il fait souvent référence à des auteurs comme Camus, Graussman (et son magnifique Vie et destin) ou Zweig qui ont traité la violence dans leurs oeuvres : violence avec soi-même, avec les autres ou vie dans un environnement violent ou destructeur.
La violence n'est jamais excusable mais souvent compréhensible suivant la pathologie de celui qui est violent.

Ce livre fait partie d'une intéressante collection : Passage qui traite d'oeuvres ouvrant au débat philosophique.


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critiques presse (4)
NonFiction   02 août 2012
Dans un essai magistral, Marc Crépon interroge ce qui nous rend inattentifs à la mortalité et à la vulnérabilité d’autrui, esquissant les linéaments d’une éthique et d’une politique qui résistent aux logiques mortifères des frontières et des replis identitaires.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Liberation   27 février 2012
C’est une profonde réflexion que livre Marc Crépon dans le Consentement meurtrier.
Lire la critique sur le site : Liberation
LeMonde   24 février 2012
Cet essai est remarquable à plusieurs titres. Son point de départ semble évident, mais il est peu mis en lumière, encore moins approfondi.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   24 février 2012
On vous avait prévenu : il est pour le moins curieux que ce philosophe ait été, dans l'ensemble, assez peu remarqué. On peut espérer que cette situation change. Ses livres le méritent.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
PifPafPoumPifPafPoum   10 avril 2013
Nous assumons très bien, sans trop y penser, notre « être-au-monde » avec la conscience plus ou moins diffuse du scandale que constituent la persistance de la famine dans de nombreux pays, l’inégalité d’accès aux soins entre le Nord et le Sud, la misère endémique dans les bidonvilles et dans les camps de réfugiés ou encore le commerce des armes, sans compter les intérêts économiques, politiques, militaires et industriels qui entretiennent un peu partout dans le monde des états de violence et des guerres oubliées. (…)

Le « consentement » qui en résulte peut donc être tacite, implicite, négligent, oublieux, il signifie déjà une forme de résignation à la violence logée au cœur de toute appartenance et de ce que Malraux aurait appelé la « condition humaine ». Pour autant, on se gardera de donner à sa gravité existentielle le poids d’une culpabilité irrémissible et celui d’une fatalité. On conviendra seulement que son caractère irréductible suspend, s’il en était besoin, le crédit sans condition qu’on pourrait être tenté d’accorder à la « nature humaine » et à ses « progrès », autant qu’il interdit d’afficher une confiance sans réserve dans l’état et dans la marche du monde. A moins qu’il n’impose de chercher, comme on le verra plus loin, dans la révolte, la bonté, la critique ou la honte, quelque voie de dégagement.
+ Lire la suite
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PifPafPoumPifPafPoum   10 avril 2013
Nous assumons très bien, sans trop y penser, notre « être-au-monde » avec la conscience plus ou moins diffuse du scandale que constituent la persistance de la famine dans de nombreux pays, l’inégalité d’accès aux soins entre le Nord et le Sud, la misère endémique dans les bidonvilles et dans les camps de réfugiés ou encore le commerce des armes, sans compter les intérêts économiques, politiques, militaires et industriels qui entretiennent un peu partout dans le monde des états de violence et des guerres oubliées. (…)

Le « consentement » qui en résulte peut donc être tacite, implicite, négligent, oublieux, il signifie déjà une forme de résignation à la violence logée au cœur de toute appartenance et de ce que Malraux aurait appelé la « condition humaine ». Pour autant, on se gardera de donner à sa gravité existentielle le poids d’une culpabilité irrémissible et celui d’une fatalité. On conviendra seulement que son caractère irréductible suspend, s’il en était besoin, le crédit sans condition qu’on pourrait être tenté d’accorder à la « nature humaine » et à ses « progrès », autant qu’il interdit d’afficher une confiance sans réserve dans l’état et dans la marche du monde. A moins qu’il n’impose de chercher, comme on le verra plus loin, dans la révolte, la bonté, la critique ou la honte, quelque voie de dégagement.
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