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ISBN : 2253056200
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1991)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 18 notes)
Résumé :

" Telle fut ma folie que, sur la route morne, à chaque créature rencontrée, j'ai demandé non le divertissement, non quelque exaltation dont l'amour essayé eût pu me faire tangent, mais l'absolu. L'absolu ? Je me perdais. Fallait-il m'accuser d'orgueil ou dire au contraire pour ma défense que je cherchais dans les êtres la révélation d'une âme universelle ? Hélas ! à peine de temps en temps, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Reseau_Co_Libris
  16 juillet 2013
"Né révolté comme d'autres naissent avec les yeux bleus" (Soupault), René Crevel, écrivain français méconnu, né à Paris le 10 août 1900, s'est donné la mort le 18 juin 1935 en cette même ville…
" Personne n'a été aussi souvent ' crevé ', personne n'est autant ' rené ' à la vie […]. Il [se] rendait crevé [au sanatorium] pour réapparaître renaissant, florissant, neuf, luisant et euphorique […]. Mais cela durait peu. La frénésie de l'autodestruction le reprenait vite et il recommençait à s'angoisser, à refumer l'opium, à se battre contre d'insolubles problèmes idéologiques, oraux, esthétiques et sentimentaux, s'adonnant sans mesure à l'insomnie et aux larmes jusqu'à en crever. Alors il se regardait comme un obsédé dans tous les miroirs pour maniaques-impulsifs du Paris déprimant et proustien de ce temps-là […]. On l'envoyait dans un sanatorium […], de nouveau René renaissait. " Dali.
"Il était saintement irréligieux, généreusement satirique, tendrement violent". (Cassou).
Cité parfois pour ses poèmes, pourtant rares, ignoré comme romancier, pourtant flamboyant, son oeuvre peu lue, imbibée de poésie et de désespérance, est d'une lucidité cyniquement drôle et parfaitement tragique. A re-découvrir pour la beauté et la grâce de l'écriture de "cet archange noir" (Clerval).
Voir aussi http://id.erudit.org/iderudit/20837ac

Lien : http://www.reseau-colibris.fr
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yann-frat
  26 janvier 2014
En gros ça parle de :
Ben... D'un gars qui s'isole dans une chambre. Ça c'est sur. Après...
Mon avis à moi que j'ai :
C'est rare que je quitte un livre avant la fin mais là j'ai pas le temps alors j'ai lâché à 50 pages. Je comprends les mots, je comprends les phrases mais je ne comprends rien au lien des phrases entre elles. Là j'avoue ça me dépasse... Bon ok il est dans sa chambre seul et il repense à sa vie... en avouant à brule pourpoint qu'il se touche et est pedé. Ok mais bon, je ne suis peut être pas assez pédé et poète moi même pour bien comprendre, faut croire...

Lien : http://yannfrat.com/blog/?p=..
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
alzaiaalzaia   03 juillet 2014
Seule la mort, en pétrifiant les plus chers visages permet de croire définitive leur expression et définitif aussi le sentiment qui en naît au plus secret de nous. Quant à ces affirmations que le mouvement sans cesse renouvelle, chacune est de quelque vérité, mais que le temps limite et qu'on ne saurait confondre avec la vérité.
Ainsi la minute actuelle fait un mensonge d'une franchise antérieure.
Mais cesse la vie, et toutes les ficelles se cassent. les pantins renoncent aux subterfuges de l'agitation, à l'épilepsie simulatrice. Les édifices conventionnels s'effondrent sous leur étais de mensonge et alors, même si nous pleurons la catastrophe et croyons que le malheur va reculer encore certaines bornes, à contempler la débâcle où se trouve englouti ce à quoi nous devions le plus grand, parce que le plus sûr, bonheur, nous ne tardons guère à penser que mieux vaut tout de même qu'il en soit ainsi (...)
Incapables de vire sans l'arrière-goût du doute, lorsque nous est ravie la créature qui pour nous fut le plus près d'incarner la perfection, nous sommes heureux qu'elle n'ait eu ni le temps ni l'occasion de sortir du cercle idéal où l'exigence de notre amour prétendait circonscrire son humanité diffuse; c'est pourquoi devant son cercueil nous cédons moins au regret qu'à l'exaltation déchirante, mais exaltation tout de même, de penser qu'une revanche nous fut donnée, et que si elle ne se poursuit point, c'est que la condition humaine seule empêche qu'elle s'accomplisse en durée, mais non la faiblesse de celui à qui nous le dûmes.
Et puis, la magnificence d'un corps débarassé de la vie et que nos mains colorées, chaudes mais faibles, n'osent toucher est déjà, semble-t-il, d'un monde où commence le vrai et son règne insensible, puisque le sensible auquel nous devons de nous renouveler, c'est-à-dire de nous nier et renier sans cesse, ne saurait tolérer rien de définitif.
Nos amours, nos haines, nos essais les plus passionnés?
Des reflets sur l'eau et nous avons appris, pour notre malheur, notre honte, que l'eau est sans couleur, sans saveur, sans odeur.
Condamnés à ne pas savoir si nous serons quelque jour délimitéss, caméléons de formes et de couleurs, lorsque cerains reflets sur l'eau séduisent, parce qu'en dépit du désir que nous en avons, nous ne parvenons pas à les fixer et parce que, malgré tout, nous aovns décidé de les croires réels, pour justifier l'abus de pouvoir, nous essayons de fabriquer une vérité de l'insaisissable.
Le mouvement continue à déformer objets et êtres autour de nous et les déforme si bien que nous ne les reconnaissons pas. Néanmoins nous parlons de vérité. (...) Et ce sont es bouquets combinés. Nous assemblons, pauvres fleurs, les suppositions qui nous ont paru propres à distraire, un temps, les moins frivoles. Le tout se fane vite. L'ère des divertissements ne peut durer.
Rien ne prévaut contre cette angoisse dont est pétrie notre chair même et qui, nous désséchant d'une soif de vérité, doucement nous pousse au pays des miroirs absolus : la mort.
Aucun effort ne s'opposera jamais à l'élant mystérieux qui n'est pas l'élan vital, mais sons merveilleux contraire, l'élan mortel.
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gorjussgorjuss   25 mai 2014
Alors, elle, des sillons de peur par tout le visage,
un visage où la débâcle transparente du fard laisse voir les plus secrètes décompositions,
en dépit de la volonté des yeux,
elle, les mains comme des fleurs malades sur cette poitrine de velours
qu'une lassitude déjà creuse,
le corps rebelle au sursaut que l'esprit commande,
elle, très lente,
avec la gravité de qui présente au juge le dernier argument, affirme :
" Je vais à tout par des chemins modestes. "
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gorjussgorjuss   25 mai 2014
Demander secours à des présences extérieures c'est croire au miracle des échanges.

Or les créatures assemblées se prennent beaucoup les unes aux autres et ne se donnent rien.

Où va donc le fruit des larcins réciproques?

J'aimerais croire à quelque cagnotte de l'esprit, au patrimoine de l'humanité.
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gorjussgorjuss   25 mai 2014
Dans la première moitié de l'année 1914, une citoyenne de Genève m'annonça les cataclysmes qui devaient assourdir mon adolescence à cause de l'échancrure des corsages sur la Côte d'Azur.

Comme elle portait toujours une guimpe hermétique de soie noire, son pays demeura en marge de toute catastrophe.
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gorjussgorjuss   25 mai 2014
Elle vit avec les autres, va aux autres, à tous les autres, à tous.
Or aller à tous n'est pas aller à tout, mais au contraire n'aller à rien.
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