AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2917559993
Éditeur : Editions Baker Street (18/05/2017)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 30 notes)
Résumé :
Si vous alliez dîner chez Marcel Proust, Gabriel Garcia Marquez, Virginia Woolf ou Raymond Chandler, que vous offriraient-ils à table ? Mark Crick répond à la question en nous donnant à lire une série de savoureux pastiches de quelques-uns des plus grands écrivains du monde. Chaque texte est une plongée dans un univers différent, racontée d'une voix semblable à s'y méprendre à celle de l'écrivain lui-même. S'inscrivant dans la tradition des Pastiches de Proust et ra... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Thorynque
  22 juin 2017
La soupe de Kafka est un OVNI. Je ne me souviens pas avoir lu un autre livre semblable à celui-ci.
L'auteur s'amuse à imiter des auteurs célèbres (Virginia Woolf, Frank Kafka, Le Marquis de Sade, Charles Dickens, et 15 autres), mais en leur donnant à présenter une recette. Une recette ? Oui. Une recette de cuisine (125g de beurre, 2 oeufs, une gousse d'ail, etc...).
Nous nous retrouvons donc à lire l'Emma de Flaubert faire une brioche tout en s'énamourant de ce merveilleux président américain qu'elle entend à la radio (Trump!), ou Kafka préparer une rapide soupe miso en accommodant des restes pour les juges qui se sont introduits chez lui, Marcel Proust vivant une nouvelle "madeleine", en buvant un café qui lui rappelle un merveilleux tiramisu, goûté en ce soir magique.., et même une recette à la Chaucer,
tout en rime et traduit du vieil anglais !
N'ayant lu qu'une partie des auteurs imités, je ne saurais dire à quel point cela leur correspond, mais ceux que j'ai pu comparer sont très bons.
Les recettes ne prennent pas à chaque fois toute la place, certaines étant intégrées complètement à l'histoire, d'autres étant simplement mélangées à des vers, et d'autres encore sont complètement noyées dans l'histoire qui leur sert de contexte (ainsi, le pudding de Dickens, dont la recette prend 7 lignes sur 28 pages!). Mais l'ensemble a justement le mérite d'être varié et toujours surprenant. On oublie parfois qu'on lit un livre de cuisine ^_^
L'auteur ne se contente d'ailleurs pas d'être capables d'écrire à la manière de, il reprend aussi à son compte des styles artistiques, en reproduisant vitrail, photos, dessins ou tableaux, pour illustrer chacune des recettes, à chaque fois de façon très cohérente (et parfois, amusante : j'ai beaucoup aimé le vitrail de Chaucer, avec spatule, gant et plaque de four intégrés ^_^). Les artistes pastichés sont indiqués en fin d'ouvrage.
De plus, les textes originaux en anglais sont traduits par différents traducteurs, certainement les spécialistes des auteurs pastichés, ce qui ne rend le travail que plus aboutis, pour nous lecteurs francophones.
Pour finir, ai-je précisé que les recettes semblent tout à fait réalisables ? de même que les recettes telles qu'on le voit dans les livres (plus) habituels, les ingrédients sont indiqués en dessous du titre. C'est ensuite le texte qui nous indique, plus ou moins clairement, comment les associer, les étapes à suivre, et même la cuisson. Je n'ai pas encore essayé, mais ça se tente.
En résumé, un ouvrage très sympathique, et qui sans se classer dans mes favoris, reste un moment amusant et surtout, un très bel (et périlleux) exercice de style.
*file se préparer un pain-perdu à La Rochefoucauld*
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Livresque78
  05 octobre 2017
Encore une fois, je vous parle d'un livre vraiment pas comme les autres.
Mark Crick nous invite à dîner chez les plus grands de la littérature. L'auteur mêle recettes et littérature, appétissant tout ça!
Donc, une véritable recette, décrite à la façon du Marquis de Sade,  de Homère,  de Charles Dickens, un pastiche? Pas si sûr, le talent de Mark Crick de « copier » l'écriture de ceux dont les noms traversent les époques, est bien réel.
Mes recettes préférées seront de toute évidence, pour la gourmande que je suis sera donc le gâteau au chocolat à la Irvine Welsh ou encore le tiramisu à la Marcel Proust, un pur régal...
Lien : https://livresque78.wordpres..
Commenter  J’apprécie          160
Malice
  16 juin 2013
La soupe de kafka est une autre cuisine car elle me parait pas mangeable, mais tentante on aimerait essayer tellement s'est bien écrit dans l'esprit d'une recette de cusine.
Ce recueil de nouvelles de 16 recettes, un pastiche extrêmement bien fait savoureux.
La cuisine des mots de Kafka, Woolf, Chandler, Proust, Graham Greene, Garcia Marquez, Steinbeck, Austen, Homère, Borges, Thomas Mann, Geofrey Chaucer, Irvine Welsh, Italo Calvino, Marquis de Sade et Pinter.
Là où l'auteur est à mon sens très fort c'est le choix des auteurs très différents il passe du Jane Austen à Chandler par exemple, cela ma surpris , bluffé. En plus le livre est un bel objet et les éditions flammarion a eu la bonne idée d'aller chercher des écrivains talentueux pour la traduction par exemple Genevievre Brissac pour Jane Austen, Patrick Raynal pour le Chandler
Ce livre est une bonne trouvaille et une bonne idée car elle permet de découvrir des auteurs que je ne connais pas ou mal. Et aussi ce livre donne envie de se plonger dans l'univers des auteurs traducteurs comme l'univers noir de Patrck Raynal entre autre.
À mon avis toutes les nouvelles ne sont pas réussit mais j'aime beaucoup celle d'Italo Calvino "Moules Marinière"
"Il est probable que tu envisages de préparer un repas, à moins que tu n'appartiennes à cette petite "coterie" qui se plaît à lire des livres de recettes au lit, tard le soir. "
extrait des Moules marinières
En dehors de ce livre qui est une curiosité littéraire, quand j'ai lu cette phrase j'ai pensé à tous les beaux livres de cuisine que l'on trouve sur les tables des libraires. Et ces livres de cuisine sont tellement beaux que l'on a envie de tous les acheter !!!!
En un mot ce livre est un bel objet original, c'est une curiosité littéraire pour les fêtes de fin d'année, qui ne sont pas sans plaisir. Chaque nouvelles est accompagnées par une illustration de Marck Crick dans l'esprit de la nouvelle.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
jbicrel
  21 juin 2017
« Une histoire complète de la littérature mondiale en 19 recettes » tel est le sous-titre de la Soupe de Kafka de Mark Crick. Titres pleins de malice tout comme la photo de la jaquette aux éditions BakerStreet. Et pourtant sous les provocations de cette jaquette, on découvre un très beau livre, une couverture de toile blanche sans titre avec la photo imprimée ton sur ton en relief, des gardes de couleurs aux motifs de tapisseries bleu vert, des textes illustrés en pleines pages couleurs… le livre donc est déjà un très bel objet qui se cache sous la provocation de la jaquette.
La malice on la retrouve bien dans le sommaire et la composition du recueil ; « Agneau à la sauce à l'aneth » à la Raymond Chandler (Je vous le recommande !), « Oeufs à l'estragon » à la Jane Austen (Particulièrement réussis), « Soupe Miso Express » à la Franz Kakfa, « Gâteau au chocolat » à la Irvine Welsh, « Coq au vin » à la Gabriel Garcia Marquez, « Risotto aux champignons » à la John Steinbeck et 13 autres recettes. Vous pouvez déjà mesurer l'éclectisme des écrivains et des recettes.
Or chacune de ces recettes est une vraie recette qui vous met l'eau à la bouche ou la cuillère en bois en main et aussi chacune est un superbe pastiche de l'écriture d'un auteur. J'ai trouvé particulièrement réussis les pastiches de Jane Austen (dont j'avais récemment lu trois romans), de Charles Dickens, de Marcel Proust, d'Homère et du Marquis de Sade mais comme je ne connais pas tous les auteurs, je ne peux pas vraiment donner un avis sur tous. Celui de Flaubert est très drôle : Emma, la pauvre, regarde la télé et s'éprend de … Donald Trump !
Les illustrations elles aussi sont des pastiches tantôt à la manière d'Andy Warhol, tantôt à la manière de Frida Kahlo ou de Man Ray ou d'une poterie grecque ou de Henri Matisse… et j'en passe beaucoup !
C'est que l'auteur en plus d'être un grand lecteur est aussi photographe, peintre et dessinateur de talent.
Un bémol ? Il écrit en anglais ! Pour cela, chaque recette a dû être traduite mais pas par n'importe qui : 19 traducteurs se sont répartis les 19 pastiches parmi lesquels Patrick Raynal pour Raymond Chandler, Geneviève Brisac pour Jane Austen, Éliette Abécassis pour Kafka ou Frédéric Jacques Temple pour Sade… Des traducteurs choisis manifestement.
En somme voilà un très beau cadeau à offrir ou à s'offrir et pour ce qui me concerne, un livre précieux que je garderai dans ma bibliothèque et ressortirai sûrement à diverses occasions. Merci Babelio !

Lien : http://www.lirelire.net/2017..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Noctenbule
  19 octobre 2017
Le pastiche n'est pas toujours une chose facile à écrire et beaucoup se sont cassées les dents sur le genre. On ne compte plus ceux qui ont essayé de se prendre pour Arthur Conan Doyle sans pourtant y arriver à la cheville. Mark Crick lui semble assez à l'aise avec le genre et prend plaisir à copier le style aussi bien Homère ou Italo Calvino. Rien ne lui semble impossible aussi bien dans le fond que dans la forme.
Après, je ne peux pas juger de la valeur de tous les textes pour la simple raison que je n'ai pas lu tous les auteurs pastichés. Il faudra surement qu'un jour je me plonge dans la littérature de Jorge Luis Borges ou Thomas Mann, mais cela ne sera pas pour aujourd'hui. Mais c'est assez plaisant de changer de genre entre chaque recette où l'on ne risque pas de trouver de bons conseils pour faire la popote. Nous avons bien un nom de recette, ces ingrédients mais le reste de la recette est un prétexte à raconter une histoire, plus ou moins capilotractée. Attention, il y a un lien quand même avec le nom de la recette, si fin parfois peut-il être.
Mes préférences vont pour deux histoires, une avec la recette du plum pudding à la Charles Dickens qui nous plonge vraiment au coeur d'une histoire étrange et intriguante. Je me serais presque crue dans l'épisode de Docteur Who en hommage à l'auteur qui parle aussi de revenants. Et l'autre, c'est celle du gâteau au chocolat à la Irvine Welsh, qui n'est pas du tout à fait à mon inclination pour le chocolat. Mais j'ai trouvé cela assez drôle de faire un gâteau pour soi qu'au final on est obligé de partager avec ces potes et avec de l'alcool en plus.
L'objet livre est assez jolie avec un beau papier blanc, épais et brillant ce qui donne au livre un certain poids qui rappelle des livres de cuisine trop gros. Ceux que parfois on achète pour leurs jolies photos et que l'on n'utilise jamais ou juste une fois. Par contre, je n'ai pas trop aimé la diversité des illustrations des recettes. J'aurais trouvé appréciable qu'un seul illustrateur s'occupe de toutes les recettes pour donner une cohérence comme un vrai livre de cuisine. Après, on peut me dire que l'auteur s'inspire d'un auteur différent à chaque fois alors pourquoi pas pour l'illustration. Ce qui peut s'entendre mais la disparité me semble trop grande.
En bref, une lecture assez agréable qui saura mettre l'eau à la bouche de certains gourmands et gourmandes. En plus, le froid et la nuit tôt vont plus inciter à rester dans nos demeures, de quoi se motiver à tester des recettes.
Lien : https://22h05ruedesdames.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
jovidalensjovidalens   17 mai 2012
- J'ai besoin d'un sursis à exécution, fit le curé sans lever les yeux de son café.
- Impossible. Le peloton est déjà en route. Il sera là dés demain.
- Il a réclamé du coq au vin et ça demande deux jours de préparation.
- C'est donc vrai que le Syrien a sacrifié El Jagarcito ?
- El Jagarcito est dans ma cuisine, niché au fond d'une marmite.
Le maire se signa.
- On ne peut pas le faire cuire aujourd'hui ?
- Tobaga dit que ce serait faire injure au Très-Haut. On ne peut pas servir à Fidel Agosto Santiago un ultime souper à moitié cuit.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
lecottageauxlivresFannylecottageauxlivresFanny   01 novembre 2017
Le crémeux breuvage s'était refroidi; sa saveur semblait déjà évanouie, et avec elle, hélas, les traces de cette soirée. Toutefois, devinant confusément que ces souvenirs ne s'étaient peut-être pas évanouis pour toujours, mais qu'ils pouvaient, à la manière des âmes des défunts, s'attarder encore parmi nous, je commandai une seconde fois cette boisson laiteuse qui, en d'autres circonstances, m'aurait dégoûté : maintenant je la désirais aussi intensément qu'un élixir de jeunesse.
Tiramisu à la Marcel Proust
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
jbicreljbicrel   21 juin 2017
"L'estragon français est une herbe aristocratique, et même si je la trouve fondamentalement trop bien pour vos oeufs, je ne peux nier que cela ferait un beau mariage,"dit Lady Camberland.
Mrs B accueillit sans broncher ce commentaire et l'offense faite à ses oeufs ne lui parut pas devoir être relevée. Une recommandation venue de si haut ne pouvait être négligée et le mépris de Mrs B pour l'auguste estragon fut instantanément oublié. La possibilité que ses oeufs pussent se retrouver dans le même plat que la noble herbe plongea alors notre héroïne dans une telle excitation que Lady Camberland se fût levée pour partir, n'eût été la perspective du déjeuner...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
MarianneDesroziersMarianneDesroziers   27 juillet 2010
Elle déposa les cerises dans une terrine beurrée et regarda par la fenêtre. Les enfants couraient sur la pelouse, Nicholas, qui avait déjà atteint les massifs de tritomas rouge flamboyant, se retournant pour attendre les autres. Elle revint aux cerises, pois rouges sur fond blanc, si gais et si plaisants, avec leurs noyaux durs invisibles qu'elle n'enlèverait pas. Elle eut une pensée émue pour Mrs Sorley qui en connaissait que la dureté du noyau et non la douceur ; et elle réserva la terrine de cerises.
(extrait de "Clafoutis Grand-mère à la Virginia Woolf")
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Video de Mark Crick (1) Voir plusAjouter une vidéo

Mark Crick : La Baignoire de Goethe
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Littérature anglaise : textes divers (270)
autres livres classés : pasticheVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les nourritures livresques : la cuisine dans la littérature

Qui est l'auteur de la célèbre scène où le personnage principal est assailli de souvenirs après avoir mangé une madeleine ?

Emile Zola
Marcel Proust
Gustave Flaubert
Balzac

10 questions
254 lecteurs ont répondu
Thèmes : gastronomie , littérature , cuisineCréer un quiz sur ce livre
. .