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Rose-Marie Vassallo-Villaneau (Traducteur)
EAN : 9782264018885
224 pages
10-18 (25/03/1993)
3.13/5   19 notes
Résumé :
Une femme, Kate Fanster, universitaire professeur de littérature, se retrouve mêlée à une énigme littéraire : la découverte d'une nouvelle que James Joyce aurait écrite pour "Gens de Dublin" et jamais publiée. Un meurtre est commis. Quel plaisir pour Kate, dont la passion secrète est d'être détective i C'est elle qui va mener l'enquête.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Sharon
  20 mars 2012
Je me demande si une personne qui n'a pas lu Gens de Dublin aimerait ce roman, tant il est question de cette oeuvre et surtout de la dernière nouvelle du recueil Les morts et de son interprétation. Autant dire que James Joyce est vraiment au coeur de cette intrigue. Son oeuvre est analysée, parfois péremptoirement (comme si une seule interprétation était possible) et cette connaissance commune est le lien ente les différents personnages au début du roman. Fort heureusement, j'avais lu cette oeuvre, suffisamment marquante pour que je m'en souvienne encore des années après.
Je tiens aussi à signaler une petite déception : je m'attendais aussi à trouver Kate dans son université new-yorkaise. Rien de tel. Elle est à la campagne, dans le Masachussetts, dans une atmosphère champêtre qui évoque plus Tamara Drewe que les campus américains, à classer les papiers d'un ami universitaire décédé, dont sa correspondance avec un certain James Joyce. Et si un inédit de l'auteur apparaissait ? Ce serait une découverte littéraire de premier plan, qui offrirait peut-être un nouvel éclairage sur l'oeuvre phare de Joyce, Ulysse.
Pourtant, en dehors de la question littéraire, se pose encore et toujours avec Amanda Cross la question de la condition féminine, avec toutes ces femmes que nous rencontrons dans le roman. Devrai-je dire plutôt ces jeunes filles ? Les filles de l'universitaire décédé ont un destin hors norme. L'aînée est morte très jeune d'un cancer. Elle reste l'aînée, donc, sa mort prématurée lui ayant donné à vie cette seule identité. La cadette Virginia est devenue religieuse. Pour quelles raisons ? Nous ne le saurons pas, si ce n'est que son père a ressenti cette décision comme une trahison. Lina, jeune professeur d'université, éperduement amoureuse d'Emmet, vit sa virginité comme un fardeau (elle a presque trente ans). Grace Knolls est une vieille fille, une bas-bleue dirait-on. Professeur à la retraite, elle n'entend ni se faire dicter sa loi, ni se faire marcher sur les pieds. Comme toutes les femmes de sa génération qui souhaitait travailler, elle a dû choisir, faisant une croix sur le mariage et les enfants. Kate n'a plus l'âge de se poser des questions, et la demande en mariage de Reed, qui n'aime guère les enfants, arrive à point nommé dans ce coin du Massachussetts où l'on jase.
Que fait une jeune femme avec deux très jeunes hommes et un enfant qu'elle dit être son neveu ? La citadine qu'elle est découvre les moeurs de la campagne et perd non son innocence (qualifier Kate Fensler ainsi relèverait de la naïveté) mais les clichés qui l'emcombraient. Elle qui s'accommode si bien de l'homosexualité de ses collègues et de ses étudiants ne se voile pas la face quant à la pédophilie. J'ai juste eu l'impression qu'elle ne voyait pas en quoi il fallait fustiger un tel comportement, il faut juste veiller à l'empêcher, en éloignant certains messieurs. de même, elle autorise son neveu Léo à s'entraîner à viser à la carabine (désarchargée) de peur de passer pour une tante castratrice. La psychanalise est passée par là, et les femmes (dont Kate) ne savent plus comment se comporter, même face à un enfant dont le mal-être est causé parce qu'il est un enfant du milieu (dixit toujours les psys). Pour comble de bonheur, Léo ne trouve rien de mieux que de viser (sans balle, vous dis-je) la voisine, une fermière - même si ce n'est pas dit implicitement, je me demande si le fait qu'elle ne soit pas "du même monde" n'autorise pas ce comportement.
Toutes mes interprétations nous feraient presque oublier qu'elle a fini par mourir (accidentellement) et même si elle n'est pas extrêmement sympathique, elle est morte - voilà de quoi traumatiser à vie ce pauvre Léo qui, pour une fois, ne tenait pas la carabine en main. Reste à savoir qui l'a réellement tuée, c'est à dire qui a chargé la carabine (et les suspects ne manquent pas) et surtout pourquoi (mauvaise nouvelle : les mobiles non plus ne manquent pas). Kate souhaite trouver le coupable avant tout pour disculper les innocents - les rumeurs vont si vite à la campagne. Alors, oui, j'ai envie de vous dire qu'elle y parviendra - il est rare de lire des romans policiers où le meurte reste non élucidé. J'ai juste envie de ne pas vous dire comment elle le retrouvera ni quel est son identité - elle peut néanmoins remercier James Joyce pour son aide précieuse.
Lien : http://le.blog.de.sharon.ove..
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flammesdargent
  05 février 2014
Je suis tombée sur ce livre absolument par hasard, séduite par le lien avec James Joyce. Les références sont légions, et pourtant, même après avoir reposé ce livre je ne saisis toujours pas l'intérêt d'une intrigue policière-littéraire.
Les personnages, quand on y réfléchit en dehors des périodes de lecture, sont intéressants et offrent plein d'opportunités. le cadre, l'intrigue dans son entier (même si la résolution semble un peu tirée par les cheveux et laisse le lecteur un peu sur sa faim) auraient pu donner un excellent roman, du moins un roman qu'on prend plaisir à lire au coin du feu en hiver.
Mais tout n'est pas assez exploité, l'écriture est un peu lourde, les éléments de l'histoire se mettent en place très lentement et l'intrigue policière se joue dans le dernier cinquième du livre.
En conclusion, ce livre m'a déçue parce qu'il était plein de promesses alléchantes, non ou mal exploitées...
Mon édition : 10/18 Grands Détectives. le résumé sur la quatrième de couverture n'est pas très juste...
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caryatide
  17 novembre 2013
Pour rassurer les lecteurs qui comme moi font un tour sur les critiques de Babelio avant de prendre un livre il est inutile de connaître James Joyce et Gens de Dublin pour lire ce livre.
Une des idées directrices est de placer l'héroïne, new yorkaise (et de plus intellectuelle) dans un cadre campagnard. Sa voisine, une fermière particulièrement insupportable est tuée d'un coup de fusil. Est-ce vraiment accidentellement ? Si c'est un meurtre, les soupçons vont peser sur la maisonnée de Kate, qui est déjà suffisamment source de ragots dans le village (la maisonnée et Kate) !
Je trouve ce livre un peu bavard et j'avais pensé que c'était le premier de l'auteur, mais ce n'est apparemment pas le cas. Enfin, il se laisse lire...
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brigetoun
  07 juin 2010
J'avoue un goût assez prononcé pour revenir de temps en temps, les soirs de peu d'appétit pour la découverte mais d'envie de lire, aux intrigues assez floues de la série des Kate Fanster, à leur ton à la fois acide et distant, à l'humour distrait (avec juste la légère touche de critique nécessaire envers la société)
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
line70line70   19 mars 2011
- L'amour est-il vraiment un plaisir simple ?
- Si simple qu'il en devient très compliqué, ne l'avez-vous jamais remarqué ? Norman Mailer s'est fait une fortune coquette en s'efforçant de faire de l'amour un plaisir simple. Mais le seul qui y parvienne vraiment est James Bond. Il est si simple lui-même que ses plaisirs auraient du mal à ne pas l'être. La recette ? Un jeu d'enfant : crever les pneus de la voiture d'une jolie fille à l'aide d'un petit gadget spécial et culbuter la demoiselle dans l'herbe tout en évitant les coups de feu. La plus grave erreur qui soit est bien de se compliquer la vie.
- Je crains d'être une personne assez compliquée.
- C'est vraisemblable. Mais comme le dit Oscar Wilde, les plaisirs simples sont le dernier refuge des gens compliqués.
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brigetounbrigetoun   07 juin 2010
Oh ! mais les universitaires gris-muraille écrivent, n'êtes vous donc pas au courant ? En ce qui me concerne, j'écris, sans doute trop, des ouvrages intitulés "L'avenir du roman", ou "Le roman et le chaos moderne", "Forme et fonction dans la fiction moderne"... Pour l'amour de l'allitération, ce dernier titre eût gagné à parler de fiction française, mais hélas je ne lis pas le français
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brigetounbrigetoun   07 juin 2010
Vous y avez jeté un coup d'oeil, vous, à la correspondance échangée entre Joyce et ses éditeurs aux alentours de 1908 ? Franchement, il y a de quoi pleurer. Quand on pense que "Gens de Dublin" était jugé obscène, et tout ça pourquoi ? Parce qu'on y apprenait qu'Édouard VII n'était sans doute pas un parangon de vertu, et qu'on y trouvait par deux fois le mot de bordel.
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nlepottiernlepottier   30 août 2017
Lina était une excellente enseignante, vivante, passionnée, animée d'un authentique feu sacré, ayant foi en ce qu'elle faisait. Hélas, c'était insuffisant pour faire carrière. Il fallait publier. Bientôt toute la profession serait ensevelie sous une marée d'ouvrages illisibles, conçus sans enthousiasme, rédigés sans amour, accueillis par des soupirs résignés. Ce qui ramenait Kate à la proposition de Grace, la veille au soir. Un poste de président d'université vous mettait-il en position d'inverser ce genre de tendance ? Vous donnait-il les moyens de réhabiliter l'enseignement par rapport à la recherche ? Non, non, se disait Kate en envoyant rouler les cailloux de côté. Il fallait refuser cette offre. Elle n'était pas prête encore, du moins pas prête à l'envisager.
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