AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Critiques sur Swimming Pool (25)
Classer par :   Date   Les plus appréciées  



Ajouter une critique
AudreyT
  05 mai 2018
*****

Je tiens avant tout à remercier Babelio et les éditions Rageot pour l'envoi de ce roman...

Il n'est déjà pas facile d'être adolescent, avec tout ce que cette période regorge de questions et de malaises, mais quand en plus vous êtes immigrée polonaise, tout se complique... Kasienka a douze ans, bientôt treize, et quand elle atterrit en Angleterre avec sa mère, tout est nouveau : la langue, le collège, ceux qui l'entoure, le studio dans lequel elle vit... Et sa mère qui part chaque soir à la recherche de son père, qui les a quitté plusieurs mois auparavant. Mais Kasienka est forte, elle se bat pour garder la tête haute et surtout elle nage...

J'adore, j'adore, j'adore !!! L'écriture en vers libres de Sarah Crossan tape une fois encore dans le mille. La lecture est rythmée, mais les mots tout en douceur, viennent nous cueillir d'une tendresse particulière. Kasienka est une jeune fille pour qui on s'attache tout de suite, si fragile et si forte à la fois. Sarah Crossan touche avec pudeur les troubles de l'adolescence, tout ce que cet âge a de plus dur mais aussi de plus innocent. Des moqueries au premier baiser, tout dans cette histoire est beau, tendre et touchant.

Si vous ne connaissez pas la plume de cette auteur de talent, courrez vite découvrir ce petit supplément d'âme qu'elle nous offre dans ses romans...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
Saiwhisper
  09 mai 2018
Lorsque Babelio m'a proposé de découvrir « Swimming Pool » de Sarah Crossan, j'ai accepté sans hésiter, car il s'agit de l'auteure d' »Inséparables« , un roman abordant un sujet inhabituel avec beaucoup de sensibilité que j'avais aimé. Cette fois-ci, il n'est pas question de soeurs siamoises, mais l'émotion est bien présente dans ce nouveau roman et le procédé narratif est le même : on est sur du vers libre. Je ne suis pas forcément fan de ce format cependant, c'est encore une fois très bien passé. J'ai trouvé que cela apportait énormément de douceur et de poids aux mots. On a l'impression d'être face à un récit mis sous forme de poème. de plus, les chapitres ont tous un titre qui décrit à merveille l'atmosphère et font systématiquement une ou deux pages. de ce fait, on progresse avec aisance et on tourne les pages avec plaisir, portés par cette plume onirique et pleine de sentiments.

Une fois encore, on est sur une histoire abordant des thématiques difficiles et d'actualité. Ici, il s'agit principalement de l'immigration, l'exil et de l'intégration. En effet, Kasienka, une jeune polonaise de douze ans, va arriver en Angleterre avec sa mère en espérant retrouver son père… Pendant que la mère trouve un travail dans un hôpital, Kasienka va narrer ses journées au lycée. Cela commence assez mal puisque la directrice va d'abord se baser sur son niveau d'anglais et va la mettre dans une classe avec des élèves plus jeunes où elle va principalement s'ennuyer, car elle a un très bon niveau général. C'est surtout pendant les cours qu'elle va faire la rencontre de Clair, une jeune fille populaire et hargneuse qui ne supporte pas la concurrence. Pleine de méchanceté, Clair va commencer par se moquer de cette « polak » qui, avec aux cheveux courts, ressemble à une homosexuelle. Tout est prétexte à être critiqué : la tenue de la jeune fille, sa façon d'être, … Les brutalités iront loin et la jeune héroïne préférera prendre sur elle plutôt que de dire les choses et d'envenimer la situation où elle passe déjà pour une « étrangère » aux yeux des autres. Autant, j'ai aimé le fait que Kasienka garde la tête haute, soit franche, courageuse, pleine d'honneur et sache finalement s'extirper de cette situation, autant je ne sais pas si tous les jeunes lecteurs pouvant se trouver dans la même situation pourront agir ainsi… Quoi qu'il en soit, j'ai apprécié le fait que l'auteure aborde les thématiques de l'intégration, de la tolérance, du harcèlement et des préjugés. C'est important d'en parler en littérature jeunesse…

D'autres thèmes comme le quotidien, l'adolescence, la recherche de soi (de son identité et de sa place), la famille et l'amour en général seront abordés de façon délicate et pertinente. On nous présente la vie telle qu'elle est : avec des hauts et des bas, des rencontres qui changent notre vie, des revirements de situation que l'on n'attend pas, des secrets que l'on découvre un jour, … Des petites touches d'Amour saupoudrent le récit : de l'amour familial avec l'héroïne et sa mère qui s'acharne à trouver son époux disparu, de l'amour avec des amis qui deviennent une vraie famille comme l'adorable Kanoro (un voisin noir qui m'a beaucoup émue) et de l'amour explosif avec le beau William, un quatrième avec qui elle va faire partie de l'équipe de natation… On a là de très beaux messages, à la fois simples, doux et justes.

Par contre, contrairement à ce que je croyais, la natation n'est qu'un prétexte ou un fil rouge dans le récit. Cela aurait pu être n'importe quelle autre activité… Bien que ce sport possède une valeur particulière entre la petite polonaise et son père, j'ai trouvé que les scènes à la piscine étaient trop peu nombreuses et auraient pu être un peu plus exploitées ; surtout en raison du titre du roman ! J'ai également pour regret le fait que l'ouvrage possède un goût d'inachevé. La fin est plus ou moins ouverte. On a beaucoup de réponses ainsi que des événements qui se terminent néanmoins, c'est au lecteur d'imaginer certaines choses. Je n'aurais pas refusé quelques pages supplémentaires… Parce qu'au fond, on se sentait comme un poisson dans l'eau aux côtés de Kasienka… On aurait voulu la suivre davantage !

Malgré ces petits défauts, j'ai vraiment adoré ma lecture. Les thématiques, la façon dont Kasienka voit les choses, les personnages, le système de vers libres et l'ambiance du récit m'ont beaucoup plu. C'est un roman pour ados à la fois joli, poétique, lyrique, réaliste et touchant. Si vous avez aimé « Inséparables« , il est bien possible que cet ouvrage vous plaise tout autant ! Si vous ne connaissez pas encore Sarah Crossan, je vous conseille de découvrir sa plume très délicate. Un grand merci à Babelio et aux éditions Rageot pour cette plongée pleine d'émotions.
Lien : https://lespagesquitournent...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          170
Leshayah
  02 mai 2018
J'avais adoré "Inséparables" et avais donc vraiment hâte de découvrir ce nouveau roman de Sarah Crossan. C'est pourquoi je remercie chaleureusement les éditions Rageot et Babelio qui m'ont envoyé un exemplaire et ainsi permis de me faire un avis sur ce livre.

J'ai adoré retrouver les vers libres, la délicatesse et la douceur de Sarah Crossan. C'est vraiment une très jolie lecture, qui n'est pas qu'une romance, mais qui aborde également le harcèlement, la solitude et la difficulté des rapports parent/enfant en cas de séparation.
Ces sujets sont abordés avec ce qu'il faut de justesse et de pudeur, mais l'essentiel est dit.

Je ne mets que trois étoiles malgré tout parce que ce roman me laisse un goût d'inachevé...à mon sens la fin est trop abrupte, l'histoire n'est pas terminée, tout n'est pas dit/résolu.
Commenter  J’apprécie          80
Luxi
  01 mai 2018
Sarah Crossan reprend les vers libres groupés en courts poèmes pour ce roman. Après le très touchant "Inséparables" qui m'avait beaucoup plu, j'étais extrêmement curieuse de découvrir ce que la romancière nous réservait pour "Swimming pool". Si je n'ai toujours pas été séduite, je dois dire qu'il y a une délicatesse chez Sarah Crossan, un vrai souci de vérité et une bienveillance envers ses personnages principaux, qui m'émeuvent à chaque fois.
Des thématiques graves et perçantes sont abordées, entre la disparition volontaire d'un père ou la persécution que l'on peut subir au collège lorsqu'on est nouvelle – et pire, dans le cas de Kasienka : nouvelle et étrangère. Sarah Crossan nous raconte les premiers émois et les premières palpitations du coeur mais aussi la cruauté de l'adolescence lorsqu'elle se sert des rumeurs et du harcèlement pour nuire. L'auteure retrouve donc l'un de ses thèmes favoris – et sans doute la qualité la plus belle chez l'être humain : la tolérance. La tolérance qui se mêle au non-jugement et à l'acceptation de chacun dans ses dissemblances, ses impuissances et ses grâces.
J'ai rapetissé jusqu'à mes 14 ans en lisant les inquiétudes de Kasienka face à ce garçon qui la trouble et face à cet amour naissant. C'est évidemment désarmant, naïf mais adorable, tout en sensibilité et en légèreté. Et heureusement qu'elle est présente cette légèreté face à tout ce que supporte Kasienka sans broncher. L'auteure réussit un bel équilibre mi-ombre mi-lumière qui finalement est la représentation honnête et franche de cette période extrême qu'est l'adolescence.
Kasienka est d'ailleurs mon personnage préféré du roman. C'est une jeune fille très forte et admirable dans cette force : elle ne se lamente pas, ne soupire pas, n'abandonne pas. Cela ne signifie pas pour autant qu'elle ne ressent pas la puissance et la violence des meurtrissures qu'on lui inflige mais elle se défend autrement que par une vengeance brute. Elle choisit un chemin plus intelligent pour soigner ses plaies et ce chemin c'est l'eau: l'eau de la piscine qui l'enveloppe et la rend plus solide, plus déterminée – presque invincible.
Malgré cette accalmie et cette sérénité qu'elle retrouve lorsque nage, Kasienka se sent fragmentée, gamine aux multiples visages. Il y a la Kasienka "prisonnière" de sa mère au coeur estropié, celle – plus volontaire – qui se confronte à son père, celle qui subit les brimades des filles de sa classe et enfin l'amoureuse exaltée, la Cassie qui se love dans les bras de William et parvient enfin à trouver une certaine forme de paix. J'ai été très sensible à ce symbole tant nous jonglons, adolescents, entre mille désirs, mille comportements, mille émotions, mille représentations de soi.
Cela dit, il y a également beaucoup de peine dans cette histoire, de nostalgie et de regrets. Parce qu'il s'agit aussi d'un roman sur l'exil. La Pologne manque, cette sécurité de la terre natale manque, et rien à Coventry ne semble disposé à les accueillir totalement. Il y a de profonds mo-ments de désespérance et de doutes ravalés. Mais il y a aussi de grands rayons de lumière, de subtils éclats d'espoir et de rêves. Et ces bouquets de lueur dans l'opacité des nuits, ce sont des êtres extérieurs au duo Kasienka-Mama qui leur offre : toutes deux réapprennent à sourire et à espérer au contact de Kanoro et William, deux personnages libres et solides, deux très belles âmes dotées de philosophies de vie magnifiques, qui m'ont beaucoup touchée. Les chapitres consacrés à la romance toute neuve de Kasienka et William sont infiniment gracieuses, fraîches et savoureuses.
C'est un livre très tendre, très délicat et attendrissant, mais comme "Inséparables" il me laisse tout de même une sensation d'inachevé. Pour moi, le vrai souci, c'est la forme : je ne trouve pas que la mise en page apporte de l'originalité ; oui elle épure le texte et lui donne l'aspect d'un journal intime dont on nous laisse infiltrer le contenu secret, mais il me manque de la profondeur et de la lenteur que les vers libres ne m'offrent pas. D'ailleurs j'irais jusqu'à dire que la plupart des textes ne "sonnent" pas comme de vrais poèmes ; je pense que Sarah Crossan m'aurait bien plus envoûtée et charmée si elle s'était contentée d'utiliser la forme du roman. Je trouve "Swimming pool" trop court et trop rapide pour me permettre de m'attacher aux personnages, de les aimer de plus en plus et de ressentir cette charmante blessure de la séparation et du manque lorsqu'il me faut les quitter.
En bref, "Swimming pool" est une lecture difficile mais lumineuse et inspirante, affichant des personnages forts et passionnés, évoquant des sujets de société aussi actuels qu'universels. Il y a des vers qui frappent, qui pulsent, qui brillent, et certains textes peuvent à mes yeux se déguster seuls, à la faveur d'une page ouverte au hasard, tant ils sont réconfortants. Au fond, les romans de Sarah Crossan me font l'effet de jolies berceuses, poignantes mais toujours justes et sincères, soignées et porteuses d'un espoir qui n'a jamais vraiment pâli.
Un grand merci à Babelio et aux éditions Rageot pour cette découverte.
Lien : https://lechemindeslivres.wo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
l-ourse-bibliophile
  09 mai 2018
J'ai lu The Weight of Water en janvier et mon article attendait depuis que je me décide à lire We Come Apart pour une double chronique. Ce mois-ci, j'ai eu la chance de recevoir grâce à Babelio la traduction du premier par Clémentine Beauvais. Ma critique est donc basée à la fois sur la VO, The Weight of Water, et sa traduction, Swimming Pool.

Les thèmes abordés sont durs. Au programme : fuite d'un père, immigration, intégration et harcèlement scolaire. On ne peut pas reprocher à Sarah Crossan d'embellir la réalité.

Leur immeuble est pourri. Sa mère est complètement en vrac, leur coeur brisé par la fuite de son mari. Elle passe ses jours à faire des ménages et ses soirées à frapper à toutes les portes dans sa quête vaine. A l'école, placée dans une classe d'élèves plus jeunes à cause de son mauvais anglais, Kasienka devient le souffre-douleur d'une bande de filles populaires. En butte aux moqueries de ses camarades (ou à la pitié de celles qui restent à l'écart sans pour autant la soutenir), elle expérimente la solitude et l'incompréhension. Sarah Crossan en profite pour nous faire découvrir la cruauté qui règne dans les collèges anglais, l'esprit de compétition et la persécution vécue par certain.es élèves. Kasienka comprend vite que ses efforts pour leur ressembler sont inutiles et la piscine devient son refuge et elle y trouvera un ami, et peut-être même un peu plus, ainsi qu'un but et une force.

Malgré les épreuves qu'elle doit affronter, Kasienka est une héroïne forte et volontaire. Elle n'a que douze ans, mais elle fait rapidement preuve de la maturité de ceux à qui la vie ne sourit pas. Elle ne baisse pas la tête et affronte la vie par elle-même sans se reposer sur quelqu'un d'autre, sans attendre une défense de la part d'un tiers.

Les poèmes sont courts (une page ou deux, rarement davantage) et, grâce à ses vers libres, les pages tournent toutes seules. On plonge dans l'histoire comme dans une piscine et on tourne la dernière page, le souffle coupé, un peu surpris d'arriver si vite de l'autre côté.
Ce n'est pas une littérature descriptive : les lieux et les physiques importent peu, c'est à nous de les imaginer. C'est une littérature d'émotions. Un poème, un moment, des sensations. Et peu à peu se dessinent les portraits des personnages. Je crois que c'est ce qui donne cette voix, ce souffle unique aux livres de Sarah Crossan.

Je ne vais pas prétendre faire une analyse comparative (cinq mois séparant mes lectures en VO et VF), mais la traduction de Clémentine Beauvais a touché aussi juste que la version originale. Derrière cette couverture veloutée, on retrouve le rythme tout aussi efficace et les mots lumineux, puissants, entraînants, évocateurs.

Juste et touchante, c'est une nouvelle lecture pleine de tolérance et d'espoir à travers laquelle chacun.e revivra son adolescence.
Lien : https://oursebibliophile.wor..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Laurapassage
  04 juillet 2018
Il y a un an, je n'avais jamais lu de roman écrit en vers. Mais après avoir découvert et adoré Inséparables de Sarah Crossan, j'avais vraiment hâte de recommencer. C'est donc avec un immense enthousiasme que je me suis lancé dans Swimming Pool publié chez Rageot.

« Il y a une cloche • Dont la sonnerie stridente signale • Qu'il est temps de changer de classe. • D'un cri elle nous commande. • Comme des somnambules on se lève • Quand elle résonne ; • On fait silence • Quand elle l'ordonne. »

Point de soeurs siamoises dans Swimming Pool où nous suivons Kasienka, une jeune adolescente polonaise qui vient d'arriver en Angleterre. Sa personnalité et son tempérament ne sont pas encore forgés, mais c'est une fille douce. Elle préfère éviter les conflits et l'avis des autres la touche beaucoup. Comme beaucoup en pleine puberté, elle est une éponge qui absorbe toutes les émotions qui lui sont destinées : l'amour, la jalousie, les regrets, la déception, la fierté… Alors, elle tente de vivre, avec sa mère complètement perdue, ce pays qu'elle cherche à apprivoiser, le collège et ses élèves pas toujours arrangeants, et la piscine : son plaisir, sa satisfaction.

Comme pour Inséparables, le rythme de ce nouveau livre de Sarah Crossan est particulièrement haletant. On ne s'ennuie pas une seule seconde et les pages défilent. Peut-être même trop vite pour que les émotions soient vraiment approfondies. En effet, Swimming Pool manque à mon goût de profondeur. Par conséquent, je me suis peu attaché à Kasienka. On ressent certes ses joies et ses peurs, mais elles sont évoquées davantage en surface que comme un narrateur omniscient.

« Je n'aurais pas su quoi faire de Mama, • Rentrée à la maison • Toute mélangée, • Comme les lettres de Scrabble dans le sachet, • Lourde d'une tristesse sauvage, • Si clairement affichée • Sur son visage. »

Pour autant, Sarah Crossan, à travers la traduction de Clémentine Beauvais, nous présente une histoire touchante et difficile. le message est important. En effet, traiter le sujet de l'immigration dans un roman pour adolescents n'est pas courant. La forme en vers m'a tout aussi accrochée que pour Inséparables, ce qui en fait un livre atypique et instructif à découvrir si ce n'est pas déjà fait de votre côté, notamment pour l'espoir qui y est présent du début à la fin.

« Quand il sourit c'est comme si devant moi • Une torche s'enflammait, • Éclairant le monde, même ses plus noirs recoins, • Et je ne peux simplement pas concevoir • Que tout le monde ne soit pas amoureux de lui. »

Swimming Pool se dévore, à la fois grâce a la présentation en vers et l'histoire touchante de Kasienka. Sarah Crossan nous présente un récit hors norme et enrichissant qui manque malheureusement d'un léger approfondissement.
Lien : http://laura-passage.com/swi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
LFolavril
  18 mai 2018
A douze ans, Kasienka débarque à Coventry avec sa mère ; elles viennent de Pologne et sont à la recherche de Tato, ce père qui les a quittées il y a quelques temps pour une autre vie en Angleterre.

Kasienka a le mal du pays, elle ne se plaît pas à Coventry et ne parvient pas à s'intégrer en classe – les autres filles se comportent comme des garces avec elle. Avec Mama, elles vivent dans un minuscule studio humide et chaque soir, elles arpentent les rues de chaque quartier et frappent à toutes les portes, espérant que Tato se cache derrière l'une d'entre elles… Quête obsessionnelle d'une mère au coeur brisé.

L'évasion et l'apaisement, Kasienka les trouve dans la lecture et les longueurs qu'elle fait à la piscine. Elle y rencontre William, le garçon-épervier au regard perçant.
Swimming Pool est un beau roman qui prend la forme d'une ribambelle de courts poèmes en vers libres, à l'image d'Inséparables, le précédent roman de Sarah Crossan. le style poétique et épuré de l'auteure m'a une fois de plus conquise.

Délicatesse et justesse caractérisent ce livre – de la composition du texte et de la simplicité naît l'émotion. Un roman sublimé par le tempérament fort de cette jeune fille qui connaît déjà l'abandon d'un père et le mépris d'une mère au coeur brisé ; Kasienka ne se laisse jamais abattre.

Lien : https://folavrilivres.wordpr..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Anarya
  28 mai 2018
Après Inséparables, le nouveau roman traduit de Sarah Crossan continue d'explorer la forme du vers libre. Ainsi, c'est à nouveau une succession de poèmes qui racontent l'histoire de Kasienka, jeune polonaise immigrée en Angleterre, à la recherche de son père. On retrouve encoure une fois toute la sensibilité de Sarah Crossan dans cette histoire et les thèmes abordés. Il est question de harcèlement scolaire, mais pas que. J'ai aimé cette réflexion sur l'immigration, sur la difficulté à s'intégrer et sur les parcours de vie bien compliqués de certaines familles, dont celle de Kasienka, minée par les secrets et les espoirs contrariés. Je dois avouer avoir été un peu moins conquise que lors de ma lecture d'Inséparables, sans doute à cause de la forme (de fait plus tellement originale) mais Swimming Pool n'en est pas moins un très beau roman, fort et émouvant. Sarah Crossan est décidément une autrice à suivre !
Commenter  J’apprécie          30
kadeline
  07 mai 2018
Comme pour inséparables, le combo contemporain et écrit en vers libres normalement je dis non merci et encore une fois en le lisant wouah.
On suit Kasienka qui arrive de Pologne avec sa mère et va découvrir la scolarisation en tant qu'immigrée en Angleterre. Non seulement les vers libres happent le lecteur mais ils donnent une profondeur et une vision des choses très poignante et très juste. L'héroïne aime la natation est c'est particulièrement bien retranscrit. J'ai adoré le passage sur le papillon, c'était exactement ce que je ressentais à l'entrainement. La forme du texte donne un côté poétique et naturel très addictif. Je n'ai pas vu passer les pages et suis passée par toutes les émotions possibles.
Bien que pour des raisons différentes, comme dans inséparables, la narratrice tente de passer inaperçue. Deux histoires d'ados, deux fois le choix pour se protéger est l'invisibilité et pourtant ni les causes, ni les effets sont les mêmes.
C'est une lecture marquante qui a eu beaucoup d'écho avec ma propre adolescence mais qu'elle était courte cette histoire. On est si bien avec ces personnages qu'on les suivrait bien beaucoup plus longtemps même si le choix de terminer à ce moment là est un choix très fort.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Mirabilia
  08 juin 2018
Kasienka arrive en Angleterre.
Tato les a quittés.
Clair fait vivre l'enfer à Kasienka.
Mais,
heureusement,
William est là.
Dans ce roman de nouveau tout en vers, on retrouve la talentueuse auteure qui m'avait déjà tant charmée dans Inséparables. L'émotion est bien sûr au rendez-vous, qu'elle soit colère, tristesse, angoisse, amour. Et le lecteur a son coeur qui palpite à tout-va. Un seul regret à la fin de la lecture : quelle soit courte, justement. Une petite heure en compagnie de Kasienka, c'était peu.
Voilà un roman très intense que je vous conseille vivement (et n'oubliez pas de lire également Inséparables).
Lien : https://chezmirabilia.wordpr..
Commenter  J’apprécie          20


Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Famille je vous [h]aime

Complétez le titre du roman de Roy Lewis : Pourquoi j'ai mangé mon _ _ _

chien
père
papy
bébé

10 questions
965 lecteurs ont répondu
Thèmes : enfants , familles , familleCréer un quiz sur ce livre
. .