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Critiques sur Swimming Pool (39)
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AudreyT
  05 mai 2018
*****

Je tiens avant tout à remercier Babelio et les éditions Rageot pour l'envoi de ce roman...

Il n'est déjà pas facile d'être adolescent, avec tout ce que cette période regorge de questions et de malaises, mais quand en plus vous êtes immigrée polonaise, tout se complique... Kasienka a douze ans, bientôt treize, et quand elle atterrit en Angleterre avec sa mère, tout est nouveau : la langue, le collège, ceux qui l'entoure, le studio dans lequel elle vit... Et sa mère qui part chaque soir à la recherche de son père, qui les a quitté plusieurs mois auparavant. Mais Kasienka est forte, elle se bat pour garder la tête haute et surtout elle nage...

J'adore, j'adore, j'adore !!! L'écriture en vers libres de Sarah Crossan tape une fois encore dans le mille. La lecture est rythmée, mais les mots tout en douceur, viennent nous cueillir d'une tendresse particulière. Kasienka est une jeune fille pour qui on s'attache tout de suite, si fragile et si forte à la fois. Sarah Crossan touche avec pudeur les troubles de l'adolescence, tout ce que cet âge a de plus dur mais aussi de plus innocent. Des moqueries au premier baiser, tout dans cette histoire est beau, tendre et touchant.

Si vous ne connaissez pas la plume de cette auteur de talent, courrez vite découvrir ce petit supplément d'âme qu'elle nous offre dans ses romans...
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Saiwhisper
  09 mai 2018
Lorsque Babelio m'a proposé de découvrir « Swimming Pool » de Sarah Crossan, j'ai accepté sans hésiter, car il s'agit de l'auteure d' »Inséparables« , un roman abordant un sujet inhabituel avec beaucoup de sensibilité que j'avais aimé. Cette fois-ci, il n'est pas question de soeurs siamoises, mais l'émotion est bien présente dans ce nouveau roman et le procédé narratif est le même : on est sur du vers libre. Je ne suis pas forcément fan de ce format cependant, c'est encore une fois très bien passé. J'ai trouvé que cela apportait énormément de douceur et de poids aux mots. On a l'impression d'être face à un récit mis sous forme de poème. de plus, les chapitres ont tous un titre qui décrit à merveille l'atmosphère et font systématiquement une ou deux pages. de ce fait, on progresse avec aisance et on tourne les pages avec plaisir, portés par cette plume onirique et pleine de sentiments.

Une fois encore, on est sur une histoire abordant des thématiques difficiles et d'actualité. Ici, il s'agit principalement de l'immigration, l'exil et de l'intégration. En effet, Kasienka, une jeune polonaise de douze ans, va arriver en Angleterre avec sa mère en espérant retrouver son père… Pendant que la mère trouve un travail dans un hôpital, Kasienka va narrer ses journées au lycée. Cela commence assez mal puisque la directrice va d'abord se baser sur son niveau d'anglais et va la mettre dans une classe avec des élèves plus jeunes où elle va principalement s'ennuyer, car elle a un très bon niveau général. C'est surtout pendant les cours qu'elle va faire la rencontre de Clair, une jeune fille populaire et hargneuse qui ne supporte pas la concurrence. Pleine de méchanceté, Clair va commencer par se moquer de cette « polak » qui, avec aux cheveux courts, ressemble à une homosexuelle. Tout est prétexte à être critiqué : la tenue de la jeune fille, sa façon d'être, … Les brutalités iront loin et la jeune héroïne préférera prendre sur elle plutôt que de dire les choses et d'envenimer la situation où elle passe déjà pour une « étrangère » aux yeux des autres. Autant, j'ai aimé le fait que Kasienka garde la tête haute, soit franche, courageuse, pleine d'honneur et sache finalement s'extirper de cette situation, autant je ne sais pas si tous les jeunes lecteurs pouvant se trouver dans la même situation pourront agir ainsi… Quoi qu'il en soit, j'ai apprécié le fait que l'auteure aborde les thématiques de l'intégration, de la tolérance, du harcèlement et des préjugés. C'est important d'en parler en littérature jeunesse…

D'autres thèmes comme le quotidien, l'adolescence, la recherche de soi (de son identité et de sa place), la famille et l'amour en général seront abordés de façon délicate et pertinente. On nous présente la vie telle qu'elle est : avec des hauts et des bas, des rencontres qui changent notre vie, des revirements de situation que l'on n'attend pas, des secrets que l'on découvre un jour, … Des petites touches d'Amour saupoudrent le récit : de l'amour familial avec l'héroïne et sa mère qui s'acharne à trouver son époux disparu, de l'amour avec des amis qui deviennent une vraie famille comme l'adorable Kanoro (un voisin noir qui m'a beaucoup émue) et de l'amour explosif avec le beau William, un quatrième avec qui elle va faire partie de l'équipe de natation… On a là de très beaux messages, à la fois simples, doux et justes.

Par contre, contrairement à ce que je croyais, la natation n'est qu'un prétexte ou un fil rouge dans le récit. Cela aurait pu être n'importe quelle autre activité… Bien que ce sport possède une valeur particulière entre la petite polonaise et son père, j'ai trouvé que les scènes à la piscine étaient trop peu nombreuses et auraient pu être un peu plus exploitées ; surtout en raison du titre du roman ! J'ai également pour regret le fait que l'ouvrage possède un goût d'inachevé. La fin est plus ou moins ouverte. On a beaucoup de réponses ainsi que des événements qui se terminent néanmoins, c'est au lecteur d'imaginer certaines choses. Je n'aurais pas refusé quelques pages supplémentaires… Parce qu'au fond, on se sentait comme un poisson dans l'eau aux côtés de Kasienka… On aurait voulu la suivre davantage !

Malgré ces petits défauts, j'ai vraiment adoré ma lecture. Les thématiques, la façon dont Kasienka voit les choses, les personnages, le système de vers libres et l'ambiance du récit m'ont beaucoup plu. C'est un roman pour ados à la fois joli, poétique, lyrique, réaliste et touchant. Si vous avez aimé « Inséparables« , il est bien possible que cet ouvrage vous plaise tout autant ! Si vous ne connaissez pas encore Sarah Crossan, je vous conseille de découvrir sa plume très délicate. Un grand merci à Babelio et aux éditions Rageot pour cette plongée pleine d'émotions.
Lien : https://lespagesquitournent...
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Eroblin
  26 septembre 2018
Kasienka a quitté sa Pologne natale avec sa mère car celle-ci ne supporte plus d'être séparée de son mari Tato. Mais leur arrivée et leur installation en Angleterre ne se passent pas comme prévu. La mère et surtout la fille sont confrontées à la méfiance, au dédain, au rejet des londoniens. C'est surtout Kasienka qui en souffre car elle est vue comme l'étrangère au sein de son école et subit les moqueries des filles menées par une certaine Clair. La seule chose qui la sauve de ce quotidien c'est la piscine car Kasienka est une très bonne nageuse.
C'est un superbe roman et l'auteur a choisi de raconter son histoire sous la forme de chapitres très courts et de poèmes. La langue est belle, dit l'essentiel : la souffrance de Kasienka, son incompréhension devant le rejet qu'elle subit à l'école, sa colère mais aussi l'amour qu'elle ressent pour la nage et pour William, le premier à la regarder vraiment comme une jeune fille. Cette histoire se lit vite mais elle est touchante et je regrette d'avoir dû abandonner Kasienka si vite.
Je mets 4 chats et demi

Lien : https://labibdeneko.blogspot..
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Ariane84
  12 octobre 2018
Swimming Pool est un très joli roman en vers libres, traduit avec justesse par Clémentine Beauvais.
L'univers de la jeune narratrice Kasienka, polonaise tout juste arrivée en Angleterre avec sa mère, est intéressant et très bien imaginé par l'auteure.
Ses questionnements sont ceux d'une jeune adolescente de son âge (intégration scolaire, premiers émois), mais aussi ceux liés à sa situation familiale (intégration dans son nouveau pays, apprentissage d'une nouvelle langue, pauvreté et promiscuité de son lieu de vie).
C'est un beau texte, dynamique et vivant, malgré le quotidien pas forcément facile de Kasienka.
Il y a de également de jolis passages sur le rôle positif de la pratique sportive ou les sensations uniques provoquées par l'immersion et la propulsion dans l'eau de la piscine.
C'est une lecture assez légère même si les thèmes sont pour certains difficiles.
Une petite parenthèse aquatique bien rafraîchissante...
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Nadouch
  17 septembre 2018
Déroutant par la forme (de la poésie en prose), ce roman adolescent est extrêmement bien vu, bien pensé, bien écrit. Kasinka arrive en Angleterre et devient le souffre-douleur d'une bande de filles ; en même temps, sa mère abandonnée par son mari la tient pour responsable… Une vie d'adolescente comme tant d'autres, avec les premières amours, les chagrins, le quotidien, le sport…
Un beau texte poétique !
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Leshayah
  02 mai 2018
J'avais adoré "Inséparables" et avais donc vraiment hâte de découvrir ce nouveau roman de Sarah Crossan. C'est pourquoi je remercie chaleureusement les éditions Rageot et Babelio qui m'ont envoyé un exemplaire et ainsi permis de me faire un avis sur ce livre.

J'ai adoré retrouver les vers libres, la délicatesse et la douceur de Sarah Crossan. C'est vraiment une très jolie lecture, qui n'est pas qu'une romance, mais qui aborde également le harcèlement, la solitude et la difficulté des rapports parent/enfant en cas de séparation.
Ces sujets sont abordés avec ce qu'il faut de justesse et de pudeur, mais l'essentiel est dit.

Je ne mets que trois étoiles malgré tout parce que ce roman me laisse un goût d'inachevé...à mon sens la fin est trop abrupte, l'histoire n'est pas terminée, tout n'est pas dit/résolu.
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Luxi
  01 mai 2018
Sarah Crossan reprend les vers libres groupés en courts poèmes pour ce roman. Après le très touchant "Inséparables" qui m'avait beaucoup plu, j'étais extrêmement curieuse de découvrir ce que la romancière nous réservait pour "Swimming pool". Si je n'ai toujours pas été séduite, je dois dire qu'il y a une délicatesse chez Sarah Crossan, un vrai souci de vérité et une bienveillance envers ses personnages principaux, qui m'émeuvent à chaque fois.
Des thématiques graves et perçantes sont abordées, entre la disparition volontaire d'un père ou la persécution que l'on peut subir au collège lorsqu'on est nouvelle – et pire, dans le cas de Kasienka : nouvelle et étrangère. Sarah Crossan nous raconte les premiers émois et les premières palpitations du coeur mais aussi la cruauté de l'adolescence lorsqu'elle se sert des rumeurs et du harcèlement pour nuire. L'auteure retrouve donc l'un de ses thèmes favoris – et sans doute la qualité la plus belle chez l'être humain : la tolérance. La tolérance qui se mêle au non-jugement et à l'acceptation de chacun dans ses dissemblances, ses impuissances et ses grâces.
J'ai rapetissé jusqu'à mes 14 ans en lisant les inquiétudes de Kasienka face à ce garçon qui la trouble et face à cet amour naissant. C'est évidemment désarmant, naïf mais adorable, tout en sensibilité et en légèreté. Et heureusement qu'elle est présente cette légèreté face à tout ce que supporte Kasienka sans broncher. L'auteure réussit un bel équilibre mi-ombre mi-lumière qui finalement est la représentation honnête et franche de cette période extrême qu'est l'adolescence.
Kasienka est d'ailleurs mon personnage préféré du roman. C'est une jeune fille très forte et admirable dans cette force : elle ne se lamente pas, ne soupire pas, n'abandonne pas. Cela ne signifie pas pour autant qu'elle ne ressent pas la puissance et la violence des meurtrissures qu'on lui inflige mais elle se défend autrement que par une vengeance brute. Elle choisit un chemin plus intelligent pour soigner ses plaies et ce chemin c'est l'eau: l'eau de la piscine qui l'enveloppe et la rend plus solide, plus déterminée – presque invincible.
Malgré cette accalmie et cette sérénité qu'elle retrouve lorsque nage, Kasienka se sent fragmentée, gamine aux multiples visages. Il y a la Kasienka "prisonnière" de sa mère au coeur estropié, celle – plus volontaire – qui se confronte à son père, celle qui subit les brimades des filles de sa classe et enfin l'amoureuse exaltée, la Cassie qui se love dans les bras de William et parvient enfin à trouver une certaine forme de paix. J'ai été très sensible à ce symbole tant nous jonglons, adolescents, entre mille désirs, mille comportements, mille émotions, mille représentations de soi.
Cela dit, il y a également beaucoup de peine dans cette histoire, de nostalgie et de regrets. Parce qu'il s'agit aussi d'un roman sur l'exil. La Pologne manque, cette sécurité de la terre natale manque, et rien à Coventry ne semble disposé à les accueillir totalement. Il y a de profonds mo-ments de désespérance et de doutes ravalés. Mais il y a aussi de grands rayons de lumière, de subtils éclats d'espoir et de rêves. Et ces bouquets de lueur dans l'opacité des nuits, ce sont des êtres extérieurs au duo Kasienka-Mama qui leur offre : toutes deux réapprennent à sourire et à espérer au contact de Kanoro et William, deux personnages libres et solides, deux très belles âmes dotées de philosophies de vie magnifiques, qui m'ont beaucoup touchée. Les chapitres consacrés à la romance toute neuve de Kasienka et William sont infiniment gracieuses, fraîches et savoureuses.
C'est un livre très tendre, très délicat et attendrissant, mais comme "Inséparables" il me laisse tout de même une sensation d'inachevé. Pour moi, le vrai souci, c'est la forme : je ne trouve pas que la mise en page apporte de l'originalité ; oui elle épure le texte et lui donne l'aspect d'un journal intime dont on nous laisse infiltrer le contenu secret, mais il me manque de la profondeur et de la lenteur que les vers libres ne m'offrent pas. D'ailleurs j'irais jusqu'à dire que la plupart des textes ne "sonnent" pas comme de vrais poèmes ; je pense que Sarah Crossan m'aurait bien plus envoûtée et charmée si elle s'était contentée d'utiliser la forme du roman. Je trouve "Swimming pool" trop court et trop rapide pour me permettre de m'attacher aux personnages, de les aimer de plus en plus et de ressentir cette charmante blessure de la séparation et du manque lorsqu'il me faut les quitter.
En bref, "Swimming pool" est une lecture difficile mais lumineuse et inspirante, affichant des personnages forts et passionnés, évoquant des sujets de société aussi actuels qu'universels. Il y a des vers qui frappent, qui pulsent, qui brillent, et certains textes peuvent à mes yeux se déguster seuls, à la faveur d'une page ouverte au hasard, tant ils sont réconfortants. Au fond, les romans de Sarah Crossan me font l'effet de jolies berceuses, poignantes mais toujours justes et sincères, soignées et porteuses d'un espoir qui n'a jamais vraiment pâli.
Un grand merci à Babelio et aux éditions Rageot pour cette découverte.
Lien : https://lechemindeslivres.wo..
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IreneAdler
  17 septembre 2018
Les romans en vers libres, c'est à double tranchants : ça vous embarque dans une histoire, on se laisse porter par les phrases comme sur une vague (le mal de mer en moins). Et ça se lit tellement bien que ça se lit trop vite. Je serai encore restée un peu avec Kasienka et sa mère, pour la voir évoluer dans la natation et dans sa vie privée, voir comment elle se serait arrangée entre ses deux parents.
J'aurai vraiment aimé en savoir plus sur elle, ou du moins, encore plus...D'autant que le roman aborde des problématiques pas forcément simples, qui sont susceptibles de toucher tous les ados, étrangers ou non ( de toute façon, on est souvent l'étranger de quelqu'un), le premier l'amour, la passion pour le sport...
Les vers libres, ça passent trop vite...
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tomsoyer
  13 septembre 2018
Super roman et comme j'avais le temps je lis presque d'une traite
Qu'il est difficile d'être adolescente quand on n'est pas dans son pays d'origine que papa est parti.
Notre héroine bien sympathique va t-elle réussir à s'intégrer ?
Et si le sport l'aidait à s'en sortir.
une bien jolie découverte que ce roman jeunesse.
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Lagagne
  07 août 2018
Un roman en vers libres...Je n'avais pas encore tenté (oui, je suis passée à côté d'Inséparables, notamment). Pourquoi pas ? C'est plutôt bien fait et bien traduit. La lecture en est du coup rapide et originale, du moins au début. Car ensuite, j'avoue l'avoir lu exactement comme un roman.
Kasienka est sympathique, elle me plaît beaucoup. Mais l'univers autour d'elle, je le trouve trop "facile". Je m'explique. Elle et sa mère arrivent à Londres plutôt facilement, comme par hasard le voisin est super gentil et qualifié, Kasienka trouve l'amour, la pimbêche de service lui fait la misère, le père.... Bref, je n'ai pas été surprise, et c'est dommage. J'aurais aimé aussi que la piscine ait plus d'importance.
De belles qualités dans ce livre, une lecture agréable, mais une histoire qui ne m'a pas touchée plus que ça : affaire de goût !
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