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ISBN : 2917144491
Éditeur : Les Nouveaux Auteurs (11/06/2009)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :

Un roman policier où présent et passé se mêlent pour former un récit fertile en rebondissements jusqu'au dénouement inattendu. Bomaki est de retour. Il va recommencer. Ces quelques mots anonymes décident Christophe Chalier, journaliste et écrivain, à retourner à Saint-Étienne, sa ville natale, et l'obligent à se replonger dans de sombres souvenirs : l'enlèvement de l'un de ses amis. Il est &... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Aede
06 juillet 2015
Le journaliste et écrivain Christophe Chalier retourne dans sa ville natale, Saint Etienne, après avoir reçu un mystérieux courrier disant : « Bomaki est de retour. Il va recommencer »
Bomaki, le monstre, le croquemitaine durant son enfance, celui qui avait kidnappé des enfants dans les années 70.
Et sitôt arrivé à Saint Etienne, un gamin est enlevé. Par la force des choses, Chalier va être amené à enquêter à la fois sur cette nouvelle disparition, mais aussi sur celles passées… car la dernière s'était déroulée sous ses yeux, celle d'un de ses amis d'enfance. Et depuis cela le hante, de n'avoir rien pu faire pour sauver son camarade.
Aidé d'une ravissante inspectrice et d'un de ses amis devenu avocat, Christophe Chalier va plonger au coeur des mystères de Saint Etienne, de sa face sombre, de son passé honteux.
Les fantômes du Panassa est un polar à l'écriture à la fois fluide et percutante. Une enquête bien menée qui joue sur le présent et le passé. Avec un discours social distillé par petites touches et jamais de façon dogmatique.
L'auteur sait particulièrement faire vivre ses personnages (on sent qu'il les aime), tout en retranscrivant à merveille sa ville. Je connais peu Saint Etienne pour n'y être allé qu'une fois il y a une dizaine d'années, et pourtant la force du verbe crouzetien parvient à nous y transporter, à nous la faire découvrir, à nous en imprégner même… En cela les fantômes du Panassa est également un beau roman régionaliste.
Enfin, il s'agit d'une oeuvre pétrie de nostalgie, celle qui prend aux tripes parce qu'elle nous renvoie à une partie de notre passé. Je me suis reconnu dans la bande de mômes, dans leurs jeux, leurs intérêts et parfois dans leurs conneries. C'est la marque d'une vraie maturité d'auteur de savoir parler à ce quelque chose d'intime et de personnel en chacun de nous.
Deux petits bémols cependant : je trouve que ça manque un peu de sensualité, d'érotisme. Et surtout j'ai été gêné par quelques facilités scénaristiques dans le dénouement final. Mais heureusement cela n'entache en rien le plaisir de lecture.
Les fantômes du Panassa est « le coup de coeur » du jury Grand Prix Femme Actuelle 2009, présidé par Paulo Coelho.
Lien : http://outremonde.fr/les-fan..
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Jujube_965
22 février 2011
Deux histoire parallèles mais intimement liées : d'un côté, l'enquête du présent, de l'autre les traumatismes et aussi la nostalgie de l'enfance. le personnage principal (peut-être autobiographique, eu égard à son métier d'écrivain ?) est attachant. L'histoire est bien menée, sans aucune longueur inutile, servie par un style prenant qui fait tourner les pages jusqu'au bout. Un bel hommage à la ville de saint Etienne et un polar de qualité. Je recommande également « mortelles attractions », du même auteur.
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Soggoth
30 septembre 2013
Extrait de la chronique de Laurent Greusard pour K-libre, le site du polar :
" Yves-Daniel Crouzet décrit avec soin et restitue avec conviction un mélange entre le réalisme des situations contemporaines et une sorte de brouillard qui nimbe le texte, qui l'éclaire de manière fantastique, un fantasmatique dilué, à l'instar de cette scène centrale sur le kidnapping de l'enfant où lentement les monstres surgis du flou deviennent des hommes déguisés et masqués, où les légendes urbaines d'un monstre dévoreur deviennent les sinistres magouilles d'un promoteur pédophile. du coup, Les Fantômes du Panassa s'ancrent quelque part entre Stephen King et Dennis Lehane dont l'auteur s'est inspiré pour décrire de manière acérée l'obligation de se retourner sur son passé pour y découvrir ses propres peurs, ses propres failles, et essayer d'y remédier afin de continuer à vivre en pouvant se regarder dans une glace. Sous prétexte que Saint-Étienne est moins glamour que Boston ou le Maine, le lecteur pourrait passer à côté d'un roman intéressant, bien mené, où la question du passé, de la transmission, des fautes des pères et des rachats des fils forment une trame mélancolique sur un récit bien troussé."

Lien : http://www.k-libre.fr/klibre..
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Jack
03 mai 2010
Malgré la bonne volonté de l'auteur, ce livre, qui a pourtant obtenu un prix littéraire, est bourré de longueurs, d'inexactitudes, de grosses ficelles, de personnages stéréotypés et de clichés...
A éviter si possible.
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
SoggothSoggoth01 juin 2013
Il fit sauter le sceau de papier vert et sortit un cigare de la boîte. Théâtralement, il le fit rouler sous son nez.
– Sentez-moi ça, les copains ! C’est pas de la gnognotte !
Ça, c’est un vrai truc de grands. Cent fois mieux que la meilleure des Chupa Chups !
Il me le fit passer et, un à un, religieusement nous humâmes le parfum corsé du cigare. Le vrai cigare d’un vrai révolutionnaire, roulé sur les cuisses d’une vraie femme, ça ne se voit pas tous les jours, quand même !
– Il y en a cinq dans la boîte. Un pour chacun de nous. Le dernier, je le garde pour plus tard. Pour une super grande occase ! Je le fumerai avec ma première fille ! Ou mieux encore : sur la tombe de mon père !
Collardo et Lombardi éclatèrent de rire, sans réaliser que Gascogne pensait vraiment ce qu’il disait.
– Eh bien, moi, j’ai apporté ça ! dit Lombardi en brandissant son sac en papier. Avec des cigares, il faut de l’alcool, non ?
J’ai piqué cette bouteille dans la cave de mon père. C’est de la grappa. « Le nectar des dieux ! » comme il dit. Les dieux romains, c’est mieux que les révolutionnaires, non ?
En guise de dieux, l’étiquette montrait surtout un gros type en train de se bâfrer une grappe de raisins, entouré de nymphettes.
– Et comment ! s’exclama Collardo. De l’alcool ! C’est géant !
– Tu as pensé à prendre un tire-bouchon ? demandai-je.
Lombardi se tapa le front du plat de la main.
– Merde, j’ai complètement oublié ! Comment on va faire ?
– Vous inquiétez pas. Je péterai le goulot, nous rassura Gascogne. J’ai vu mon père faire ça une fois, avec une bouteille de mousseux. Ça marche sûrement avec « le nectar des dieux » ! Bon et toi, Collardo, qu’est-ce que t’as apporté ?
Notre ami rougit jusqu’aux oreilles, tandis que nos visages convergeaient vers lui.
– Moi ? Oh, rien d’intéressant, les gars.
On voyait bien qu’il ne demandait qu’à se faire prier.
– Allez accouche, Groscollas ! dit Gascogne.
– Allez ! Allez !
– Allez !
Nous le chahutâmes deux bonnes minutes avant qu’il extirpe enfin de son pantalon ce qu’il y cachait.
– Des revues de femmes à poil !
L’exclamation avait été lancée à l’unisson.
– Et pas que de femmes ! s’enorgueillit notre copain, rouge comme une pivoine. Y’a des hommes avec et ils font ça pour de vrai ! J’ai piqué les bouquins chez mon oncle ! Il en a plein chez lui. Même que ma mère dit que c’est un cochon et qu’il sera damné ! J’avais une de ces frousses que mes parents les découvrent ! Ça fait trois jours que je les cache dans mon froc !
– Ça doit puer, alors ! rigola Lombardi.
Nous n’en plongeâmes pas moins avec avidité dans les revues salaces.
Je ne garde qu’un souvenir vague des photos que nous vîmes alors. Je me rappelle de corps enchevêtrés, de seins et de fesses pétris par des mains puissantes. Je me souviens d’une fille noire avec une invraisemblable coupe afro faisant l’amour avec un Blanc. Cette négresse splendide, aux seins lourds, à la taille étroite et aux fesses rebondies, est restée, aujourd’hui encore, mon idéal féminin. Sans doute ne faut-il pas aller chercher plus loin l’origine de mon tropisme pour les femmes exotiques.
– Des femmes, de l’alcool et des cigares ! Pas mal, les mecs !
lança Gascogne. Pas mal du tout ! Et toi Piozou, qu’est-ce que tu as ?
Tous leurs yeux étaient tournés vers moi. Sans rien avoir prémédité – comment l’aurais-je pu d’ailleurs ? – je savais déjà que ma contribution constituerait le couronnement logique de toutes les autres. Qu’elle clôturerait en apothéose notre petite cérémonie.
Je plongeai ma main dans la poche de mon blouson et en extirpai l’objet placé au panthéon de tous les petits mecs en puissance : une arme à feu !
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SoggothSoggoth01 juin 2013
Bomaki est revenu. Du fond des âges il est revenu, appelant de ses vœux les ténèbres et la terreur Aveugle et sournois, il rampe dans les anciennes galeries et étire ses froids tentacules dans les tunnels et dans les puits. Dans les rues aussi.
Personne ne l’entend rire encore.
Personne.
Et pourtant il est là qui caquette dans la nuit. Son babil dément conte d’étranges histoires. Des récits de douleur et de peur, de sueur et d’angoisse, et surtout de mort.
Il parle d’âmes égarées et d’antiques sacrifices. Il parle d’enfants disparus.Il parle de faim. D’une faim dévorante et insatiable. D’une faim qu’il faut calmer. Impérativement.
Je le sais. Bomaki a failli m’emporter autrefois.
Au souvenir de la tendre chair qu’ils ont déchiquetée, je suis sûr que ses crocs, infernal chaos de lames et de pics, ruissellent de plaisir, dégoulinent d’un immonde appétit.
Mais si elle est impatiente, paradoxalement, la bête n’est pas pressée.
Qu’importe le temps qu’il lui faudra pour retrouver la lumière.
Elle attend depuis des siècles, depuis l’origine du monde en fait, alors elle peut bien attendre encore un peu.
Dans son antre Bomaki glousse d’une joie démoniaque : son attente va bientôt cesser.
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SoggothSoggoth30 septembre 2013
Un appel sinistre avait retenti du lointain passé, l'avait tiré de son douillet appartement parisien, pour le ramener ici. L'appel d'une époque oubliée.
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