AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Corinna Gepner (Traducteur)
ISBN : 2258118573
Éditeur : Les Presses De La Cite (21/01/2016)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 66 notes)
Résumé :
Brillant fox-terrier capable de communiquer en messages codés, Sirius émigre aux États-Unis avec la famille Liliencron, qui fuit l'Allemagne nazie. Arrivé à Hollywood, il devient la coqueluche des studios Warner Bros. et s'acoquine avec les plus grands : Rita Hayworth, Billy Wilder, John Wayne et Cary Grant n'ont plus de secrets pour lui ! Engagé ensuite par le cirque Barnum, son ascension dans le showbiz tourne court lorsqu'un tour de magie échoue et le fait «réapp... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  17 décembre 2015
Ouvrage reçu dans le cadre d'une opération "Masse Critique", je tiens d'abord à remercier Babelio ainsi que les éditions Presses de la cité pour ce cadeau de Noël avant l'heure. Travaillant dans un centre d'archives où, depuis 2014 et ce jusqu'en 2018, on ne parle que de guerre (en raison du centenaire de la guerre 14-18), j'avoue qu'il m'a été très plaisant de voir le sujet sous un autre angle. Non seulement, dans cet ouvrage, il est question de la Seconde guerre mondiale et, en plus celle-ci est tournée en dérision ! Qu'il est bon d'en rire alors que l'on a trop tendance à ressasser le passé et en voyant les différentes expositions d'archives que je vois régulièrement sur le sujet, à en pleurer !
Revenons au coeur du sujet. La famille Liliencron, d'origine juive, habite Berlin à une époque où il ne fait pas bon d'habiter l'Allemagne pour toute personne qui ne serait pas de souche aryenne ou rangée aux ordres du Führer. le père, Carl, brillant scientifique plongé dans l'univers de ce micro-organisme que l'on appelle le plancton, se voit rapidement congédié et la famille obligée de fuir son pays en partance de manière clandestine pour les Etats-Unis. Les parents, tout comme leurs enfants Georg et Else emmènent bien entendu dans leurs bagages leur chien Lévi, qu'ils ont rebaptisé Sirius afin de ne pas éveiller les soupçons sur eux. Lévi donc, puis Sirius (d'où le titre) est en réalité le protagoniste et véritable héros de ce livre. En tant que chien de race et doué d'un don exceptionnel, c'est lui qui va porter sa petite famille au sommet de la gloire en étant recruté par les studios à Hollywood pour interpréter un rôle essentiel dans un film qui émouvra l'Amérique toute entière. C'est ainsi que Sirius devient Hercule mais ses aventures sont loin de s'arrêter là...Je suppose que vous ignoriez que c'était en réalité un chien qui avait aidé les alliés à renverser le régime hitlérien ? Ah, ah...de quelle manière me direz-vous ? C'est impossible ! Oui, sauf pour Lévi alias Sirius, alias Hercule puis alias Hansi...et je ne vous en dirais pas plus car je ne peux que vous inciter à découvrir cet ouvrage par vous-mêmes !
A la question "peut-on rire de tout ?", je répondrais tout simplement Oui et Jonathan Crown nous le démontre ici avec brio ! A découvrir et à faire découvrir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          462
Kittiwake
  23 décembre 2015
Pour faire passer un remède âcre, une pilule infecte, il faut la planquer dans quelque chose de doux, quelque chose qui fera oublier l'amertume. En littérature le procédé peut constituer à faire du héros un petit chemin (ou bien un ours, un chat….). Et que ce petit chemin soit le témoin ou infléchit le cours d'événements qui ont secoué l'humanité et modifier les équilibres politiques de ce monde.
Sirius est l'un de ces subterfuges. Un fox terrier, baptisé Lévi, puis rebaptisé pour lui éviter des ennuis : eh oui un chien sémite pourrait être mis au ban de la société et éliminé en ces temps obscurs de chasse aux sorcières. Dans la constellation du Grand Chien, une étoile se nomme Sirius, le parrainage salvateur attribue ce pseudo à notre toutou.
La famille humaine de Sirius est contrainte de quitter l'Allemagne et rejoint les États-Unis. L'atterrissage est rude : de chercheur spécialiste du plancton, le professeur Liliencron (lui aussi rebaptisé en Carl Crown, plus facile à prononcer pour des américains) devient portier dans ce microcosme qu'est Hollywood, et c'est l'occasion pour Sirius de faire face à son destin : il devient une vedette du grand écran.
Bien entendu, le destin n'en fait qu'à sa tête et pour réaliser la prophétie annoncée par le titre, il faudra bien que Sirius retourne en Allemagne….L ‘aventure le guette au bout du chemin.
C'est ce subterfuge qui permet à l'auteur de revisiter la seconde guerre mondiale et ses moments les plus sombres. C'est une galerie impressionnante de personnages qui hante ces pages : de Billy Wilder à Cary Grant, en passant par Rita Hayworth, sans oublier dans un tout autre registre le nabot à moustache, végétarien et flatulant, Hitler.
L'on perçoit derrière la farce une connaissance solide des faits historiques, et l'introduction du chien est assez adroite. le déroulement des événements qui propulsent le cabot au devant de la scène est un peu rocambolesque, peu importe, on s'en fiche , il suffit de se laisser porter par l'histoire et vogue la galère.
L'humour est présent à toutes les pages et la moindre faiblesse humaine est brocardée, qu'elle résulte d'une obéissance aveugle à une doctrine mortifère ou d'une idolâtrie du paraître à la merci d'une saute d'humeur du roitelet du moment.
C'est assez court et la lecture est agréable, la traduction se fait oublier.
Sirius ne restera pas dans les annales des romans pour île déserte, mais permet de passer un bon moment, et c'est déjà très honorable.
A noter qu'il s'agit d'un premier roman, écrit à 62 ans : la valeur peut aussi attendre le nombre des années.
un grand merci à Babelio et aux Presses de la cité pour leur confiance
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          420
Josephine2
  18 décembre 2015
Un petit livre très sympathique, qui se lit sans difficulté. Je tiens à remercier Babelio et Louise Schwab des éditions « Presses de la Cité » qui m'ont permis de découvrir ce livre lors d'une masse critique privilégiée.
Sirius, vous l'aurez compris, est un petit chien que l'on va suivre tout au long de l'histoire. Il va lui arriver bien des péripéties. Il changera de nom au gré de ses aventures, et tout cela sur fond de 2ème guerre mondiale.
Il voyagera beaucoup, connaîtra les plus grandes vedettes du cinéma à Hollywood, et deviendra lui-même une vedette de cinéma.
Il sera « prêté » à un cirque et c'est à ce moment que son destin changera à nouveau. Il deviendra « l'ami » de Hitler et jouera un rôle important dans la défaite de Hitler. Bien sûr, tout ça est à prendre avec humour.
Le seul bémol est que ce roman manque un peu d'étoffe et la fin est un peu bâclée à mon goût.
Sirius est un roman cocasse, il permet de passer un bon moment.
Commenter  J’apprécie          320
Jangelis
  10 janvier 2016
Un vrai coup de coeur pour ce court roman que j'ai eu la chance, grâce à Babelio, de lire avant sa sortie.
Un livre léger sur une période qui est loin de l'être.
Un roman assez atypique, dont il est assez difficile de parler sans trop en révéler, (bien qu'hélas, comme trop souvent la 4e de couv' en dévoile beaucoup trop. Heureusement, je ne l'ai lue qu'après).
Plein de côtés intéressants :
Une approche de la période hitlérienne, à la fois bien vue de l'intérieur, et très légère, donc très facile à lire, pour ceux comme moi qui ont besoin en ce moment de lectures pas trop dures.
Malgré son apparente légèreté, ce roman m'a parfois fait plus réfléchir, et mis plus au coeur de la situation que d'autres plus "raides".
Beaucoup d'humour. D'ailleurs, quand j'ai envie de citer plein de phrases du livre, c'est un signe, on ne se lasse pas de relever des petits bouts de textes à retenir.
Une vraie immersion dans l'entourage et la vie des derniers jours d'Hitler.
Mais aussi, surtout, un très agréable moment en compagnie des célébrités de la scène, de l'écran ou de la musique de l'époque. On croise plein de personnages connus, et là aussi, on les découvre de l'intérieur, avec leurs petits travers, et beaucoup d'humour. Je me suis vraiment régalée là-dessus.
Un joyeux mélange de personnes réelles et d'autres inventées, un mélange vraiment cohérent cependant.
Et bien entendu, le personnage central, le chien, aux multiples noms selon ce qu'il vit, mais à la personnalité unique, étonnante, qu'on retrouve avec plaisir dans les diverses péripéties de sa vie. Et qui semble, en cette période troublée, réfléchir plus et mieux que beaucoup d'humains contemporains !
L'auteur est né un peu après cette période, mais je me demande quelle est la part dans le roman d'histoire vraie concernant sa famille, puisqu'il s'est amusé à donner au héros, une fois américanisé, son propre nom de famille.
Je remercie vraiment Babelio et les Presses de la Cité pour ce très agréable moment de lecture et de réflexion.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
StephaneMei
  06 janvier 2016
Sirius est un chien génial, capable de multiples tours, de jouer la comédie, de chanter... Mais voilà, ses maîtres sont juifs et il est né dans l'Allemagne des années 40. Il va devoir émigrer avec eux.
Armé de ses multiples talents, Sirius aka Levi aka Hercule aka Hansi va naviguer de Berlin à Hollywood, faire le bonheur de ses maîtres, les perdre, les retrouver et côtoyer des grands noms des années 40, comploter contre Hitler, etc...
En suivant Sirius, on découvre tour à tour la terreur du Berlin nazi et l'âge d'or d'Hollywood ; on croise de grandes figures du cinéma et de la musique et des tristes figures du national socialisme. L'Histoire est présentée par le regard distancié d'un chien et par des anecdotes de ces noms que l'on croise à longueur de roman. Ce qui permet heureusement d'alléger un peu le propos pour la partie berlinoise de l'histoire (pogroms, dénonciations, persécutions).
Pour ce qui concerne l'histoire canine, elle est assez light. Ce n'est pas la saga de "Belka" de Hideo Furukawa. Oui, c'est plaisant à lire, mais Sirius est un trop bon chien et, à part une remarque assez consternante sur une femme jardinière ("on a peine à croire qu'[elle] est du même sexe que Glora Hayson, Carole Lombard (...) ", il ne ferait pas de mal à une mouche.
C'est ça qui est décevant : qu'il manque une touche de méchanceté ou de hargne dans ce petit chien et que l'histoire (petit h) s'en tienne à L Histoire (grand H). On rêverait de lire une fin à la Inglourious Basterds de Tarantino, que le chien se paye le scalp d'Adolf. Mais non, il restera un bon chien jusqu'au bout. Snif.
Une bonne lecture, bien qu'elle me laisse un peu sur ma faim. Merci à Babelio et aux éditions Presses de la cité pour la découverte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   16 décembre 2015
"Dernièrement, il s'est mis à fumer. La vie est plus excitante quand on a dans la main quelque chose qui se consume. Tout comme le temps. On l'allume, on l'inhale, on le rejette hors de soi."
Commenter  J’apprécie          180
PickItUpPickItUp   20 décembre 2015
Dans sa valise, Else ne met rien d'autre qu'une partition. Le Concerto pour violon et piano opus 64 de Felix Mendelssohn-Bartholdy. Son histoire d'amour.

Georg n'emporte rien. Rien du tout. C'est ce qui pèse le plus lourd.
Commenter  J’apprécie          60
BridgetfBridgetf   24 janvier 2016
Sirius sent que son ami est désespéré. Les chiens sentent ce genre de choses. Ils savent ce qu'est le désespoir, même si en général les raisons en sont moins graves.
Commenter  J’apprécie          50
cicou45cicou45   17 décembre 2015
"Parfois, la vie est juste trop compliquée."
Commenter  J’apprécie          200
JangelisJangelis   10 janvier 2016
Clark Gable s'incline.
[.....]
A Hollywood, le bruit court qu'il n'a accepté le rôle de Rhett Butler que pour pouvoir payer ses frais dentaires. Il rêvait plutôt de jouer Tarzan, mais le film lui est passé sous le nez.
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Jonathan Crown (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jonathan Crown
Bande-annonce du roman "Sirius" de Jonathan Crown, ou l'incroyable histoire du chien qui fit trembler le IIIe Reich... Brillant fox-terrier capable de communiquer en messages codés, Sirius émigre aux Etats-Unis avec la famille Liliencron, qui fuit l?Allemagne nazie. Arrivé à Hollywood, il devient la coqueluche des studios Warner Bros. et s?acoquine avec les plus grands : Rita Hayworth, Billy Wilder, John Wayne et Cary Grant n?ont plus de secrets pour lui ! Engagé ensuite par le cirque Barnum, son ascension dans le showbiz tourne court lorsqu?un tour de magie échoue et le fait «réapparaître» à Berlin. Il sera alors le dernier confident d?Hitler?
+ Lire la suite
autres livres classés : nazismeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacRakutenLeslibraires.frMomox




Quiz Voir plus

C'est la guerre !

Complétez le titre de cette pièce de Jean Giraudoux : La Guerre ... n'aura pas lieu

de Corée
de Troie
des sexes
des mondes

8 questions
843 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , batailles , armeeCréer un quiz sur ce livre
.. ..