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EAN : 9782812601392
311 pages
Editions du Rouergue (29/05/2010)
3.62/5   20 notes
Résumé :
Antonia a douze ans lorsque sa famille quitte l'Espagne, fuyant la misère des pueblos, pour s'installer dans le sud de la France.

Placée dans une ferme, puis accueillie par un couple d'instituteurs, elle refuse de retourner dans son pays natal après la mort accidentelle de son père et épouse un paysan de l'Aveyron, François. Ensemble, ils mènent une vie difficile : d'abord mineur à Carmaux, François retrouve la ferme familiale à la mort de son père.<... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Guardians
  14 août 2018
Ce roman pourtant a des années lumières des romans qui me vont vibrer un max est pourtant celui que j'ai le plus relu, re-relu, re-re-relu...
Pourquoi, comment ? Mystère
c'est sans doute cela que l'on appelle un coup de coeur ?
Ce roman, c'est la description
de la misère des ouvriers espagnols exploités dans les mines,
d'une petite fille qui quitte sa famille pour aller travailler et va découvrir l'amour auprès d'un paysan, amour impossible car la demoiselle est typée et étrangère mais l'amour triomphe toujours dans les romans
d'une vie de famille dure mais réussie
d'une réussite professionnelle, d'un acharnement pour s'en sortir,
bref ce roman qui pourtant décrit fort bien la misère de l'époque et les conditions de vie difficile est rempli de positivité, d'envie d'aller de l'avant.
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garanemsa
  27 octobre 2021
Crozes Daniel
Le pain Blanc
J'ai beaucoup aimé ce livre. Il nous rappelle des périodes dures et sombres que nos parents aussi bien en France et dans le reste de la vieille Europe ont vécus.
Ici c'est l'histoire d'une petite fille née en Espagne d'un papa journalier et d'une mère qui tentait malgré tout de donner à manger à tout le monde, c'était fort maigre mais il n'y avait rien d'autres. La famille décide de partir en France car le père a trouvé un travail dans les mines. Mais la pauvreté est aussi au rendez-vous et la jeune Espagnole nommée Antonia se voit obligée de travailler dans une ferme, où le travail à son âge, 12 ans est très rude et nourrie chichement aussi, dormant dans la paille près des animaux. Elle ne prend de plaisir que quand elle peut se baigner dans les gorges d'une rivière en Aveyron. Son père obligé de changer, ira travailler pour les chemins de fer à Rodez et elle aura un peu de chance si l'on peut dire, elle deviendra servante chez un couple d'instituteur
Chance pour elle, elle pourra s'instruire, mais la vie sera toujours rude.
Elle rencontrera François et pendant un temps seront heureux, il va faire le négoce du grain. Mais le destin les attend, la guerre approche.
C'est un livre à faire lire aux jeunes actuellement en leur disant bien que ce n'est pas une histoire fantastique, mais bien réelle. La soie dans laquelle ils vivent bien souvent n'est pas venue toute seule, elle est venue de la sueur des anciens.
C'est un livre qui montre combien il était difficile de vivre il y a un siècle environ, et aussi le déclin de pas mal d'entreprises. La dure réalité de la vie pour la majorité des gens. Je dis un siècle mais la seconde guerre a fait beaucoup de ravages aussi et détruit beaucoup d'outils de travail et ce changement actuel technologique n'a pas que de bons côté car on a la sensation que l'on redescend encore, un perpétuel renouvellement.
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marguerite18
  05 mai 2019
Antonia, née dans un village de la vallée de l'Ebre, en Espagne, où son père, Pablo, journalier, peine à faire vivre sa famille, la mère s'évertuant à nourrir les siens d'une soupe à l'ail, d'une poêlée de migas et de quelques pois chiches, émigre, vers 1890, à Decazeville, Pablo y ayant trouvé un emploi de boiseur dans les puits de mine. Là aussi, elle connaît la pauvreté et doit quitter sa famille pour devenir gardeuse d'oies à la ferme de Ginouilhac. Chichement nourrie d'un quignon de pain, d'un oignon et d'une tranche de lard rance, dormant sur une litière de paille et de feuilles auprès des veaux et travaillant sans répit, elle savoure les moments heureux tels un vrai bain dans l'eau descendant des gorges d'Entraygues ou la dégustation, chaque vendredi de carême, del'"estofinado", poisson apprêté en brandade. Son père s'emploiera ensuite aux chantiers de construction du chemin de fer près de Rodez et elle deviendra servante chez un couple d'instituteurs bienveillants, qui lui permettront de s'instruire. Adulte, elle épousera François, un paysan particulièrement intelligent et entreprenant, qui connaîtra l'ascension sociale dans une activité de négociant en grains.
Un beau roman, à la fois du terroir et historique, relatant la vie quotidienne de l'époque dans le Rouergue, l'évolution des techniques agricoles, la méfiance envers les étrangers, la dureté du travail à la mine et sur les chantiers et les années de la première guerre mondiale.
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mimi5751
  05 février 2017
Un livre qui vient de la BB et que j'ai beaucoup aimé. Je dois vous dire que c'est le 2ème de Daniel Crozes que je lis et qui me plait beaucoup. J'aime son écriture assez fluide et sa façon de raconter.
Je constate encore une fois que il y avait une misère terrible en Espagne et que pour y échapper des familles sont monter en France espérant s'en sortir, mais que trouve t il ?
Une autre façon de les exploiter : la mine, la construction du chemin de fer mais aussi la discrimination.
Et voilà Antonia qui elle aussi se fait exploiter par des fermiers, qui la grugent mais ils existent des bonnes gens qui lui apprennent à lire et à écrire mais aussi à tenir un intérieur et elle rencontre le grand amour avec un grand A. Seulement c'est un paysan fils de paysan et le père les chasse de la ferme, devient mineur mais retourne à la ferme à la mort du père et là il va essayer de mettre en pratique ses idées nouvelles. Je ne vous en dis pas plus mais c'est un très beau livre.
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Calliope2017
  28 janvier 2018
A la fin du XIXe siècle, Antonia, jeune Espagnole, émigre en France avec ses parents et ses frère et soeur. La famille connaît des débuts difficiles : son père est mineur, et l'adolescente est placée dans une famille de paysans pour gagner un peu d'argent. Devenue adulte, elle épouse François, un paysan aveyronnais, et là encore son quotidien ne sera pas de tout repos...
Un beau roman, qui nous montre la difficulté d'intégration des étrangers et celle de la vie des paysans à l'époque, en particulier dans ce siècle aux deux guerres mondiales. Cependant, ce livre m'a moins plu que d'autres de Daniel Crozes, car j'ai trouvé l'intrigue un peu trop lisse et sans originalité.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
domdu84domdu84   11 janvier 2022
Le pont est construit selon le même procédé que la tour Eiffel à Paris. Malgré ses trois cents mètres de hauteur, elle ne s’est pas encore écroulée !… J’espère que l’on me confiera un jour cette ligne. On doit éprouver une étrange sensation en franchissant le Viaur sur une machine à vapeur.
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Calliope2017Calliope2017   28 janvier 2018
Mes filles, qui ne manquent de rien, doivent savoir ce qu'il en coûte de quitter sa terre pour bâtir ailleurs une vie nouvelle...
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domdu84domdu84   11 janvier 2022
Dans l’âtre, le feu n’était pas très gaillard, étouffé par un ciel bas et gris que n’agitait aucune brise. Je tentai de le ranimer, soufflai sur les braises pour permettre aux flammes d’attaquer les bûches. Je ne soulevai que des cendres, recrachées par mes poumons qui n’appréciaient guère cette farine noire. Je me démenai tant et si bien qu’à l’heure du repas les légumes baignaient toujours dans l’eau sans avoir mijoté. La honte me gagna.
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domdu84domdu84   11 janvier 2022
Pour la première fois, après avoir pesé la farine, elle m’offrit un verre d’eau de noix. Dans la cuisine, tout en cherchant les verres à liqueur et la bouteille verte, elle répétait :
— Il va nous revenir !
Dès lors, il me tarda de le revoir. Les jours me parurent longs ! Chaque matin, depuis la fenêtre de la souillarde, je surveillais la route, sans pour autant apercevoir sa silhouette.
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domdu84domdu84   11 janvier 2022
Mon père préférait l’emploi de terrassier à celui de mineur dont il conservait de mauvais souvenirs. Par chance, il retrouvait dans son équipe les deux Espagnols partis de Decazeville en même temps que nous. Un Catalan de Porta les avait rejoints. Ces hommes formaient un cercle uni et solidaire : ils parlaient la même langue et partageaient les mêmes dangers.
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Video de Daniel Crozes (1) Voir plusAjouter une vidéo
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