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EAN : 9782812601514
299 pages
Editions du Rouergue (06/10/2010)
4.38/5   8 notes
Résumé :
A la suite de la mort brutale de son père, en 1923, Mathieu Berthier doit prendre la direction de la tannerie familiale, à Rodez.
Il découvre, de façon inopinée, que son père avait une double vie à Paris et entretenait une deuxième famille. Il découvrira, plus tard, que son demi-frère n’est autre que ce jeune homme avec lequel il a sympathisé ?
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Août 1926. Mathieu Berthier et sa femme Sophie rentrent en catastrophe de Montevideo, en Uruguay, à Rodez : le père de Mathieu est mort, et ce dernier est le seul héritier de la tannerie familiale. Il reprend l'entreprise en main, mais devra faire face à plusieurs difficultés et mystères, et découvrira aussi un secret qui changera sa vie...
Un beau roman et qui, contrairement à la plupart des livres de ce type, n'est pas un récit "plat", sans intrigue : les problèmes que rencontrent Mathieu dans sa gestion de la tannerie et surtout le secret familial donnent du rythme et du suspense au roman.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
C'était l'hiver austral. La journée avait été sombre et fraîche. Le pampera qui soufflait depuis les plaines argentines et que rien n'arrêtait en chemin, s'engouffrait dans les rues en soulevant la poussière et les feuilles mortes. Il dissuadait les passants de s'attarder devant les magasins. Mathieu Berthier s'empressait de rejoindre son épouse dans la coquette résidence qu'ils occupaient dans l'un des plus beaux quartiers de Montevideo. Leur villa était assez spacieuse pour recevoir une famille nombreuse et son personnel. Eugène Lalande, importateur de peaux à Mazamet dans le sud de la France, avait tenu à loger grandement le directeur adjoint de son comptoir d'achats et son épouse, Sophie, même s'ils étaient jeunes mariés et n'avaient pas encore d'enfants. La maison, entourée d'eucalyptus à l'ombre épaisse, était agrémentée d'une terrasse où ils passaient les chaudes soirées d'été. Richement meublée et très confortable, cette demeure constituait une compensation appréciable aux difficiles conditions de travail que Mathieu avait acceptées trois ans plus tôt. Son patron l'avait chargé d'acheter les meilleures peaux dans les abattoirs de la ville et de les expédier à Mazamet par centaines de ballots. Il y consacrait des journées entières dans une puanteur de carnasse et de saumure au milieu d'ouvriers qui manipulaient les dépouilles de boeufs, de chevaux, de vaches et de brebis. Le jeune ingénieur en tannerie avait toujours l'impression de baigner dans la charogne même après une toilette soigneuse. Sophie s'y était habituée, mais elle ne manquait jamais de préparer un bain chaud les jours où il revenait des abattoirs et de récurer elle-même son corps centimètre par centimètre à la manière des femmes de mineur. Lorsqu'elle avait terminé, elle s'exclamait alors :
- Maintenant, tu es présentable !
Puis elle l'embrassait tendrement avant qu'ils ne s'installent dans le salon pour y déguster du maté ou du porto.
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Ces femmes existent et elles ne cherchent pas à se cacher, répondit-elle. Je ne pense pas qu'elles s'habillent de cette manière pour choquer. On prétend, tante Hélène, qu'il y a un vent de liberté qui souffle sur la capitale depuis la guerre.
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Le 1er mai, une averse de neige avait blanchi les rues et les toits de Rodez mais,depuis, le printemps s'était imposé. Chaque après-midi, Sophie entraînait sa belle-mère sur le causse Comtal, à Conques, dans la vallée de l'Aveyron et le vallon de Marcillac. Elles étaient heureuses de reprendre leurs habitudes de l'année passée, crayonnant une chapelle ou un château, musardant sur les chemins ou en bordure d'un ruisseau. La lumière plus vive, l'air plus doux, le parfum des fleurs poussaient à la flânerie. Partout, la campagne se réveillait. Les hommes s'affairaient dans les champs en compagnie de leurs attelages, les femmes procédaient aux grandes lessives et au nettoyage de leurs intérieurs.
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