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ISBN : 2756009679
Éditeur : Delcourt (05/03/2008)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 103 notes)
Résumé :
Extrême Nord du Groenland, 1897. Une fois de plus, l'Américain Robert Peary n'a pas réussi à planter son drapeau au pôle Nord malgré l'aide de ceux qu'on appelle encore les Esquimaux. Mais pour l'explorateur, pas question de rentrer les mains vides. L'idée lui vient alors de ramener des souvenirs vivants, de vrais sauvages polaires en chair et en os. L'un d'entre eux, Minik, n'est encore qu'un enfant quand il embarque à destination de New York. Leur succès dès leur ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  05 décembre 2014
En 1897, au nord du Groenland, le navigateur et explorateur Robert Peary échoue une fois de plus dans sa mission. Il ne compte plus les fois où il a tenté d'approcher le Pôle Nord. En vain... Cette fois encore, ce sont des météorites qu'il ramènera pour le Museum. Il est pourtant aidé par les Esquimaux qui peuplent encore cette banquise. Il est temps pour lui de repartir, non sans avoir distribué quelques cadeaux et pris une photo-souvenir. Mais, au moment du départ, il a une idée : pourquoi ne pas les emmener avec lui à New-York? Pour ne pas les séparer, il embarque une famille entière. Cela devrait plaire au Muséum... Et voilà comment Minik et son père se retrouvent à bord du navire en direction de l'Amérique. le voyage fut dépaysant et leur arrivée fracassante suscita une foule de curieux. L'on s'occupe d'eux, on les baigne, les habille, les étudie et les photographie. Devenus de véritables objets d'études scientifiques, ils auront bien du mal à s'intégrer dans ce nouveau monde...
Robert Peary est le premier homme à avoir planté le drapeau américain au Pôle Nord, en 1909, lors de sa huitième et dernière expédition. En 1897, il ramena avec lui le petit Minik et quelques membres de sa famille. Ils furent étudiés par le Museum d'histoire naturelle. Son directeur adopta le jeune homme et tenta, tant bien que mal, de l'adapter à sa nouvelle vie.
Chloé Cruchaudet s'est emparé de l'histoire du jeune Minik et s'est visiblement fort bien documentée pour nous livrer ce récit touchant et incroyable. Tandis que l'esquimau fait ses armes dans ce monde inconnu, le capitaine Peary, lui, se moque bien d'eux et a, a priori, autre chose à faire. L'auteur a parfaitement exprimé ce décalage entre les Inuits et les Américains. le jeune Minik est émouvant dans sa quête du soi, tiraillé entre les deux civilisations. L'on est plongé dans une ambiance assez froide, les couleurs utilisées vont également dans ce sens. le récit, à la fois drôle et touchant, est au final assez tragique quand on repense à ces esquimaux exploités. le trait, comme crayonné, est très original. Chloé Cruchaudet nous offre de très belles planches en pleine page. Un récit poignant tout en justesse...
Aller-retour Groenland Manhattan...
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jovidalens
  19 décembre 2013
2008 fut l'année ...Minik !
A quelques mois d'intervalle, il a inspiré deux excellentes BD : celle de Richard Marazzano et celle de Chloé Cruchaudet. Deux traitements différents, mais aussi riche l'un que l'autre.
Choé Cruchaudet diversifie avec brio son graphisme pour nous raconter cette (triste et lucide) histoire, d'un temps où la science se croyait tout permis, au nom de la science. Elle l'étaye de références, un postface explicite et quelques photographies.
J'ai aimé sa scénographie, sans pathos, qui focalise sur Minik, otage-sandwich de deux cultures antinomiques, l'occidentale écrasant l'autre. Comme si, il n'y avait pas d'autres cultures autre que celle de l'occident !
Ce qui, ici, m'a le plus interpellé, c'est le devenir de Minik, à l'âge adulte, qui n'a plus de "racines", tiraillé entre ses origines et son vécu éduqué aux USA, "étranger" d'un côté comme de l'autre.
Rêvant un peu, je me suis dit, qu'il faudrait instituer une autre "fête" internationale (il y a bien celle des mères, pères et touti quanti, la fête du travail et les nationales). Ce serait celle des premiers immigrants de choix ou de force. Ceux qui ont vécu cet entre-deux sans repos et sans sérenité, qui ne trouvent leur place ni dans l'une ni dans l'autre culture/société/civilisation. Ce sont leurs petits-enfants qui trouveront leur place , mais eux les premiers, ils auront du renoncer et se réinvestir tous les jours, sans trouver de repos. A ceux-là aussi pourrait ce joindre ces enfants adoptés par d'autres ethnies... Et ce serait bien une fête universelle car les peuples migrants, ils existent depuis l'orée des temps et je me plais (encore) à rêver qu'il s'agirait d'une solide négation de tout racisme.
Ah, la la ! Voilà que les BD me rendent élégiaque ! Mais c'est le monde sens dessus-dessous, ma bonne dame !
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RosenDero
  22 janvier 2017
Quand science et ethnocentrisme vont de paire, les hommes ne peuvent pas vivre en paix. L'histoire vraie de Minik, jeune inuit embarqué pour New York par l'explorateur Robert Peary.
La naïveté et la confiance de l'enfant vont s'envoler, mais le vide laissé par la main de l'homme blanc ne saura jamais être comblé.
Bouleversant.
Pour tous ceux, d'ici ou d'ailleurs, qui ont été exposés comme de vulgaires cailloux, comme des animaux empaillés, comme des sous-hommes.
Bouleversant.
De voir que ce genre d'histoire est aujourd'hui quasiment oublié.
Merci à ceux qui ont pour vocation de faire perdurer leur souvenir. En BD ou par d'autres biais.
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jamiK
  14 janvier 2018
Cette BD est basé sur une histoire vraie, c'est l'histoire de Minik, petit eskimo qui fut ramené à New York suite à une expédition de l'explorateur Robert Peary. le dessin est élégant, les couleurs feutrées aux discrètes pointes d'intensité. Ce livre ne nous parle pas tellement d'expéditions polaires, mais plus de la confrontation de civilisations et surtout de l'arrogance colonialiste, du paternaliste condescendant et aveugle de la « Civilisation » soit disant supérieure. C'est une histoire tragique, une grande leçon, une leçon que ce monde de 1900 ne semblait pas pouvoir comprendre. Au final, c'est une BD marquante, forte et belle.
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chocobogirl
  31 août 2011
Il y a un mois, je vous parlais d'une bande dessinée sur l'histoire de Minik, le jeune inuit qui a été emmené avec d'autres membres de sa communauté en plein New York, par le commandant Peary. Ma lecture du Minik d'Hippolyte et de Marazano a donc été suivie de peu par l'album ici présent de Cruchaudet.
Nous sommes au Groenland en 1897. le commandant Peary et ses hommes sont sur le départ pour retourner en Amérique. Les cales sont chargés de "souvenirs" à ramener de son expédition comme une énorme météorite qui devrait impressionner le muséum. Les questions du petit Minik au commandant vont entraîner un peu par hasard son départ avec sa famille pour ce pays qui lui semble si étrange qu'il ne croit pas à son existence. L'arrivée en Amérique et le quotidien qui les attend va être rude... Vous le savez déjà : sur les 5 inuits arrivés, seul le petit Minik survivra à la maladie contre lesquels ils n'étaient pas imunisés. Et c'est seul que Minik devra affronter cette nouvelle existence.
Difficile de ne pas inscrire cette lecture dans un procédé de comparaison avec l'autre album.
Ici Chloé Cruchaudet débute son récit au Groenland. On y découvre l'attitude un peu détestable de Peary qui semble ne chercher qu'un quelconque profit et remercie les locaux à coup de boites de conserves et d'aiguille à coudre alors qu'il se lance dans de grandes diatribes poétiques dans son journal personnel ! Mais c'est surtout l'occasion pour l'auteur de nous faire partager la vie quotidienne des inuits en pénétrant l'intimité de quelques uns. On y découvre leur générosité, leur timidité et leur maladresse face aux objets occidentaux. Y sera évoqué également les avis partagés qu'ils ont sur le commandant Peary, sorte de fou un peu têtu. L'arrivée à New York se révèlera assez traumatisante pour eux, assaillis par des milliers de curieux qui viennent les voir comme des animaux exotiques. Alors qu'ils se meurent peu à peu, Peary se préoccupe bien plus de l'argent que cette expédition peut lui revenir à coup de représentations, objets-souvenirs, etc... qui lui permettrait de repartir. On voit le jeune inuit grandir et s'intégrer comme il peut, jusqu'au jour où une découverte choquante réveille violence et désir de vengeance contre ce Peary qui ne tient pas ses promesses.
Bien évidement, Peary comme d'autres américains sont ici montrés du doigt pour leur égoisme et leur racisme intrinsèque. Pour eux, les "esquimaux" sont juste des bêtes curieuses qui rapporteront quelque avantage financier ou dépayseront pour un temps les badauds locaux. Leurs sentiments sont totalement niés et la découverte fracassante du petit Minik le prouve bien.
Pas grand chose à dire que je n'ai déjà dit pour l'album Minik. On retrouve la même trame et les mêmes dénonciations.
Néanmoins, Chloé Cruchaudet choisit ici de débuter et de terminer son récit au Groenland. Elle évoque ainsi le retour de Minik sur sa terre natale et surtout l'impossibilité du garçon de se réadapter à son ancienne vie et à s'intégrer dans un nouveau groupe qui a tout oublié de lui et de sa famille. Voilà une perspective fort intéressante qui était absente de Minik et donne un nouvel éclairage à la destinée du jeune homme, plus tout à fait esquimau, ni tout à fait américain.
Néanmoins, du fait qu'il fasse suite à ma lecture de Minik, je ne lui ai pas trouvé la force et l'impact que le premier album m'avait offert. La découverte de Minik qui va entraîner sa rébellion m'a, par exemple, semblé moins "choquante", moins forte : certainement que je m'y attendais déjà.
Côté dessin, rien à redire ! le trait de Cruchaudet que je découvre est de grande qualité. Les tons sont majoritairement éteints et soulignent le froid de la banquise comme celui de New York. Elle intercale dans son récit des pages plus oniriques dans un style graphique différent plus coloré de genre naïf, comme des articles de journaux évoquant Peary ou Minik.
Dans sa narration, elle réussit avec brio à relever les différences et les incompréhensions entre les 2 peuples. On trouvera par ailleurs une postface documentaire accompagnée de photos anciennes et d'une bibliographie.
En conclusion, j'ai pris du plaisir à lire cet album qui tient d'une certaine façon au récit ethnographique en s'interrogent sur l'éthique de l'exploration et sur les difficultés d'intégration de différentes cultures, mais j'ai pour ma part une petite préférence pour le Minik qui, par ma découverte personnelle du sujet, par le parti-pris plus dramatique et poétique m'a emporté avec plus de force sur les pas du jeune inuit.
Un album à découvrir dans tous les cas !
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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critiques presse (1)
Du9   14 juin 2011
D’une certaine façon, Chloé Cruchaudet revient à la tradition du documentaire ethnographique comme voie d’accès privilégié à la culture Inuit. Elle le traite comme sujet, et dans sa démarche de documentation
Lire la critique sur le site : Du9
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
MonsieurOMonsieurO   12 novembre 2010
L ‘histoire de Minik pose avant l ‘heure les questions de la double culture et du sentiment d ‘appartenance. Elle parle aussi du deuil impossible et de blessures qui ne cicatriseront jamais. Condamné l ‘exil à vie, Minik Wallace porte dans son nom l ‘ambivalence de son identité.(…) Si le drame de Minik interroge aujourd ‘hui notre rapport à l ‘autre, il était à l ‘époque totalement ancré dans une idéologie coloniale et raciste validée par la politique et la science. En ce qui concerne la France, rappelons-nous les expositions coloniales, véritables zoos humains, ainsi que de la tragique histoire de la Vénus hottentote, cette femme africaine au bassin développé, qui fà»t exhibée dans les cirques au début du XIXè siècle. Toutes ces histoires hantent depuis deux siècles les couloirs des musées d ‘Europe et des États-Unis.

Delphine Deloget
Réalisatrice du documentaire : Qui se souvient de Minik ?
+ Lire la suite
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LilizLiliz   21 décembre 2013
Minik l'esquimau, Minik l'américain... Je suis fatigué de tout cela. J'aimerais trouver un endroit où personne ne me connaît et dont je n'attends rien... Peut-être qu'il vaudrait mieux que j'aille vivre ailleurs... Tout recommencer.
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RosenDeroRosenDero   22 janvier 2017
Minik. écoute...
... tu sais pourquoi chez nous on ne plaint pas les orphelins ?
... c'est parce qu'ils deviennent les hommes les plus forts de la tribu.
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RhlRhl   22 décembre 2012
J'aimerais trouver un endroit où personne ne me connaît et dont je n'attends rien.
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JulverJulver   05 octobre 2016
Il dit qu'en mettant sa bouche dans une espèce d'entonnoir, il pouvait parler à des gens d'autres villages!
Ha! Ha! Sacré Minik... tu prends les femmes pour des idiotes? Tu crois qu'en leur racontant des histoires à dormir debout tu réussiras à les séduire?
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Videos de Chloé Cruchaudet (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Chloé Cruchaudet
Chloé Cruchaudet - La poudre d'escampette .A l'occasion du Festival International de la Bande Dessinée d'Angoulême 2016, rencontre avec Chloé Cruchaudet autour de son ouvrage "La poudre d'escampette" aux éditions Delcourt. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/cruchaudet-chloe-poudre-escampette-9782756075839.html Notes de Musique : Drop of Water In the Ocean by Broke For Free. Free Music Archive. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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