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ISBN : 2351786831
Éditeur : Gallmeister (01/11/2018)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 115 notes)
Résumé :
Quand on est pauvre avec un héritage bloqué par testament jusqu’à l’âge de cinquante-trois ans et que l’on vient de perdre l’essentiel de son gagne-pain quotidien, on ne crache plus dans la soupe. Milo Milodragovitch, rejeton maudit de ce qui fut une famille importante de Meriwether (Montana), ne peut qu’accepter l’offre d’Helen Duffy. Retrouver un frère innocent, gentil garçon raisonnablement de gauche et passionné d’armes à feu, disparu dans un incendie, n’est pas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  21 décembre 2017
Depuis que les divorces se font par consentement mutuel, Milo Milodragovitch, détective de profession, est au chômage technique. Plus besoin de surprendre le mari volage, le pantalon sur les chevilles ou la femme adultère au bras d'un bellâtre. Alors, cet ancien policier de Meriwether, dans le Montana, noie son ennui dans l'alcool. Il traine dans les rues sombres, fait ami avec Leo, le tenancier du Mahoney's, et avec Simon, un SDF. Il a déjà pas mal bu lorsque Helen Duffy, une jolie jeune femme venue tout droit de Storm lake, dans l'Iowa, surgit dans son bureau. S'inquiétant pour son frère cadet, Raymond, dont elle n'a plus de nouvelles depuis trois semaines, elle sollicite son aide afin de le retrouver. Milo hésite beaucoup avant d'accepter, ne résistant pas à la beauté et la candeur de cette professeur assistante. Mais lorsqu'il commence à enquêter, notamment du côté de l'université où l'étudiant finissait sa thèse, il découvre une toute autre facette du jeune homme que lui a dépeint Helen...
Milo ne sait pas dans quoi il s'engage lorsqu'il dit oui à cette jolie rouquine qui lui demande de retrouver son frère. Une enquête qui le conduira des rues sombres de Meriwether aux hôtels cafardeux en passant par les bars miteux. Entre deux verres de whiskey, ce cher détective tentera d'avoir les idées claires. James Crumley dépeint une galerie de personnages paumés, cabossés et écorchés, camés ou alcooliques, bringuebalant dans une vie déjà chaotique. Milo, cet ancien flic devenu détective privé, encaisse les whiskeys et les shots, mais aussi les coups que lui envoie la vie. L'auteur nous plonge dans une ambiance poisseuse, très noire et violente et nous offre un roman à la fois contemplatif, cruel et violent. L'écriture est précise et âpre.
Les illustrations en noir et blanc de Chabouté sont magnifiques et s'insèrent dans ce récit intrigant et terriblement sombre.
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Crossroads
  12 juillet 2013
Milo Milodragovitch était flic , un excellent flic , il ne l'est plus .
Sa particularité , un héritage testamentaire bloqué jusqu'au jour béni de ses 53 ans . Puisqu'il faut bien faire quelque chose de ses dix doigts en attendant de gagner au loto , il est devenu privé .
Lorsque Helen Duffy , rousse incendiaire à la candeur troublante , l'engage pour retrouver son frère récemment disparu , Milo sait déjà que dans cette affaire , il va morfler sévère .
Bienvenue dans le monde pas si merveilleux de Milo .
Au-delà d'une histoire classique dans sa conception , ce qui m'a totalement séduit , c'est cette galerie de personnages tous plus ravagés les uns que les autres . Des gueules cassées , non pas par la guerre , mais par l'abus – méchant pléonasme – drastique et journalier d'alcool , de dope , de sermons oecuméniques de C. Boutin , pasionaria rebelle à la choucroute capillaire inaltérable – rayer la mention inutile. L'ami Milo n'étant jamais le dernier à entrer dans la danse . Sa nouvelle vie , une interminable gueule de bois .
Pas des plus sympathiques de prime abord , il force cependant le respect , sa ténacité de pitbull aidant .
Il m'a fait penser à Paul Newman et son mémorable pugilat dans Luke la Main Froide . Souvent à terre , rarement compté , jamais ko ! Autre qualité à mettre à son actif , un cynisme à toute épreuve . Anciennement fervent défenseur de la veuve et de l'orphelin , il ne jure plus désormais que par la loi du Talion . La justice des hommes ? Il a pratiqué , il en est revenu .
Fausse Piste , c'est une longue plongée en eaux troubles . Palmes , tuba , petit canard gonflable , préparez-vous , l'apnée est sale et profonde . La norme ? Crumley connait pas . Il s'évertue à mettre de sales types dans de sales draps en les y enfonçant toujours un peu plus . L'écriture est précise , ciselée , aussi violente que les veisalgies matinales de l'ami Milo . Si le tableau est sombre , le sourire du lecteur , lui , est radieux à la lecture de cette première enquête franchisée Milodragovitch . de l'excellent polar servi par une impertinence décapante , Crumley tape fort là où ça fait mal . Milo est venu , il a bu , le lecteur il a vaincu...
Fausse piste : vraie belle découverte .
http://www.youtube.com/watch?v=SaeLKhRnkhQ
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michemuche
  30 octobre 2018
Bienvenue à Meriwether, Montana. Une ville où il fait bon vivre, enfin faisait bon vivre car outre les ivrognes qui peuplent les bars sont arrivés les hippies et les touristes.
Tout cela Milo le voit tous les jours de la fenêtre de son bureau.
Milo est détective privé, sa spécialité, le flagrant délit d'adultère mais depuis la nouvelle procédure de divorce du Montana les affaires de Milo ne sont pas florissantes. Cerise sur le gâteau son héritage bloqué jusqu'à ses 53 ans.
En attendant la fortune, Milo retrouve ses amis de beuverie au Mahoney's bar son deuxième bureau.
Dans un bon polar il y a toujours une créature de rêve, une femme sublime, les hanches cambrées au bon endroit, un regard à aggraver le réchauffement climatique, une superbe rousse aux yeux verts, la belle Helen Duffy. Et qu'arrive-t-'il selon vous à Milo ?
Je viens de faire une nouvelle rencontre grâce à la maison Gallmeister, James Crumley et son roman " fausse piste". James Crumley n'est pas un débutant et sa redécouverte chez Gallmeister est un gage de sérieux.
" Fausse piste " est un bon polar, sans être un spécialiste du genre, tous les ingrédients sont là, le héros poissard, la belle Helen, l'enquête qui part dans tous les sens….
Merci à babelio et son opération masse critique et merci à la maison d'édition Gallmeister pour sa confiance.
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iris29
  30 septembre 2016
Dans la petite ville de Meriwether ( Montana) , habite un détective, nommé Milo Milodragovitch . Avec un nom pareil , il était prédestiné à faire de la figuration dans Twilight , mais non, dans mon livre à moi, il est le personnage principal d'un polar noir , de chez Nespresso .
Dans mon livre à moi, il est un détective spécialisé dans les divorces , jusqu'à ce qu'une nouvelle loi à la con (le divorce par consentement mutuel ) ,fasse son apparition le réduisant peu à peu au chômage . Pour se consoler de ne plus à avoir à chasser l'épouse infidèle, l'amant dans le placard , il tâtait de la bouteille . Et pas qu'un peu ...
Boire .
Se cuiter, s'imbiber, se biturer, se mettre minable .
Vomir après, et conduire aussi parfois ...
Telle était sa vie , ainsi que celle de ses meilleurs poteaux ou autres piliers [de bar...], de la communauté .
Il faut dire que la vie ne l'avait pas gâté, son salaire passait dans la pension de ses deux ex-femmes , il avait un gamin qu'il ne voyait pas, des parents alcooliques , et un testament à la noix l'empêchait de toucher son héritage avant ses 53 ans .
Soit encore 14 années à boire si Dieu voulait bien lui prêter vie jusque là ...
Jusqu'au jour où une pépée rousse au châssis avantageux entra dans son bureau pour lui demander de rechercher son petit frère .
De Fausses pistes en bars, [ et encore des bars ], avec un détour par le bureau du shérif , Milo a trouvé comme qui dirait , un sens à sa vie ...
Un privé qui fleure bon le film hollywoodien en noir et blanc , une rousse sexy , de l'alcool qui suinte à travers les pages , des loosers magnifiques, des illustrations en noir et blanc qui ponctuent les pages d'un délicieux parfum nostalgique ; " Fausse piste " reprend les codes à l'ancienne pour mieux les distendre, et les tordre .
C'est trash, amusant , fortement alcoolisé , très macho , et un peu désespéré .
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belette2911
  19 mai 2014
Ne lisez pas un livre de Crumley dans l'espoir de suivre un détective privé futé, qui remonte les pistes, tel un chien de chasse lancé sur un gibier ! Oubliez aussi les déduction parfaites, l'étincelle dans l'oeil à la perspective d'avoir une nouvelle énigme à résoudre...
Milo Milodragovitch a été flic, il est devenu privé, mais il tenait plus du détective cherchant la photo compromettante qui prouvera l'adultère, donnant ainsi la possibilité de divorcer à son cocu de client (ou à sa cocue de cliente).
Catastrophe, la loi a changé et maintenant, pour divorcer, plus besoin de prouver le cocufiage, on peut divorcer pour n'importe quel motif ! Bardaf, c'est l'embardée pour la petite entreprise de Milo...
Notre privé biberonnait déjà à la bouteille, se demandant comment effectuer son recyclage professionnel, son héritage testamentaire étant bloqué jusqu'au jour béni de ses 53 ans, lorsque Helen Duffy, une potentielle cliente rousse à la croupe incendiaire, lui proposa une enquête sur la disparition de son petit frère.
Ça commence bien, Milo veut déjà la sauter... La cliente a tout d'une gentille naïve et le petit frère n'est pas aussi clean qu'elle le dit.
Une enquête assez difficile pour notre privé qui passe plus de temps à boire qu'à enquêter. Ou qui boit beaucoup trop en enquêtant.
Avec Crumley, pas de précipitation dans le récit, pas de courses poursuites, mais des ambiances de bars plus vraies que nature.
D'ailleurs, au bout de quelques pages, j'étais bourrée en lisant toutes les gorgées de whisky que Milo avait ingurgité en compagnie de tout un tas de laissés-pour-contre.
À la fin de l'enquête, je frôlais le coma éthylique... hips, et j'étais remplie de tous les coups reçu au fil des pages. Suivre Milo dans ses pérégrinations n'est pas toujours de tout repos, mais je me suis attachée à lui, ainsi qu'au clodo Simon.
Ceci est un roman noir ! le lecteur explore les bars crades où se retrouvent les paumés; les clodos, les alcoolos et les flics corrompus, qui, pour quelques dollars de plus, ferment les yeux sur les flippers et autres infractions.
L'auteur n'est pas tendre avec son éponge imbibée d'alcool qu'est Milo. Pas tendre non plus envers les habitants de la ville de Meriwether qui regardent un jeune voleur à la tire se faire rouler dessus par des voitures, dans une parfaite indifférence, des flics corrompus ou des dealer occasionnels. Bref, tout le monde en prendra pour son grade.
Les personnages sont tous plus ravagés les uns que les autres et le ton du roman est assez impertinent, surtout avec Milo !
Ne lisez pas ce roman noir dans l'espoir de croiser un foudre d'enquêteur parce que Milo tourne souvent en rond, se bourre la gueule, doit débourrer et soigner ses coups. C'est simple, j'avais le nom du coupable avant lui...
Non, on lit cet auteur pour sa plume, son ironie, ses descriptions de la misère humaine échouée dans les bars. On le lit pour sa galerie de personnages... et on s'enfonce dans les eaux sombres car l'auteur nous maintient la tête sous l'eau.
On le lit pour ses 473 pages que je n'ai pas vue passer... pour le coup de pied au cul final.
En fait, on peut même dire que l'enquête est secondaire, accessoire. Juste une manière de faire plonger le lecteur en eaux troubles.
- Barman ! La prochaine tournée est pour moi !

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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critiques presse (1)
Actualitte   31 mars 2017
Fausse piste. Nada. Walou. Circulez, y a rien à voir. Ou reconsidérez tout ce qui se situe en dessous de vous, de moins que rien, ivrognes, marginaux, hippies, indiens d’Amériques, tout ce qui eut un jour un nom et plus de dignité, et vous aurez une idée assez précise de ce que l’on voit dans les yeux d’un détective pour qui l’art de s’abîmer dans un verre de whisky supplante tous les autres et vous apprend au passage, quelques trucs à propos de l’humanité.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   28 septembre 2016
- Vous permettez ? demandai-je en appuyant sur la touche enregistrement . Ma secrétaire est partie déjeuner et n'est toujours pas revenue . J'aime garder trace de ces choses . Je vous assure que tout ce que nous dirons demeurera strictement confidentiel .
Elle hésita , puis acquiesça . Je m'abstins de lui dire que cela faisait quatre ans que ma secrétaire était partie déjeuner , et que si elle n'était pas revenue , c'était parce qu'elle s'était enfuie au bras d'un trafiquant de drogue de Portland . Ils formaient un beau couple . Ils vivaient désormais à Mazatlan , au Mexique . Elle travaillait son bronzage ; il dirigeait un réseau de trafiquants .
+ Lire la suite
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marina53marina53   21 décembre 2017
- Hé, vieux, sois pas triste, d'accord ? Vous, les hommes plus âgés, des fois, vous savez, vous devenez tristes après. J'aime pas rendre les gens que je baise tristes, dit-elle d'un air aussi esseulé qu'une pluie fine sur des pins impassibles. D'accord ?
- Tu ne me rends pas triste, dis-je, en me retenant de lui dire que la jeunesse était parfois plus triste que l'âge mûr, en me retenant de lui dire qu'elle me faisait me sentir vieux, plus vieux que les montagnes, plus érodé que les ravines qui serpentaient sur les versants grillés par le soleil. C'est une trop belle journée pour être triste.
- Super, dit-elle d'une voix triste.
+ Lire la suite
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michemuchemichemuche   21 octobre 2018
ça faisait longtemps que je n'avais pas eu de relation avec une femme capable de paraitre innocente et vulnérable. Non que je n'aime point les femmes fortes et autonomes, mais la plupart des femmes que je connaissais étaient si rudes qu'elles pouvaient tailler des silex bifaces en se servant de leur cœur comme percuteur.
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belette2911belette2911   19 mai 2014
Que ce soit par de longs et ennuyeux discours ou par des regards qui en disent des kilomètres, les ivrognes ont toujours de bons arguments pour justifier leur ivrognerie. Ils boivent pour oublier ou pour retrouver la mémoire, pour y voir plus clair ou pour ne plus y voir du tout ; ils boivent parce qu'ils ont peur, parce que leur réussite les étouffe ou que leurs échecs les consternent ; ils boivent parce qu'ils n'ont pas de foyer et que leur coeur est solitaire, ou au contraire pour fuir l'horreur de leur ménage qui bat de l'aile.

Mais quoi qu'il en soit, leur vie tourne toujours autour de l'alcool.
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michemuchemichemuche   27 octobre 2018
- Tu ne me rends pas triste, dis-je, en me retenant de lui dire que la jeunesse était parfois plus triste que l'âge mûr, en me retenant de lui dire qu'elle me faisait me sentir vieux, plus vieux que les montagnes, plus érodé que les ravines qui serpentaient sur les versants grillés par le soleil. C'est une trop belle journée pour être triste.
Commenter  J’apprécie          280
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