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Nicolas Richard (Traducteur)
ISBN : 2070401758
Éditeur : Gallimard (03/01/1997)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Sur fond de guerre du Viêt-nam, deux hommes, Slag Krummel et Joe Morning, le sergent dur-à-cuire et le soldat gauchiste s'évertuent à essayer de se tuer plutôt que d'avoir à s'avouer qu'ils s'aiment.

Jusqu'à ce que Krummel, en s'éveillant sur un lit l'hôpital, ne sache plus très bien s'il a, oui ou non, descendu Morning en plein champ de bataille... Contre toute apparence, Un pour marquer la cadence est une histoire d'amour.

Une roman... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
strummer
  18 août 2013
Attention ici c'est M.A.S.H âcre à la tronçonneuse
Tous les oubliés de l'américan way of Life pataugent dans la merde, la boue, le sang la sueur et les larmes. Deux personnages surnagent : Krummel et Morning sortes de décalcomanies de Marlow et Kurtz. Ils s'apprécient, se détestent, se haïssent, se respectent, l'un est son supérieur et militaire de carrière l'autre est idéaliste torturé et frapa dingue.
Ils sont stationnés aux Philippines et bien sûr le Vietnam est à une rafale de M.60 de là.
Qui va avoir le dessus ? La guerre, la picole, la folie ?
Ce n'est pas un bouquin vulgarisant la guerre du Vietnam, si vous aimez le seigneur des porcheries, Fante, et autres cela devrait vous plaire.
Si les ambiances à la Samuel Fuller, l'ambiance de Salvador d'Oliver Stone, ou d'outrages de De Palma vous parlent, alors ça devrait le faire.
Si au contraire vous chercher un livre manichéen alors ce n'est pas pour vous, genre la vision simpliste de full metal jacket
Moi j'ai été emballé par la force dans ce bouquin, cela à été pour moi un mix entre voyage au bout de la nuit, au coeur des ténèbres, Bukowski, vraiment un grand bouquin méconnu je trouve.
Et ce qui ne gâche rien, Crumley écrivait bien, d'aucuns appelleraient ça des digressions inutiles, moi j'y vois de la poésie voire du lyrisme, purée pour une première oeuvre il mettait la barre bien haut ce cher James.
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AngelArekin
  06 juillet 2014
Un livre peu connu de James Crumley, et un livre qui, pourtant, m'a énormément marqué.
Je l'ai lu quand j'étais adolescente, et je l'ai relu récemment, et non, il n'y a pas à tordre, j'aime ce livre.
Plusieurs raisons à cet état de fait : d'abord, il est cru, vivant, tenace, brûlant et révoltant. le langage est presque grossier, et pourtant bien écrit, presque poétique parfois. C'est tout l'art de Crumley : savoir utiliser des mots orduriers et les faire passer pour du miel.
Ensuite, le récit : les deux personnages principaux, Krummel et Morning sont savamment bien ficelés, l'un, un brin autoritaire, l'autre, un révolté, l'un, un vrai militaire, l'autre, un soldat anti-soldat. Et pour autant, ces deux hommes sont des guerriers, au sens noble du terme. Ils sont des guerriers qui boivent pour oublier ce qu'ils sont, ce qu'ils font, qui fourrent les putains dans des bars sordides d'Asie pour oublier la guerre, poison distillé jusque dans leur coeur.
Les deux hommes se détestent, du moins, c'est ce qu'ils espèrent ou ce qu'ils croient, mais l'amour et la haine sont parfois si imbriqués l'un dans l'autre que l'on ne fait plus la différence.
Pour conclure, ce livre colle à mon souvenir. J'ai envie de le relire une fois encore, de m'immerger dans leur histoire, de rire quand ils rigolent, de pleurer quand ils pleurent ou qu'ils ont peur, de les comprendre, de partager leurs idées, leurs révoltes ou de les médire, lorsque je ne suis pas d'accord.
Ce roman n'est sans doute pas le meilleur, et néanmoins, il suscite une vive émotion, et c'est sans doute cela, la force de Crumley.
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Thyuig
  19 janvier 2011
L'apprentissage de la haine brutale en milieu militaire, haine qui finalement ne se trouve toujours pas très loin de l'amour le plus total et le plus fou. Crumley écrit son grand roman avec "un pour marquer la cadence" et les références se bousculent au portillon lorsque l'on commence à parcourir ses lignes. le grand roman sur la guerre, Hemingway l'a déjà écrit dix fois, que reste-t-il donc à Crumley dans cette matière ? le roman date de 1969 et prend pour cadre le début des opérations militaires américaines au Viet-nam. le corps armé oscille entre attente résignée et envie d'en découdre. Les gars piccolent comme des trous et par delà les caractères mis en évidence par Crumley émergent les personnages du sergent Krummel et du soldat Morning. Deux fous, deux accidentés du rêve américain qui vont se livrer à un splendide jeu de dupe décadent.
Où donc Crumley veut-il nous mener en nous racontant cette histoire ? A ses instincts les plus bas, au pire de l'Homme civilisé ou pas loin. N'empêche qu'on est embarqués malgré nous, et même si parfois le style se fait pompeux et quelque peu thèseux, Crumley n'oublie pas sa formidable plume de chatouilleur et trace à l'encre rouge deux portraits d'hommes durs comme rarement écrivain n'en aura livré.
Le roman est dur, parfois exigeant et vain, les sorts mélés de krummel et Morning nous échappent quelques fois, souvent, et pourtant on ne peut que dévorer les 200 pages qui concluent en un grand mouvement d'apocalypse ce roman pas si vain que ça. Crumley livre son bouquin sur la guerre comme Coppola filme le Viet-Nam, c'est dur et beau à la fois, lyrique et ennuyeux et pourtant le fil de ces pages marque sensiblement.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
strummerstrummer   07 août 2013
Jésus était charpentier ; il pouvait se permettre de pardonner à ses ennemis ; moi je suis un guerrier, je ne peux pas m'offrir ce luxe.
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strummerstrummer   11 août 2013
Un dépôt d'armes avait explosé dans l'arrière-garde protestante, déclenchant une colonne de feu et de fumée, qu'une âme inconnue repéra - ce qui, je suppose, prouve seulement qu'en dépit de toutes les fameuses académies militaires et de tous leurs stratèges diplômés, les batailles et même les guerres, se concoctent avec la même délicieuse absurdité que la poésie.
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strummerstrummer   14 août 2013
Je résolus une bonne soixantaine de questions en n'y apportant aucune réponse, puis en suscitai au moins autant lorsque je déverrouillai le râtelier et le dépôt de munitions.
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strummerstrummer   12 août 2013
Les sauvages ont toujours pensé que les fous en savent trop pour qu'on les tue.
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