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ISBN : 2369428244
Éditeur : Nouveau Monde (06/06/2019)

Note moyenne : 4.83/5 (sur 3 notes)
Résumé :
En 2002, à 19 ans, Azad a été enrôlé dans l'armée iranienne où on l’a obligé à se battre contre son propre peuple, les Kurdes. Il a déserté pour fuir au Royaume-Uni, où il a obtenu la nationalité britannique. Plus de dix ans plus tard, de retour au Moyen-Orient, Azad a repris les armes, mais cette fois pour se battre aux côtés des siens.

C’est ainsi qu’en 2014, après 24 jours d’entraînement comme tireur d’élite, Azad est devenu l’un des 17 snipers vol... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Vocabula
  13 juillet 2019
Décidément, ces derniers temps, je me sens en veine. Premièrement, parce que j'ai eu la chance d'être sélectionné pour ma première participation à « Masse critique », et deuxièmement, parce qu'en lisant « Sniper » d'Azad Cudi, je me suis senti privilégié de vivre en Belgique, bien loin des champs de bataille de Kobané.
Il m'arrivait d'entendre brièvement parler du PKK et de leur guère contre Daesh, mais en toute sincérité, ça me semblait tellement lointain et irréel, que je ne me suis jamais senti réellement concerné par tout cela. Daesh, pour moi, c'était uniquement une bande de dégénérés à l'encontre de qui j'éprouvais de la haine et de la peur à chaque fois qu'ils décidaient de perpétuer un attentat dans les villes de notre francophonie. du coup, je remercie les éditions « Nouveau monde » et Babelio, qui, en m'envoyant ce livre dans le cadre de cette édition « Masse critique », m'ont permis d'appréhender ce conflit avec un oeil nouveau. En effet, Azad Cudi nous livre ici un récit coup de poing, sans prendre de pincettes. On y découvre les horreurs de la guerre, que l'auteur nous décrit avec une certaine banalité, sans verser dans le sentimentalisme, symbolisant à quel point ces atrocités ont fait partie de son quotidien. Ce livre m'a également permis de découvrir la noble cause du PKK. Cette milice ne se contente pas de se battre contre cette vague noire que constitue l'EI, avec leurs idées barbares et rétrogrades. Non, ces héros des temps modernes se battent d'avantage pour leurs idéaux de libertés, d'égalité, de fraternité, d'humanisme.
A coup sûr, c'est une lecture dont on ressort changé. Pourquoi ne pas lui mettre que 4.5 étoiles et non pas 5 ? Car ce livre présente malgré tout 2 petits défauts à mes yeux. le premier, c'est la redondance que j'ai ressenti vers la fin de ma lecture. En effet, les situations de guerre décrites sont relativement toutes assez semblables, ce qui à force, crée un certain sentiment de lassitude. le deuxième point négatif, c'est que l'auteur ne se livre pas assez sur ses états d'âmes durant la guerre, ne semblant pas parvenir à briser cette carapace qu'il s'est forgé durant cette période.
Un livre, qui, en dehors de ces 2 défauts, nous livre un véritable message de paix et d'espoir, et qui offre également un portrait de ces héros de l'ombre, et que je recommande donc vivement.
En guise de mot de la fin, je tenais encore à remercier les éditions "Nouveau Monde" et Babelio pour cette Masse critique et pour ce superbe livre.
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Onirique13
  26 juillet 2019
Une nouvelle fois, je peux remercier Babelio pour l'opportunité que représente la Masse Critique. En effet, sans cette opération, je n'aurai jamais eu connaissance de ce livre d'Azad Cudi, Sniper : ma guerre contre daech, aux Éditions Nouveau Monde.
Je suis assez friande des ouvrages autobiographiques avec des thématiques fortes, engagées parce qu'ils me touchent encore plus que des fictions (évident, n'est-ce pas ?). Étant donné que je ne me restreins jamais à un genre ou à une thématique précise, pourquoi ne pas lire l'histoire d'un sniper ?
La citation critique de John le Carré qui se trouve sur la couverte du livre : " un livre époustouflant, édifiant, à lire et à relire ", n'est pas une publicité mensongère.
Ce récit est clairement édifiant ! J'ai beaucoup appris en le lisant. Il m'a également poussé à me questionner sur notre perception occidentale de cette guerre, de ce conflit.
J'ai été admirative : le combat d'Azad Cudi et de ses camarades pousse au respect.
J'ai été époustouflée par ce peuple qui a une vision beaucoup plus moderniste que "nous" sur bien des sujets, notamment sur la place des femmes dans la société.
J'ai été écoeurée par les stratégies et la manière de penser (si on peut nommer cela "penser") de l'EI. Je le savais déjà (on le sait tous), mais le lire m'a encore, un peu plus, révolté.
Ce témoignage est puissant et riche d'instruction, je recommanderais donc vivement sa lecture à mon entourage ainsi qu'à vous, communauté Babelio.
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Seryal_lectrice
  08 août 2019
Si je devais résumer cette lecture avec un seul mot ça serait “émouvante”.
En effet, j'ai été prise aux tripes dès les premières pages. Cette autobiographie raconte l'histoire Azad Cudi était sniper dans l'armée iranienne et contraint de se battre contre son propre peuple les Kurdes. Pour s'en sortir il s'enfuit au Royaume-Uni pour en obtenir la nationalité et retourne au Moyen-Orient pour se battre du bon côté, il est l'un des 17 snipers déployés par l'armée kurde quand Daesh s'empare de la ville de Kobané.
Cette autobiographie est très intéressante à tous point de vue, elle parle d'un problème moderne mais également personnel, puisque c'est ce qu'a vécu Azad.
Dès les premières pages, on est plongé dans l'horreur qu'est cette guerre, ce n'est pas comme à la télé, on ressent et vit vraiment ce qu'Azad a vécu ! J'avais commencé l'autobiographie du Navy Seal Chris Kyle, à ce jour je n'ai pas pu la terminer, c'est une lecture très dure pour moi. J'ai eu beaucoup de mal à lire celle d'Azad aussi, mais je m'y suis engagée, j'ai donc ravalé mes larmes et prit mon courage à deux mains pour terminer ce livre superbe mais également très triste.
On réalise l'enfer que vivent les soldats, les moments de solitudes, les moments de rigolade pour faire redescendre la pression, les moments de panique, les moments de tristesse, de nostalgie, de peur... On les vit aussi à travers cette lecture qui chamboule le coeur et la tête.
Les notes du traducteur nous aident pas mal, car quelques fois ce sont vraiment des termes techniques ou des acronymes qu'on ne connait pas forcément.
En lisant ce livre, je me suis rendu compte à quel point c'était réel, jusqu'ici j'étais : “ok bon, Daesh il fait quelques attentats mais c'est les médias qui en font des tonnes”, et bien non. Daesh fait régner la terreur dans des villes comme Kobané, et c'est grâce à des soldats comme Azad que ces villages sont libérés, je suis en colère contre moi même de ne l'avoir réalisé que maintenant. D'un autre côté, cela me fait me sentir privilégié de vivre loin de ces villes, et je réalise cette chance.
Tout le monde devrait le réalisé, mais je ne suis pas sûr que ce soit le cas à ce jour, je vous conseille donc de lire ce pur chef d'oeuvre qui prend aux tripes et fait réaliser beaucoup de chose.
Merci à Babelio et la ME Nouveau Monde, mais surtout, merci à Azad, merci à ces milliers, ces millions de soldats qui risquent leur vie tous les jours pour que nous puissions vivre en paix, dans une ville qui n'est pas en guerre, au chaud au fond de notre lit. Que vous soyez des soldats Français, Américains, Britannique ou autre merci, merci d'être là, merci de nous protéger, merci de faire ce que peu de gens feraient.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
VocabulaVocabula   02 juillet 2019
Je ne pouvais pas aider. Je ne pouvais que regarder. Je me suis poussé contre un mur en essayant de m'y fondre et j'ai regardé mes amis et mes camarades mourir qu'on apportait.
D'autres se dépêchaient pour tenter de les sauver. Quand je n'ai plus été capable d'en voir et d'en entendre d'avantage, j'ai mis mes mains sur mes oreilles et j'ai fermé les yeux, et j'ai laissé la pluie emporter mes larmes.
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Onirique13Onirique13   01 juillet 2019
J'ai porté plusieurs noms : Sora quand j'étais enfant au Kurdistan, Darren sur mon passeport britannique, mais comme sniper je m'appelais Azad, qui signifie "libre" ou "liberté" en kurde. Pendant la guerre, ce nom me rappellerait un proverbe kurde qui dit que l'arbre de la liberté est arrosé de sang.
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Onirique13Onirique13   14 juillet 2019
La force motrice du capitalisme qui était l'égoïsme devait être remplacée par quelque chose de plus noble : l'intérêt public à la place de l'intérêt particulier, la coopération à la place de la compétition, la responsabilité sociale à la place du profil personnel, le bien de la société à la place de la pure consommation des biens et des services.
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Onirique13Onirique13   14 juillet 2019
Un bon sniper sait tisser sa toile avec patience, les grands snipers sont des maîtres du destin, du leur et de celui de n'importe qui. Vous veillez, décidez et agissez seul. Vous prenez la vie de l'autre homme tout seul. Il n'y a pas beaucoup d'expressions plus pures du libre arbitre en ce monde.
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Onirique13Onirique13   14 juillet 2019
Pour les spécialistes étrangers qui ont l'habitude de classer les mouvements politiques du Moyen-Orient en religion, ethnies, socialistes ou nationalistes, je crois que nous étions une énigme. Nous étions dogmatiquement larges d'esprit et inflexiblement antisectaires. Nous étions des combattants de la liberté et nous refusions le pouvoir. Pour plus de confusion encore, orientaux ET féministes.
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