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Hélène Collon (Traducteur)
ISBN : 2350210375
Éditeur : Naïve (12/05/2006)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Bientôt le pré s'est illuminé çà et là de brefs éclairs, à la fois vifs et doux, qui répandaient une phosphorescence couleur citron. Les lucioles étaient arrivées, comme l'avait prédit mon père, et je les ai contemplées bouche bée, émerveillée, les lèvres sèches et les mains qui glissaient avec impatience sur le devant de ma robe. [...] Moi c'est Jeliza-Rose», j'ai dit, assise en tailleur, en faisant de petits bonds sur place.

Jeliza-Rose a quitté Los... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
orhal
  29 août 2007
Tout commence presque normalement. Si on considère que la normalité puisse être d'avoir une mère accroc à l'héroïne et un père, rock star version country, tout aussi défoncé. Non, mais attendez! Ne tournez pas les talons tout de suite! Je vous jure que cette histoire n'est pas triste. Enfin pas si triste, juste un peu sordide. Mais pas trop. Jeliza-Rose est une petite fille de 11 ans. Elle comprend sans vraiment chercher à évaluer son entourage. Elle n'est jamais allée à l'école, ce qui la préserve de toute comparaison avec l'extérieur. Sur un coup de tête, son père décide de l'emmener avec elle, au Texas, dans la maison de sa grand-mère décédée avant sa naissance. La maison est dans un état de vétusté avancée, le terrain qui l'entoure est une parcelle en friche, agrémentée d'une carcasse de bus rouillé. Et Jeliza-Rose se ravie d'être là avec ses amies, des têtes de poupées Barbie. A peine arrivés, Noah, père aimant et doucement déjanté, sombre dans l'immobilisme, comme à chaque fois qu'il se fait un fix. Il peut rester bloqué des jours et des nuits comme ça, Jeliza le sait et ne s'en formalise pas. Elle poursuit ses jeux. Son imagination est sa vraie nourriture. Elle s'invente des excursions, des découvertes, des conversations passionnantes. Petite sauvageonne crasseuse, elle mange de temps en temps quelques crackers avec du beurre de cacahuètes. La vie est parfaite en somme. Jusqu'au jour où elle rencontre ce qu'elle pense être un fantôme ou une Femme des Marais. Et la curiosité la pousse à faire connaissance avec cette femme effrayante et curieuse.
Tideland est un roman très particulier, à l'ambiance flirtant entre l'innocence et le malsain. Ce qui nous accroche au fil des pages c'est l'applomb de la petite narratrice qui, elle, trouve tout ça normal, qui ne se pose aucune question. Tout est premier et 36ème degré à la fois. Mitch Cullin nous envoie dans la banalité de cette enfant, et le tour de force réside dans le fait qu'on ne la prend pas en pitié, alors que dans la réalité, tout nous pousserait à vouloir la secourir. Jeliza-Rose est une candide spectatrice et actrice de cette vie hors du commun, où l'adulte n'est ni un secours ni un obstacle et où le jeu est permanent. Tideland est une fresque fantastique sans vraiment l'être. Il s'agit juste de la découverte d'un univers enfantin, magique et, s'il est torturé pour nous, lecteurs, il ne l'est pas pour la jeune héroïne. Et on se retrouve en déséquilibre face à ce récit. On est troublé de regarder se dérouler ce segment d'existence. On est complètement désarçonné. Et pourtant, c'était ça l'enfance. de notre regard d'adulte, on a l'impression que cette première période de la vie n'était en fait que de la folie douce. Mais sans conscience forgée à cet âge là, on ne s'en était pas rendu compte, c'est tout. Cullin n'écrit pas un livre, il nous offre un album photo, il anime un film pour notre plus grande surprise. Les images sont si bien décrites qu'on voit tout défiler en technicolor, les mots deviennent mouvements, couleurs et vies. Si vous arrivez à accepter ce quotidien là, aucun doute que vous serez conquis et embarqués jusqu'à la dernière page.
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tulisquoi
  17 mai 2010
Anouchka disait il n'y a pas longtemps, qu'elle aimerait voir les couvertures des livres en plus grand chez moi. Pour les mettre en valeur. Et aujourd'hui, avec ce livre, je suis tout à fait d'accord avec elle.
Je ne sais pas ce que vous en pensez. Moi j'accroche. Totalement. C'est typiquement le genre de visuel qui me donne envie d'approcher un livre, de le regarder, de l'admirer et de l'emmener avec moi pour découvrir l'histoire qu'il a à me raconter. Une couverture comme ça, c'est un monde qui se crée dans la tête avant même d'avoir lu les premières lignes. C'est une façon d'aborder l'histoire qui est conditionnée par l'interprétation qu'on en fait. Et qui dans ce cas, colle parfaitement à l'univers des personnages.
Jeliza-Rose est encore une gamine qui doit se débrouiller avec une mère héroïnomane et un père, ex-star du rock et junkie toujours accro. Lorsque sa mère meurt (d'une overdose), Jeliza-Rose et son père partent pour une ferme au milieu de nulle part. Très vite, la fillette se retrouve complètement livrée à elle-même et, pour repousser la folie environnante, s'invente un monde fantastique où rien ne peut l'atteindre. On part donc à l'aventure avec Classique, sa meilleure amie qui n'a qu'une tête mais est la plus belle avec ses vrais cils, le sous-marin fantastique posé au milieu du désert mais qui a quelques défauts au niveau du toit, un bus abandonné qui parfois se transforme en requin mais accueille toutes les lucioles du coin et des pièces posées sur le rail d'un chemin de fer pour obtenir la plus longue pièce du monde mais qui pourraient bien apporter une solution à la situation délicate de Jeliza-Rose. Sans oublier l'Homme des Marais terrifiant qui risque à tout moment se surgir.
La force - la grande force de ce livre - c'est cette écriture très visuelle qui m'a tout de suite embarquée dans l'histoire. Peut-être que cela est conditionné justement par cette couverture qui ouvre une interprétation de l'histoire et donne à voir un univers fantastique. Mais certainement aussi au fait que Mitch Cullin approche la littérature comme un photographe.
L'histoire repose sur une succession de tableaux qui traitent de la drogue, la mort, la démission des parents, les premiers émois de l'amour, la différence et juste au moment où on commence à se dire que cela va devenir lassant, d'une pirouette assez réussie, l'auteur nous offre une porte de sortie inattendue pour Jeliza-Rose et une image photographique merveilleuse en clap de fin.
Lien : http://tulisquoi.over-blog.c..
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elisala
  19 août 2014
Le pitch: Une petite fille à l'imagination florissante et son papa partent s'installer dans une nouvelle maison dans de bien étranges circonstances.
C'est étrange, c'est triste, c'est glauque, c'est dérangeant. C'est sale. C'est bizarre. Je ne sais pas quoi en penser. Je n'ai pas détesté, je n'ai pas adoré non plus. Je suis perturbée par ce bouquin, ce qui est, j'imagine, déjà une fin en soi? Je ne crois pas que ça me laissera un souvenir impérissable, mais pour l'instant, ça me perturbe.
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aureliestrega
  26 décembre 2014
Je me demandais quel était le livre le plus bizarre que j'ai lu et c'est sans doute celui-ci. A la fois drôle et glauque, extraordinaire et dérangeant. On le lit avec curiosité et répulsion, un des plus beau que j'ai lu malgré cette impression de malaise.
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hurledesanges
  25 août 2014
Putain, mais quelle claque ! Alice au Pays des Merveilles version XXème siècle, avec son lot de troublantes visions qui ont d'ailleurs inspiré un film qui mérite d'être vu.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
MonsieurPiuMonsieurPiu   18 août 2011
Elle a ôté ses lunettes pour me montrer son oeil de pirate. Je me suis penchée en avant et j'ai aperçu mon reflet sur sa pupille laiteuse.
"Je me suis fait piquer dans mon propre jardin. Une saleté d'abeille m'a crevé l'oeil. A mon avis, c'était pour se venger, parce que j'avais détruit toutes les ruches de mon père. J'y avais versé de l'essence et mis le feu à minuit.
Pourquoi ?"
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Video de Mitch Cullin (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mitch Cullin
Bande annonce de Mr Holmes, adaptation du roman de Mitch Cullin, Les abeilles de mr Holmes
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