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ISBN : 2234078032
Éditeur : Stock (14/01/2015)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 256 notes)
Résumé :
«C'était là.
C'est là que tant de cobayes humains ont subi les sévices de ceux qui étaient appelés "docteurs", des docteurs que mes deux grands-pères, disparus dans ce sinistre camp, ont peut-être croisés.
Je suis à Auschwitz-Birkenau.
Il s'agit d'un voyage de mémoire, un pèlerinage personnel que j'ai maintes fois repoussé.
Là, devant ce bâtiment, mon cœur de médecin ne comprend pas. Comment peut-on vouloir épouser un métier dont le but u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
bibiouest
  07 février 2018
Il faut remercier Michele Cymes d'avoir écrit ce livre, c'est un sujet « lourd » déjà abordé auparavant mais qui grace à la notoriété de l'auteur aura une « chance » d'être lu par le plus grand nombre.
Le plus terrible dans tout cela c'est après la guerre ou l'on apprend que bons nombres de « scientifiques » ont été « repris » dans les services des alliés.
Les questions de l'éthique et la médecine sont au centre du livre. L'éthique en toute chose doit être une nécessité. Après avoir lu ce livre on se dit que décidément l'humanité engendre le pire et que cela ne se reproduira plus si on est vigilant... peine perdue l'histoire nous montre qu'hélas on ne tient pas comptes des horreurs du passé.Toute idéologie poussée à son extrême est un poison mortel...
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Dixie39
  16 mai 2017
C'est un sujet difficile qu'aborde Michel Cymes dans Hippocrate aux enfers : celui de l'expérimentation humaine effectuée par des médecins allemands dans les camps de concentration, durant la seconde guerre mondiale. On aimerait croire que tous ces actes de barbarie furent exécutés par des brutes perverses au QI d'imbéciles violents et sadiques qui se seraient auto-proclamés médecins ou scientifiques ; mais malheureusement, la réalité que nous présente Michel Cymes est bien différente. Il y a très peu de médecins ratés ou d'étudiants recalés dans les rangs de ces bourreaux. Beaucoup sont de brillants scientifiques promus à un bel avenir. Et un avenir, ils en ont eu un pour la plupart. Leurs victimes n'ont pas eu cette chance.
Nous pourrions penser que les libérateurs ont fait preuve d'une justice exemplaire. Naïve humanité ordinaire que nous sommes croyant encore à ce sacro-saint idéal… Non. Les alliés ont exfiltré ces scientifiques et profité de leurs savoirs et de leur intelligence pour mener à bien la conquête spatiale, pour ne donner qu'un exemple…
"Si l'homme a marché sur la Lune, c'est en prenant son élan depuis le charnier criminel des esclaves de Dora, le camp où est née l'aérospatiale et où sont morts des milliers d'hommes."
Beaucoup d'horreurs dans ce livre. Je ne veux pas m'appesantir, mais vous laisser les lire. Juste un mot : Michel Cymes les aborde avec beaucoup de pudeur et d'humanité. Il dit, sans atténuer ni masquer, mais sans cette insistance qui peut parfois donner cet effet de voyeurisme ; la réalité des faits est assez dérangeante pour le lecteur, sans qu'il soit nécessaire d'en rajouter.
La question qui sous-tend son propos est simple : Comment en sont-ils arrivés là ? Comment ont-ils pu à ce point violer ce serment ultime et fondateur ? Qui, mieux qu'eux, pouvait ne pas ignorer la valeur d'une vie humaine ? Certes, nous savons tous que l'on peut être le plus intelligent des hommes et le plus fieffé des salauds. Cela n'a rien d'incompatible… mais ce qui est en jeu, surtout ici, c'est la manière de considérer l'autre. Si vous retirez à certains hommes (ou femmes) la qualité d'être humains, peu importe pour quelles raisons, qu'est-ce qui vous empêchera d'en arriver là ? En quoi cet individu que vous aurez soustrait de l'humanité vous semblera-t-il différent d'un animal de laboratoire voué à l'expérimentation ? d'un objet dont vous pourrez disposer à votre guise ?
A l'heure où les droits de l'homme et de la femme stagnent ou reculent dans bon nombre de pays, c'est une question qui fait sens.
Une autre, tout aussi essentielle, est au coeur du débat : beaucoup réprouvent ces expérimentations humaines, mais vous brandissent avec force l'avancée considérable qu'elles auraient permise à la science. Les bras m'en sont souvent tombés. Comme si de cet enfer, pouvait ressortir quelque chose de positif, d'utile pour l'humanité. Je ne savais quoi argumenter en retour. Tant cela me semblait abject. Merci Monsieur Cymes de pouvoir me donner de quoi affirmer que non ! Toutes ces horreurs n'ont pas eu les résultats escomptées et que le peu de résultats probants auraient pu être obtenus sans toute cette barbarie…
"Quoi qu'il en soit, de l'immense majorité de ces expériences, rien n'est sorti.
Rien d'autre que la souffrance et la mort.
Rien d'autre que des cris, des hurlements, des suppliques.
Ces cris, je les ai imaginés, je les ai presque entendus.
Ils me hantent encore aujourd'hui.
Qui peut dire qu'on ne les entendra plus ?"
Lien : http://page39.eklablog.com/h..
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NathalC
  21 juillet 2017
Il n'est pas évident de faire une critique suite à la lecture de ce livre. Michel Cymes nous fait ici le portrait des médecins (les pires) qui ont expérimentés sur les hommes dans les camps de concentration durant la 2nde guerre mondiale.
Je ressors de cette lecture abasourdie.
Michel Cymes expose les faits, l'historique de chaque médecin, son parcours pour en arriver à faire ces expériences, au nom de la médecine, de la science, de la connaissance, pour sauver les soldats allemands... Y a t il une excuse à leurs actes ? Non...
Il n'entre pas dans les détails des tortures (car personnellement, j'appelle cela des tortures, et non pas des expérimentations !). Il explique ce que les médecins et leurs entourages cherchaient à prouver, cherchaient à découvrir.
Quelques témoignages nous font quand même imaginer l'horreur.
La fin du livre m'a encore plus abasourdie. Après la guerre, peu de personnes ayant été au plus près de ces tortures ont été "punies". Les peines encourrues sont courtes, voire inexistantes. Certains ont même été "embauchés" aux Etats-Unis, dans d'autres pays d'Europe, en Russie... Au prétexte de faire avancer la science, car ces médecins étaient des "spécialistes"... Et d'autres ont vécu leur fin de vie à l'abri !!
C'est honteux... Je n'en reviens pas... A partir du moment où un intérêt est en jeu, l'homme, quelque soit sa nationalité et L Histoire, fait passer ses intérêts avant tout...
Suite à la lecture de ce livre, je suis de plus en plus triste de l'attitude de l'Homme, que ce soit pendant ou après la guerre... Je ne suis même pas certaine que cela serve de leçon ! L'Homme est prêt à tout... (malheureusement)
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freewillow
  07 juin 2016
J'avais bien une idée des horreurs qui s'étaient passées dans les camps. La description des horreurs commises m'a finalement moins choquée que les motivations de ces médecins. Ce qui n'excuse évidemment aucunement les atrocités perpétrées.
Ce qui m'a réellement choqué, c'est l'hallucinante petitesse des peines encourues - quand il y en a eu - pour ces monstres.
Il n'est aucunement acceptable de vouloir faire "la paix" sur des évènements si impardonnables. Il y a des actes que l'on ne peut accepter d'oublier ou de pardonner.
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Lagagne
  05 mars 2016
Je ne connaissais vraiment rien au sujet : les médecins et leurs "expériences" dans les camps nazis. Alors merci à Michel Cymes pour m'avoir quelque peu éclairé sur ce point.
Car la qualité première de ce documentaire est d'être très grand public. Pour une ignorante pour moi, c'est parfait. Par contre, quelqu'un qui connaît déjà un peu le sujet va peut-être être vite limité par l'ouvrage. Mais Cymes voulait faire grand public et c'est une vraie réussite.
On découvre avec horreur, les monstruosités pseudo scientifiques qu'ont pu commettre ces hommes de sciences. Car plusieurs choses m'ont choqué, et l'une d'entre elles est que ces hommes étaient de vrais scientifiques. Pas de vulgaires frustrés ou de ratés, de vrais scientifiques avec une carrière, pour la plupart. L'autre chose effarante, c'est l'impunité qui les entoure juste après la guerre. Ils retournent tranquillement exercer! Certains vont être rattrapés après, vont être condamnés à la prison ou à l'exil. Mais les peines paraissent si faibles au regard des crimes qu'ils ont commis. Je sais bien qu'il faut penser à la reconstruction du pays, au pardon, à une forme d'oubli pour avancer, mais à ce point! Et les alliés qui en profitent pour recruter!
Ces monstres ont-ils réellement fait avancer la science? L'auteur n'a pas de réponse tranchée, tellement cela est difficile à juger. Mais est-ce que le jeu en valait la chandelle?
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critiques presse (1)
Bibliobs   12 mars 2015
Le livre (...) a l’intérêt de confronter le regard d’un médecin à des expériences aberrantes dont il démontre la sauvagerie autant que l’inanité.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (58) Voir plus Ajouter une citation
okkaokka   12 septembre 2018
p.189-91.
Pendant que Hoven joue de la seringue, le kapo Dietzsch, la Brute, manie le gourdin. Hercule diabolique, condamné par le régime hitlérien, après plusieurs séjours en prison, il est envoyé à Buchenwald comme interné politique. Il est le seul à se porter volontaire lorsque Ding réclame un aide. Violent et sadique, sans aucune compétence médicale, c'est pourtant lui qui examine les malades, pratique les inoculations de typhus d'homme à homme et surtout choisit, parfois avec Hoven, les futures victimes.
[…]
Le Dr Ding était un jeune médecin non compétent, et le personnel infirmier n'avait aucune formation. Le kapo Dietzsch était un homme brutal, qui parcourait les salles armé d'un grand bâton, et tuait des malades.
+ Lire la suite
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okkaokka   12 septembre 2018
p.23-4.
Au moment d'être admis à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité.
Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux.
Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité. Même sous la contrainte, je ne ferai pas usage de mes connaissances contre les lois de l'humanité.
J'informerai les patients des décisions envisagées, de leurs raisons et de leurs conséquences. Je ne tromperai jamais leur confiance et n'exploiterai pas le pouvoir hérité des circonstances pour forcer les consciences.
Je donnerai mes soins à l'indigent et à quiconque me le demandera. Je ne me laisserai pas influencer par la soif du gain ou la recherche de la gloire.
Admis dans l'intimité des personnes, je tairai les secrets qui me seront confiés. Reçu à l'intérieur des maisons, je respecterai les secrets des foyers et ma conduite ne servira pas à corrompre les mœurs.
Je ferai tout pour soulager les souffrances. Je ne prolongerai pas abusivement les agonies. Je ne provoquerai jamais la mort délibérément.
Je préserverai l'indépendance nécessaire à l'accomplissement de ma mission. Je n'entreprendrai rien qui dépasse mes compétences. Je les entretiendrai et les perfectionnerai pour assurer au mieux les services qui me seront demandés.
J'apporterai mon aide à mes confrères ainsi qu'à leurs familles dans l'adversité.
Que les hommes et mes confrères m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses ; que je sois déshonoré et méprisé si j'y manque.
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okkaokka   12 septembre 2018
p.156-7.
Le docteur n'a même pas pris la peine de changer son nom ! Le plus étonnant est que le comité des anciens du camp et les associations de déportés ont toutes les peines du monde à faire rouvrir le dossier Clauberg, car il est assisté par des amis haut placés ainsi que par des firmes pharmaceutiques. Arrêté en 1995 Clauberg est d'abord enfermé dans un asile psychiatrique, avant d'être déclaré « responsable de ses actes ». Enfin, en 1957, le procès va avoir lieu, mais il est trop tard : Clauberg est retrouvé mort dans sa cellule. Si c'est la fin pour le Dr Mabuse, l'histoire n'a toujours pas trouvé la paix et la justice : comment a-t-il pu regagner l'Allemagne ? Pourquoi son procès a-t-il été si tardif ? Sa mort était-elle accidentelle ? Quel est le rôle, enfin, des firmes pharmaceutiques avec lesquelles il a été en cheville, qui l'ont vraisemblablement aidé, avant peut-être de le supprimer (pour éviter qu'il ne parle ?). Autant de questions qui n'auront peut-être jamais de réponses.
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okkaokka   12 septembre 2018
p.143.
Viktor Brack a aidé sa femme à mourir, en la tuant de ses propres mains. Il a le sens de l'économie ; en assassinant les mutilés de la Grande Guerre, quelques retraités et plus de 70 000 handicapés (crime de masse pudiquement nommé le Programme Aktion T4), il a fait économiser au Reich une abondance de primes de guerre et de pensions de retraite ainsi que libéré un grand nombre de lits d'hôpitaux.
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okkaokka   12 septembre 2018
p.110.
C'est par cet ascenseur aussi que 86 suppliciés ont dû passer en arrivant du Struthof. C'est cet ascenseur qu'empruntait Hirt pour rejoindre les cuves, à l'abri des regards.
Même le Pr Kahn, plutôt affable et détendu jusqu'alors, devient plus grave en m'ouvrant les portes des deux salles exigües.
Il fait beau ce jour-là. La lumière entre par les petites fenêtres et éclaire de grandes cuves carrelées, comme les imposants congélateurs qui s'ouvrent par le dessus.
C'est là.
C'est là que les Alliés ont trouvé les corps, un invraisemblable enchevêtrement de corps, de membres... tous ceux qui les SS n'avaient pas pu brûler avant de partir précipitamment. S'il y avait les corps, il n'y avait aucune de leurs 86 têtes.
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Videos de Michel Cymes (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Michel Cymes
"Docteur je crois que j'ai un cancer" ou encore "J'ai une tumeur...c'est Parkinson...ou Alzheimer...Ou l'infarctus qui guette" tel est le discours très souvent entendu par le médecin Michel Cymès. Dans son livre "Chers Hypocondriaques" (Stock), Michel Cymès cherche à nous rassurer et pour nous convaincre que nos maux ne sont peut-être pas si graves que cela....
En savoir plus sur "Chers hypocondriaques" : https://www.hachette.fr/livre/chers-hypocondriaques-9782234086036
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