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ISBN : 2738121659
Éditeur : Odile Jacob (18/09/2008)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 44 notes)
Résumé :

« Face à la perte, à l'adversité, à la souffrance que nous rencontrons tous un jour ou l'autre au cours de notre vie, plusieurs stratégies sont possibles : soit s'abandonner à la souffrance et faire une carrière de victime, soit faire quelque chose de sa souffrance pour la transcender.

La résilience n'est pas du tout une histoire de réussite, c'est l'histoire de la bagarre d'un enfant poussé vers la mort qui invente une stratégie de retour à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
janemar
  21 janvier 2012
Boris Cyrulnik est allé à la rencontre, ici et ailleurs dans les différentes cultures du monde, des blesses de la vie, de ces « épouvantails » dont il se fait le biographe et dont il raconte comment ils ont su réparer leurs blessures et faire de leurs fragilités une force de vie.
Le thème privilégié de B. Cyrulnic revient ici, « la résilience », d'autres livres y sont consacrés, celui-ci développe dans des circonstances multiples, guerres internationales, Shoah, attentats, les événements multiples dont le contexte va influer sur la vie des individus, enfants et adultes. Des événements plus rapprochés, qui sont ceux de la vie quotidienne, d'une souffrance que l'adulte malgré lui transmet à ses enfants. Enfin, il s'agira ici de toute sorte de blessures infligées à chacun. Comment s'en guérir ? là est le problème crucial : battre quand on a été battu ? s'enfermer dans le noir de la dépression pour ne pas faire face… ou fabriquer un récit de soi pour remplir le vide laissé par une non-identité ou une identité volée ? Pour Cyrulnic s'est se re-construire par la résilience, par cet effort sur soi qui permettra de trouver le moyen de s'en sortir.
On retrouve les mêmes développements que dans « Les vilains petits canards », où l'on faisait connaissance avec le passé tumultueux des artistes et autres « grands de ce monde ». Ici, la résilience est « proposée » aux blessés du XIXe siècle.
On est un peu submergé par tant de citations qui font référence à beaucoup d'ouvrages, mais le style de Cyrulnic nous permet de tout avaler, encore faut il de temps en temps se poser, pour digérer la masse d'informations. Un très bon livre pour ceux qui s'intéressent à la psychologie, mais il faut approfondir et prendre le « crayon » car parfois on a presque l'impression de contradictions tant les différents sujets, contextes et situations personnelles sont diverses. Il s'agit donc de « résilience » mais dans la lecture.
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feanora
  02 mars 2013
Un livre réconfortant qui nous prouve que des êtres brisés par des drames profondément violents voire cauchemardesques peuvent être sauvés et se reconstruire s' ils rencontrent une personne qui leur permettra de tisser les fils de la résilience.
Commenter  J’apprécie          141
igaluck
  16 mars 2015
La quatrième de couverture nous promet un livre tranquille sur la résilience… Âmes sensibles, passez votre chemin ! Boris Cyrulnik, en fait de manuel de développement personnel, plonge aux tréfonds vaseux du fonctionnement humain, de son intégration sociale et de leurs dérives.
La première partie, foutraque, sans suite dans les idées, épouvantablement mal construite, comme on avait malencontreusement mélangé les phrases, est à éviter. Elle semble ne tenir lieu que d'introduction nécessaire et référencée aux développements ultérieurs. le livre ne commence véritablement qu'un peu avant le chapitre 2.
"Avec une seule existence, vous pourriez faire cent récits et ne jamais mentir." (11)
Nous sommes tous désespérément en quête de sens, nous dit Boris Cyrulnik. En quête d'un récit cohérent qui structure notre identité et notre intégration au sein de l'environnement extérieur. Mais cohérence ne veut pas dire adéquation avec la réalité de cet environnement. le délire logique, les mécanismes paranoïdes, le recours à l'irrationnel, remplissent très bien cet office et apportent « un énorme bénéfice immédiat, très protecteur ». Il nous emmène dans le monde des narcissismes souffrants qui prennent les embranchements secondaires ne menant pas à la résilience mais à des colmatages, rassurants pour eux, périlleux pour leur entourage.
Puis c'est toute la structure de l'organisation sociale basée sur une exigence de normalité qu'il finit par nous démonter. La réussite sociale prend soudain un aspect malsain qui nous consolerait presque de notre médiocrité !
Boris Cyrulnik doit être doté d'un coeur solide pour soutenir une telle lucidité ! le pendant de cette tendance à la facilité de notre cerveau, c'est sa capacité tout aussi grande à la restructuration. Cette même recherche de sens est aussi la porte vers un « néodéveloppement résilient » pour peu que l'on ait le courage d'être « tenté par la douleur de vivre » et de regarder en face notre chimère authentique.
Extraordinairement riche et foisonnant, mais nécessitant une empoignade assez musclée, cet essai donne de multiples pistes selon les questionnement qui nous habitent.
Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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Ledraveur
  06 mars 2015
Hormis le chapitre 1 quelque peu clinique dans la démonstration du propos et qui nous a moyennement “parlé”, Boris Cyrulnik nous dévoile les méandres complexes qui nous constituent, nous « Frères Humains », “si pitié de nous pauvres avez”, pour reprendre François Villon.
Empreint d'un langage tout en compassion mais sans concession, de notre structure gravitationnelle nécessaire et cependant chimérique, qui si l'on se laisse prendre à ces “jeux de rôles” nous entraînera à la catastrophe, la nôtre et celle des autres !
La “cartographie” de la résilience par touches successives, discrètes mais d'autant plus significatives, nous livre à notre propre responsabilité et habileté, pour que nous puissions nous “débrouiller” à donner à notre existence sa complétude dans une “oeuvre d'art” miséricordieuse qui sera la nôtre en notre intime Humain.
Ce livre est un rayon de lumière dans nos nuits tourmentées, qui encourage à prendre à bras le corps sa propre existence, dans un partage avec la Vie qui nous est octroyée, devenant “créateur de sens” à partager.
D'aucun pourrait y trouver à redire, mais je ne crains pas de l'exprimer de mon vécu, j'y ai trouvé là de l'esprit du “Dzo-tchen” , du “Tchà-djà tchen-po” , du “vipassana” du Zen ! Que les “puristes” ne m'en tiennent pas rigueur !
Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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Aela
  22 janvier 2011
Une très belle analyse du processus de résilence à travers des témoignages des blessés de la vie, ces "épouvantails" qui ont su réparer leurs blessures et se refaire une force de vie.
Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et directeur d'enseignement à l'université de Toulon, est l'auteur aussi de "un merveilleux malheur", "les vilains petits canards", "de chair et d'âme"..
(édition odile Jacob)
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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
feanorafeanora   23 février 2013
C'est dire que tout récit est vrai comme sont vraies les chimères: le ventre d'un taureau, les ailes d'un aigle et les pattes d'un lion. Tout est vrai, et pourtant l'animal n'existe pas! J'aurais dû écrire: tout est partiellement vrai, et l'animal totalement faux ou encore: tous les morceaux sont vrais, je n'ai jamais menti en rappelant mes souvenirs, mais selon les circonstances ou selon mon humeur, j'aurais pu faire revenir d'autres épisodes tout aussi vrais qui auraient composé une autre chimère.
La chimère de soi est un animal merveilleux qui nous représente et nous identifie.
Elle donne cohérence à l'idée que l'on se fait de soi, elle détermine nos attentes et nos frayeurs. cette chimère fait de notre existence une œuvre d'art, une représentation, un théâtre de nos souvenirs, de nos émotions, des images et des mots qui nous constituent.
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LedraveurLedraveur   06 mars 2015
ÉPILOGUE
L'évolution est vagabonde, elle n'est pas linéaire, elle bouillonne comme la vie et repart en tous sens. Elle prend des formes différentes, erratiques, imprévisibles et pourtant déterminées par mille pressions du contexte. Tout développement est une aventure, je ne vois pas pourquoi un néo-développement résilient ne serait pas une épopée. Il est comme la masse bouillonnante d'une tempête où chaque goutte d'eau ne peut pas être ailleurs qu'à la place qui lui a été assignée par la force des vagues qui, l'ayant prise à un endroit, l'entraîne irrésistiblement dans une direction. Ce bouillonnement de déterminismes explique pourquoi nous sommes capables de donner sens à un tout petit moment de la condition humaine et incapables de donner sens à la condition humaine.
Nous sommes tellement contraints à nous fabriquer une vision cohérente du monde que nous n'hésitons pas à généraliser nos misérables vérités jusqu'à ce qu'absurdité s'ensuive. C'est ainsi que nous raisonnons quand nous voulons tout expliquer par une seule théorie qui contiendrait la vérité entière.
p. 272
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LedraveurLedraveur   06 mars 2015
… j'ai été indifférente à ce qui m'arrivait. Ils violaient quelqu'un d'autre, mon âme était ailleurs. J'étais déjà morte. »
p. 222
Le récit intime n'étant pas partageable avec les récits d'alentour, ces jeunes traumatisés ne pouvaient pas socialiser leur expérience invraisemblable et cruelle. Alors, ils coupaient leur âme en deux, une moitié en pleine lumière et une autre à l'ombre qui souffrait en secret.
p. 224
Pour qu'un parent ne devienne pas « effrayé-effrayant », il faut qu'il maîtrise la représentation de la blessure qu'il a subie. Et ce travail n'est possible qu'avec l'autorisation du contexte. C'est lui qui donne leur pouvoir aux gestes et aux mots.
p. 228
Après avoir été obligés de se cacher pour survivre, ces enfants étaient obligés de cacher qu'ils avaient été cachés ! Le secret les avait sauvés pendant la guerre, mais en temps de paix la contrainte à garder leur secret pour ne pas être agressé une fois de plus entravait leur épanouissement.
p. 229
Je n'ai que ce mot à dire pour être rejeté en temps de paix. La parole qui révèle le secret devient une arme dont autrui peut se servir contre moi.
p. 230
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LedraveurLedraveur   06 mars 2015
La pensée paresseuse est avantageuse parce qu'elle donne une vision claire du monde, une certitude qui mène au pouvoir. Le verbe est l'outil préféré de cette pensée nonchalante qui donne le plaisir de la récitation. Mais ce n'est pas un travail de la pensée qui cafouille et balbutie dans une recherche incertaine. L'orthodoxie facilite le laisser-aller qui évite le souci de la réflexion puisqu'un Autre vénéré a déjà pensé pour nous. La conviction de dire le vrai en récitant les mots du Maître procure une force d'affirmation, une tranquille certitude.
Un épouvantail, lui, s'applique à ne pas penser, c'est trop douloureux de bâtir un monde intime rempli de représentations atroces. On souffre moins quand on a du bois à la place du cœur et de la paille sous le chapeau. Mais il suffit qu'un épouvantail rencontre un homme vivant qui lui insuffle une âme, pour qu'il soit à nouveau tenté par la douleur de vivre.
p. 273
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« Autobiographie d'un épouvantail », Boris Cyrulnik, éd. Odile Jacob © 2008
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PiertyMPiertyM   17 septembre 2014
Retrouver les indices de son passé, c'est recoller les morceaux du moi brisé.
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