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EAN : 9782415001360
272 pages
Odile Jacob (16/03/2022)
3.94/5   168 notes
Résumé :
« À 7 ans, j’ai été condamné à mort pour un crime que j’ignorais. Ce n’était pas une fantaisie d’enfant qui joue à imaginer le monde, c’était une bien réelle condamnation. » B. C.

Boris Cyrulnik a échappé à la mort que lui promettait une idéologie meurtrière. Un enfant qu’on a voulu tuer et qui toute sa vie a cherché à comprendre pourquoi, pourquoi une telle idéologie a pu prospérer.
Pourquoi certains deviennent-ils des « man... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
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Puisque certains deviennent des "mangeurs de vent" qui acceptent le discours totalitaire ambiant, les menant jusqu'à l'aveuglement, au meurtre, au génocide.."

Souvenez vous du test de Milgram: sommes nous capables d'obéir, jusqu'à commettre un meurtre en toute bonne conscience?
Des savants proposent à des "cobayes" d'envoyer des chocs électriques de 45 à 450 volts à un "apprenant" en cas d'erreur...
65 % des personnes acceptaient d'appuyer sur le dernier bouton, la décharge meurtrière...
Pus de 80% acceptaient quand on leur disait que c'est filmé pour la télé...( donc c'est moins grave, une caution supplémentaire?)°

Ils ne savaient pas que c'était un test et que la "personne torturée" faisait semblant de souffrir, mais ils acceptaient de continuer jusqu'au bout..
Besoin d'appartenance à un groupe, de n'être pas isolé et recherche du confort voir de l'embrigadement... ( Religion, secte, djihadisme, dictature...)

Boris Cyrulnik, de sa voix douce, nous parle de ces "laboureurs" qui préfèrent se libérer de la doxa haineuse et du conformisme car:
"Quand on hurle avec les loups, on finit par se sentir loup!"

Quand la philosophe Hannah Arendt dénonce la "banalité du mal", quand l'écrivain Primo Levi croise un collègue chimiste, parmi les gardiens SS, à Auschwitz... Et que Cyrulnik se désole pour la guerre en Ukraine, en se souvenant de sa...condamnation à mort, à l'âge de 7 ans parce qu'il est juif...
"Penser par soi-même, c'est s'isoler : l'angoisse est le prix de la liberté."

Il faut "Aimer pour penser", Douter pour évoluer," "Choisir nos pensées"...
"Puisque qu'ici tout est négociable, mais vous n'aurez pas...
"Non vous n'aurez pas,
Ma liberté de penser." Florent Pagny.
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Si Boris Cyrulnik est un neuropsychiatre réputé, il reste un enfant qui, à l'âge de 7 ans, a été condamné à mort, à Bordeaux, la ville où il est né. J'avais lu Sauve-toi la vie t'appelle il y a quelques années et c'est grâce à l'ami Jean-Pierre S. que je retrouve une écriture toujours érudite et passionnante.
Dans le laboureur et les mangeurs de vent, Boris Cyrulnik s'attache à analyser, à mettre en lumière les contradictions présentes dans tous les êtres humains. Liberté intérieure et confortable servitude, sous-titre de l'ouvrage, confirme bien l'objectif visé par l'auteur : décortiquer un dilemme base de tant de traumatismes.
Dans notre espèce humaine, il y a les laboureurs, ceux qui cherchent, remettent en cause les vérités préétablies, assénées par les dirigeants, pour essayer de comprendre par eux-mêmes, quitte à désobéir.
A contrario, les mangeurs de vent se rassurent et apprécient de se retrouver avec le plus grand nombre, ce qui peut mener aux drames les plus horribles du XXe siècle.
Bien sûr, la Shoah - extermination programmée des Juifs mais aussi des Tziganes, des infirmes, des malades mentaux par les nazis – mérite un examen approfondi qui revient régulièrement mais il faut se garder de la banaliser car ce massacre s'appuyait sur l'obéissance aveugle de fonctionnaires satisfaits d'obéir aux ordres.
L'exemple d'Eichmann est détaillé, appuyé par les observations d'Hannah Arendt et sa fameuse formule si critiquée : « la banalité du mal ». Boris Cyrulnik démontre que n'importe quel être humain peut se révéler « mangeur de vent » et que tout se joue durant l'enfance. Si la célèbre politologue née en Allemagne puis naturalisée américaine était séduite par l'intelligence de cet homme, elle n'a pu accepter qu'il devienne un nazi convaincu sans, toutefois, pouvoir effacer les moments de bonheur vécus avec lui.
Ces nazis pouvaient massacrer froidement des milliers de Juifs dans la journée, enfants, femmes, hommes, et retrouver joyeusement leur foyer en soirée. Pour cela, il fallait nier toute humanité à ceux qu'ils exterminaient, ne pas capter leur regard.
Trente-trois petites parties, chapitres plus ou moins long, se succèdent. L'écriture de Boris Cyrulnik est simple même s'il lui est impossible d'évacuer des termes qui lui sont familiers mais pas ou peu utilisés dans la vie courante. Peu importe, chaque chapitre hérite d'un titre qui annonce la couleur comme « Croire au monde qu'on invente » ou « Parler pour cacher le réel », ou « Se soumettre pour se libérer », ou encore « Toute-puissance du conformisme »…
Cet homme qui s'est tu pendant quarante ans car son récit, il le dit lui-même, n'intéressait personne, a enfin réussi à être cru grâce aux témoins qu'il a retrouvés souvent par hasard. Un livre, une émission de télévision en 1983 lui ont permis d'être écouté. Après s'être soumis, il s'est enfin libéré.
L'auteur rappelle qu'un enfant a besoin de trois niches pour se développer harmonieusement : la sensorialité, l'affectivité et la verbialité. Dans ce chapitre, plus long que les autres, il précise que « dans une famille pauvre structurée par l'affection et la culture, les enfants ne sont pas malheureux et se développent bien. » Ensuite, ce sont les utopies qui escroquent les peuples jusqu'à ce que la déception survienne, trop tard, hélas.
Quand il se demande s'il faut se « Soumettre à l'autorité », la question se pose : obéir ou pas ? Il rappelle la fameuse expérience de Stanley Milgram avec ces décharges électriques d'intensité croissante envoyées par des « enseignants » à des « apprenants » dès que ces derniers commettaient une erreur. 65 % des « enseignants » n'ont pas hésité à torturer, se soumettant à une autorité morale, démontrant à nouveau cette « banalité du mal » mise en avant par Hannah Arendt.
Enfin, Boris Cyrulnik fait bien de rappeler qu'au Chambon-sur-Lignon (Haute-Loire), qu'à Dieulefit (Drôme) et qu'à Moissac (Tarn) pas un seul des Juifs réfugiés n'a été dénoncé alors qu'à Paris et dans les grandes villes cela se faisait couramment. Comment expliquer qu'au Chambon-sur-Lignon, sur les cinq mille réfugiés dont trois mille cinq cents Juifs, pas un n'ait été dénoncé comme le demandaient deux pasteurs ? Estime pour ces pasteurs ou volonté de désobéir aux nazis ?
Tous ces comportements méritaient d'être analysés comme l'a fait Boris Cyrulnik dans le laboureur et les mangeurs de vent car cela permet de comprendre génocides, massacres ethniques, guerres civiles, idéologiques et religieuses. Chaque être humain peut basculer dans l'horreur pour peu qu'il devienne un mangeur de vent au lieu de désobéir aux ordres donnés. C'est un choix douloureux qui doit se préparer dès l'enfance comme y revient justement l'auteur à la fin d'un ouvrage riche d'enseignements.

Lien : https://notre-jardin-des-liv..
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Petit essai qui s'intéresse à la facilité qu'on peut avoir à éprouver une satisfaction paresseuse à mêler sa voix au concert de la fanfare dominante. Jusqu'à l'extrême, ce qui pour l'auteur est essentiellement centré dans cet ouvrage sur les camps nazis et la machinerie les ayant alimentés. Dans ce texte bref, il rappelle ce que d'autres avaient déjà analysé :
"Hannah Arendt se méfiait du sentiment d'appartenance : « Je n'ai jamais aimé aucun peuple, ni aucune collectivité, ni le peuple allemand, ni le peuple français, ni le peuple américain, ni la classe ouvrière, ni rien de tout cela. J'aime “uniquement” mes amis et la seule espèce d'amour que je connaisse et en lequel je crois est l'amour des personnes.'
Ce sont donc les individus capables de s'extraire de la pensée dominante, de réflechir par eux-même, de ne pas céder à la tentation rassurante d'appartenir à un groupe. Cette sécurisante adhésion à une machinerie de pensée fabriquée par les faiseurs de vent se payant en commettant des actes qui n'apparaissent pas pour ce qu'ils sont au moment où on les exécute.
Il faut donc veiller à ce que la parole, les mots ne créent pas dans notre représentation mentale des catégories englobantes.
"Les laboureurs qui ont les pieds sur terre construisent une réalité différente. Leur savoir laborieux est arraché au réel"
"La pensée du laboureur qui parle de ce qu'il sait (labeur = travail, orare = parler)"
C'est un petit précis d'introspection assez vivifiant, avec quelques saillies plus médico-psychologiques issues de son expérience de clinicien.
On pourrait reprocher à ce texte d'être ancré dans un passé trop lointain (seconde guerre mondiale, il est arrivé pas mal de choses depuis qui ont sensiblement fait évoluer les attitudes des uns et des autres) mais alors l'auteur s'éloignerait sans doute de son domaine de sensibilité, de ce qu'il défend dans ce texte, la pensée du laboureur.
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Ce dernier livre de Boris Cyrulnik décrypte les processus psychologiques et cérébraux d'une part, mais aussi familiaux et sociétaux d'autre part, qui depuis le plus jeune âge peuvent créer des situations d'insécurités et de souffrances conduisant certaines personnes à s'emparer et adhérer à des récits déviants jusqu'à donner le pouvoir de leur pensée à des manipulateurs ou des dictateurs.
Ce livre écrit peu avant le déclenchement de la guerre en Ukraine, dépeint incidemment très clairement comment celle-ci a pu survenir et comment tout un peuple semble suivre une pensée unique et totalitaire, pourtant irrationnelle vue de l'extérieur.
Boris Cyrulnik a consacré sa vie à comprendre ce qui lui était arrivé enfant, lui qui ne comprenait pourquoi tant d'hommes voulaient le tuer à 7 ans, sous l'occupation nazie, pourquoi d'autres ont cherché à le protéger, et pourquoi il ne fût pas cru lorsqu'il se mit à parler des années après la guerre.
Ce livre apporte des clés pour comprendre un peu plus, mais en aucun cas pardonner ou justifier, les mécanismes qui conduisent aux folies meurtrières et barbares. Il rappelle notamment qu'un tyran, un tortionnaire ou un administratif zélé des camps de la mort, peut tout aussi bien passer ses journées à tuer et être un adorable parent le soir avec ses propres enfants.
La violence extrémiste n'est pas l'apanage de fous ou des psychopathes, ceux-là sont minoritaires, mais d'hommes ordinaires : « Dans la population des persécuteurs, on trouve de grands intellectuels, des psychopathes, des délinquants et un grand nombre d'hommes ordinaires ». (p233).
On (re)découvre, car les sociétés modernes l'oublient, que le conformisme, le prêt à penser, « la pensée paresseuse ne procure que des amis qui disent tous la même chose, ce qui empêche la vérité, forcément nuancée ». (p221).
Enfin il n'y pas de mal ou de bien, il n'y a pas de fatalité, donc pas de méchants et de gentils, il y a surtout des enfants dont les premières semaines et premiers mois leur imprègnent des manques fondamentaux, d'affections, de sécurité et d'ouverture au monde, qui font que lorsque ces derniers rencontrent un contexte socio-politique déviant et extrémiste, cela les conduit parfois à adhérer à ces récits victimaires, d'êtres persécutés, justifiant alors ces bascules vers la violence.
Il s'agit d'un livre d'une lecture aisée et agréable, très pédagogique et surtout salutaire, par les temps qui courent.
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Ce livre nous emmène, au gré de la pensée de l'auteur, dans une réflexion philosophique sur la liberté de penser ou la soumission, selon le groupe auquel on appartient, selon qu'on accepte la parole sécurisante du groupe ou qu'on porte une appréciation personnelle.
Pas la peine de chercher des arguments, ni une démarche un peu scientifique : l'auteur n'approfondit pas, il ouvre plusieurs possibles, alimentés par sa propre expérience, sa propre culture et la biographie de quelques personnages marquants, dans l'approche qu'ils ont eue de la hiérarchie des humains. Il avance, bifurque, recule, saute d'une idée à l'autre... et personnellement je n'ai pas réussi à suivre.

Je ne pense pas que ce livre apporte grand chose au sujet, on en ressort avec l'impression d'une vérité facile, flattant le lecteur, mais un peu frustré de n'avoir rien appris ! Un tel sujet justifie-t-il un livre... sans doute oui pour l'éditeur, puisque Cyrulnik se vend bien !
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critiques presse (2)
LaPresse
10 mai 2022
Et l’ouvrage de quelque 200 pages, qui regorge d’exemples scientifiques, littéraires et historiques, citant tantôt la philosophe Hannah Arendt, tantôt le psychologue John Bowlby, a cet immense mérite de donner de solides pistes de réflexion.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Cet enfant qu’on a voulu tuer a survécu. Il est devenu neuropsychiatre et on le considère maintenant comme le « père » du concept de la résilience. Toute sa vie, il a cherché à comprendre pourquoi une telle idéologie a pu prospérer. Il fait le point sur le sujet dans un nouveau livre, Le laboureur et les mangeurs de vent.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (137) Voir plus Ajouter une citation
Sebastian et moi avons été les témoins étonnés de deux
discours enthousiasmants : la vigueur du nazisme dans les années
1930, la générosité du communisme après 1945. Dans notre
expérience d’enfants initiés par la guerre et le côtoiement de la mort,
nous avions déjà compris que deux langages gouvernaient le monde
mental des hommes. L’un qui montait vers le ciel en fabriquant des
images esthétiques ou hideuses, entourées de mots qui donnaient la
fièvre : « Héroïsme… victoire du peuple… pureté… mille ans de
bonheur… lendemains qui chantent. » Ces mots brûlants nous
éloignaient du réel 3. Sebastian (11 ans en 1918) et moi (8 ans en
1945) préférions les mots qui donnent un plaisir discret, celui des
explorateurs qui, en découvrant le monde, dégustent le réel.
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À 7 ans, j’ai été condamné à mort pour un crime que j’ignorais. Je savais que ce n’était pas une fantaisie d’enfant qui joue à imaginer le monde, c’était une bien réelle condamnation. Une nuit de janvier 1944, j’ai été réveillé par des hommes armés, entourés de soldats allemands en sentinelle dans le couloir. Sept ans, c’est l’âge où la pensée conçoit la mort quand l’enfant comprend qu’une représentation du temps aboutit à une fin, un non-retour inexorable.
(page 20)
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J’appartiens à la famille mentale de Hannah Arendt. Quand elle décrit un homme transparent qui se met au boulot dans son bureau pour éradiquer le Juif, elle ne voit pas un monstre qui assassine, elle dessine un fonctionnaire qui habite l’idée qu’il se fait du Juif et croit faire le bien en organisant la mise à mort de centaines de milliers de personnes.
(page 83)
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En quelques décennies les machines ont envahi les foyers, la télévision engourdit les soirées, les voitures ont augmenté les trajets, les robots transforment les travailleurs de la maison en ingénieurs domestiques et les smartphones composent aujourd’hui un monde virtuel qui améliore les communications et altère les relations.
(page 72)
Commenter  J’apprécie          331
La rationalisation, qui donne l'illusion de comprendre, révèle en fait la manière dont nous éprouvons le réel. Un discours rationalisateur ne parle pas du réel, il raconte l'impression que ce réel fait en nous. Certains propos sont de longues plaintes où le sujet ne cesse de trouver des raisons pour expliquer son mal-être, mais ces raisons ne sont pas les causes. D'autres exposés sont des règlements de compte où l'auteur parle pour se venger du malheur qu'il attribue à un autre. Certains enchaînements de souvenirs composent des plaidoyers que l'on appelle "autobiographies". Et un grand nombre de déclarations politiques constituent un symptôme de désir totalitaire. L'Iran des ayatollahs, la Russie de Poutine et la Turquie d'Erdoğan racontent une même histoire : il était une fois un chef dont l'intelligence infaillible avait sauvé du chaos un peuple asservi par des riches méchants. Le chef se disait investi d'une mission libératrice. Il parlait la langue du peuple, promettait des rêves exaltants, prédisait une aventure enthousiasmante qui allait délivrer le peuple de l'humiliation des dominants et de la corruption des puissants. Ces arguments n'étaient pas faux, mais les phrases prenaient un effet sécurisant en projetant de la lumière sur un sentiment de malaise. Grâce à ces énoncés la brume s'éclairait, on sortait du chaos, on faisait des projets, on repérait l'ennemi extérieur, un immigré de préférence, un ennemi proche, un voisin en qui on avait confiance, ce qui lui avait permis de nous escroquer. L'indignation était la réaction normale, adaptée à un tel récit, et le chef qui nous avait montré la voie ordonnait la conduite à tenir pour lutter contre les agresseurs. Nous obéissions aveuglément, nous étions tellement convaincus de sa véracité que notre conformisme déclenchait un processus social qui n'avait pas besoin de lois pour se réaliser.

p.96
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Boris Cyrulnik vous présente son ouvrage "Quarante voleurs en carence affective : bagarres animales et guerres humaines" aux éditions Odile Jacob. Entretien avec Sylvie Hazebroucq.
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